Pour cette version contemporaine de Godzilla, Gareth Edwards a fait dans le sombre : le scénario manque de clarté et les dialogues explicatifs restent flous, mais le pire revient à l'image, qui semble absorber toute la lumière (même dans les scènes qui se déroulent en plein jour) et ne restituer qu'un minimum d'ombres et reflets pour qu'on distingue les personnages. On ne voit donc pas grand chose de leurs émotions,- ce qui peut à la limite être considéré comme passable pour un film d'action, surtout qu'Aaron Taylon-Johnson n'a pas beaucoup l'occasion de sortir des clichés habituels, tout comme les personnages seondaires, d'ailleurs, - mais on ne voit pas grand chose non plus des combats, quand ils ne sont pas carrément masqués
notamment, - et je trouve ça scandaleux ! -, quand arrive LA scène de confrontation entre les grosses bêtes, quand se joue LA scène déterminante du film, Gareth Edwards choisit de fermer les portes et passer à autre chose, ailleurs...
. Sans blague ! Grosse déception donc que ce Godzilla, surtout que ça commence bien, l'intrigue est bien montée, la tension s'installe, de même qu'un minimum d'empathie pour le personnage certes cliché du héros mais quand même assez sympathique pour être susciter le peu d'empathie qu'on lui demande, jusqu'à ce qu'on entre dans le coeur de l'action et que tout soit noyé dans l'obscurité la plus totale. Les "monstres", pourtant magnifiques, sont montrés à la dérobée tandis que les répliques et attitudes du héros le rendent presque risibles. Sur le papier, ce film a tout pour plaire (même l'affiche est belle !), à l'écran, en revanche, n'est qu'un ersats de lui-même. J'exige un remake de remake de remake de remake !