Une adaptation fidèle, esthétiquement agréable, a la photographie précise et a la bo envoûtante. Pour autant 1984 manque cruellement de rythme et de punch, reposant sur un ton très linéaire.
Ce film, réalisé par Michael Radford et sorti en 1984, n'est vraiment pas mal du tout ! Le film est adapté du célèbre roman d'anticipation de George Orwell et nous présente une société dystopique et ordonnée dans laquelle vit Winston Smith. Voilà, c'est pour résumer grossièrement, donner le ton général que, de toute façon, tout le monde connait, car résumer le film dans son ensemble serait beaucoup trop compliqué. Et c'est là qu'un premier problème intervient. En effet, comment résumer en une une heure quarante le bouquin d'Orwell de quatre-cent pages avec toutes les précisions données dans le roman. C'est très difficile et nous nous rendrons compte assez vite que si nous n'avons pas lu le livre, il sera très compliqué de suivre l'intrigue correctement. Le film suit l'intrigue principale du livre, il en est même très fidèle jusqu'à reprendre certaines lignes de dialogues, mais en revanche, le livre possède beaucoup plus de détails et subtilités, notamment avec le novlangue, ce qu'écrit Winston dans son journal, ce qu'il pense et ce que pensent les autres personnages, même les plus secondaires. Le film arrive à palier à certains de ces problèmes avec des voix off ou en montrant ce qu'il écrit dans son journal mais ce sera toujours beaucoup moins complet que dans le livre. C'est un peu le problème des adaptations cinématographiques de bouquin ne possédant pas beaucoup de lignes de dialogues, beaucoup de choses passent par une voix off descriptive. Le film sera ainsi très soporifique pour certain car c'est vrai que ça ne bouge pas beaucoup. En revanche, j'ai trouvé que le film a très bien retranscrit ce que l'on ressent dans le livre, c'est-à-dire cet univers froid, morne et crasseux, cette angoisse permanente, cette envie de révolte etc. Le film n'est en réalité même pas très agréable à regarder car nous sommes vraiment mal pendant une heure quarante, si toutefois on rentre pleinement dans l'intrigue. Il y a des scènes que j'ai trouvé vraiment dures et qui subliment tout ce que le livre essaye de faire passer sur la manipulation des masses et le malêtre quotidien de ces personnages. La mise en scène est très bonne, de même que la photographie. En ce qui concerne les acteurs, nous retiendrons John Hurt, Suzanna Hamilton et Richard Burton qui excellent car ils arrivent à capter l'essence des personnages décris dans le bouquin et toute leur palette d'émotions, cachées et enterrées au fond d'eux-mêmes. "1984" n'arrivera donc jamais à retranscrire tout ce que le roman veut faire passer mais il reste malgré tout très marquant !
Le sujet est bon mais le traitement ne le mettra pas en valeur, au point de se désintéresser petit à petit de ce formidable texte qu'il renferme pourtant. Très lent, et ne proposant ni scènes chocs ni scènes mémorables, le spectateur viendra tout naturellement à s'ennuyer sous cette adaptation manquant cruellement de force, et préfèrera à coup sûr se (re)plonger dans le bouquin s'il souhaite se confronter à Big Brother.
Le livre est un pur chef d’œuvre, un des 20 livres qu'on doit avoir lu dans sa vie. Il décrivait un monde totalitaire qui paraissait aux yeux de tous comme légitime. Ce livre était en quelque sorte le reflet de notre monde futur vu par une personne en 1949. Et bien, il fait froid dans le dos que beaucoup de choses du livre sont arrivées. Bien que certaines ne le sont pas encore, et que certaines sont exagérées un tout petit peu. Mais il ressortait une dystopie avec aucun espoir d'avoir un avenir meilleur. Venant en au film, celui ci n'égale pas le livre. Car il commence sans trop savoir ce qui se passe. On ne met pas l'accent sur big broher, on ne met pas l'accent sur ce qui fait peur. C'était comme si on n'avait pas voulu faire une dystopie. La première partie du livre est en effet passée en 20 minutes. Il en résulte qu'on n'est pas immergé dans cet univers, en plus le film est ennuyant. La deuxième partie manque de charme, c'est froid, monolithique. Seule la troisième partie relève un peu le niveau. Mais il manque tout ce qui fait le sel du livre. C'est à dire l'espoir de Winston, puis l'affrontement final et ses dialogues absolument effrayant en terme de psychologie. En effet, l'accent est plutôt mis sur la violence physique. Au final, un film raté, qui n'a pas pris les bons éléments du livre et qui aurait mérité de duré 3 heures pour mieux en exploiter ses scènes.
Ayany lu le livre il y a déjà pas mal d'années, je ne me souvenais de plus grand chose. Concernant le film, je l'est trouvé incroyablement noir, oppressant et pessimiste. Ce qui est une qualité pour moi dans ce film. Les acteurs sont vraiment excellents. En revanche, je trouve ce film pas mal ça reste une déception car la narration n'est forcément très fluide et pas toujours évident à comprendre, la faute essentiellement à certains dialogues et à un enchainement de scènes assez brutales sans réelle transition.
En ‘48, Orwell livrait sa vision désœuvrée de 1984 : une année parfaitement adaptée pour porter l’histoire à l’écran. C’est Michael Radford qui s’y colle, et profitez-en, vous ne le reverrez pas souvent. Visiblement connaisseur, il n’adresse son interprétation qu’à ses pairs – alors pour l’équilibre des chances, voici quelques indications. Frange d’un monde ruiné par les guerres, Océania est régie par l’Angsoc, un parti national-socialiste écrasant qui joue des conflits pour manier les foules, leur proscrivant l’amour et les rivant à des emplois décérébrés. La société se scinde en trois : les chefs du Parti intérieur, la fange du prolétariat et au milieu, la masse au Parti extérieur. C’est là que travaille Winston Smith au nom du Miniver, le Ministère de la vérité, autrement dit le département de la propagande. L’ère est à l’avilissement soumis, au conservatisme grégaire, au règne de la surveillance et de la délation. Lui, son job, c’est réécrire l’histoire, en éditant les nouvelles en boucle sur les télécrans, cette invention ultime de l’abrutissement tout-puissant, qui épie, harangue et vante les succès chimériques de la patrie. Mais il tombe amoureux, et dès lors on ne l’accepte plus. Si c’est moins le film que le livre qui permet d’apprécier les rouages de cette sinistre vision, on retiendra tout de même un excellent John Hurt, et l’atmosphère glacée qu’apportent les plans fixes et la bande-son électro du tandem Eurythmics. Mais clairement tout ça est très lent, un peu halluciné et surtout, bien trop exigeant.
Je sais pas si le bouquin est plus clair mais franchement je suis tres déçu par le film dont je n'ai pas compris grand chose ,en fait je suis jamais rentré dedans je crois et le temps m'a paru bien long.A part l'interprétation remarquable de John Hurt , celle plus théâtrale de Richard Burton dans son dernier rôle et la jolie brunette aux petits seins ,j'ai pas réussi a saisir le message qu' Orwell veut nous transmettre.Peut être aussi qu'il est impossible d'adapter son roman a l'écran ou que Radford ne soit pas le bon réalisateur pour cela ,bref big brother nous surveille tous et veut nous empêcher de penser librement ok mais pour le reste faudra m'expliquer.Comme autre défaut y a l'histoire d'amour qu'on a de la peine a imaginer entre celle belle nana et ce type au sex appeal de castor !!! Sinon j'ai trouvé marrante l'idée de la cage avec les rats sur la gueule du mec comme torture ,ca pourrait faire partie de ceux de saw ...
« Je comprends comment, je ne comprends pas pourquoi ».
L’esprit individuel se néantise sur fond de chaos en supprimant son devenir personnel par une pensée imposée. Les dictionnaires s’amincissent de définitions d’éditions en éditions. Les chansons sont écrites par des machines. Un monde accompli est redéfini par une pensée unique. Ce qui était redevient ce qui est par l’imposition totalitaire d’une politique désirant maîtriser passé, présent et avenir. Un seul langage, une seule pensée.
La vérité est vaincue par une contre vérité débitant une propagande guerrière intensive scénarisée. Il n’y a aucun amour sauf pour Big Brother dont le regard vous scrute à temps complet. Les visages creusés toussent dans des pièces exsangues. La nutrition collective est abjecte. Le bleu est l’habit commun, L’attention ne s’offre plus qu’à une information planifiée sur grand écran sous surveillance constante.
Le prolétaire pétard mouillé d’une révolte trop attendue n’a plus aucune force. Débarqué loin d’un noyau décisionnel, banni d’une pensée officielle, sans possibilité d’écrire son histoire, reclus en zone interdite, impuissant, livré à la misère et à la prostitution son processus révolutionnaire est grippé à long terme.
L’humanité c’est le parti, Winston est le dernier homme sa race est éteinte, vidée de toute approche personnelle de choses éradiquée d’un cerveau cobaye par un tortionnaire éducateur lui-même victime de théories implantés.
Les images réelles et virtuelles se confondent dans une inquisition douce et sanglante. Tous les gestes sont épiés, les abus amoureux déclenchent des procédures d’éventrations en uniformes de nids provisoirement ressourcés par une pensée individuelle.
L’équation « deux et deux font quatre et tout est accompli » ne veut plus rien dire. La torture exécute une refonte des syllogismes. Il faut se calfeutrer pour faire ressurgir un monde d’antan. Thé, café, robe et maquillage réapparaissent le temps d’une extase.
Derrière une porte close des nudités se redécouvrent. Les corps à l’image de la nature s’offrent aux rayons du soleil. L’amour interdit se consomme sur fond vert dans une nature boycotée momentanément éloignée de la puanteur de concepts à l’étude destinés à supprimer l’orgasme d’une relation amoureuse naturelle.
La guerre n’espère aucune victoire, ingrédient principal des tyrans elle est volontairement continuelle assommant par ses bruits incessants des esprits robotisés n'ayant aucune possibilité de récupérer un apaisement.
« 1984 » est un film unique, certainement un des plus beaux films du monde rien que par la luminosité de ses paradoxes nommées déprime et aliénation.
La voix off règne sans demi mesure en imposant un enfer implacable, la manipulation d’esprits épongés de comportements individuels intégrés dans un devenir en commun basé uniquement sur l’adoration d’une image.
Je trouve qu'il y a quelques longueurs que je n'avais pas rensenti dans le livre. Ces longueurs auraient peut-être pu être consacrées à être plus explicatif, car il est parfois difficile de tout comprendre si l'on a pas lu le livre avant, je pense. Mais soyons honnête, la tache est extrêmement difficile. Le livre est assez dense en termes d'idées, et d'évènements décrits. Il fallait donc adapter à défaut de pouvoir tout reprendre. Et franchement le réalisateur s'en sort pas mal, car il parvient à garder l'esprit. Chose rare, car bien souvent on est déçu par les films qui reprennent un livre. Ici non. Le soin apporté aux détails du "monde" de 1984 est impressionnant et rend hommage au livre. Le jeu des acteurs est également tout à fait au niveau. Et personnellement le côté "vintage" du film ne me semble pas dérangeant car je pense que cela correspond à la vision retrograde du communisme qu'en avait Orwell et que le réalisateur a sans doute voulu rendre. Au final, on a un film qui n'est pas forcément facile à regarder tout du long, mais il a pour lui de ne pas trahir le livre, ce qui est rare et appréciable.
Le scénario est clair : le totalitarisme, les dictatures qui embrigadent les populations, c'est mal! Bon, sur cela, on construit un film qui va nous démontrer cette réalité en puisant des sources un peu partout dans les dictatures qu'a pu voir Orwell en son temps. C'est finement amené, monté pour que votre imagination vous amène à la même conclusion que le film. Je ne ferai pas de spoiler, à vous de le voir...ou pas! A voir par tous, surtout ceux qui aiment réfléchir sur la condition de l'homme en milieu totalitaire plus précisément.
Note moyenne sur ce film moyen mais qui raconte une histoire extremement riche !!! Perso, j'ai lu le livre avant puis j'ai regarder le film et j'en ai été assez decu... Si vous ne savez pas lire ou que vous avez vraiment d'autres priorité, vous pouvez regarder ce film dans les autres cas, lisez le livre qui un chef d'oeuvre !!
Assez bon film d'anticipation, toutes les règles du genre sont là ! J'adhère au mélange science-fiction/drame, mais par contre je trouve l'image assez laide par moment (le film a très mal vieillit). La photographie et la mise en scène ne sont pas les points forts du long-métrage ! Heureusement, le scénario est accrochant, et les acteurs sont plutôt bons.
Sans avoir lu le classique d'Orwell, je dois dire que ce film est une vraie réussite. L'oeuvre de Radford est sombre, poignante, complexe et le jeu d'acteurs de John Hurt et Suzanna Hamilton est remarquable.
Évidemment, ceux parmis nous qui avons lu le roman, trouveront toutes les excuses qu'ils voudront pour decrier cette adaptation au cinéma d'un chef d'oeuvre de la littérature.
Mais ce ne sera pas mon cas. Certains disent, le film prend trop de liberté, c'est faux. Le film ne parle pas des principaux thèmes du roman, c'est faux. J'en passe. En sommes ce que beaucoup ont à reprocher à ce film, c'est d'être un film.
Mais rien ni personne n'enlèvera au roman de sa valeur. Au contraire. Le film illustre parfaitement l'esprit du roman. C'est une œuvre audio visuel, pas un écrit, comment voulez vous qu'il mette autant l'accent sur les détails de la pensée de Winston. ?
Il est très fidèle. Très pertinent. Très convaincant. La musique transcende le tout et vous transporte. Vous n'êtes pas dans le passé, vous n'êtes pas dans le présent, vous n'êtes pas dans l'avenir, vous êtes ailleurs, vous êtes autrement. C'est 1984.
Ce film est indigeste pour moi. 2 fois déjà j'ai essayé de le regarder 2 fois, mais je ne dépasse pas les trente minute. trop lourd! bon je mets 2 étoiles quand même pour la pertinence du sujet traité.