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Un biopic sans originalité à voir pour la performance de Jérémie Rénier.
Personnellement, j'aurais donné comme sous-titre à ce film le titre d'une chanson de Gainsbourg: "Requiem pour un con", car le portrait fait de cet individu est en tout point détestable.
Personnellement, j'aurais donné comme sous-titre à ce film le titre d'une chanson de Gainsbourg: "Requiem pour un con", car le portrait fait de cet individu est en tout point détestable.
Magnifique biopic en tout point . A ne pas rater, même si on n'est pas fan du chanteur . Interprétation à la hauteur , idem pour la réalisation. Une réussite. 4 étoiles et demie.
L'ENTREE DES ARTISTES. Et à la fin, il meurt......
Il semble que ce soit ce que le cinéma français sait faire de mieux à l’heure actuelle : reproduire la biographie d’un artiste plus ou moins mythique (ici, Claude François, l’an dernier Serge Gainsbourg, avant ça Edith Piaf… on attend avec impatience Montand, Trénet et Maurice Chevalier). Le but : coller au plus près de l’original pour que le spectateur puisse se dire : "qu’est-ce que c’est bien fait, quand même !". Et c’est vrai que c’est bien fait. Jérémie Rénier ressemble au vrai Cloclo comme deux gouttes d’eau, l’univers sixties et seventies est reconstitué avec minutie, on ré-entend tous ces tubes avec plaisir, il y a juste ce qui faut de "côté obscur" pour éviter de sombrer dans l’angélisme, mais pas assez pour égratigner vraiment l’image de l’idole. Tout est nickel. Pour ce qui est de la créativité, par contre… Par ailleurs, j’aimerais bien savoir si le film est sorti en Allemagne, et si oui, sous quel titre : "klo" signifie « WC » chez nos voisins teutons…
Biopic sympa, Jeremie Renier comme toujours super. Le film fait le portrait d'un mal-aimé à travers plein de scénettes , un peu trop sûrement...
Un des meilleurs biopic français qui arrive juste à point et merveilleusement interpreté...
Très très bon film! Un excellent acteur et une très grande maitrise technique.
Un très bon Biopic, grâce auquel on découvre une face peu connue de Claude François, faite de folie, de paranoïa, de tromperies... Renier est bluffant dans le rôle de la star, et le film se laisse dévorer sans nous ennuyer une seule seconde.
Tres beau récit de notre Cloclo national, performance réussi pour Jérémie Renier, il est entré dans la peau de Cloclo a nous faire oublier l'acteur formidable qu'il est .
A conseiller aux fans et aussi à tous ceux qui connaissent ses tubes sans vraiment le connaître lui, avec ses travers et ses célèbres colères.
A conseiller aux fans et aussi à tous ceux qui connaissent ses tubes sans vraiment le connaître lui, avec ses travers et ses célèbres colères.
Cloclo est un film vraiment intéressant et rendu agréable par les prestations de
Jérémie Renier et Benoît Magimel qui donnent vraiment leur maximum !
On s'y croirait, on vit ce qu'ils vivent, c'est une belle réussite.
Jérémie Renier et Benoît Magimel qui donnent vraiment leur maximum !
On s'y croirait, on vit ce qu'ils vivent, c'est une belle réussite.
Bon, soyons clair : je n'aime pas les biopics, et Claude François n'a jamais été ma tasse de thé. Quand j'évoque la chanson des années 60 et 70, les noms qui me viennent à l'esprit sont ceux de Brel, Brassens et surtout Ferré, et je faisais partie de cette salle de militants des Comités Chili au Palais des Congrès qui scandait "Mike Brant, Mike Brant" quelques jours après sa défenestration pour sortir de scène Yves Simon dont les paroles des "Gauloises bleues" ne leur semblaient pas suffisamment porteuses d'un message de classe. Alors, me direz-vous, pourquoi être allé voir ce biopic sur le roi de la choré ringarde et du pantalon pattes d'éph' ? Parce qu'il existe des exceptions heureuses à la malédiction des biopics, comme "Gainsbourg, vie héroïque", et parce qu'une lecture hâtive des étoiles d'Allociné m'avait laissé croire que la critique était très majoritairement positive. Cela me servira de leçon, et m'apprendra qu'Allociné peut attribuer 3 étoiles sur 5 à la critique du Monde quand celle-ci qualifie pourtant un film de décevant et déconcertant.
Le film s'ouvre sur une scène de chorégraphie de Cloclo filmée au ralenti, avec pluie de paillettes argentées, surimpression et son étouffé, bande-annonce du clinquant kitsch que nous allons devoir subir durant 2 h 28 jusqu'à la scène de l'applique salvatrice. Puis le premier tableau (le film dont l'épaisseur narrative évoque l'intensité rédactionnelle de Salut les Copains est composée d'une suite de tableaux, juste structurée par les thèmes récurrents du rejet paternel, de l'addiction au jeu maternelle et du complexe vis-à-vis de The Voice) nous montre la mère enceinte consulter une voyante qui lit dans le marc de café que ce sera un fils et que son nom s'étalera en lettres de feu ; c'est tout juste si elle ne donne pas l'adresse de l'Olympia ! Ce premier scopitone annonce l'enfilage de tableaux de ce type : l'expulsion d'Egypte, la malédiction paternelle devant un Cloclo de 17 ans joué par un Jérémie Renier de 31 ans bien tapés qui couine "Papa !" avec la voix d'un ado privé de scooter, ou la conception de "Comme d'habitude" au bord du bassin de Dannemois, avec le chanteur populaire qui dit à son parolier : "Tu trouves des paroles sur la souffrance d'un mec", avant de pondre lui même "Je te lève, et je te bouscule" avec l'inspiration d'un Amadeus dictant le Requiem à Salieri, puis de plonger (au ralenti, bien sûr) dans la piscine.
On se demande ce qui a pu séduire Florent Emilo Siri dans ce projet. Souvent les biopics répondent à une intention édifiante, surtout quand ils sont bâtis sur le schéma de "Ray" ou de "Walk the line " : pain noir, ascension, déchéance, rédemption et renaissance du phénix. D'autres vont isoler un moment de la vie du héros pour en dire quelque chose, tel Gus Van Sant avec " Harvey Milk" ou Antoine De Caunes avec "Coluche, l'histoire d'un mec ". D'autres encore choisissent une approche poétique, voire onirique, comme "Gainsbourg, vie héroïque". Ici, rien de tel, encore moins une approche hagiographique. On a l'impression que ce que Florent Emilio Siri a retenu de la vie de Claude François se résume à des traits éminemment antipathiques : la volonté d'humilier les plus faibles, l'appétit de pouvoir, le goût du bling-bling et l'absence de valeurs personnelles en contradiction avec un discours moralisateur. Ce portrait finalement très sarkozien pourrait fasciner, s'il y avait plus d'analyse dans les raisons d'un tel comportement. Las, au delà de la théorie de l'Eldorado perdu de l'enfance suggérée par le flash-back du Canal de Suez, rien ne nous éclaire sur un comportement aussi odieux et rapidement l'agacement se superpose à l'ennui.
Il est de bon ton de s'extasier sur la performance de Jérémie Rénier, comme auparavant sur celles de Marion Cotillard ou de Vincent Cassel. Outre le ridicule déjà évoqué des scènes de jeunesse, son interprétation ne m'a pas enthousiasmé, loin de là. On peut lire ici et là toutes les séances de danse et de mise en forme qu'il a suivies pour préparer ce rôle : le problème est que ça se voit trop à l'écran, que ce qui reste est finalement l'image d'un pantin qui s'agite, et qu'on se demande constamment si le vide de l'acteur correspond intentionnellement au vide du personnage, réduit à un type maniaque et atrabilaire. Plus intéressant est la composition de Benoît Magimel, méconnaissable en Paul Lederman, et Joséphine Japy soutient la comparaison avec Sara Forestier dans son interprétation de France Gall.
Cette chronique longuette et boursoufflée sur la destinée du chanteur mal-aimé souligne s'il en était besoin combien les biopics peuvent constituer un placebo au manque d'imagination du cinéma français, qui tel Claude François fasciné par Sinatra cherche l'inspiration Outre-Atlantique. Heureusement, il reste quelques réalisateurs tels Lucas Belvaux ou Benoît Jacquot pour persister à trouver des sujets originaux qui questionnent l'intelligence de leurs spectateurs. Que voulez-vous, on ne se refait pas : je suis plus intéressé à découvrir l'effet du témoin ou la place de l'hypnose dans la sujétion qu'à apprendre pourquoi Cloclo a simulé son évanouissement lors d'un concert à Marseille.
http://www.critiquesclunysiennes.com/
Le film s'ouvre sur une scène de chorégraphie de Cloclo filmée au ralenti, avec pluie de paillettes argentées, surimpression et son étouffé, bande-annonce du clinquant kitsch que nous allons devoir subir durant 2 h 28 jusqu'à la scène de l'applique salvatrice. Puis le premier tableau (le film dont l'épaisseur narrative évoque l'intensité rédactionnelle de Salut les Copains est composée d'une suite de tableaux, juste structurée par les thèmes récurrents du rejet paternel, de l'addiction au jeu maternelle et du complexe vis-à-vis de The Voice) nous montre la mère enceinte consulter une voyante qui lit dans le marc de café que ce sera un fils et que son nom s'étalera en lettres de feu ; c'est tout juste si elle ne donne pas l'adresse de l'Olympia ! Ce premier scopitone annonce l'enfilage de tableaux de ce type : l'expulsion d'Egypte, la malédiction paternelle devant un Cloclo de 17 ans joué par un Jérémie Renier de 31 ans bien tapés qui couine "Papa !" avec la voix d'un ado privé de scooter, ou la conception de "Comme d'habitude" au bord du bassin de Dannemois, avec le chanteur populaire qui dit à son parolier : "Tu trouves des paroles sur la souffrance d'un mec", avant de pondre lui même "Je te lève, et je te bouscule" avec l'inspiration d'un Amadeus dictant le Requiem à Salieri, puis de plonger (au ralenti, bien sûr) dans la piscine.
On se demande ce qui a pu séduire Florent Emilo Siri dans ce projet. Souvent les biopics répondent à une intention édifiante, surtout quand ils sont bâtis sur le schéma de "Ray" ou de "Walk the line " : pain noir, ascension, déchéance, rédemption et renaissance du phénix. D'autres vont isoler un moment de la vie du héros pour en dire quelque chose, tel Gus Van Sant avec " Harvey Milk" ou Antoine De Caunes avec "Coluche, l'histoire d'un mec ". D'autres encore choisissent une approche poétique, voire onirique, comme "Gainsbourg, vie héroïque". Ici, rien de tel, encore moins une approche hagiographique. On a l'impression que ce que Florent Emilio Siri a retenu de la vie de Claude François se résume à des traits éminemment antipathiques : la volonté d'humilier les plus faibles, l'appétit de pouvoir, le goût du bling-bling et l'absence de valeurs personnelles en contradiction avec un discours moralisateur. Ce portrait finalement très sarkozien pourrait fasciner, s'il y avait plus d'analyse dans les raisons d'un tel comportement. Las, au delà de la théorie de l'Eldorado perdu de l'enfance suggérée par le flash-back du Canal de Suez, rien ne nous éclaire sur un comportement aussi odieux et rapidement l'agacement se superpose à l'ennui.
Il est de bon ton de s'extasier sur la performance de Jérémie Rénier, comme auparavant sur celles de Marion Cotillard ou de Vincent Cassel. Outre le ridicule déjà évoqué des scènes de jeunesse, son interprétation ne m'a pas enthousiasmé, loin de là. On peut lire ici et là toutes les séances de danse et de mise en forme qu'il a suivies pour préparer ce rôle : le problème est que ça se voit trop à l'écran, que ce qui reste est finalement l'image d'un pantin qui s'agite, et qu'on se demande constamment si le vide de l'acteur correspond intentionnellement au vide du personnage, réduit à un type maniaque et atrabilaire. Plus intéressant est la composition de Benoît Magimel, méconnaissable en Paul Lederman, et Joséphine Japy soutient la comparaison avec Sara Forestier dans son interprétation de France Gall.
Cette chronique longuette et boursoufflée sur la destinée du chanteur mal-aimé souligne s'il en était besoin combien les biopics peuvent constituer un placebo au manque d'imagination du cinéma français, qui tel Claude François fasciné par Sinatra cherche l'inspiration Outre-Atlantique. Heureusement, il reste quelques réalisateurs tels Lucas Belvaux ou Benoît Jacquot pour persister à trouver des sujets originaux qui questionnent l'intelligence de leurs spectateurs. Que voulez-vous, on ne se refait pas : je suis plus intéressé à découvrir l'effet du témoin ou la place de l'hypnose dans la sujétion qu'à apprendre pourquoi Cloclo a simulé son évanouissement lors d'un concert à Marseille.
http://www.critiquesclunysiennes.com/
Je ne connaissais pas la vie de Claude François et j'avoue en avoir appris beaucoup sur la complexité de sa personnalité. Cependant, le biopic n'est pas un genre que j'affectionne particulièrement, d'autant plus que le film traîne un peu en longueur sur la fin, l'amputer d'une demi-heure aurait été de bon aloi.
Je ne suis pas du tout fan de Cloclo, mais le film est super, bien interprete par tous les acteurs. Le scénario est top, tout est parfait
Bon film sur l'ascension de Cloclo, film qui est plus proche de la réalité.
Un film très humain, très personnel, qui retrace avec une grande fidélité la vie de ce chanteur au destin incroyable. J'ai été touchée par la performance de Jeremie Rénier, criant de vérité, qui se fond dans son personnage à un tel point que cela en devient parfois troublant. Les anecdotes de la vie de Claude François sont très bien amenées, et ses failles, loin d'être cachées, sont mises en avant. C'est cela, pour moi, qui fait le charme du film : tout en montrant la gentillesse et la douceur dont le chanteur pouvait faire preuve, il montre également sa quête d'amour incommensurable et la tyrannie permanente qu'il exerçait sur ses proches et sur lui même, rendant le personnage humain et accessible. Du cinéma français comme on aimerait en voir plus souvent !
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