Un film assez austère de Carlos Saura qui eut pourtant son heure de gloire dans les années 70/80 . Mais clairement le film a du mal à se positionner ; entre le pur documentaire sur l’art du flamenco ( les 45 premières minutes sur les préparatifs, le maquillage, le nettoyage avant la répétition du ballet sont une vraie purge, un somnifère). Ensuite il y a toute la difficulté à mettre en scène le flamenco et, qui plus est, le ballet Flamenco inventé récemment . Le flamenco était à la base, une tradition populaire, un « arte de tablao », de tavernes, de caves gitanes, et reposait essentiellement sur le « transmite », sur l’émotion . Le passage en ballet néo-classique, à la fin du XX eme siècle, en fait un art plus froid, plus figé, mais presque sans chaleur. Le film est donc une double peine et Saura n’y coupe pas, son film est glacial , l’émotion ne passe pas et pourtant il y a deux grands danseurs : Antonio Gades et Christina Hoyos, mas très typés « ballets » de toute façon, , Point final : la pièce de Federico Garcia Lorca, ancré dans la tradition populaire, paysanne est presque dénaturée, on en comprend pas la subtilité, les parties chantées, parlées sont peu marquantes. C’est encore la partie musicale :les musiciens, guitaristes et chant flamenco qui s’en sortent le mieux , mais c’est vraiment trop peu pour faire un bon film..
Premier opus de la « trilogie flamenca » de Carlos Saura dont le scénario sanglant est tiré des Noces de sang de Federico Garcia Lorca. On y découvre une espèce de mini-opéra-flamenco tragique interprété en coulisses après préparatifs, habillage, maquillage et stress tangible... J’ai surtout apprécié les scènes de la vie courante fièrement dansées et accompagnées d’une musique à la guitare qui semble couler de source.
Le film est « bancal », au sens où, sans mauvais jeu de mot, on ne sait pas sur quel pied danser. Il y a d’abord une préparation des artistes (maquillages échanges, …) bien trop longue, dans la mesure où la suite ne s’intéresse pas à eux, mais à leurs personnages. Après des exercices d’échauffement, à l’intérêt limité, on passe à la répétition générale, pas sur scène, mais dans les locaux d’entrainement. L’argument du ballet, inspiré de Lorca, est peu compréhensible (il faut avoir lu le texte avant), et l’on a l’impression que Carlos Saura hésite entre la volonté de mettre en valeur le travail de Antonio Gades et celle de produire quelques effets cinématographiques. A coup sûr, c’est au chorégraphe que l’on doit les meilleurs moments.
Cest une déclaration d'amour au flamenco ... Du coup si comme moi vous n'êtes pas un amoureux du flamenco vous vous sentirez vite exclus. Ça n'empêche qu'on ne peut que saluer les scènes très fortes et très symboliques du film (je l'ai vu en espagnol en comprenant 3 mots au maximum mais le film reste très compréhensible). En fait le film est à l'image de sa danse : il est constamment à la limite entre le génial et le ridicule.