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corentinvonb
38 abonnés
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2,0
Publiée le 27 octobre 2011
Un humour qui atteint parfois sa cible mais l'ensemble manque beaucoup de subtilité. Encore un acteur qui passe derrière la caméra, après Canet ou Berry, Julie Delpy se lance et se perd. Les vacances de famille, on avait déjà donné avec les Petits Mouchoirs. Non merci.
"Le Skylab" est un film mélangé de "Les Petits Mouchoirs" (pour le côté "film chorale sur le thème des retrouvailles en province"), de "La Soupe Aux Choux" (pour la Bretagne maintes fois référencée) et de "La Guerre des Boutons" (pour les enfants). Sauf que cela ne prend jamais sur un principe simple : un film sans histoire, c'est comme une crèpe sans Nutella, bon mais fade, long et parfois ennuyeux. Une vraie déception au regard de la bande annonce qui promettait beaucoup plus. Vraiment dommage pour cette sublime brochette d'acteurs tous plus formidables les uns que les autres (notamment les enfants).
Une journée de vacances en famille. Le skylab c'est ça, une (grande) famille qui se retrouve le temps d'une journée pour célébrer l'anniversaire d'une mami. Julie Delpy fait donc ce qu'elle sait faire de mieux : Filmer avec simplicité des gens simples. Tout y passe, le repas cacophonique du midi, la virée à la plage, et la soirée où les illusions des enfants convergent avec les désillusions des parents. Petits et grands s'entremêlent dans ce ballet de personnages où réflexions absurdes et blagues de mauvais goût rythment la danse.
On peut reconnaître au film de réussir à rendre à ce bordel désorganisé une certaine cohérence, on ne se perd pas entre les personnages, il y a peu de confusions et on profite sans encombres des diverses situations. Les dialogues sont drôles, touchants, inventifs, et l'impression d'improvisation de la part de certains personnages ajoute une vraie valeur ajoutée au film. Ce casting bourrée de têtes connues se révèle plutôt sympathique, Eric Elmosnino en tête de liste, impeccable en grand enfant blagueur. L'absurdité de certaines discussions fait mouche et c'est tout cet attirail de folies entremêlées qui fait la grande force du film.
On a cependant vite fait le tour de table et après une première partie qui redonne le sourire on se lasse rapidement. La séquence de la plage terminée il n'y a plus grand chose à se mettre sous la dent, ce n'est plus très drôle, pas vraiment émouvant, et à moins d'avoir une nostalgie qui se rapproche de celle de Julie Delpy on reste assez insensible aux dernières minutes. La menace du skylab qui pèse sur les têtes s'estompe, la cacophonie aussi, et c'est presque avec indifférence que l'on termine ces 24 heures de rire qui n'auront été marrantes qu'un tiers du temps. Je ressens le même gêne qu'avec 2 days in New York, c'est drôle, la vulgarité est usée à bon escient, mais ça manque de consistance, de punch, de second souffle.
Julie Delpy fait donc un nouveau film qui plaît mais qui laisse un goût amer. Les caricatures esquissées sont plaisantes, on se ravit de les voir tomber dans l'absurdité, de faire planer une certaine nostalgie d'une époque passée, mais on finit par décrocher inévitablement. C'est dommage mais c'est aussi la marque de fabrique de la réalisatrice, dont j'apprécie le travail sans pouvoir y adhérer complètement.
Si vous aimez les films avec un scénario, des rebondissements, une intrigue, une fin surprenante...alors ne venez pas voir le Skylab qui filme les repas de famille que nous vivons tous ni plus ni moins.quelques moments drôles néanmoins
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4,5
Publiée le 1 juillet 2021
Julie Delpy est une cinéaste franco-américaine qui a oscillé entre des rôles dans des films acclamés et la réalisation de ses propres films. Ce quatrième long métrage se déroule en 1979 et se concentre sur une réunion de famille en Bretagne pendant les vacances d'été perturbée par la chute sur terre de la station spatiale qui donne son nom au film. Delpy s'est inspirée de ses propres expériences d'enfance pendant l'écriture et admet même que beaucoup de répliques du film sont littéralement sorties de sa mémoire et de nombreux personnages étant inspirés d'une manière ou d'une autre par des membres de sa famille. La cinéaste incarne Anna la mère d'Albertine la petite fille de neuf ans obsédée par le satellite et incapable de comprendre la relative indifférence de son aînée à l'égard du fait divers qui se déroule dans leur voisinage direct. Une tension s'insinue dans les interactions de la famille élargie et donne lieu à de nombreuses scènes purement dramatiques interprétées de manière convaincante par une équipe solide. Delpy aborde des thèmes plus sombres avec confiance et dextérité et Skylab est un film captivant élégant sans fioritures qui vient enrichir la carrière d'une cinéaste de très grand talent...
Pareil les comédies généralement j'ai tendance à fuir mais celle là est drôle et lance un regard sur les années de mon enfance assez juste . Bien sûr c'est rempli de clichés mais comme toutes les comédies ...c'est le ressort des comédies le cliché mais quand il est utilisé de cette manière c'est plutôt savoureux . Julie Delpy qui est avant tout une très bonne comédienne brosse le portait d'une grande famille avec des conflits mais surtout beaucoup d'amour . C'est drôle et touchant un peu comme dans la "vraie" vie . Un joli film .
Le "skylab" part d'un bon sentiment en présentant ce repas de famille et sa galerie de personnages. Mais malheureusement au bout d'une heure de film, Julie Delpy n'a plus rien à raconter et déroule la pellicule avec des histoires sans intérêt, des longueurs. dommage
On plonge dans les années 70 avec ce film qui raconte sur quelques jours une réunion de famille en Bretagne à l'occasion de l'anniversaire d'une mamie, B. Lafont, qui cotoie E. Riva. Du beau monde quoi. Complété par la délicieuse J. Delpy, Éric Elmosnino qui a du oublier de se laver dans ce film :), cette comédie est bien emmenée, aussi servie par de formidables enfants acteurs. Entre les 2 V. Lacoste est parfait. Ce film nous ramène donc aux années 70, on a vraiment l'impression que tout était parfait ou presque, la liberté quoi. Ce film cherche aussi à traiter des sujets aussi variés que la guerre d'Algérie, la 2nde guerre mondiale, la guerre du Vietnam, le Skylab dont 'personne n'avait jamais entendu parlé' pour les adultes, le passage à l'adolescence et à l'age adulte pour les plus jeunes. On passe un bon moment. Ce film rappelle d'ailleurs celui de G. Lellouche.
La famille n'est-elle pas la corollaire idéale à une vie heureuse, prendre 'heureuse' dans le sens simple et moderne du terme ? Quoi de plus fort pour lier deux êtres qu'une tragédie commune, un drame, une douleur, parfois même une joie ? .. 'Skylab' et on ne pourra pas lui enlever cela entreprend finalement quelque chose d'assez rare ; reconstituer des moments de vie au sein d'une famille 'type' des années 80 et c'est très réussi. Touchant et drôle c'est évidemment le cocktail parfait pour le genre ; le but est atteint avec brio. Entre les 'artistes-comédiens', le 'médecin' 'l'ancien militaire' 'la prof' le 'glandeur' et toute la tripotée 'd'enfants', il est inévitable de s'identifier et de se retrouver au moins une fois dans le long métrage.. L'identification étant un procédé extremement efficace, le film l'est tout autant. Les scènes sont drôles, les discussions toujours animées, vivantes, souvent ridicules donc véritables et les acteurs d'une justesse étonnante.. Inutile de s'étendre 'Skylab' atteint le but qu'il vise ; émouvoir et faire rire. Certes on peut lui reprocher de s'en cantonner à ce prédicat et ne pas pousser l'investigation plus loin mais là est un autre débat. Un film rafraichissant et imparfait : a voir !
Excellent film, très bien joué. Tous ceux qui avaient 15 à 99 ans se souviennent de cette époque où la France allait bientôt élire un president de gauche. Les parents qui empechaient les "jeunes" de vivre leur vie, les anciens d'Algerie qui n'en parlaient pas, les grands mère omnipotentes... Bref, un film émotion qui parlera à tous car intemporel
Toujours aussi rafraîchissant, après un Two days in Paris qui m'avait emballé, j'ai été ravi de retrouver Julie Delpy en pleine forme, le sens du dialogue est toujours là. Les acteurs sont tous super, les musiques, la réalisation et cette dose de folie qui nous fait passer deux heures formidables !
Je m'attendais à beaucoup mieux. Tout au long du film, je me suis demandé quel était l'intérêt de ce que l'on voit à l'écran. Car cette histoire ne décolle jamais, ne raconte rien de plus qu'un simple fragment de vie de famille. En gros, y a mamie qui fête ses 67 ans un jour d'été 1979, avec toute la famille est réunie pour l'occasion. Ils bouffent, ils parlent de tout et de rien, ils rigolent, ils vont à la plage... et franchement, on s'en fout un peu. Car ça manque de piquant tout ça, c'est bien trop gentil. La preuve, on se réveille dès qu'il y a une petite engueulade entre deux personnes, comme lors du débat politique. Et encore, même là c'est pas très fin, de la politique de contoir, gauchiste contre facho (j'éxagère même pas). Ca reste sympa, et on se marre parfois grâce quelques dialogues font mouche. Mais le tout reste bien trop inoffensif pour que l'on se prenne vraiment d'intérêt pour ce film un peu vain. A voir à la télé quoi.
Ce film de Julie Delpy s’apparente indéniablement à la recréation d’un album de famille. C’est ce qui en fait ponctuellement son charme mais en souligne ses limites. Les situations décrites, anecdotiques et faiblement dialoguées, ne brillent guère par leur originalité et diffusent en proportions égales autant d’amusement que d’ennui. Le point fort de l’évocation de cette réunion familiale le temps d’un week-end : son vaste casting parfaitement élaboré dont on savoure particulièrement les prestations des deux mamies incarnées par Bernadette Lafont et Emmanuelle Riva ainsi que celle de Denis Ménochet, une nouvelle fois convaincant et d’une présence forte à l’écran. A l’instar du fameux satellite égaré dans l’espace et qui tombera bien loin de sa destination annoncée, la Bretagne, « Le Skylab » inspire tout autant ce sentiment que la cible n’a pas été atteinte.
Un pur délice ... drôle et ultra crédible, ça résonne. Les comédiens, tous autant qu 'ils sont , donnent à cette équipe un parfum de vraie famille . Julie Delpy me regale un peu plus à chaque nouveau film, son choix d'acteurs est impeccable et son ton toujours aussi juste. Merci pour cet optimiste dans ce paysage du cinéma d'auteur souvent bien sombre.