Comment dire, ce film m'a terriblement, un "bus movie" d'une 1H40 où on se sent enfermé avec ces jeunes en les regardant parlés.. Plusieurs erreurs de cadrage (on le vois dans les reflets des vitres, dans le miroir de descente du bus on voit toutes l'équipe techniques !!, il pleut sur les vitres et 2 sec après gros soleil !..) grosse déception pourtant j'admire la créativité de Gondry. Je me suis ennuyé sévèrement et je ne vois pas l’intérêt du film.( la moral c'est peut être "faut pas être méchant dans la vie sinon ça vous retombe sur la gueule ?? )
Ce bus-movie réalisé par un français, Michel Gondry, se passe entièrement dans un bus en suivant son trajet en partant d'un lycée du Bronx à l'heure de sortie des classes, et même dernier jour avant les vacances, jusqu'à son terminus. On découvre cette bande de jeunes interprètes par de vrai lycéens qui ne sont pas du tout acteurs en apportant chacun un peu de leur propre vie pour composer leur rôle attribué. D'ailleurs ils portent tous leurs vrais prénoms dans ce film. Il tient d'ailleurs très bien son titre "The We and The I" car on voit la facette de ces gamins aux caractères trempés ou effacés, se dévoiler au fil des dessertes. En effet, sous l'effet de groupe, ils portent toutes et tous un masque (The We) qui tombe au fil de l'histoire car des protagonistes descendent du bus au fur et à mesure en pleine storyline et cela sans que l'on ne connaîtra jamais leur issue. Mais la mise en scène réussit brillamment pour chaque sortie de ne pas nous laisser sur notre faim.
Attention c'est un film construit que sur des dialogues qui s'entremêlent toujours dans le même décor accompagnés de quelques flash visuels pour nous permettre de comprendre les histoires évoquées par ces jeunes. Ils sont une bonne quinzaine à prendre à tour de rôle le devant de la scène mais à aucun moment on ne s'y perd dans ce brouhaha. C'est comme si on était un passager de ce bus parmi eux et à les voir évoluer jusqu'à nous faire dévoiler leur vraie personnalité (The I) dès que les groupes d'ami(e)s se désunissent via les arrêts qui expirent les passagers vers l'extérieur. La conductrice (qui l'est dans la vie réelle également) fait aussi partie de ce casting! Ceux qui sortent du lot sont entre autre le caïd de la bande de racailles, la grosse dont tout le monde se moque, le couple gay, la métisse asiatique canon qui se la pète, le mythomane qui croit être une star, le guitariste lover, la fille modèle forcée par son père de porter un water bra etc... Ce long métrage indépendant à cette faculté de transmettre toutes les émotions! Bouleversant, drôle, énervant, touchant, il ne fait échec qu'à l'indifférence! On en ressort grandi d'avoir eu cette chance d'être entré temporairement dans la vie de ces enfants du Bronx.
Un Road-Movie à la Gondry, dans un style bien moins clinquant qui réunira peut-être un peu plus de spectateurs. C'est en tout cas ce que l'on souhaite à ce film qui se démarque par ce "huis clos" entre les vitres d'un bus où les jeunes passent par toutes les émotions et nous aussi. On s'attache à ces jeunes et le système de Gondry fonctionne à merveille, on est dans le bus avec eux. Très bon film.
des ados sans doute pauvres , vivant en pays riche , en huit clos , dans un bus qui les ramène chez eux le jour des vacances d'été .Et on retrouve là un condensé de l'humanité puérile ou surnagent quelques îlots de sagesse . je montrais à mes élèves du même âge hier la bande annonce en la comparant à celle" des enfants de Belle ville " ou des jeunes du même âge à un autre endroit de la planète vivent eux dans l'urgence et la survie .les deux cinéastes montrent surtout des jeunes sans trop de repères, ou perdus parce que pas assez , ou écrasés parce que trop .... le film de Gondry est émouvant et mérite grandement de prendre un ticket pour le bus avec ces jeunes .
Après des films plus fantaisistes les uns que les autres (dont le dernier Soyez sympas rembobinez) et après un documentaire familial (L'épine dans le cœur), Michel Gondry le réalisateur français le plus américain, revient avec un road-movie très particulier. The we and the I, suit le trajet en bus d'un groupe de collégiens new-yorkais le jour des vacances scolaires et de la fin de cours. Le film, divisé en trois parties, est très agaçant de prime abord. Pour tout dire, j'en suis sorti très sceptique. Tous les archétypes d'ados sont réunis dans ce lieu clos et ils sont tous horripilants. Au fur et à mesure que le récit avance, on apprend à les connaître et à les apprécier (ou pas)... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-the-we-and-the-i-110040758.html
"The We and the I" restera clairement anecdotique dans la carrière de Michel Gondry. Mise en scène de la génération Youtube à travers le trajet en bus de lycéens du Bronx, le film devient très vite répétitif et ne parvient jamais à dépasser le côté fouillis de l'histoire. Et ce malgré la structure précise du film, à savoir (comme le dit le titre) le passage du We (le collectif) au I (l'individuel) à mesure que le bus se vide, chacun étant différent en société et en privé. Mais espérons que ses jeunes ne sont pas représentatif de la jeunesse actuelle car on a vraiment envie de foutre le feu au bus pour ne plus voir et entendre leurs bêtises. Alors certes, ils sont probablement moins superficiels qu'ils en ont l'air mais lorsqu'on parvient enfin à aller au-delà des apparences, il est trop tard nous sommes déjà au terminus. Peut-être le premier vrai raté de la carrière de Gondry.
Et si, finalement, on en voulait à Michel Gondry pour avoir réalisé un film aussi répétitif, aussi déplaisant et aussi ennuyeux à partir d'une idée de départ aussi intéressante : montrer comment le comportement d'un même individu peut être différent selon qu'il est avec une bande de congénères et qu'il se croit obligé de jouer "son" rôle dans ce groupe ou qu'il se retrouve plus ou moins seul face à lui-même, sans aucune obligation de représentation. L'idée de ce film lui étant venu dans un bus se vidant petit à petit d'une bande de lycéens, Michel Gondry a choisi de la matérialiser dans un bus, un bus du Bronx de New-York, à la fin d'une année scolaire. On a donc droit à un huis clos mobile dans lequel insultes, chahut, incivilité sont la règle quasi-générale. Impossible de ressentir la moindre empathie pour les personnages, à l’exception, peut-être, de deux jeunes homosexuels au moment où on assiste à leur rupture. Au final, ce film animalier nous fait regretter ceux mettant en scène des lions ou des singes.
Pour nous faire patienter avant la sortie de L’écume des jours, Michel Gondry nous propose un projet de moindre envergure. Sorte de Speed dans lequel la sociologie aurait remplacé les explosions, The We and the I est un huit clos se déroulant dans un bus du Bronx la veille des vacances scolaires. Comme le titre le laisse présager, du groupe, le film va progressivement s’intéresser à l’individu et souligner l’écart de comportement du jeune lorsqu’il est en tribu et lorsqu’il est seul.
On sent bien ici la volonté de traduire sur pellicule la vitalité de cette jeunesse des quartiers (Montage dynamique, musique omniprésente, cellulaire traité comme un personnage à part entière…) mais comme pour Polisse, cette enthousiasme pour un monde auquel le réalisateur est étranger et ce désir de capter le prisme des émotions propres à l’adolescence abouti même si les acteurs sont censés jouer leur propre rôle à une galerie de personnages stéréotypés pour la plupart et à des maladresses comme l’insupportable et pas subtil du tout chantage à l’émotion qui a leu à la fin du film (Je ne vais pas spoiler). Mais bon, on me répondra sans doute que je ne peu pas reprocher à Gondry d’être bien né et pour contrebalancer ma critique, on évoquera la sincérité de sa démarche.
Arrêtons-nous sur la démarche Gondry justement. Grossièrement on peut distinguer deux Michel. Le Mc Gyver bricoleur adepte du système D et l’autre plus académique qui s’illustre dans des documentaires ou des œuvres de commande. Si The We and the I appartient plus à la deuxième catégorie, les attributs qui font la première ne cessent d’essayer des s’y immiscer lorsque l’occasion se présente notamment dans les scènes où sont reconstitués les récits des élèves. Après le personnage de Joel Barish qui tiens un journal intime illustré, de Stephane Miroux qui s’invente une émission de télé ou du réalisateur excentrique d’Intérieur design , ce sont les deux dessinateurs qui occupent ici le rôle des artistes autodidactes présent dans tout les films de Gondry. Alter égo du réalisateur ces personnages à l’apparence banale auxquels il est facile de s’identifier servent aussi je pense au real de messagers pour inciter le spectateur à faire éclore le créateur qui sommeil en lui et ça c’est une belle chose.
La bande annonce m"avait fait craindre le pire c'est parce que je suis attentive aux critiques que je me suis décidée à risquer d"y aller C'est un peu brut de coffrage et tres éprouvant quand (commme moi ) on aime la politesse,( micro vertu sociale!!!!) mais c'est aussi un regard interessant et suffisamment décalé pour etre plaisant à regarder jusqu'a la fin...
J'ai a-do-ré! Un super film sur l'adolescence, les tourments et les possibles. Michel Gondry est un grand cinéaste!!! Merci et vivement le prochain film!!!!