The We and The I
Note moyenne
3,2
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183 critiques spectateurs

5
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Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2012
Michel clôt le bec aux sceptiques doutant encore que son génie s’appliquait à tous les styles. Après avoir mis sa touche personnelle dans le bricolage visuel ("Soyez sympas rembobinez", "La science des rêves"…), la science fiction lyrique ("Eternal sunshine of the spotless mind"), le blockbuster estival ("The green hornet") et le documentaire intimiste ("L’épine dans le cœur"), le touche-à-tout français s’attaque aux teen movies indé américains. Il pose cette fois sa caméra dans un bus ramenant, pour la dernière fois avant les vacances, chez eux des lycéens, très caricaturaux mais joués avec enthousiasme par des acteurs non-professionnels. Au fil de ce road-trip singulier, la vie de groupe est distillée avec une finesse incontestable, la psychologie des personnages évolue, selon les effets de masse modulant inéluctablement la nature humaine, les faisant passer d’emmerdeurs immatures à des âmes perdues. Le film passe donc du délire collectif pour finir en mélodrame plein de profondeur. Malgré son système de construction très mécanique que l’on peut, à juste triste, trouvé lassant, ce regard porté sur la jeunesse new-yorkaise est donc une œuvre atypique pleine de dynamisme, d’humour, de bons sentiments mais surtout de philosophie.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 12 septembre 2012
Le film ne traite aucun sujet il en survole des dizaines. Les personnages son plats et peu réalistes... spoiler: On arrive à s'attacher à aucun d'entre eux, trop modérés, trop politiquement correcte, je ne sais pas mais il y a un problème. A la fin on nous fait mourir un type qu'on a vaguement aperçu, on est censé être touché? Le speech d'une inconnue à la fin, qui nous raconte une histoire tout aussi chiante que ce film, est la conclusion de se désastre.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 12 septembre 2012
« La communauté et l'individu » : voilà qui pourrait être un titre alternatif du dernier film de Michel Gondry. « The We and the I » est un excellent titre au demeurant, résumant la trajectoire du film dans son ensemble : on part d'une masse brouillonne d'adolescents bruyants et exubérants pour finir avec un seul individu, faisant le point sur lui-même ; lui qu'on aurait pris pour un petit caïd de lycée sans intelligence, il dispose donc d'une véritable sensibilité. Le propos tenu par Gondry avec ce film sidère autant par sa naïveté que sa banalité : les gens n'agissent pas de la même façon selon qu'ils sont en groupe ou seuls.

Cette assertion indiscutable est démontrée en mettant en scène une bande d'adolescents du Bronx dans un bus, et c'est bel et bien le bus qui est ici le plus important. Ca aurait pu être des vieux (mais ça aurait été moins romantique) et se passer n'importe où ailleurs (Gondry fantasme sur le Bronx, comme Dupieux sur la middle-class californienne ou Laugier sur les bouseux de l'Etat de Washington : déformation française de l'Amérique), mais ça n'aurait eu aucun intérêt sans le bus, un peu comme si privait « Cosmopomis » de sa limousine. Huis clos en mouvement, « The We and the I » tire sa maigre force de sa façon d'intégrer ses personnages dans l'intrigue, puis de les en retirer, pour parvenir à ses fins. En cela, le bus devient le territoire d'une communauté, duquel seraient exclus les étrangers (les autres passagers). C'est la seule bonne idée du film.

Pour le reste, on a affaire à un film qui fait semblant d'éviter les clichés. Il y a les brutes et la pouf (qui ont tous un petit coeur qui bat caché sous leur arrogance), le couple gay, les musiciens, le geek plongé dans son bouquin. La première partie du film est peut-être la plus intéressante car elle joue intelligemment de ces clichés (fondés) et dessine plutôt bien la cruauté des stars de la cour de recré sur les autres, soumis. Quand il creuse sous la surface, Gondry ennuie plus qu'il ne passionne, agace même parfois (l'histoire capilotractée du couple gay est horripilante) et « The We and the I » ressemble alors plus ou moins à un mauvais épisode de n'importe quel teen drama télévisé. Et s'avère donc frustrant car si Gondry a un univers affirmé et souvent de bonnes idées, ses films demeurent à moitié ratés.
JCOSCAR
JCOSCAR

132 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 septembre 2012
The We and the I est une comédie dramatique, je ne sais pas pourquoi j'ai pris ce bus ?
traversay1

4 504 abonnés 5 402 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 septembre 2012
Michel Gondry n'en est pas à une expérimentation près. The We and the I part d'un concept amusant. Il se déroule quasiment intégralement dans un bus qui ramène des lycéens du Bronx chez eux, après la dernière journée de classe. Inutile de dire que c'est bavard, cahoteux, à travers des conversations de cul, des petites humiliations et des tranches de rigolade. Gondry insère des vidéos, des textos et des scènes fantasmées dans un bric à brac dont la logorrhée s'avère lassante. On a l'impression d'assister à une version cinéma d'un long morceau de hip hop avec ses changements de rhytme, ses trouvailles visuelles et ses contre-champs des immeubles du Bronx. Foncièrement, c'est un nouvel exercice de style du cinéaste, que certains devraient trouver formidable. Ou prodigieusement agaçant, au point de vouloir quitter la salle au bout de trente minutes.
Christoblog

924 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2012
La Quinzaine des réalisateurs 2012 fut d'un excellent niveau, joyeuse et exigeante. Deux films jouissifs en furent les étendards parfaits, celui qui en fit l'ouverture, The we and the I, dont il est question ici, et celui qui en fit la cloture, Camille redouble de Noémie Lvovsky.



Michel Gondry a tourné The we and the I avec des ados New-Yorkais qui jouent pratiquement leur propre rôle. Nous sommes à la fin de l'année scolaire, et tout le monde monte dans le bus pour rentrer chez lui en banlieue, après avoir récupéré son portable laissé en consigne à l'épicerie du coin (une idée !).



Gondry construit son film quasiment exclusivement à l'intérieur du bus, filmant avec une habileté insensée les conversations entre les différents protagonistes.



Au fond du bus, une belle brochette de racailles. On n'a plus d'une fois envie de les baffer tellement ils sont ignobles, verbalement violents, mais ... drôles. A l'avant, une conductrice de bus qui se fait respecter. Entre les deux, tout un monde où toutes les personnalités se retrouvent : un couple gay, deux copines, un dessinateur de manga timide, deux musicos trolls, une vieille dame blanche, etc.



Entre ces personnages se dessinent bientôt des arcs narratifs parfois anecdotiques, souvent graves (l'amour, l'estime de soi, la relation au corps et à la sexualité, l'insertion sociale dans le groupe, la violence, les rapports entre filles et garçons) et même dramatiques. Gondry, qui exploite ici une veine réaliste et même naturaliste, n'oublie pas toutefois de parsemer son film de trouvailles géniales (l'utilisation des smartphones est un des ressorts narratifs du film, des vidéos imaginaires reflètent les sentiments des jeunes) et bricolées dont il a le secret. Il réussit même à donner à voir de véritables moments de poésie.



Si le film est génial, c'est aussi parce que les jeunes acteurs / actrices possèdent une énergie débordante, une gouaille irrésistible qui rappelle les premiers Spike Lee.



The we and the I est donc intelligent, extrêmement drôle, émouvant, passionnant, et sa projection le soir de mon arrivée à Cannes fut l'un des plus grands moments de ma semaine sur la Croisette. Plein d'autres critiques sur : http://www.christoblog.net/
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 septembre 2012
Dommage qu'il faille attendre le dernier quart du film pour y voir un peu plus de profondeur
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 décembre 2012
Ici, le talent de Gondry se manifeste clairement par le fait qu'il n'utilise qu'un simple bus en guise de décor avec pour arrière plan les rues "charmantes" du Bronx. C'est admirable de voir que l'on peut se débrouiller à faire un bon film avec du fond, un aspect vraiment réaliste (notamment en remarquant les personnages qui sont "vrais", sans maquillage, sans artifices, sans les mensurations qu'on nous impose à longueur de temps dans les magazines, juste naturels) sans sortir un budget faramineux de sa poche. John Carter, lui qui fut produit par les studios Disney, avec 300 millions de budget s'est annoncé comme un flop, comme un véritable échec commercial.

Chez Gondry, le décor, similaire du début à la fin, n'empêche en rien une évolution remarquable de l'histoire ; les "vrais" acteurs, on peut le dire, ce sont les acteurs, "physiques", j'entend bien. Cette affirmation a l'air évidente dite comme cela mais il s'agit de tout l'inverse dans beaucoup de films qui ont beaucoup de succès auprès de la population "cinéfile", notamment auprès des jeunes, il s'agit de la plupart des blockbusters, ce qui est bien dommage (non pas pour le fait qu'ils soient quasiment nourris uniquement d'effets spéciaux mais pour les conséquences hypercommerciales engendrées par ce type de film). Les gens ont tendance à être attirés par des films interprétés pas des stars mondiales, souvent américaines, dans lequel sexe et baston font bon ménage, et si possible dans un cadre spatio-temporel irréaliste, voire merveilleux. Cela les distrait, les font voyager le temps d'une heure et demi. Et après ils retombent cruellement dans la réalité.

Chez Gondry, les acteurs ne sont pas connus, cela se voit qu'ils ont tous un âge "normal" pour être au lycée (15-17 ans) ce qui est parfois inconcevable dans certains films où les lycéens sont mis en scène dans des ébats sexuels souvent mal considérés pour leur âge. Pour cela, on demande à des personnages plus âgés (d'une vingtaine d'années), qui ont du coup dit depuis longtemps "bye-bye" à l'acné et qui ne savent même plus quand ils ont copuler pour la première fois, d'incarner ce type de rôle. Et pourtant, les personnages aussi jeunes que ceux qu'ils représentent sont tout simplement "vrais", je le répète, ils sont même parfois plus talentueux de par ce naturel probant que certaines stars télévisuelles qui n'ont qu'un seul but, celui de déployer leur narcissisme derrière un personnage manichéen. Les personnages de "The We and The I" ne sont pas soit "gentils" soit"méchants", ils sont tous différents les uns des autres et chaque personnage a lui même un caractère, une sensibilité qui évolue, change tout au long du film. Plus le nombre de passagers diminue, plus l'on se porte sur la personnalité réelle des derniers. Ils sont comme révélés lorsqu'ils ont quitté leur bande derrière laquelle ils se cachaient, une bande qui s'unit pour construire une carapace superficiellement violente et méprisante à l'égard des autres. Le film se divise d'ailleurs en ces trois parties volontairement mises en avant par le réalisateur qui réussit humblement à les dissimuler dans l'étroit décor du film : "les tyrans", "le chaos", "le je".

Même si on peut trouver incroyablement long le trajet entreprit par le bus, on ne se lasse pas une seconde. On se laisse porter par la camera de Gondry qui réussit à passer de tête en tête, de groupe en groupe avec une facilité, un naturel déconcertant, puisque même s'ils sont disposés en groupes, ces individus intéragissent directement ou indirectement ensemble. Les courts et fréquents passages qui mettent en scène des vidéos amateurs soulignant le discours des adolescents, des vidéos montrant ces personnages dans des situations déconcertantes voires navrantes, servent même de transition, entre les parties de ce film.

Un défaut? Parfois la vraie vie peut être ennuyeuse à vivre mais surtout à regarder quand on se place au niveau de sa continuité. C'est peut-être ce qu'on peut reprocher à ce film, le fait d'être "trop" réel, comme si que l'on était un fantôme, un être invisible et que l'on regardait cette longue scène d'une heure et quarante trois minutes sans jamais fermer les yeux. La plupart des films, il faut le dire, sont inscrits dans un cadre temporel très long, parfois pouvant atteindre des dizaines d'années, comme si que leurs réalisateurs voulaient axer le film sur un seul sujet et balayer tous les autres, sur l'action la plus commerciale, et supprimer tous les autres actions qui auraient pu figurer dans le film. Donc, est-ce vraiment un défaut?
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 septembre 2012
"Entre les murs"... d'un bus, The We and The I s'inscrit dans la lignée du film de Laurent Cantet, et montre finement comment le groupe crée des stéréotypes, et condamne chaque individu qui y appartient à jouer son rôle. Ce n'est que lorsque le groupe se désagrège (au fil des arrêts du bus) que l'individu tente de s'affirmer par lui-même, mais n'est-il pas déjà trop tard ? La dissolution de l'individu dans le groupe et la possibilité (ou non) de s'en affranchir est la grande question de ce beau film.

Plus d'infos ici :
http://onceuponatimeincinema.over-blog.com/
cylon86

2 839 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2012
Pourquoi ? C'est la question que l'on a envie de poser à Michel Gondry après avoir vu ce film où son style semble s'être évaporé devant un sujet aussi peu intéressant. Le principe est une bonne idée : filmer en durée continue les passagers d'un bus du Bronx de son départ jusqu'à son arrivée, juste après la fin des cours. Le bus étant évidemment peuplé d'une multitude de jeunes lycéens tous différents qui forment un archétype à eux tous. Mais qu'y a-t-il à filmer dans ce bus ? On sent que Gondry s'attache à certains thèmes, certaines relations mais qu'il ne parvient pas à les faire aboutir. Il faut dire que sa galerie de personnages est désastreuse : ce sont tous des clichés auxquels on ne s'attache pas et dont les préoccupations nous sont lointaines. On se fout complètement de ce que ressent la petite pétasse du lycée aussi bien qu'on se fout des sentiments de la racaille pas vraiment comme les autres. Alors passée la fascination du début on s'ennuie et la dernière demi-heure peine à se finir. Quand vient la fin du film, on est soulagés de quitter ce bus et on n'est pas prêt d'y remonter !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 février 2013
Réaliste et ne tombe pas dans le piège des clichés, malheureusement trop nombreux dans les films parlant des jeunes de cette tranche d'âge. Premièrement, le fait que ce soit des élèves du Bronx est très intéressant et ensuite l'idée du bus est un mouvement, le fait que l'adolescent évolue tout au long de ces années lycéennes, doit survivre à des épreuves, bonnes ou mauvaises. Voici, pour la bonne idée de ce film. Ensuite la plupart des protagonistes sont attachants, et surtout réalistes (j'ai adoré la comparaison avec "Entre les murs"). On trouve tout type d'èlèves, chacun avec son histoire à raconter. Très bien filmé et dynamique, on ne s'ennuie pas (bon j'ai le même donc c'est normal ☺). Je le conseille pour son message et la prestation originale.
annastarnomberon
annastarnomberon

148 abonnés 239 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2012
Des échanges de sms, des bousculades, des cris, de la transpiration. Voilà comment le film commence, et la plongée est immédiate. Nous sommes dans le Bronx, C'est l'heure de l'ultime trajet scolaire de l'année, celui qui annonce l'arrivée des vacances d'été. On entre dans le film comme ces jeunes rentrent dans le bus : les moqueries n'attendent pas, les groupes sont bien distincts, et personne ne se fait de cadeau.



Premier constat : Gondry s'amuse avec sa mise en scène. Il joue beaucoup sur les enchainements et sur la simultanéité entre les situations. Les conversations, et même parfois les plans, s'accordent et s'orchestrent à un rythme effréné. Pour en rajouter une couche, on suit le tout en temps réel. Le rendu est extrêmement dynamique, presque difficile à suivre au début, et finalement complètement addictif.



Les vannes explosent, elles sont totalement contagieuses et cela peut être déroutant à observer en tant que spectateur. On oscille entre plusieurs sentiments, on est à la fois obligé d'être fasciné par la fluidité et la rapidité avec laquelle ces joutes verbales s'enchainent, et à la fois atterré par autant de bêtise et de violence. Violence qui est d'ailleurs tant physique que verbale.



Le film nous immerge totalement dans l'ambiance, il a un côté véritablement ethnographique. Déjà parce qu'on se croirait réellement dans un bus du Bronx : les communautés sont toutes représentées, les physiques ne sont pas polis, lissés ou arrangés, et les acteurs qui les portent jouent leurs rôles à la perfection. Ensuite, parce qu'on se sent comme un passager fantôme. On a l'impression de faire partie de ce bus, d'errer avec la caméra de groupes en groupes, de ragots en ragots, de jeux adolescents en jeux adolescents, d'intimidations en intimidations, de secrets en secrets... Cela rappellera sûrement des souvenirs à beaucoup, car oui, entre ados, l'ambiance peut être très cruelle.



Et puis on peut se mettre à faire des rapprochements avec les films de Spike Lee. Car Gondry réussit à créer une vraie ambiance ghetto, ce qui n'est pas rien. On peut presque sentir la sueur du fond de notre siège. On a cette sensation que le réalisateur sait de quoi il parle, on retrouve cette incision dans les réparties qui fusent... Et, comme chez Spike Lee, la musique se met très bien au service de l'ambiance.



Dans tout ça, il arrive qu'on ait le cœur noué. Mais force est de constater qu'on rit aussi. C'est bête et méchant, mais ces vannes sont parfois réellement jouissives. Et à côté de cet humour parfaitement décapant, il y a certaines notes d'humour plus décalées, qui semblent atterrir de nulle part, comme cette scène surréaliste où tous les passagers du bus sont hypnotisés par une jeune fille qui roule à vélo.



Et puis le trajet touche à son terme. Entre temps il s'est passé beaucoup de choses, mais voilà que le bus se dépeuple.



Tout au long du film il y a comme un poids, comme si l'on attendait cet orage qui rode au-dessus des têtes...

La fin arrive alors comme une bombe à retardement. Et on se prend la confrontation entre Alexis, solitaire que l'on n'a pas entendu du voyage, et Michael, membre des caïds du fond, comme une claque en pleine face. Le titre prend tout son sens.



Car ce bus, c'est un microcosme, c'est un peu un condensé de vie. À mesure que le bus roule, la métaphore se file. Les groupes dominent le bus, mais il finit par se vider et ses membres se disloquent. Et le film porte bien son nom, car le dénouement est grave : à la fin, on est tout seul (ou presque).
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 13 septembre 2012
Voici le message que le film est censé passer : "les adolescents en groupe sont des sauvages mais pris séparément, ils ont leurs propres sentiments, espoirs et déceptions". Sniff.

Malheureusement, l'impression qu'il m'a laissé est toute autre.
L'histoire est inexistante, il n'y a pas de situation initiale, pas d'évènement perturbateur. Ce sont les petites histoires de lycéens socialement défavorisés, dévoilées dans un bus. La division artificielle en 3 parties ne parvient pas à dissimuler ce défaut majeur.
La première partie est électrique, on passe de gags, en vannes, en insultes, en humiliations jusqu'à en avoir le tournis.
La deuxième met en lumière "les dérives" de ces lycéens (tromperie, soirée trop alcoolisée, harcèlement sexuel...) , mais elles ne sont ni surprenantes, ni suscitant de la compassion au regard de leur comportement. Au fur et à mesure que des protagonistes descendent du bus, le rythme ralentit tellement qu'on finit par s'ennuyer au bout d'une heure. Car si le portrait des jeunes est incontestablement authentique, le scénario est inexistant. Passée l'agitation, la vacuité éclate au grand jour. Au bout d'une heure, rien de nouveau, j'ai regardé l'heure, déçue.
La troisième partie est niaise, les dialogues tombent à plat, spoiler: la mort de leur camarade est une fausse fin tragique et la formation d'un couple, totalement fortuite et artificielle.

S'ils sont effrayants et violents en groupes, seuls ils se révèlent pathétiques et terriblement ennuyeux.

Un départ prometteur et survolté avec une redescente précoce et interminable. Une grande déception. Encore un film pour rien : SVP arrêtez de faire des films sans scénario !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 8 septembre 2012
The We and the I * Malgré un pitch prometteur , Gondry ne trouve pas son originalité visuelle habituelle et peine à donner de l’épaisseur à ses personnages.On en ressort déçu et quelque peu épuisé.
Teddy F.
Teddy F.

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2012
Une satire de la vie des adolescents américains à travers un trajet en bus. Une sorte de reportage en direct, bienveillant, trop ? auquel il manque un peu de distance et une note critique. À moitié réussi seulement, et donc à moitié loupé.
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