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Un visiteur
3,0
Publiée le 30 septembre 2012
Vu The We and the I, film d'un réalisateur certes bobo mais néanmoins intéressant (à voir: Green Hornet).
Nous sommes un des passagers d'un bus ramenant de jeunes étudiants chez eux, du côté du Bronx, le dernier jour de l'année scolaire. Les chahuts font suite aux actes d'humiliations, l'animation ne manque pas. C'est une sorte de documentaire qui prend parfois des allures poétiques lorsque la caméra filme New-York, avec une vraie maestria.
Le reste du temps, on suit les brimades des uns envers les autres, on observe l'influence des puissants sur les faibles. Les effets de groupe sont subtilement analysés. Au fil du voyage, tandis que les voyageurs quittent peu à peu le bus, le we devient de plus en plus the I. L'entité de départ, ce bus bondé à la sortie de l'école, devient un regroupement de personnalités, puis le lieu de conversations à 4 puis à 3, puis un dialogue, alors qu'approche la station terminus.
Et chaque individu paraît plus fragile, sans cet effet de groupe, tandis que le trajet avance.
Si la forme est intéressante, les dialogues ne sont ni drôles ni originaux. Et le film souffre parfois de quelques longueurs. Mais il y'a une certaine subtilité à découvrir peu à peu la personnalité et les souffrances des uns et des autres. En plus d'un voyage, c'est réellement d'une étude sociologique et politique dont il s'agit.
On s'attendait à mieux point de vue répliques mais, comme film d'art et d'essai, c'est assez magistral et les scènes dans NYC sont somptueuses.
"Entre les murs"... d'un bus, The We and The I s'inscrit dans la lignée du film de Laurent Cantet, et montre finement comment le groupe crée des stéréotypes, et condamne chaque individu qui y appartient à jouer son rôle. Ce n'est que lorsque le groupe se désagrège (au fil des arrêts du bus) que l'individu tente de s'affirmer par lui-même, mais n'est-il pas déjà trop tard ? La dissolution de l'individu dans le groupe et la possibilité (ou non) de s'en affranchir est la grande question de ce beau film.
Plus d'infos ici : http://onceuponatimeincinema.over-blog.com/
Quelle déception ! NULLISSIME ! A moins que ce film ait un message subliminale sur cette jeunesse qui ne vaut pas grand chose ! Que voit-on ? des afro-américains et des hispaniques vulgaires, débiles au QI proche de zéro leur cerveau étant entre les jambes ! Quel mauvais film sur cette jeunesse qui comme en France va à la dérive ! Pourquoi faire ce genre de film ? c'est pas drôle du tout !
The We and the I * Malgré un pitch prometteur , Gondry ne trouve pas son originalité visuelle habituelle et peine à donner de l’épaisseur à ses personnages.On en ressort déçu et quelque peu épuisé.
Film ou documentaire ? je penche pour la 2° hypothèse car il n'y a pas de scénario et le tournage aurait pu être réalisé dans n'importe quel bus au monde. Il y a de bonnes séquences ( la cigarette dans la bouche du bébé et sutout la scène du chewing gum) mais la répétition de la vidéo de la glissade n'apporte rien et la scène de l'accident est grotesque. Très vite,le voyage devient ennuyeux et l'envie prend de descendre aussi du bus. Néanmoins, les jeunes jouent bien en particulier Mickael qui est le personnage le plus intéressant.a
Cette chronique sur l'adolescence américaine se laisse voir comme un documentaire filmé en temps réel, à travers un trajet en bus. Michel Gondry évoque les préoccupations banales et futiles de la jeunesse (notamment le culte de l'image dans tous les sens du terme) qui pourraient tout aussi bien être transposées en France, dans une quelconque banlieue. Film intéressant de par l'originalité de la mise en scène et du fait que tous les comédiens sont amateurs. Cependant, on finit par se lasser, car les propos ne sont pas spécialement passionnants.
Le film ne traite aucun sujet il en survole des dizaines. Les personnages son plats et peu réalistes... spoiler: On arrive à s'attacher à aucun d'entre eux, trop modérés, trop politiquement correcte, je ne sais pas mais il y a un problème. A la fin on nous fait mourir un type qu'on a vaguement aperçu, on est censé être touché? Le speech d'une inconnue à la fin, qui nous raconte une histoire tout aussi chiante que ce film, est la conclusion de se désastre.
Des dialogues véridiques et percutants. L'un des meilleurs "teen-movie" jamais réalisés. On ne nous vend pas de rêve, on ne nous accable pas, on nous montre simplement une réalité, dans une réalisation toute en légereté et en originalité
Une satire de la vie des adolescents américains à travers un trajet en bus. Une sorte de reportage en direct, bienveillant, trop ? auquel il manque un peu de distance et une note critique. À moitié réussi seulement, et donc à moitié loupé.
cette durée de trajet, sans doute peu réaliste, permet aux relations d' évoluer formidablement au fur et à mesure du trajet, dépeignant les aléas de l’adolescence, riches en histoires et en émotions.
Ici, le dispositif est tellement criant de vérité que j'avoue avoir eu,surtout au début du film, un peu mal au coeur, comme dans un vrai bus (, d'autant plus que les protagonistes jouent avec de la nourriture, le genre de chose que mon estomac tolère mal (qu'est que je vous disais-je?). L’exiguïté du lieu donne au film un sentiment de plongée dans un monde très fermé, dont le spectateur semble être le seul élément extérieur autorisé à y accéder.
N'étant pas, comme bon nombre de mes confréres bloggeurs, un fan du cinéma de Michel Gondry, j'allais voir celui ci sans énormément de conviction et j'ai été totalement bluffé par ce film, qui est à mes yeux, le meilleur de son auteur, car le plus abouti, malgré la relative modestie de l'entreprise. On retrouve cependant le "style Gondry" , notamment dans sa façon d'insérer des scènes suédés ou tournées comme sur YouTube comme illustration des récits des lycéens.
Les jeunes acteurs sont de vrais lycéens et portent leur vrai prénom, et la conductrice de bus est vraiment conductrice de bus, les dialogues sentent tellement le naturel qu’ils ont l’air improvisés; tout ceci renforce l’aspect « docufiction ». Pourtant, tout a été écrit et préparé, Gondry s’inspirant de sa propre expérience et du vécu de ses jeunes interprètes. Et si le résultat donne l'impression d'une grande fluidité malgré l'enchainement des vannes, des déplacements des uns et des autres, on a affaire à un scénario extrêmement rigoureux et précis.
Le film nous démontre très brillamment une évidence dont j'ai souvent été lé témoin : le changement d'attitude de l'individu face au groupe, car à la fin du film, les leaders découvriront à leurs dépens qu’il leur est difficile de sortir du personnage qu’ils se sont forgé au sein de ces groupes.
Le film fait aussi, à sa façon, penser à un "slasher movie"; les personnages « disparaissant » un à un, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que deux dans les derniers intants. The We and the I impressionne par la justesse de ton de ses acteurs, tous amateurs.
Extrêmement rythmé et énergique, il se passe, durant ce trajet une quantité importante d’évènements en tous genres. Et pratiquement l'ensemble de ces jeunes vont nous paraitre, à la fin du voyage bien plus sympathiques et attachants qu'au départ de l'aventure.
A la fin du film, on se dit qu'on a été ravis de faire cette heure trois quarts en compagnie de ces jeunes gens qui en valaient bien la peine. http://www.baz-art.org/archives/2012/10/30/25417004.html
Waoh ! Ben non, je dis non ! ce film aurait pu être bien, j'aimais bien l'idée, tout le film se déroule dans un bus new yorkais avec des jeunes du Bronx ... mais là non, y'a trop de choses qui m'ont déplus.
The We And The I commence par déstabiliser : le film comme le bus qui ramène les lycéens chez eux est saturé, trop plein, trop bruyant, trop brouillé. Pourtant, très vite, au fur et mesure des arrêts, le film gagne considérablement en tendresse et en profondeur. Michel Gondry filme le rien ( ou presque ) avec une justesse splendide. Les jeunes acteurs portent le même prénom que leur personnages et sont brillants, simples, attachants : On a l'impression d'avoir fait le trajet avec eux, de la fin des cours à la tombée de la nuit, et l'on ressent une étrange mélancolie lorsqu'ils descendent chacun leur tour. Huis clos léger et habile, on passe alors peu à peu du Nous au Je dans une vitalité folle et une beauté incroyable. Merci Gondry !