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Des effets visuels impressionnants, mais une immense déception. Le marketing a survendu le film avec l'acteur de Breaking Bad pour finalement le laisser sur la touche au bout de 40 minutes. Une fois Bryan Cranston disparu, le film perd tout son intérêt et son intensité dramatique. Gâchis total. Déception totale.
Il y a des films qui tentent de ressusciter une franchise avec trois explosions, deux blagues et un scénario écrit sur le coin d’une table, il y en a d’autres qui essaient tellement fort de moderniser leur concept qu’ils finissent par oublier ce qui faisait son charme à l’origine… et puis il y a Godzilla, le film qui débarque en 2014 avec une mission relativement simple : rappeler au monde entier que Godzilla n’est pas simplement un gros lézard qui fait « GRRRR » au milieu d’une ville. C’est une créature mythique, gigantesque, terrifiante, presque majestueuse, et surtout un monstre qui mérite enfin un film à la hauteur de son nom.
Et franchement, ce reboot fonctionne extrêmement bien. Pour moi, c’est même le meilleur film Godzilla jamais inventé. Oui, je sais, certains vont immédiatement sortir les films japonais de leur étagère en criant au blasphème, mais laissez-moi tranquille cinq minutes : ce Godzilla-là possède une atmosphère, une mise en scène, des effets spéciaux et surtout une apparition du Roi des Monstres qui justifie pratiquement à elle seule l’existence du film. Le film n’est évidemment pas parfait. Il y a quelques moments où l'on regarde l'horloge en se demandant si Godzilla a décidé de prendre un abonnement SNCF pour arriver jusqu'à nous. Mais lorsque Monsieur Godzilla finit enfin par se pointer, on comprend immédiatement pourquoi le film a pris autant de temps pour préparer son entrée.
Parce que quand Godzilla arrive…
C'EST LE TOP DU TOP.
Commençons par quelque chose qui pourrait sembler secondaire dans un film avec un dinosaure géant qui détruit des immeubles : le scénario. Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, le scénario de Godzilla fonctionne plutôt très bien. L'histoire prend le temps d'établir un monde dans lequel des créatures gigantesques peuvent exister, tout en essayant de conserver une certaine crédibilité. Le film ne nous balance pas immédiatement Godzilla au milieu de Tokyo en nous disant : « Voilà, ne posez pas de questions. »
Il construit progressivement son univers.
On découvre les conséquences des événements précédents, les recherches scientifiques, les créatures qui commencent à apparaître et surtout cette idée que l'humanité n'est peut-être pas aussi importante qu'elle le pense. Et c'est justement ce que j'apprécie.
Le film ne donne pas l'impression que les humains contrôlent absolument tout. Au contraire, lorsque les monstres apparaissent, l'être humain devient soudainement une petite fourmi extrêmement stressée qui court dans tous les sens en essayant de comprendre ce qui lui arrive. Et quelque part, c'est exactement ce que doit provoquer un film Godzilla.
Bon. Il faut quand même parler du principal défaut du film : Godzilla met du temps à apparaître. Et quand je dis qu'il met du temps, ce n'est pas simplement « il apparaît après trente minutes ».
Non. Monsieur prend son temps. Il y a presque l'impression que les réalisateurs nous disent :
« Vous voulez voir Godzilla ? »
Nous :
« Oui. »
Le film :
« Très bien. » Et il continue pendant vingt minutes. Mais soyons honnêtes : je comprends parfaitement ce choix. Le film veut créer de l'attente. Il veut que Godzilla ne soit pas présenté comme un monstre banal qu'on voit toutes les cinq minutes. Il veut lui donner une véritable aura. Et ça fonctionne. Parce que plus on attend, plus on veut le voir. On aperçoit des morceaux de son corps, des silhouettes, des ombres, des plans rapides… Le film joue énormément avec notre impatience.
Mais malgré tout… ON A ENVIE DE LE VOIR.
On est là devant notre écran comme un enfant qui attend Noël :
« Bon, il est où ? »
Puis :
« Il arrive bientôt ? »
Puis :
« ÇA FAIT UNE HEURE LÀ. »
Et finalement… Godzilla arrive. Et à cet instant, toute la frustration disparaît.
Parce que soyons très clairs : ce Godzilla est absolument magnifique. Son design est probablement l'une des meilleures réussites du film. Il est massif, imposant, lourd, animal, puissant. On n'a pas l'impression de regarder un acteur dans un costume ou une créature numérique qui a été agrandie artificiellement.
On a l'impression de regarder une véritable créature gigantesque. Et surtout, il a une présence. Godzilla n'a pas besoin de courir partout. Il marche. Et ça suffit. Chaque pas donne l'impression que la Terre elle-même vient de recevoir une lettre recommandée. Sa grandeur est parfaitement retranscrite. Les humains paraissent minuscules à côté de lui, les bâtiments deviennent presque des jouets et les véhicules ressemblent à des petites boîtes de conserve. Et sa force… Quelle force. Godzilla n'est pas simplement puissant : il donne l'impression d'être une force de la nature. Son célèbre rugissement est également exceptionnel. Quand il pousse son rugissement, tu comprends immédiatement que tu n'es pas devant un crocodile qui aurait mangé trop de protéines. Tu es devant Godzilla. Le Roi des Monstres. Et pour moi, tout est parfait : son apparence, sa taille, ses mouvements, son rugissement, sa puissance…
C'est exactement comme ça que j'imaginais Godzilla.
Le docteur Serizawa : beaucoup trop attachant pour si peu de scènes... Parlons maintenant du docteur Serizawa. Ce personnage est absolument génial. Et le plus drôle, c'est qu'il n'a finalement pas énormément de scènes.
Mais à chaque fois qu'il apparaît, il apporte quelque chose. Il possède cette espèce de calme permanent qui contraste totalement avec la situation. Tout le monde autour de lui est en train de paniquer :
« MON DIEU, IL Y A UN MONSTRE DE 100 MÈTRES ! »
Et Serizawa :
« Oui. »
Voilà. Merci Serizawa.
Il dégage une véritable sagesse et surtout une fascination pour Godzilla. Il ne considère pas simplement la créature comme une menace qu'il faut éliminer. Il comprend qu'il y a quelque chose de beaucoup plus ancien derrière tout ça. Et son regard lorsqu'il observe Godzilla est particulièrement marquant. C'est probablement l'un des personnages que j'aurais aimé voir davantage. Parce qu'on sent qu'il y avait énormément de choses à raconter autour de lui.
Ford Brody est également un très bon personnage. Il aurait pu être le héros complètement générique qui traverse le film en courant entre deux explosions en criant le prénom de quelqu'un. Mais heureusement, ce n'est pas vraiment le cas. Ford sert surtout de point de vue humain au milieu de cette catastrophe. Et c'est justement ce qui fonctionne. Il n'a évidemment aucune chance de rivaliser physiquement avec Godzilla ou les mutos. Le mec arrive avec son équipement militaire pendant que Godzilla arrive avec des centaines de tonnes de muscles et une puissance nucléaire dans la gueule. Mais Ford reste attachant, notamment grâce à son histoire familiale et à sa relation avec son père.
Il permet aussi de rendre les événements beaucoup plus humains. On ne regarde pas simplement des monstres se battre.
On voit les conséquences de leurs affrontements à hauteur d'Homme.
L'un des plus gros points forts du film est probablement son ton. Godzilla ne ressemble pas à une grosse fête foraine remplie d'explosions. Le film possède une atmosphère sombre, inquiétante et presque apocalyptique.
Il y a quelque chose de très pesant dans l'ambiance. Les villes semblent constamment menacées. Les personnages ne savent pas vraiment ce qui va arriver. Et le spectateur non plus. La photographie contribue énormément à cette atmosphère. Les couleurs, les décors, la pluie, la fumée, les silhouettes gigantesques au loin… Tout donne l'impression qu'un désastre naturel est en train de se produire. Et c'est exactement le ton que j'attendais. Le film prend Godzilla au sérieux. Il ne cherche pas constamment à faire rire. Il ne transforme pas le monstre en mascotte. Il lui donne une véritable dimension presque mythologique.
spoiler: Une des scènes que j'adore est celle où Godzilla apparaît réellement dans toute sa splendeur. Après tout ce temps à attendre, le film nous offre enfin un plan suffisamment long pour admirer complètement la créature. Et là… Wow. On comprend immédiatement pourquoi il fallait autant le faire attendre. Le contraste entre les humains et Godzilla est impressionnant. Il est gigantesque. Et surtout, il n'est pas pressé. Il avance tranquillement comme s'il avait simplement décidé de faire une petite promenade digestive. Pendant ce temps, tout le monde autour est en panique absolue. Et Godzilla : « Je passe juste par ici. »
spoiler: Godzilla contre les MUTO : enfin la bagarre ! Et puis arrive évidemment le moment que tout le monde attend : Godzilla contre les MUTO. Et là, le film passe véritablement à un autre niveau. Le premier affrontement est particulièrement marquant parce que le film ne nous montre pas immédiatement tout le combat. Encore une fois, il joue avec notre frustration. Mais lorsque Godzilla se retrouve véritablement face à son adversaire… c'est jouissif. On ressent réellement le poids des coups. Ce n'est pas simplement deux créatures numériques qui se donnent des baffes pendant dix minutes. Chaque mouvement paraît lourd. Chaque rugissement paraît puissant. Chaque attaque semble avoir des conséquences. Et Godzilla paraît vraiment supérieur physiquement.
spoiler: Et comment ne pas parler de son souffle atomique ? Pendant une grande partie du film, on attend de voir Godzilla utiliser cette capacité. Et lorsqu'il le fait enfin… C'EST MAGNIFIQUE. Il ouvre la gueule. On comprend immédiatement ce qui va se passer. Et… BOUM. Le souffle atomique traverse littéralement son adversaire. C'est probablement l'un des moments les plus satisfaisants du film. Parce que le film nous a fait attendre Godzilla. Puis il nous a fait attendre son souffle. Et quand enfin il décide de l'utiliser, on a simplement envie de se lever et d'applaudir.
spoiler: Le combat final est évidemment le sommet du film. Godzilla affronte les MUTO dans un affrontement gigantesque au milieu de San Francisco. Et ce qui fonctionne particulièrement bien, c'est que le film garde toujours cette impression de gigantisme. Les bâtiments sont détruits, les rues sont ravagées et les monstres occupent littéralement tout l'écran. Mais surtout, Godzilla est incroyable. Il se bat comme une créature sauvage. Il encaisse. Il frappe. Il tombe. Il se relève. Et lorsqu'il finit par achever le MUTO mâle puis la femelle… c'est du pur plaisir. La manière dont il utilise son souffle atomique pour achever la femelle est probablement l'un des meilleurs moments du film. Puis Godzilla s'écroule après le combat. Pendant un instant, on se demande même s'il est mort. Et finalement… Il se relève. Il pousse un dernier rugissement. Puis il repart vers l'océan. Le Roi des Monstres vient de sauver la ville avant de repartir comme si de rien n'était. Il ne demande même pas de médaille. Pas de discours. Pas de cérémonie. Il fait son travail et il rentre chez lui. Respect.
Il faut également rendre hommage aux effets spéciaux. Parce que Godzilla aurait pu être complètement raté. Mais non. Les effets sont excellents. Les monstres ont du poids, les destructions paraissent crédibles et les affrontements donnent réellement l'impression d'être gigantesques. Godzilla surtout bénéficie d'un travail exceptionnel. On distingue les détails de son corps, les mouvements de ses muscles, ses expressions, ses déplacements…
Il semble vivant. Et c'est probablement ce qui permet au film de fonctionner aussi bien.
Maintenant, soyons honnêtes. Le film possède quelques moments où on s'ennuie un peu. Le rythme peut être assez lent. Certaines séquences donnent l'impression que le film pourrait avancer un peu plus rapidement. Et évidemment, l'attente avant de voir réellement Godzilla peut frustrer. Mais personnellement, je pardonne énormément au film.
Pourquoi ? Parce que chaque fois que Godzilla apparaît… JE LUI PARDONNE TOUT. Le film peut me faire attendre quinze minutes dans une gare sans train, je m'en fiche. Si au bout du quai Godzilla apparaît, je considère que le retard est justifié.
Verdict: le Roi est de retour !
Au final, Godzilla est pour moi un excellent reboot. Le scénario fonctionne, l'atmosphère est géniale, le ton est parfaitement maîtrisé, les effets spéciaux sont magnifiques et les personnages humains sont suffisamment intéressants pour que l'on puisse suivre l'histoire entre deux apparitions du monstre.
Ford est un très bon personnage, Serizawa est particulièrement attachant malgré le peu de temps qu'on lui accorde, et surtout…
Godzilla est absolument incroyable. Son design est parfait. Sa taille est parfaite. Sa puissance est parfaite. Son rugissement est parfait. Ses combats sont géniaux. Et ses apparitions sont suffisamment travaillées pour devenir de véritables événements. Oui, Godzilla se fait attendre. Oui, parfois le film avance à la vitesse d'un escargot qui aurait oublié pourquoi il était parti. Mais lorsque Godzilla arrive, on comprend immédiatement pourquoi le film a autant insisté sur l'attente. Parce qu'on ne regarde plus simplement un film catastrophe.
On regarde le Roi des Monstres. Et franchement, après avoir vu ce Godzilla-là, le seul véritable problème est le suivant : Comment voulez-vous regarder un autre film de monstres géants après ça ?
Un reboot extrêmement réussi, avec un Godzilla monumental, une atmosphère exceptionnelle et quelques scènes qui donnent exactement ce qu'on attendait depuis le début : voir le Roi des Monstres faire comprendre à tout le monde que la planète n'est définitivement pas son terrain de jeu… c'est lui qui est le terrain de jeu.
Et franchement, ce reboot fonctionne extrêmement bien. Pour moi, c’est même le meilleur film Godzilla jamais inventé. Oui, je sais, certains vont immédiatement sortir les films japonais de leur étagère en criant au blasphème, mais laissez-moi tranquille cinq minutes : ce Godzilla-là possède une atmosphère, une mise en scène, des effets spéciaux et surtout une apparition du Roi des Monstres qui justifie pratiquement à elle seule l’existence du film. Le film n’est évidemment pas parfait. Il y a quelques moments où l'on regarde l'horloge en se demandant si Godzilla a décidé de prendre un abonnement SNCF pour arriver jusqu'à nous. Mais lorsque Monsieur Godzilla finit enfin par se pointer, on comprend immédiatement pourquoi le film a pris autant de temps pour préparer son entrée.
Parce que quand Godzilla arrive…
C'EST LE TOP DU TOP.
Commençons par quelque chose qui pourrait sembler secondaire dans un film avec un dinosaure géant qui détruit des immeubles : le scénario. Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, le scénario de Godzilla fonctionne plutôt très bien. L'histoire prend le temps d'établir un monde dans lequel des créatures gigantesques peuvent exister, tout en essayant de conserver une certaine crédibilité. Le film ne nous balance pas immédiatement Godzilla au milieu de Tokyo en nous disant : « Voilà, ne posez pas de questions. »
Il construit progressivement son univers.
On découvre les conséquences des événements précédents, les recherches scientifiques, les créatures qui commencent à apparaître et surtout cette idée que l'humanité n'est peut-être pas aussi importante qu'elle le pense. Et c'est justement ce que j'apprécie.
Le film ne donne pas l'impression que les humains contrôlent absolument tout. Au contraire, lorsque les monstres apparaissent, l'être humain devient soudainement une petite fourmi extrêmement stressée qui court dans tous les sens en essayant de comprendre ce qui lui arrive. Et quelque part, c'est exactement ce que doit provoquer un film Godzilla.
Bon. Il faut quand même parler du principal défaut du film : Godzilla met du temps à apparaître. Et quand je dis qu'il met du temps, ce n'est pas simplement « il apparaît après trente minutes ».
Non. Monsieur prend son temps. Il y a presque l'impression que les réalisateurs nous disent :
« Vous voulez voir Godzilla ? »
Nous :
« Oui. »
Le film :
« Très bien. » Et il continue pendant vingt minutes. Mais soyons honnêtes : je comprends parfaitement ce choix. Le film veut créer de l'attente. Il veut que Godzilla ne soit pas présenté comme un monstre banal qu'on voit toutes les cinq minutes. Il veut lui donner une véritable aura. Et ça fonctionne. Parce que plus on attend, plus on veut le voir. On aperçoit des morceaux de son corps, des silhouettes, des ombres, des plans rapides… Le film joue énormément avec notre impatience.
Mais malgré tout… ON A ENVIE DE LE VOIR.
On est là devant notre écran comme un enfant qui attend Noël :
« Bon, il est où ? »
Puis :
« Il arrive bientôt ? »
Puis :
« ÇA FAIT UNE HEURE LÀ. »
Et finalement… Godzilla arrive. Et à cet instant, toute la frustration disparaît.
Parce que soyons très clairs : ce Godzilla est absolument magnifique. Son design est probablement l'une des meilleures réussites du film. Il est massif, imposant, lourd, animal, puissant. On n'a pas l'impression de regarder un acteur dans un costume ou une créature numérique qui a été agrandie artificiellement.
On a l'impression de regarder une véritable créature gigantesque. Et surtout, il a une présence. Godzilla n'a pas besoin de courir partout. Il marche. Et ça suffit. Chaque pas donne l'impression que la Terre elle-même vient de recevoir une lettre recommandée. Sa grandeur est parfaitement retranscrite. Les humains paraissent minuscules à côté de lui, les bâtiments deviennent presque des jouets et les véhicules ressemblent à des petites boîtes de conserve. Et sa force… Quelle force. Godzilla n'est pas simplement puissant : il donne l'impression d'être une force de la nature. Son célèbre rugissement est également exceptionnel. Quand il pousse son rugissement, tu comprends immédiatement que tu n'es pas devant un crocodile qui aurait mangé trop de protéines. Tu es devant Godzilla. Le Roi des Monstres. Et pour moi, tout est parfait : son apparence, sa taille, ses mouvements, son rugissement, sa puissance…
C'est exactement comme ça que j'imaginais Godzilla.
Le docteur Serizawa : beaucoup trop attachant pour si peu de scènes... Parlons maintenant du docteur Serizawa. Ce personnage est absolument génial. Et le plus drôle, c'est qu'il n'a finalement pas énormément de scènes.
Mais à chaque fois qu'il apparaît, il apporte quelque chose. Il possède cette espèce de calme permanent qui contraste totalement avec la situation. Tout le monde autour de lui est en train de paniquer :
« MON DIEU, IL Y A UN MONSTRE DE 100 MÈTRES ! »
Et Serizawa :
« Oui. »
Voilà. Merci Serizawa.
Il dégage une véritable sagesse et surtout une fascination pour Godzilla. Il ne considère pas simplement la créature comme une menace qu'il faut éliminer. Il comprend qu'il y a quelque chose de beaucoup plus ancien derrière tout ça. Et son regard lorsqu'il observe Godzilla est particulièrement marquant. C'est probablement l'un des personnages que j'aurais aimé voir davantage. Parce qu'on sent qu'il y avait énormément de choses à raconter autour de lui.
Ford Brody est également un très bon personnage. Il aurait pu être le héros complètement générique qui traverse le film en courant entre deux explosions en criant le prénom de quelqu'un. Mais heureusement, ce n'est pas vraiment le cas. Ford sert surtout de point de vue humain au milieu de cette catastrophe. Et c'est justement ce qui fonctionne. Il n'a évidemment aucune chance de rivaliser physiquement avec Godzilla ou les mutos. Le mec arrive avec son équipement militaire pendant que Godzilla arrive avec des centaines de tonnes de muscles et une puissance nucléaire dans la gueule. Mais Ford reste attachant, notamment grâce à son histoire familiale et à sa relation avec son père.
Il permet aussi de rendre les événements beaucoup plus humains. On ne regarde pas simplement des monstres se battre.
On voit les conséquences de leurs affrontements à hauteur d'Homme.
L'un des plus gros points forts du film est probablement son ton. Godzilla ne ressemble pas à une grosse fête foraine remplie d'explosions. Le film possède une atmosphère sombre, inquiétante et presque apocalyptique.
Il y a quelque chose de très pesant dans l'ambiance. Les villes semblent constamment menacées. Les personnages ne savent pas vraiment ce qui va arriver. Et le spectateur non plus. La photographie contribue énormément à cette atmosphère. Les couleurs, les décors, la pluie, la fumée, les silhouettes gigantesques au loin… Tout donne l'impression qu'un désastre naturel est en train de se produire. Et c'est exactement le ton que j'attendais. Le film prend Godzilla au sérieux. Il ne cherche pas constamment à faire rire. Il ne transforme pas le monstre en mascotte. Il lui donne une véritable dimension presque mythologique.
spoiler: Une des scènes que j'adore est celle où Godzilla apparaît réellement dans toute sa splendeur. Après tout ce temps à attendre, le film nous offre enfin un plan suffisamment long pour admirer complètement la créature. Et là… Wow. On comprend immédiatement pourquoi il fallait autant le faire attendre. Le contraste entre les humains et Godzilla est impressionnant. Il est gigantesque. Et surtout, il n'est pas pressé. Il avance tranquillement comme s'il avait simplement décidé de faire une petite promenade digestive. Pendant ce temps, tout le monde autour est en panique absolue. Et Godzilla : « Je passe juste par ici. »
spoiler: Godzilla contre les MUTO : enfin la bagarre ! Et puis arrive évidemment le moment que tout le monde attend : Godzilla contre les MUTO. Et là, le film passe véritablement à un autre niveau. Le premier affrontement est particulièrement marquant parce que le film ne nous montre pas immédiatement tout le combat. Encore une fois, il joue avec notre frustration. Mais lorsque Godzilla se retrouve véritablement face à son adversaire… c'est jouissif. On ressent réellement le poids des coups. Ce n'est pas simplement deux créatures numériques qui se donnent des baffes pendant dix minutes. Chaque mouvement paraît lourd. Chaque rugissement paraît puissant. Chaque attaque semble avoir des conséquences. Et Godzilla paraît vraiment supérieur physiquement.
spoiler: Et comment ne pas parler de son souffle atomique ? Pendant une grande partie du film, on attend de voir Godzilla utiliser cette capacité. Et lorsqu'il le fait enfin… C'EST MAGNIFIQUE. Il ouvre la gueule. On comprend immédiatement ce qui va se passer. Et… BOUM. Le souffle atomique traverse littéralement son adversaire. C'est probablement l'un des moments les plus satisfaisants du film. Parce que le film nous a fait attendre Godzilla. Puis il nous a fait attendre son souffle. Et quand enfin il décide de l'utiliser, on a simplement envie de se lever et d'applaudir.
spoiler: Le combat final est évidemment le sommet du film. Godzilla affronte les MUTO dans un affrontement gigantesque au milieu de San Francisco. Et ce qui fonctionne particulièrement bien, c'est que le film garde toujours cette impression de gigantisme. Les bâtiments sont détruits, les rues sont ravagées et les monstres occupent littéralement tout l'écran. Mais surtout, Godzilla est incroyable. Il se bat comme une créature sauvage. Il encaisse. Il frappe. Il tombe. Il se relève. Et lorsqu'il finit par achever le MUTO mâle puis la femelle… c'est du pur plaisir. La manière dont il utilise son souffle atomique pour achever la femelle est probablement l'un des meilleurs moments du film. Puis Godzilla s'écroule après le combat. Pendant un instant, on se demande même s'il est mort. Et finalement… Il se relève. Il pousse un dernier rugissement. Puis il repart vers l'océan. Le Roi des Monstres vient de sauver la ville avant de repartir comme si de rien n'était. Il ne demande même pas de médaille. Pas de discours. Pas de cérémonie. Il fait son travail et il rentre chez lui. Respect.
Il faut également rendre hommage aux effets spéciaux. Parce que Godzilla aurait pu être complètement raté. Mais non. Les effets sont excellents. Les monstres ont du poids, les destructions paraissent crédibles et les affrontements donnent réellement l'impression d'être gigantesques. Godzilla surtout bénéficie d'un travail exceptionnel. On distingue les détails de son corps, les mouvements de ses muscles, ses expressions, ses déplacements…
Il semble vivant. Et c'est probablement ce qui permet au film de fonctionner aussi bien.
Maintenant, soyons honnêtes. Le film possède quelques moments où on s'ennuie un peu. Le rythme peut être assez lent. Certaines séquences donnent l'impression que le film pourrait avancer un peu plus rapidement. Et évidemment, l'attente avant de voir réellement Godzilla peut frustrer. Mais personnellement, je pardonne énormément au film.
Pourquoi ? Parce que chaque fois que Godzilla apparaît… JE LUI PARDONNE TOUT. Le film peut me faire attendre quinze minutes dans une gare sans train, je m'en fiche. Si au bout du quai Godzilla apparaît, je considère que le retard est justifié.
Verdict: le Roi est de retour !
Au final, Godzilla est pour moi un excellent reboot. Le scénario fonctionne, l'atmosphère est géniale, le ton est parfaitement maîtrisé, les effets spéciaux sont magnifiques et les personnages humains sont suffisamment intéressants pour que l'on puisse suivre l'histoire entre deux apparitions du monstre.
Ford est un très bon personnage, Serizawa est particulièrement attachant malgré le peu de temps qu'on lui accorde, et surtout…
Godzilla est absolument incroyable. Son design est parfait. Sa taille est parfaite. Sa puissance est parfaite. Son rugissement est parfait. Ses combats sont géniaux. Et ses apparitions sont suffisamment travaillées pour devenir de véritables événements. Oui, Godzilla se fait attendre. Oui, parfois le film avance à la vitesse d'un escargot qui aurait oublié pourquoi il était parti. Mais lorsque Godzilla arrive, on comprend immédiatement pourquoi le film a autant insisté sur l'attente. Parce qu'on ne regarde plus simplement un film catastrophe.
On regarde le Roi des Monstres. Et franchement, après avoir vu ce Godzilla-là, le seul véritable problème est le suivant : Comment voulez-vous regarder un autre film de monstres géants après ça ?
Un reboot extrêmement réussi, avec un Godzilla monumental, une atmosphère exceptionnelle et quelques scènes qui donnent exactement ce qu'on attendait depuis le début : voir le Roi des Monstres faire comprendre à tout le monde que la planète n'est définitivement pas son terrain de jeu… c'est lui qui est le terrain de jeu.
J'ai beaucoup aimé la mise en scène de Gareth Edwards. Il choisit de montrer progressivement Godzilla, ce qui installe une vraie tension et rend l'attente encore plus efficace.
La première partie du film est pour moi la meilleure partie du film. On est totalement embarqué aux côtés des protagonistes.
Le rythme s'essouffle un peu au milieu avant de repartir de plus belle avec des scènes d'action et du grand spectacle.
J'ai aimé la manière dont le film développe le mythe de Godzilla, en expliquant que ces créatures gigantesques existent depuis des millions d'années. Une idée qui donne une vraie ampleur à l'univers.
La première partie du film est pour moi la meilleure partie du film. On est totalement embarqué aux côtés des protagonistes.
Le rythme s'essouffle un peu au milieu avant de repartir de plus belle avec des scènes d'action et du grand spectacle.
J'ai aimé la manière dont le film développe le mythe de Godzilla, en expliquant que ces créatures gigantesques existent depuis des millions d'années. Une idée qui donne une vraie ampleur à l'univers.
Godzilla propose un blockbuster efficace qui remplit son contrat sans pour autant être exceptionnel.
J’ai apprécié certaines idées de mise en scène, notamment dans la façon de retranscrire le gigantisme des créatures, avec plusieurs plans qui donnent une véritable impression de puissance et d’échelle. Le spectacle est au rendez-vous et l’ambiance fonctionne plutôt bien, même si l’ensemble manque parfois d’un peu plus de caractère pour réellement marquer les esprits.
J’ai apprécié certaines idées de mise en scène, notamment dans la façon de retranscrire le gigantisme des créatures, avec plusieurs plans qui donnent une véritable impression de puissance et d’échelle. Le spectacle est au rendez-vous et l’ambiance fonctionne plutôt bien, même si l’ensemble manque parfois d’un peu plus de caractère pour réellement marquer les esprits.
c'est un film plaisant et bien fait.
le casting est bien structuré et tout le monde joue suffisamment bien.
les effets spéciaux sont encore très crédibles et très beaux après tout ce temps.
le casting est bien structuré et tout le monde joue suffisamment bien.
les effets spéciaux sont encore très crédibles et très beaux après tout ce temps.
On attend un certain temps avant de voir Godzilla. On ne voit pas assez le combat entre les créatures. 14,5/20.
Un Blockbuster plus fin qu’il n’en a l’air et finalement très premier degré. Un divertissement réussi.
le film godzilla premier du nom, il est bien mais sans plus. le 2 était largement meilleur. je l'ai revu aujourd'hui parce que je me rappelais plus du film point négatif, c'est qu'on voit godzilla beaucoup trop tard dans le film
Ne vaut pas le premier..! Très long, des scènes d'action coupées en mode bande annonce... D'autres bestioles qui n'ont rien à faire là ! Godzilla trop rare dans le film bref pour les geeks...
La bande son est très sympa, très bien réfléchie et donne un truc en plus au film. Le scénario est pas mal du tout. Deux trois scènes du film sont vraiment magnifiques. Jeu d’acteur moyen+
Le jeune réalisateur Gareth Edwards auteur du remarqué « Monsters » s’est vu confié la lourde tâche de donner une nouvelle jeunesse au célèbre monstre nippon. Le pari était osé tant on se souvient de l’échec du précédent essai hollywoodien mais s’avère être un franc succès. En effet le cinéaste livre un film catastrophe détonnant faisant de Godzilla la véritable star du film tout en ne négligeant pas les personnages humains bien que ces derniers manquent dans l’ensemble d’épaisseurs. Non c’est bien un film de Kaiju auquel on assiste aussi spectaculaire que puissant et qui multiplie les morceaux de bravoure bien servi par des effets spéciaux impressionnants jusqu’à un combat final titanesque. Le réalisateur est parvenu à rendre hommage au Godzilla original de Honda tout en l’adaptant aux canons des grosses productions actuelles. Le résultat est démesuré, perfectible sur son scénario mais qui bénéficie d’une mise en scène inventive et brillante qui apporte une force brute à un long-métrage qui a l’intelligence de replacer la créature au centre d’un propos où la nature est incontrôlable par l’homme tout en ne négligeant pas l’aspect nucléaire que ce soit son importance dans la genèse de Godzilla où de son impact sur notre société actuelle. L’ensemble est un divertissement de qualité qui emporte tout sur son passage.
Bravo à Gareth Edwards !!!
Pendant tout le film on sans l’enjeu et l’énorme présence de Godzilla, on ne vois et il fait quand très peur, les acteurs sont super, le scénario aussi.
Je le recommande aux fans du terrifiant monstre !!
Pendant tout le film on sans l’enjeu et l’énorme présence de Godzilla, on ne vois et il fait quand très peur, les acteurs sont super, le scénario aussi.
Je le recommande aux fans du terrifiant monstre !!
Ce reboot de Godzilla mise beaucoup sur l’ambiance et les effets spéciaux grandioses, avec des scènes de destruction impressionnantes. La créature est bien rendue, et les moments où elle apparaît sont souvent spectaculaires.
Cela dit, le film prend son temps pour installer l’histoire, ce qui peut sembler long, et les personnages humains manquent parfois de profondeur. L’action est parfois trop centrée sur eux, au détriment du monstre.
Cela dit, le film prend son temps pour installer l’histoire, ce qui peut sembler long, et les personnages humains manquent parfois de profondeur. L’action est parfois trop centrée sur eux, au détriment du monstre.
J'ai fini "Godzilla" version 2014 avec un sentiment assez partagé, mais globalement positif. Gareth Edwards livre un film visuellement impressionnant, où la créature titanesque reprend enfin toute sa dimension mythologique. Le soin apporté à la mise en scène, notamment dans les scènes de destruction, force le respect. Certaines séquences sont même franchement épiques, avec une atmosphère pesante et une tension bien dosée, notamment grâce à une bande-son immersive et un sens du rythme plutôt maîtrisé.
Cependant, j’ai trouvé que le film mettait un peu trop de temps à vraiment démarrer. Le choix de faire monter la pression en gardant Godzilla en retrait pendant une bonne partie du film est audacieux, mais parfois frustrant. On sent la volonté de se rapprocher du style des films catastrophe classiques, où l'humain est placé au centre de l'intrigue… mais justement, c’est peut-être là que le bât blesse. Les personnages manquent de relief, et j’ai eu du mal à m’attacher à eux, malgré un casting pourtant solide (Bryan Cranston, en particulier, méritait mieux).
Ceci dit, quand Godzilla entre enfin en scène, on est servi. Les combats contre les MUTO sont bien fichus, lisibles et spectaculaires, sans sombrer dans l'excès numérique comme c’est parfois le cas dans ce genre de production. Il y a un vrai respect pour la figure du monstre, une sorte de noblesse qui transparaît, et j’ai aimé cette vision presque "divine" de la bête, protectrice autant que destructrice.
Au final, je ne crie pas au chef-d'œuvre, mais j’ai passé un bon moment. Le film assume son héritage tout en proposant une approche plus sérieuse et contemplative que les versions précédentes (et heureusement bien loin du film de 1998…). Si vous cherchez un blockbuster qui prend le temps de poser son ambiance, "Godzilla" mérite qu’on lui laisse sa chance. Pas parfait, mais clairement un beau retour en grâce du roi des monstres.
Cependant, j’ai trouvé que le film mettait un peu trop de temps à vraiment démarrer. Le choix de faire monter la pression en gardant Godzilla en retrait pendant une bonne partie du film est audacieux, mais parfois frustrant. On sent la volonté de se rapprocher du style des films catastrophe classiques, où l'humain est placé au centre de l'intrigue… mais justement, c’est peut-être là que le bât blesse. Les personnages manquent de relief, et j’ai eu du mal à m’attacher à eux, malgré un casting pourtant solide (Bryan Cranston, en particulier, méritait mieux).
Ceci dit, quand Godzilla entre enfin en scène, on est servi. Les combats contre les MUTO sont bien fichus, lisibles et spectaculaires, sans sombrer dans l'excès numérique comme c’est parfois le cas dans ce genre de production. Il y a un vrai respect pour la figure du monstre, une sorte de noblesse qui transparaît, et j’ai aimé cette vision presque "divine" de la bête, protectrice autant que destructrice.
Au final, je ne crie pas au chef-d'œuvre, mais j’ai passé un bon moment. Le film assume son héritage tout en proposant une approche plus sérieuse et contemplative que les versions précédentes (et heureusement bien loin du film de 1998…). Si vous cherchez un blockbuster qui prend le temps de poser son ambiance, "Godzilla" mérite qu’on lui laisse sa chance. Pas parfait, mais clairement un beau retour en grâce du roi des monstres.
Lors de sa projection au cinéma j'ai été décu par cette nouvelle version... La faute à un Godzilla relayé en acteur secondaire. L'intrigue tourne très peu autour de lui et nous prenons notre mal en patience dans l'attente d'une de ses rares mais spectaculaires apparitions. Hélas souvent notre patience n'est pas toujours récompensé quand la bête apparaît, elle disparaît souvent en plein climax par un habile procédé de transition. Les scènes d'actions sont par contre très efficace mais mal rythmées pour l'ensemble du film. Le scénario bien que simpliste se veut faussement complexe et intelligent, ce qui nous donne des très longs moments de dialogue redondants et pas souvent intéressant. Quant au jeu d'acteur, il est correct dans l'ensemble bien que l'on ait peu d'empathie pour les personnages à cause de nombreuses situations de déjà vu dans d'autres films. Au final Godzilla est un film ou l'on ressent un certain respect pour le mythe et une volonté de bien faire de la Part du réalisateur malgré un manque de rythme ce qui nous donne un film d'action de facture moyenne pour l'ensemble. Dans le genre, on lui préféra Pacific Rim.
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