Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures)
Note moyenne
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227 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 décembre 2012
Oncle Boonmee est décidément le film le plus exécrable que mes yeux aient vu. De bout en bout et du début à la fin, il ne se passe absolument rien, on s'ennuie à mourir, on ne pige strictement rien car les scènes n'ont absolument aucun rapport entre eux. De la pourriture confirmée à éviter de grandes pompes. Mais alors, peut-être que c'est de l'art contemporain, ça reste un ratage, un merdage et un viandage total style "chintok". Oncle Boonmee ou quand la Palme dort.
maxime ...

309 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2022
Apichatpong Weerasethakul, voilà un nom qui fait un peur lorsque l'on ignore tout de son cinéma mais que l'on écoute un peu trop les autres ! Un seul moyen pour se défaire de tout cela, s'y coller. Finalement, après visionnage, ce n'est plus la peur qui prime, mais bien une forme d'incompréhension à la fois déconcertante et excitante tant l'hallucination à quelques chose de neuf. On ne peux resté insensible à Oncle Boonmee, alors la meilleure façon de se manger le film est bien d'accepter de se perdre.

spoiler: Après vingt premières minutes sur les conditions, les décors, la découverte des protagonistes, le tout avec une caméra à la fois proche et lointaine ( sacrée contraste là encore ) on se prend une nouvelle apparition après celle du tout début. Huay, nous viens à tous et est accueillie à bras ouvert au sein de cette table et déjà une première décharge s'amoncelle en ce lieu charger d'éclairages et de lumière. La suite est encore plus incroyable, Boonsang le fils, lui aussi disparus s'invite et de quelle manière ... Sa transformation qu'il nous narre ne peu que parasité toute rationalité.
Rien que pour ça, le film cogne très fort et se démarque de toute affiliation trop prononcé.

Le spectre est de la partie, le jeu d'ombre et de lumière s'incorpore jusque dans la narration qui divague et dégomme linéarité et attentes conventionnelles. J'avoue n'avoir rien pipé à cette histoire de princesse, j'ai d'ailleurs du sacrément écarquillé les yeux sur le reste, mais je reconnais là une démarche totale et un investissement dans une croyance qui me semble assez démente pour prendre aux compte goutte chacun de ses dires, faits, mouvances sans jugement ostentatoire. L'éblouissement devant la scène ou le visage de cette femme devant son reflet à qui plus d'acté toute la puissance de la mise en scène de son réalisateur qui use de stratagèmes et de perceptions pour raconter un film infiniment beau à découvrir.

Oncle Boonmee ( celui qui se souvient de ses vies antérieures ) est un trip totale en matière de cinéma. Aussi déstabilisant soit-il, se genre d'expérience et une bouffée d'air dans un paysage parfois un peu trop cadenassé par nous autres spectateurs habitués de nos codes et sempiternelle demandes à revoir sans cesses les mêmes choses. Je ne dirai pas que je suis complètement près pour ce genre de proposition de manière quotidienne ( je reste un peu sur mes bases conservatrices à ce moment ( rires )) mais je pense vraiment à l'avenir pousser le truc avec ce cinéaste qui semble avoir dans son escarcelle une ribambelle de visions bien à lui. Passer à coté serais un peu dommage ...
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2021
Palme d’Or du Festival de Cannes 2010, Oncle Boonmee est souvent considéré comme « difficile » en raison de sa supposée lenteur et du mystère, voire de l’opacité, qui entoure son scénario. Le film du cinéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul opposerait ainsi grand public et critique cinéphile. Ceci étant dit, et si l’on prépare un minimum son état mental à une ambiance contemplative, on prendra un plaisir fou à se laisser transporter dans un film dont plusieurs séquences frôlent le sublime. D’une grande beauté plastique, onirique et sensuel, mais aussi politique et bucolique, ce film qui évoque la mort avec une douceur incroyable se laisse suivre comme un rêve éveillé, un ensemble d’images et de sensations à accepter comme elles nous viennent. Éblouissant.
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 septembre 2010
Apichatpong Weerasethakul est-il une réincarnation thaïlandaise d’Ingmar Bergman ou un imposteur ? Difficile de conclure après la vision du seul "Oncle Boonmee"... mais je pencherais plutôt pour la seconde hypothèse. Autant le dire: entre une mise en scène extrêmement statique, et un message pas évident à capter, le film se mérite. Certains vantent son côté sensuel, planant, métaphysique... Mouais. Encore faudrait-il qu’il y ait un véritable contenu. Et là, j’ai un doute. Certes, les images sont parfois belles (pas toujours). Certes, certaines séquences dans la jungle dégagent un parfum entêtant et mystérieux. Certes, les apparitions de fantômes du début créent un petit climat fantastique. Mais à côté, combien de tunnels d’ennui, de dialogues creux, de digressions sans intérêt ? Pour ne rien dire des 15 dernières minutes, complètement en décalage, dont le sens et l’intérêt m’échappent complètement. Beaucoup de critiques "branchés" ont mis en avant le côté expérimental du film, le considérant presque comme un fin en soi et le protégeant d’avance contre les critiques des "spectateurs ordinaires", soi-disant formatés par le cinéma hollywoodien et incapables de véritable sensibilité artistique. C’est oublier que nouveauté ne signifie pas qualité, et qu’un film n’est pas forcément riche en proportion inverse du nombre de spectateurs qu’il arrive à larguer en cours de route. En dépit de quelques beaux moments, "Oncle Boonmee" me rappelle une autre Palme d’or, décernée il y a quelques années au "Goût de la cerise" d’Abbas Kiarostami. La jungle thaïlandaise est un endroit moins déprimant que la banlieue de Téhéran, mais dans les deux cas, je suis sceptique...
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 545 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2020
Boonmee est malade, en fin de vie. Sa belle soeur l’accompagne dans son quotidien, ainsi que son neveu. Un soir, sa femme, morte depuis des années revient les voir, ainsi que son fils (sous une forme animale) qu’il pensait disparu à jamais.
Ce film est très lent, on prend le temps, c’est contemplatif. C’est également poétique, avec le retour des fantômes du passé pour accompagner Boonmee vers sa mort prochaine, dans le but de le rassurer sur ce qu’il se passera pour lui après sa mort. La place donnée aux animaux et à la nature est très importante, en effet Boonmee a des souvenirs de ses vies antérieures, sans parfois savoir si c’est sous forme animale, voire même végétale. Il y a également un côté “conte” avec l’histoire du poisson chat et de la princesse. L’ensemble est assez mystique.
Néanmoins, j’ai trouvé le film trop métaphorique, les idées qu’on veut faire passer sont à peine esquissées, c’est dommage car on sent qu’il y a des éléments très intéressants (un côté politique peut-être à un moment) mais par manque de connaissance de la culture politique et religieuse thaïlandaise, je pense ne pas avoir bien saisi toutes les idées que le réalisateur souhaitait faire passer, je n’ai pas trouvé cela assez clair.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 804 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juin 2025
Oncle Boonmee s’ouvre comme un rêve déjà entamé et le restera tout du long. Car ici, le film d’Apichatpong Weerasethakul n’appartient ni au temps ni au récit.

C’est un cinéma sans urgence, sans nœud, sans crête. Une pellicule de sensations posée sur la peau du monde. Ce qui se joue ici n’est pas la remémoration d’un passé mais la coexistence de toutes ses strates : les morts, les mythes, les bêtes, les hontes. Le titre est déjà une trahison : Boonmee ne « se souvient » pas, il est traversé. Les vies antérieures ne sont pas des récits à dérouler, ils contaminent le présent.

Dès les premières minutes, le film déjoue les mécanismes d’identification. Le spectateur croit s’installer dans une fable animiste mais la narration se dérobe. Le réel lui-même devient suspect. À table, une femme morte revient s’asseoir. Un fils, perdu depuis des années, réapparaît sous forme de singe-loup aux yeux rouges. Rien n’étonne, tout est accepté. L’étrange est incorporé. Comme si la mort n’était pas une rupture mais une translation d’état.

Ce qui se déroule alors, ce n’est pas une intrigue mais une dérive. Boonmee, condamné par ses reins, s’enfonce lentement dans la forêt, vers la grotte de sa naissance ou de sa mort.

Ce n’est pas un film sur les souvenirs, c’est un film qui se souvient à notre place, malgré nous. Il ne nous raconte pas les vies de Boonmee, il nous en laisse ressentir les frissons. Ici, le mythe ne sert pas à expliquer, Il enveloppe. Il hante. Le cinéma de Weerasethakul est un cinéma où la peur elle-même est rendue inutile, impensable, presque vulgaire. Tout est calme, tout est inquiétant.

Mais ce calme est une illusion. Ou plutôt une ruse. Sous la surface du film, une douleur circule, sourde, politique, irrésolue. Boonmee n’est pas qu’un mourant. Il est aussi un ancien militaire, un homme qui a « fait ce qu’il fallait », qui a tué, nettoyé, pour l’ordre. Le film ne l’accuse pas. Il le laisse dire. Il laisse ses fautes suinter dans la jungle. Les spectres qui apparaissent ne sont pas que les morts d’une famille : ce sont les refoulés d’une histoire nationale. Les corps oubliés des révoltes écrasées. Les silhouettes dissoutes du communisme rural. Le film ne prend pas position, il rend visible une mémoire que l’histoire officielle préfère effacer.

Alors, la lenteur ici n’est pas esthétisante, elle est vitale. C’est une lenteur de la plante, de la racine, de la mémoire souterraine. Regarder Oncle Boonmee, c’est apprendre à voir autrement. À attendre, à écouter, à oublier ce que l’on croit savoir du cinéma. C’est un cinéma de l’écoute élargie, du regard sans objet.

Et c’est en cela que le film est grand. Parce qu’il déplace notre seuil de perception. Parce qu’il nous sort de nous-mêmes sans violence. Parce qu’il refuse l’anthropocentrisme, l’idée même que l’homme serait le centre du monde. Il nous relie aux bêtes, aux morts, aux esprits, aux ombres. Il n’y a plus de hiérarchie.
Fbienne D
Fbienne D

16 abonnés 95 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 septembre 2010
J'ai pas tout compris. Il y avait de grosses maladresses et je ne sais pas si c'était voulu. J'étais plutôt dérangée par les ronflements de mon voisin. Malgré tout ça j'ai bien aimé l'abondance des évocations liquides, la fluidité de l'ensemble, la lenteur douce qui amenait le héros vers une mort acceptée.
gimliamideselfes

3 441 abonnés 4 015 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2010
Bon je l'ai vu, c'est celui que j'ai préféré du bonhomme. J'ai vraiment aimé les moments qui sortent de l'ordinaire, mais même dans ces moments il ne se passe rien.
Mais lorsque les hommes singes, dans la pénombre juste avec leurs yeux rouges, immobile regardent la caméra, ça vaut son pesant de cacahouète. Franchement au début je pensais avoir été conquis, mais j'ai lâché quand même le déroulement de l'histoire (entre la fatigue et le mec qui ronflait à côté).
Mais honnêtement je ne me suis pas trop fait chier, (enfin dur de faire pire que dans Tropical Malady). Mais là A.W. a l'intelligence de ne pas mettre une intro de 107 ans et de rentrer direct dans le vif (un comble) du sujet. Du coup à l'inverse de blissfully yours ou de tropical malady l'ennuie ne guette pas en première partie et pour alors désintéresser totalement du film, même lorsque ça redevient meilleur (pour Tropical Malady).
Sinon j'attends de voir le grand prix pour savoir s'il méritait la palme d'or, mais je pense que c'est une palme osée, mais qui sera un échec, sur les 12 ou 13 personnes qu'on était dans la salle 5 sont parties avant la fin.
Et puis la scène du repas est vraiment bien réussie ! Et puis même si j'ai pas compris grand chose, je suis content de l'avoir vu.
Fabien D
Fabien D

217 abonnés 1 281 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2010
Oncle Boonme, palme d'or improbable mais intéressante, est un film contemplatif et spirituel lent sans être pour autant ennuyeux. Faut-il se laisser happer par une atmposphère étrange et fantômatique. Ce film plutôt expérimental dans lequel se côtoient des hommes-singes êt des femmes fantômes est une sorte de rêverie entêtante et délicate ou la mort est vue comme une source d'apaisement. Si certaines scènes surprennent notamment l'accouplement du poisson chat et de la princesse , sans lieu avec le récit principal, une certaine poésie s'en dégage. Oncle Boonme n'est pas un film qui se laisse facileme,y comprendre et aborder. La fin problématique soullève bon nombre de questions mais ce voyage étrange entre tradition et contemplation vaut tout de même le détour. Mais à trop conceptualiser son art, Weerasethakul rend son film parfois hermétique et fait que l'on a tendance à passer à côté de certaines scènes et concepts trop abstraits pour convaincre. On peut d'ailleurs se demander l'intérêt d'une oeuvre assez pauvre narrativement et aussi dépouillé que complexe. Peut-on ou doit-on parler d'une certaine forme de pédantisme ou de pseudo-intellectualisme, pas sûr pour autant mais le débat peut-être lançé...
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 septembre 2010
Une énigme… à laquelle, je l’avoue, je n’ai pas compris grand-chose. C’est du cinéma asiatique et ce n’est probablement pas ma culture. C’est du cinéma lent, répétitif, contemplatif, avec de très belles images et une caméra pertinente, je n’en disconviens pas, mais qui me touche très peu… Le propos est lui aussi un peu en dehors de mon entendement - et de mon intérêt - d’occidental : les vies successives, les fantômes… La seule réflexion qui m’ait vraiment intéressé est celle de la place du mort lorsque le vivant auquel il s’attache meurt à son tour… Et la palme d’or à Cannes ? Enigme aussi ? Ah non, le président du jury était Tim Burton : avec son ego démesuré, il a dû penser que Weerasethakul rendait hommage à son cinéma !
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2010
On ne compte pas les palmes cannoises complètement anecdotiques. Cette palme-ci est pleinement justifiée. C'est un film extrêmement original, puissant, perçant, sans esbroufe, sans bruits inutiles. Il faut avoir un goût certain pour la contemplation, la lenteur et les théories animisto-bouddhistes pour apprécier pleinement le film. Mais si on est capable de s'abandonner à cette ambiance, à cette poésie, si on sait se laisser porter, si on n'attend rien, si on sait être hors du temps et de l'espace, seulement immergé dans le vert de la forêt thaïlandaise et pleinement présent à l'instant, alors on en est très récompensé.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2010
Une expérience singulière et fascinante. L'histoire en tant que telle laisse perplexe: ce n'est pas vraiment linéaire, c'est plus une affaire de sens et de perception. Les images sont magnifiques, l'atmosphère est sublime de sérénité. On tente de comprendre l'ensemble, mais soyons honnête c'est souvent difficilement déchiffrable. Impossible de disposer des toutes les clés, est-ce une question culturelle ? Ou de principes philosophiques obscurs que nous ne maîtrisons pas ?
Cette incompréhension ponctuelle est assez frustrante. Mais le film est tellement beau.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 septembre 2010
Malgré certaines scènes très intéressantes, le film n'empêche pas le spectateur de tomber dans un ennui profond sur la majorité du long-métrage.
jeremie747
jeremie747

48 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2010
Pour apprécier "Oncle Boonmee", il faut accepter de lâcher prise... Ici, point de narration ni de péripéties, tout est sensations, impressions, atmosphère. Mourant, Boonmee vit en bordure d'une jungle réprésentant la mort. Elle est inquiétante, bruissante, inconnue mais aussi ensorcelante et apaisante. Resté en bordure, d'où il reçoit la visite de fantômes, il finira par s'y enfoncer pour aller trouver la mort dans une grotte, sorte d'utérus où se finit cette vie et commencera la suivante. Apichatpong Weerasethakul nous invite à nous plonger dans un mode de pensée radicalement différent du notre. Un monde peuplé des fantômes des morts, un monde où la vie est un cycle sans cesse renouvelé, un monde où l'on se souvient de ses vies antérieures, un monde enfin où la vie et la mort sont inextricablement liées. On se laisse ainsi bercer par la poésie orientale de ce conte, par le bruissement magique de la jungle et par la douce beauté de la mise en scène.
Alexcherbourg
Alexcherbourg

23 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2011
Ce film est avant tout une extraordinaire aventure onirique et un grand apaisement. Il nous apprend aussi à envisager la mort avec sérénité.
Il faut toutefois faire l'effort intellectuel d'accepter un processus narratif fantasque, succession de scènes d'ordre merveilleux, au lien scénaristique ténu, qui nous rappellent avec douceur le cycle de la vie (l'allusion, métaphorique ou non, au vagin est récurrente, jusque dans la mort, le héros décidant de finir ses jours dans une grotte). Le réveil est lui beaucoup plus brutal, peut-être un peu artificiel. Les événements en Thailande arrivent en effet comme un cheveu sur la soupe ce qui constitue la principale faiblesse du film; le retour à la réalité étant accompagné d'une grande lucidité et d'une certaine sagesse.
Enfin, il faut aussi ajouter que les images sont magnifiques.
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