Avis : Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures) - Page 6
Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures)
Note moyenne
2,4
1019 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
227 critiques spectateurs
5
20 critiques
4
24 critiques
3
29 critiques
2
43 critiques
1
43 critiques
0
68 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
streetplane
1 abonné
16 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 11 août 2012
Ou est la rêverie, le monde imaginaire et merveilleux des morts, réincarnés ou pas. Les images et les plans sont plats, banals, le rythme est d'une lenteur insoutenable sans véritable raison, on assiste à des scènes entières (le mong qui passe sous la douche, se sèche et s'habille) sans aucun intérêt narratif ou esthétique. Comment peut-on attribuer une palme d'or à ce qui n'est pour moi qu'un très passable exercice d'étudiant en cinéma? Cette palme d'or est une injure aux merveilles du cinéma, tous genres confondus.
Un émerveillement, une plongée dans un fluide doux, arrondi, tendre, à la surface duquel surnagent des images qui vous accompagneront toute votre vie. Accrochez-vous à Oncle Boonmee, vous ne le regretterez pas !
Rien, vide, ennuyeux. En outre on ne comprend rien au scenario, qui a du être écrit une nuit d'ivresse par un auteur en mal d'inspiration. Film à oublier ... vite.
Alors là ça ne passe pas... C'est très lent et surtout très long. On ne sait jamais vraiment où le réalisateur veut nous emmener. Quelques très belles scènes (la scène d'amour wouah !) et de très beaux plans (le premier notamment) mais au final je ne trouve pas qu'il filme si magnifiquement la jungle, en tous cas pas sur toute le longueur. L'idée n'est pas mauvaise, loin de là mais plusieurs interrogations restent sans réponses. Pourquoi une défunte apparait quasi invisible tandis que l'autre apparait en sorte de bigfoot de la jungle ?! L'autre gros soucis (le plus gros) est le manque d'émotion, jamais aucune émotion ne parait des interprètes... Et je ne parle pâs des dialogues insipides ou/et inoffensifs. 1 seul point donc pour les 2-3 scènes de pures grâces. Je pense que Apitchapong ne regarde de plus en plus le nombril...
Qu'il est difficile de parler des oeuvres de Joe (Apichatpong Weerasethakul)! Je me rends compte d'ailleurs que je n'aie pas encore émis de commentaire sur "Tropical malady" qui avec "Oncle Boonmee" sont les seules oeuvres que j'aie vues de cet incroyable réalisateur. Ces films ne sont pas faciles d'accès, c'est certain, le rythme est excessivement lent, peu de dialogues et la compréhension de ses histoires est difficile voir impossible tant son cinéma a pour seul objectif de nous faire ressentir et rêver. Peu de réalisateurs osent se lancer dans ce genre de projet ce qui signifie que la tâche ne doit vraiment pas être aisée (et commercialement intéressante pour obtenir son financement). Mais voilà, Joe maîtrise complètement son art, des images époustouflantes, des sons envoûtants, une mise en scène poétique, onirique et contemplative, filmant la jungle avec un éclairage improbable voir dans une sombre obscurité, des personnages/animaux fantastiques avec des effets simples et rudimentaires mais diaboliquement efficaces. Dans "Oncle Boonme" on retrouve les mêmes thèmes abordés: réincarnation, mythologie, toutes les légendes que l'on croit sortir de ses souvenirs d'enfance. C'est magnifique et à déguster dans le noir et le silence totale car aucun élément perturbateur ne peut être toléré...
Quand je vois que ce film a obtenus une palme d'or, je me dis que soit je suis passé à côté du film, soit c'est symptomatique d'un véritable problème plus profond de ce qu'est l'essence du cinéma. Je pense qu'il y a un peu des deux là dedans, mais je pencherais surtout pour la première option. Un film avec un titre pareil, ça accroche le cinéphile que je suis, mais il faut bien admettre qu'il faut attendre les 20 dernières minutes pour parler de ses vies antérieurs. C'est un mensonge sur la marchandise, mais cela pourrait passer, si le film proposé autre chose. Or là, non le film se contente de filmer pour filmer. Alors oui, parfois c'est beau, cela fait du bien de prendre son temps. Mais quand le film ne propose rien d'autre que de contempler pour contempler, l'ennui ne peut que pointer le bout de son nez. Le pire dans tout ça c'est que le film était assez mystique, avec cette histoire de singe fantôme pour nous conter une histoire fascinante. Mais non au final on retient juste 3 endroits: la table avec la famille de nuit; l'oncle faisant du miel; et la scène de l'eau. Et je peux vous dire que ses 2 premiers endroits on parfois des bons dialogues, mais la dernière scène et longue et inintéressante. A trop vouloir nous faire contempler le film annihile tout ses enjeux. Parce ce que qui manque c'est une BO, presque tout le film est plat et sans BO, c'est un vecteur d'ennui profond. Je ne dis pas que le film avec une BO aurait été forcément bon, mais sans BO il nous achève.
Un film singulier, sensoriel et contemplatif, mais aussi très complexe. On a affaire ici à une expérience cinématographique hors du commun, qui nous fait perdre nos repères de spectateurs et nous emmène dans un monde d'impressions, de sensations qui laisse une trace dans l'esprit. La mise en scène est d'une grande simplicité, ce qui n'enlève rien à son ambition et à son inventivité. La succession de plans fixes (parfaitement cadrés et absolument sublimes au passage) est un parti pris qui permet de s'attacher, et on y revient toujours, à la sensation plus qu'à l'aspect formel où à l'esthétisme. Une grande mélancolie se dégage et les personnages sont très touchants. Malgré tout, le film reste très difficile d'accès et je dois avouer que je n'ai pas compris grand chose, ce qui rend tout cela furieusement frustrant. Cette frustration est la grosse ombre au tableau et gâche en partie l'expérience.
Aïe, aïe, je suis passé totalement à côté Je considère qu'Apichatpong, nous laisse au bord de la route, sans nous donner les "clefs" de cette religiosité, éloignée de la nôtre... Quelques très jolies scènes n'ont pas compensé mon incompréhension et l'hermétisme que j'ai ressenti....
L'avantage de sa Palme d'or est que celle-ci nous a permis de le découvrir, car sans ça, sa sortie aurait certainement bien plus confidentielle. Car même si sa qualité n'est pas transcendante, il est toujours intéressant de le voir. Le problème est que Apichatpong Weerasethakul s'enferme dans son propos spirituel, sur la vie, la mort, la réincarnation. Il part dans son délire et nous laisse dans le flou. Il a pourtant des choses intéressantes à dire. Paradoxalement, je ne me suis pas ennuyé. Un aspect magique du film...
Palme d'Or ou Palme qui endort ? La fracture est nette entre ceux qui portent Oncle Boonmee aux nues et ceux qui le qualifient, pour résumer, de brouet inepte. Et pourquoi ne pas emprunter une troisième voie, celle de ceux qui ont aimé, un peu, ne se sont pas ennuyés, mais ont trouvé que le film était inégal. Il est bon de préciser avant toute chose qu'il s'agit de l'oeuvre la plus accessible d'Apichatpong Weerasethakul, comparée à Blissfully yours, Tropical malady ou Syndrome and a century. La preuve, c'est qu'on peut la résumer (un homme va mourir. Il voit ses incarnations passées et futures). Ce film est une sorte de trip, mais doux, rien à voir avec Enter the void (trip halluciné), Film Socialisme (trip barré) ou les trips de Caen. Tout fonctionne plutôt bien dans la première partie avec l'apparition progressive des êtres aimés et disparus d'Oncle Boonmee autour de la table pour une conversation qui ne manque pas d'intérêt et on a le bonheur de tout comprendre (si, si). La plus belle scène vient un peu plus tard avec la rencontre d'une princesse et d'un poisson-chat. Magnifique. La suite est plus confuse et il n'est pas interdit de décrocher avant les scènes finales, certes énigmatiques, mais qui surprennent agréablement par leur réalisme (c'est contradictoire, et alors ?) et un certain humour (sic). Moyennant quoi, à la question, Palme d'Or ou Palme qui endort ?, il est tout à fait possible de répondre : ni l'un ni l'autre, faites-vous votre propre religion. C'est lâche ? Non, honnête.
Film emprunté un peu au pif dans une médiathèque, intrigué par l'appréciation de Tim Burton figurant sur la jaquette ("Ce film est comme un rêve, étrange et beau" - Rien que ça!!). Au final, un ignoble montage de bouts de chiffons et d'enfants morts dans un taudis digne des daubes de Kiarostami, un univers malsain, une photographie soporifique, des paysages inquiétants, un abîme d'ennui. L'Oncle Boonmee joue comme une casserole, le bruitage est infâme, et la version française (seule disponible sur le dvd) est horripilante !!
Un film qui ne ressemble à rien ! que c'est long... on dirait un film d'école de fin d'étude. Honteux au jury qui ont donné une palme d'or à un tel film...