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Un visiteur
4,5
Publiée le 24 janvier 2011
Un gros bouquin qu'on ouvre et qu'on ne lâche plus jusqu'à la fin de la dernière page... Superbe mise en images..Comédiens impeccables... Quel plaisir !
Les mystères de paris est un bon film dramatique de André Hunebelle. La mise en scène du célèbre réalisateur est irréprochable, le scénario est travaillé et recherché, les acteurs comme le grand Jean Marais, mais aussi Dany Robin ou encore Jill Haworth sont convaincants dans leurs rôles, le film est intéressant etc… Bref, c’est à decouvrir…
Le destin d'un orphelin autour duquel gravitent toute une série de personnages à l'importance plus ou moins décisive mais qui ont tous un rôle à jouer. Un scénario incroyablement rigoureux qui se donne le temps de raconter sa gigantesque histoire. Tout est permis: digressions, flashbacks, développements de personnages a priori secondaires, lenteur narrative indispensable à la cohérence d'une histoire fascinante. Car oui, 4h30 c'est long. Mais c'est une longueur hypnotique, rare. Jamais pareille histoire n'aura été si complète. Et la mise en scène est juste parfaite. Certaines scènes rappelle le meilleur du "Barry Lyndon" de Kubrick. Ce qui est plutôt renversant. A voir séance tenante !
J'en sort. C'est un film magnifique! j'étais un peu réticent devant le genre film d'époque mais déterminé après les louanges que lui ont tressés la critique. Ils avaient dit vrai, 4h30 (avec entracte) sans que mon attention ne faiblisse, c'est dire. Mais comment relâcher son attention alors que ce qui se raconte à l'écran est si intime et décisif dans le destin de chacun des personnages, nous étions suspendu à leurs lèvres. j'en suis ému rien qu'à y repenser. De plus l'intérêt pour l'histoire est sans cesse renouvelé par une nouvelle ramification, grâce à un art de la narration et de la dramaturgie d'un raffinement rare! En fait tout dans ce film n'est que raffinement. Je n'ai pas ressenti la moindre emphase, pas le moindre manichéisme... Bref! Un chef-d'œuvre envoûtant. Si vous êtes un vrai cinéphile, courrez-y, sans quoi le dieu du cinéma ne vous le pardonnerais pas.
Ce film d'époque très lyrique aurait mérité d’être divisé en deux ou trois épisodes ou être raccourci car sa longueur de quatre heures et demie ne peut qu’empêcher au public de s’impliquer pour les (trop) nombreuses intrigues romanesques qui s'entremêlent de manière complexe sur la durée. Grâce à la virtuosité de sa mise en scène et l'intensité de la narration loin du modèle académique du genre et sa photographie splendide, cette reconstitution du Portugal du 19ème siècle est une réussite incomparable de la part de Raoul Ruiz, c'est donc vraiment dommage qu'elle soit si peu captivante!
Au sortir de ces 4h36 de projection (sans entracte !) un sentiment mitigé domine. Sur la forme d'abord, le film est une totale réussite. Sans doute l'un des plus beau visuellement de l'année. Techniquement c'est du travail d'orfèvre, du cousu main. Rien n'est laissé au hasard, des costumes aux décors, à la photo sublime (on a souvent l'impression d'être devant un tableau) à une musique omniprésente mais pas envahissante ni pompeuse. La mise en scène est à la fois très académique et à la fois virtuose et très moderne. Des mouvements de caméra parfaits et inattendus pour des plans d'une beauté à couper le souffle. Je n'ai pas le souvenir d'avoir vu un film de Ruiz auparavant donc je ne peux comparer. Après, sur le fond, c'est un autre problème et c'est assez paradoxal. A la fois l'histoire n'a rien de vraiment révolutionnaire, grande épopée romanesque du XIXè siècle, on pense à Balzac, Dumas ou autre Stendhal. On s'y perd parfois dans les époques et les personnages, certains ont plusieurs identités à des moments différents. Et à la fois, vue la longueur, on ne s'ennuie pas une seule minute. Il n'y a pas vraiment de rythme, le tout est assez linéaire mais il n'y a aucune baisse de régime. Chaque histoire chasse la précédente et on finit par les oublier successivement pour se replonger dans la suivante. Comme de suivre une série télé ou de lire plusieurs tomes d'un même auteur. Le tout est bien sur assez théâtral. Tout comme le jeu des acteurs qui sont tous formidables. Le casting portugais, totalement inconnu pour nous, recèle de bons et beaux talents. Le français nous est plus familier. La trop rare Clotilde Hesme a la part belle de la seconde moitié du film, elle est assez convaincante. On retrouve aussi Malik Zidi et rapidement Melvil Poupaud et Léa Seydoux (qui est sur l'affiche alors qu'on doit la voir trois minutes montre en main, il faut bien vendre...). La version longue (!) sera diffusée prochainement sur Arte en feuilletons, il faudra voir ce que cela donne. Pour cette version cinéma, s'il faut saluer le talent de mise en scène et de technicien de Raoul Ruiz, je reste plus réservé sur le scénario même si je n'ai pas passé un mauvais moment et ne me suis pas ennuyé comme je l'attendais. En tout cas un des morceau de bravoure de l'année cinéma écoulée...
Que penser de ce film ? Parfois, proche de chef d'œuvre, d'autres fois du téléfilm français d'un dimanche après-midi.. Le premier point, et non le moindre, est que l'on parvient à ne quasiment pas s'ennuyer durant ces 4h20. Esthétiquement, visuellement et au niveau des dialogues le film frôle la perfection.. C'est le déroulement qui pose problème, ça n'a parfois aucun sens réel, certains scènes ne font rien avancer, on reste au point mort, sans en apprendre davantage sur les personnages ( qui resteront d'ailleurs, pour la plupart d'entre eux, assez énigmatiques).. Les décors, les costumes, les dialogues, les enjeux ; amour inébranlable, trahisons, folies, perfidies, recherche d'une identité, réponses à des questions, tourments etc etc : parfait ! Mais il reste comme un goût d'inachevé tout à fait inexplicable.. La quête du soi, de l'être très présente chez Modiano par exemple est ici la trame principale de l'histoire ; alors faut-il savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on est autorisé à aller ? Le passe, le présent et le futur sont-ils liés ? Ou ne sont-ce que des entités distinctes et indépendantes ? Un film qui pose des questions, en les éludant parfois.. C'est cette sensation désagréable d'être rester sur ma faim qui ne me fait mettre que '3,5' étoiles, cette sensation d'un vide partiel venu s'immiscer à l'intérieur de moi-même..
Ce film très long a le mérite de pourvoir faire tenir les spectateurs dans une salle pendant plus de quatre heures tout en proposant une scénario excellent
Raoul Ruiz nous avait habitué à des films plutôt tortueux et énigmatiques. D'où une petite surprise de le voir déployer ici une narration au long cours, d'une parfaite limpidité. S'embarquer pour une croisière cinématographique de plus de quatre heures peut effrayer de prime abord, mais le voyage s'avère très agréable. La superbe photographie, baignée d'une lumière automnale, n'y est pas pour rien. Ce film, dans lequel les destins s'entrecroisent tels des fils soyeux sur un canevas feuilletonnesque, n'est cependant pas exempt d'un certain classicisme. Mais quoi qu'il en soit, c'est de la bien belle ouvrage.
Très bonne première partie, la seconde est plus lente, Pedro devient adulte et très insipide. On reste sur sa fin quant à l'évolution de certains personnage dont le père Dinies, qui tient le film. 4h qui passent très vite, belles prises de vues, belles lumières. Une belle saga comme on en aimerait plus souvent.
Étonnée du nombre de gens qui n'ont pas compris ce film, avant tout un film destin ou épopée vu à travers la quête de l'histoire du petit garçon, pour qui la vie s'est construite dans l'élément clef du petit théâtre baroque,... l'autre élément clef du film étant la boule en bois qui le touche. Ensuite le film bascule dans l'éternel retour car à chaque fois, même si les personnages changent, les pays aussi, l'histoire elle, reste la même : un enfant illégitime a forcément une histoire pleine de mystères et faîte de romanesque. De mise en abîme toujours plus diluées entre passé et futur où l'amour passion entraîne vengeance, mort et pardon. Que le temps est triste quand la mort est la seule consolation aux tourments, les acteurs sont époustouflants (surtout les personnages du père Denis et de la comtesse) et la photographie étudiée (quand la comtesse s'en va le ciel s'assombrie) Un chef d'oeuvre qui s'apprécie avec subtilité car on ne peut le comprendre qu'à la fin. (comme le dit à peu près le moine certains détails vont vous sembler bizarres mais à la fin vous comprendrez qu'ils ont leur place dans ce récit)
Assurément l'un des plus beaux films de l'année, déroulant une toile feuilletonesque de personnages dont on découvre progressivement les liens qui les relient, leurs passé, leurs "mystères". Le film est réalisé avec toute la maestria d'un cinéaste que je découvre, où la caméra est constamment en mouvement comme pour mieux nous ensorceler, où les hors-champs se dévoilent peu à peu pour faire apparaître de nouveaux personnages, où la succession de longs plans séquences nous ramène au monde du théâtre (un théâtre de souffrances avant tout). Ces mystères de Lisbonne nous ramènent surtout au monde d'un cinéma que l'on pensait enfoui sous les décombres, celui des grandes épopées classiques étiquetées "films à costumes". Et si Raoul Ruiz fait preuve d'un académisme de haute tenue, cette grande fresque est moins pompière que véritablement fascinante.
Film phare de Ruiz, ces mystères. Film fleuve (ai-je besoin de le rappeler au vue de la durée du film), admirable, grandiose, tant d'adjectifs dithyrambique pourraient lui être attribuer. Visuellement sublime (on pense parfois à Vermeer), avec des travellings magnifiques... tellement de chose à dire, film tellement touffu, que 5000 caractères ne sont pas suffisant pour dire tout ce qu'il raconte. C'est une expérience de cinéma absolument épatante qu'il FAUT aller voir.