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Dicidente
49 abonnés
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3,5
Publiée le 27 février 2013
Film original, qui traite des relations amoureuses avec véracité, en tout cas d'une manière différente de ce qu'on peut nous montrer ailleurs, même s'il ne nous montre pas toutes les facettes de l'amour. Certains diront que la manière dont c'est traité est surfaite et qu'elle jette de la poudre aux yeux, au contraire, je la trouve dramatique et assez déprimante. Ce film n'est pas brut, mais plutôt tourné façon poétique, romantique. Chacun est différents, donc tout le monde ne se reconnaîtra pas. Les musiques, et les couleurs (typiques de Xavier D.) mettent en valeur le film. Les acteurs sont bons, et les personnages attachants. L'accent québécois donne une touche d'exotisme. Malgré tout, il m'as semblé que certaines scènes sont inutiles, il est peut-être un peu trop étouffant de rester scotché uniquement sur des personnages, et pas sur des décors, paysages, l'exterieur, ect...On en veut encore des comme ça, et du Xavier Dolan, à quand son prochain film?
Ce mec est un génie ! Le troisième que je vois après "j'ai tué ma mère" et "laurence anyways" et j'ai autant aimé que les deux précédents. Les BOs sont toujours impeccables, les scènes d'amour filmés avec une extrême sensualité et ce mélange d'élégance, de mode vintage et de nudité du sentiment amoureux est magistral.
Avec un scénario plutôt confus, "Les Amours Imaginaires" ne se prête pas à une histoire très prenante. En effet, on a du mal à rentrer dans le long-métrage, le mélange interviews et l'aventure des personnages ne passe pas. De plus, les dialogues sont mous et inintéressants. Par ailleurs, la réalisation est trop juste. Néanmoins, les acteurs jouent correctement. Ainsi, le film n'arrive pas du tout à captiver et l'ennui y est malheureusement mortel.
Mais comment ce navet insipide peut susciter tant de dithyrambes parmi la critique ? On nous parle de Nolan en génie précoce alors qu'il a tout de l'ado attardé : niveau zéro du scénario (un sitcom puéril et ennuyeux) et de la mise en scène (allez, on filme au ralenti une nana qui marche dans la rue et on balance "Bang bang" : il fallait oser !). A l'image de la mise en scène chichiteuse et vaine, les acteurs en font tous des tonnes (c'est un vrai festival de grimaces - même Jim Carrey dans un film des Farelly est plus sobre). Quant au propos, il est traité avec une telle niaiserie qu'on se demande si Nolan vit bien au même siècle que nous (j'ose un mélo bissexuel et je rougis tellement l'idée est audacieuse). Ah si, il vit bien à notre siècle : il a vu tous les films de Wong Kar Waï. Surtout les passages au ralenti. C'est tellement moderne le ralenti... A vomir.
16 165 abonnés
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4,5
Publiée le 28 juin 2021
Amour, attente, dèsir, tendresse, sexualitè et le combat des sentiments en toile de fond! Et si "Les amours imaginaires" n'ètait qu'au fond une oeuvre qui parle d'amour sans jamais en parler ? Xavier Dolan, le jeune prodige du cinèma canadien, n'en finit plus de nous èblouir la rètine! Une sorte de monde fantasmè et rêvè avec des couleurs pop à rendre jaloux Pedro Almodovar! Lorsqu'il filme, on oublie tout! Un regard personnel et artistique sur les amours contrariès, impossibles et imaginaires avec une extraordinaire performance de Monia Chokri! Les ralentis et l'ambiance sonore y sont prèpondèrants dans un film audacieux au rythme unique! Chaque rèplique fait tilt, chaque chanson est inoubliable, de Dalida à Indochine en passant par le groupe The Knife! Pourtant "The Death and Life of John F. Donovan" (2018) semble indiquer un changement important chez l'acteur / rèalisateur et laisse prèsager la confirmation prochaine de tout ce que "Les amours imaginaires" et "Laurence Anyways" laissaient augurer! Crèatif, virtuose et abouti! Chapeau bas...
Pour son deuxième film, Xavier Dolan s'empare des fantasmes et désillusions amoureuses et signe un petit bijou à l'esthétique pop et stylée qui ne manque pas d'humour.
Un grand film de Xavier dolan, la bande sonore est toujours super bien choisit, j’adore ces coupures sur fond de joie ou mélancolie ! Un bon film parlants d’amour sentiments jalousie et peine, là où la passion parle, elle vient et repars. Un film pleins d'ivresse !
Comédie dramatique, écrite et réalisée par Xavier Dolan, Les Amours Imaginaires est un très beau film. L'histoire se déroule dans le milieu artistico-estudiantin aisé de Montréal, et nous fait suivre Francis et Marie, deux amis très proches qui vont éprouver un coup de cœur simultané pour le même garçon, Nicolas. Chacun des deux amis lui manifeste son intérêt en tentant de le séduire mais Nicolas reste ambigu vis-à-vis d'eux en ne manifestant pas de réelle préférence. Un étrange trio amoureux se forme alors. Ce scénario nous embarque pendant un peu plus d'une heure et demie dans une intrigue simple très bien menée. On se prend rapidement d'affection pour ces trois êtres à la recherche de leur âmes sœur. Ce triangle amoureux donne lieu à une romance mouvementée s'exprimant à travers des scènes pénétrant leur intimité. L'ensemble est porté par un trio tout à fait attachant interprété par une distribution jouant de façon naturelle comprenant Xavier Dolan lui-même, Monia Chokri et Niels Schneider. Ce trio entretient des rapports mêlant séduction, jalousie, doutes, déceptions et joie. Des relations qui procurent quelques belles émotions soutenues par des dialogues d'une grande authenticité. Mais c'est bien la forme qui magnifie vraiment ce récit et qui est la principale force du métrage. En effet, la réalisation du cinéaste canadien s'avère particulièrement qualitative. Sa mise en scène bénéficie de beaux mouvements de caméras et évolue dans dés décors bien mis en avant. L'esthétique est particulièrement travaillée et soignée avec des ralentis bien sentis et des jeux de lumières inspirés donnant lieu à de nombreux très jolis plans colorés. Il en va de même pour les attirants visages des protagonistes et leurs corps qui sont filmés au plus près afin de nous faire ressentir leurs réactions via leurs mouvements corporels. Ce ravissant visuel est en plus accompagné par une b.o. extrêmement plaisante comportant des grands standards raisonnant parfaitement avec le propos. Ces titres se font grandement remarqués quand ils apparaissent à l'écran et cela pour notre plus grand bonheur auditif tant ils collent superbement aux images. Reste une fin à la hauteur de l'ensemble venant mettre un terme à ces unions entremêlées. En conclusion, Les Amours Imaginaires est une très belle œuvre méritant assurément d'être admirée.
Dolan exige de chaque plan un effet définitif, dans ce cinéma très étudié, très maniéré, multiple les effets de manche, à répéter sans arrêt les gimmicks empruntés à d'autres dont le ralenti dont il use et abuse jusqu'à essoufler son effet, dans ce cinéma où les personnages si livrent tellement peu, où ils livrent tellement tout, Dolan parle encore à notre côté le plus primitif, le plus instinctif, le plus animal, parlant à nos ventres, créant un malaise grandissant qui nous monte lentement par le gorge. Maitrisé dans la forme, mais pas encore totalement maitrisé dans sa forme et dans le développement de ses personnages, Dolan a posé là toutes les bases de son cinéma qui murit à une vitesse folle. Tripant.
On sent déjà la patte créative, parfois artificiellement, de la mise en scène du jeune Dolan dans ce deuxième long métrage, ainsi que le traitement toujours violent de la figure de la mère. Ce film manque de rythme et ne tient pas la comparaison avec les films qui viendront plus tard. La musique de Bang-bang ne suffit pas à faire mouche. Le scénario du trio amoureux dans lequel un copain et une copine tombent amoureux du même garçon à la beauté androgyne reste simpliste, et n’affiche pas la surprenante maturité de Momy ou Laurence anyways. Dolan s’expose lui-même comme une thérapie nécessaire pour afficher son homosexualité, bref à classer comme un exercice de génie en devenir. DVD aout 17.
Le réalisateur Xavier Dolan peine à intéresser aux atermoiements amoureux de deux ami(e)s pour le même jeune homme qu’il dépeint dans un film au maniérisme qui confine à la prétention pure. Dolan semble oublier que derrière la sophistication de sa mise en scène ses personnages se doivent d’exister et ici il échoue clairement.