Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures)
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2,4
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227 critiques spectateurs

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Abarai
Abarai

186 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 avril 2013
Palme d'or 2010, "Oncle Boonmee" est un film d'une lenteur inouïe, soporifique, léthargique, en somme d'un pénible affligeant.
Loin de la poésie à laquelle je m'attendais, je me suis retrouvé un peu angoissé devant ces fantômes et créatures nocturnes effrayantes. Pas intéressant pour un sou, il est terriblement difficile de suivre cette histoire, qui ne comporte ni énergie, ni émotion.
Entre un homme qui s'est accouplé avec un singe fantôme, une vieille qui se fait pénétrer par un poisson-lune et une séquence finale incompréhensible, je ne vois vraiment pas où est l'art !
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 avril 2013
Sans doute l’émancipation d'un cinéma privatif délétère. Académisme dédaigneux qui lorgne chez Mizoguchi, chez Bergman, convoitant une consécration d'un concours pontifiant bien connu de Weerasethakul. Il en résulte un tapage pour potin mondain, pas anodin. L'Outrage pour Kitano, paradant sur un bon film... de ne pas se voir offrir une Tournée par Amalric. A voir pour la forme... de la Palme.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 13 mars 2013
Ça mérite une deuxième vision peut-être, car bon, je suis perplexe sur certains passages qui nuisent à la compréhension du film. Mais bon, c'est long et pas passionnant.
serbitar38
serbitar38

7 abonnés 179 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mars 2013
Fantasmagorie intéressante, une parenthèse poétique et apaisante au milieu de tout ce conformisme et de toute cette hyperactivité. Certaines séquences allégoriques et sensorielles sont soulignées par des lumières et des plans magnifiques, mais hélas trop peu nombreuses. Car la majeur partie du film est tellement ancrée dans le réel et sa banalité et rythmée par des longueurs interminables que l'émotion s'en trouve aseptisée, même dans les moments clés, et laisse le spectateur sur le banc de touche avec pour seul compagnon l'ennui. Dommage, trop inaccessible.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 décembre 2012
Oncle Boonmee est décidément le film le plus exécrable que mes yeux aient vu. De bout en bout et du début à la fin, il ne se passe absolument rien, on s'ennuie à mourir, on ne pige strictement rien car les scènes n'ont absolument aucun rapport entre eux. De la pourriture confirmée à éviter de grandes pompes. Mais alors, peut-être que c'est de l'art contemporain, ça reste un ratage, un merdage et un viandage total style "chintok". Oncle Boonmee ou quand la Palme dort.
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 août 2014
Je ne savais pas si c'était moi ou le film, je pense maintenant que c'est le film qui assez vide et niais.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 octobre 2012
Les fidèles lecteurs de ces critiques peuvent en témoigner, j'ai toujours accordé une place importante au cinéma asiatique, qu'il provienne du Japon, de Chine, de Hong-Kong, de Taïwan, des Philippines, de Thaïlande, de Corée du Sud et même de Corée du Nord. Alors, la Palme d'Or pour un réalisateur thaïlandais, dont de surcroît j'ai réussi à apprendre le nom, voilà qui devait me ravir. N'ayant vu aucun de ses trois précédents films, je commandais en DVD "Tropical Malady" pour me faire patienter. Première douche froide : rarement je me suis autant ennuyé devant un film, particulièrement la deuxième partie où Keng part dans la jungle.

Mais bon, si Tim Burton, Benicio del Toro et Emmanuel Carrère se sont tant battus pour ce que Libération qualifie de "paradis de cinéma", il doit bien y avoir une raison, même si d'autres critiques avaient de quoi renforcer mon inquiétude : pour les Inrocks, il s'agit "d'un film pour tous ceux qui considèrent encore le cinéma et la création comme une aventure, un voyage sans GPS en terre inconnue", pour Libé, d"un "tissu serré de métaphores, exultés comme autant de râles poétiques" ou pour Télérama d'"un calme synonyme de disponibilité absolue, d'extralucidité ; un superpouvoir".

Préparé par la vision de "Tropical Malady", alerté par les dithyrambes de la critique, j'ai donc compté la durée du premier plan, un plan fixe sur un buffle attaché filmé entre chien et loup : 53 secondes. Nous voilà installés dans la "disponibilité absolue", celle des évocations vagabondes qui ont commencé à émerger, du style "Pourquoi le buffle se laisse reprendre aussi facilement alors qu'il avait mis l'énergie de la chèvre de Monsieur Seguin à se libérer ?" ou "Tiens ? On roule à gauche en Thaïlande ?" Il faut dire que la matière essentielle du film est composée de scènes anodines, souvent des discussions faites de dialogues du type "Nos tamariniers ne sont pas aussi beau que ceux de Penchaborn" ou "Regardez, une courge ! - Elle est énorme...".

Les Inrocks évoquent ces scènes pour souligner qu'elles sont suivis par de "furieux coups d'accélérateurs". Certes, il m'est arrivé deux ou trois fois de sortir de ma torpeur devant une rupture de rythme, mais à chaque fois pour bien peu de temps, tant la surprise annoncée est immédiatement désamorcée par son traitement banal, comme l'apparition à la "Blow-up"d'un singe bondissant sur une photographie ou le coït d'une princesse avec un poisson-chat.

Alors que "Tropical Malady" était divisé en deux parties très distinctes, "Oncle Boonmee" est constitué de six bobines de 20 minutes constituant chacune un segment narratif et présentant une esthétique propre. Ce choix d'une durée unique aurait pu représenter une contrainte créatrice ; il ne fait que renforcer l'impression de coq à l'âne déjà présente dans "Tropical Malady", où une scène sans grand intérêt se voit couper arbitrairement, et où ici on passe de l'irruption du fils réincarné en singe aux yeux rouges à la progression nocturne d'un palanquin dans la jungle.

Je me suis interrogé pendant tout le film sur les raisons qui faisaient que je restais à ce point extérieur à ce que Apichatpong Weerasethakul semblait vouloir dire. Etait-ce de mon fait, notamment à cause d'une ignorance des éléments de la culture bouddhiste et thaïlandaise ? Etait-ce le manifestation d'un manque d'ouverture et d'une prégnance du cartésianisme qui m'empêcherait à ce point de me sentir concerné ? Ou n'était-ce pas plutôt la conjonction d'un rythme délibérément alangui, d'une distance paresseuse avec les personnages et de l'aspect suranné d'effets Méliès cheap ?

Plus que le film lui-même, c'est l'engouement du jury de Cannes et d'une partie importante de la presse pour cet objet filmique d'un autre temps qui me laisse perplexe. Même si ça m'ennuie de partager à ce point l'avis du Figaro, force est de constater qu'après quatre années de Palmes d'Or assez enthousiasmante (particulièrement " Le Vent se lève", " Entre les Murs" et "Le Ruban Blanc"), le Festival de Cannes retombe dans ses vieux travers de couronner un film à la fois avant-gardiste et suranné condamné à une diffusion confidentielle.

Critiques Clunysiennes
http://www.critiquesclunysiennes.com
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2012
Qu'il est difficile de parler des oeuvres de Joe (Apichatpong Weerasethakul)! Je me rends compte d'ailleurs que je n'aie pas encore émis de commentaire sur "Tropical malady" qui avec "Oncle Boonmee" sont les seules oeuvres que j'aie vues de cet incroyable réalisateur. Ces films ne sont pas faciles d'accès, c'est certain, le rythme est excessivement lent, peu de dialogues et la compréhension de ses histoires est difficile voir impossible tant son cinéma a pour seul objectif de nous faire ressentir et rêver. Peu de réalisateurs osent se lancer dans ce genre de projet ce qui signifie que la tâche ne doit vraiment pas être aisée (et commercialement intéressante pour obtenir son financement). Mais voilà, Joe maîtrise complètement son art, des images époustouflantes, des sons envoûtants, une mise en scène poétique, onirique et contemplative, filmant la jungle avec un éclairage improbable voir dans une sombre obscurité, des personnages/animaux fantastiques avec des effets simples et rudimentaires mais diaboliquement efficaces. Dans "Oncle Boonme" on retrouve les mêmes thèmes abordés: réincarnation, mythologie, toutes les légendes que l'on croit sortir de ses souvenirs d'enfance. C'est magnifique et à déguster dans le noir et le silence totale car aucun élément perturbateur ne peut être toléré...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 août 2012
Un film qui ne ressemble à rien ! que c'est long... on dirait un film d'école de fin d'étude.
Honteux au jury qui ont donné une palme d'or à un tel film...
streetplane
streetplane

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 août 2012
Ou est la rêverie, le monde imaginaire et merveilleux des morts, réincarnés ou pas. Les images et les plans sont plats, banals, le rythme est d'une lenteur insoutenable sans véritable raison, on assiste à des scènes entières (le mong qui passe sous la douche, se sèche et s'habille) sans aucun intérêt narratif ou esthétique. Comment peut-on attribuer une palme d'or à ce qui n'est pour moi qu'un très passable exercice d'étudiant en cinéma? Cette palme d'or est une injure aux merveilles du cinéma, tous genres confondus.
Vincent P
Vincent P

29 abonnés 40 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juillet 2012
Un des plus beau film existant. Il fait écho en nous aux différents mystères qui nous habite, à savoir l'amour, la mort, l'inconnu, et qui sait à nos vies antérieurs.
Le monde que nous donne à voir Weerasethakul est un univers où s'entrelace vivants et morts, humain et inhumain, passé et présent, telle une superposition de différents de degrés de réalité (tel la scène final, superbe).
On se laisse porter dans cet étrange rêve de la même façon que la princesse effectue la danse charnelle avec le poisson-chat, sans faire de distinction net entre réalité et imaginaire.
On ressort de ce film vidé et purifié tel l'oncle boonmee dont l'âme s'écoule en un petit ruisseau, allongé la grotte de ses origines d'où on ressurgit ses vies antérieurs.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 juillet 2012
Je remercie encore ce film des mois plus tard pour m'avoir fait avoir plusieurs crises de fou rires au cinéma et plus c'était sérieux et que le public ne riait pas plus le rire me revenait en force : surtout quand j'ai vu apparaitre d'un seul coup des singes aux yeux rouges, ou quand lentement les personnages se trainent pendant au moins dix mn dans une grotte, ou quand des fantômes surgissent sans que cela étonne personne. Donc franchement j'en garde un souvenir inoubliable, et donc quand je vois des singes ou des chimpanzés apparaitre dans un film je m'en méfie, comme dans le film "holy motors", film semblable à oncle boonmee : sans queue ni tête et absurdes.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 25 juin 2012
Comme The Tree of Life, ce film n'a suscité aucun intérêt pour moi si ce n'est son côté esthétique. Insuffisant, donc, puisque très vite, Oncle Boonmee s'est transformé en fond sonore et visuel pendant que je vaquais à mes occupations. Le bonus, tout aussi naze (oui, je voulais quand même essayer de comprendre, mais bon...) révèle bien la personnalité du réalisateur qui aimerait bien se retrouver à la place du spectateur qui découvre le film pour la première fois, car son expérience va être tellement merveilleuse! Un petit problème d'ego monsieur Weerasethakul ?
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 5 mars 2013
Un film sans véritable histoire, à l'esthétique très soignée. Un long métrage qui se ressent. Mais, pour moi, c'est raté...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 mars 2012
Un exploitant agricole thailandais est sur le point de mourir. Il reçoit la visite de sa femme défunte et de son fils disparu, et se souvient de ses vies antérieures.
C'est simple, beau, poétique et évoque un monde partagé entre les mythes et la réalité, le souvenir et le présent.
Les scènes sont des actes simples de la vie courante où les fantômes de ses proches viennent lui apporter une explication sur la raison de leur disparition, évoquer la place affective qu'ils occupaient de leur vivant (voir la très belle scène avec son épouse dans sa chambre).
Ces scènes de vie rurale sont entrecoupées d'évocations mystiques, d'interrogations sur la nature.
Le vieil homme se rend dans une grotte, lieu originel de sa vie, car il est en paix avec lui même, heureux de savoir qu'il rejoint ceux qu'il pourra ainsi continuer à aimer, les proches qu'il a connus sur terre.
Comme s'il n'avait fait que passer dans ce monde matérialiste où les vivants accomplissent les rituels sociaux qui les empêchent de comprendre les signes de la nature.
Ce film reste difficile d'approche, voir un peu hermétique car il fait référence à une culture mal connue des orientaux. Chez eux les fantômes font partie de la vie car on se souvient tous les jours des êtres que l'on a chéris un jour.
Cette belle approche existentialiste s'accompagne d'une description poétique imagée (les revenants, un homme-singe, le buffle sacré, la princesse et le poisson).
Mais la vie reprend vite le dessus comme le démontre ce final sur l'enterrement et la vie de bonze que doit avoir une personne proche du défunt, portant ainsi le deuil pour l'accompagner vers l'au-delà.
Ce dernier s'empressera de se dévêtir de cette tenue de bonze pour retourner vers une vie courante plus attractive, celle du désir.
On est loin ici des images formatées et le réalisateur nous propose un cinéma moderne, un peu contemplatif, ce qui risque de déplaire aux amateurs de films d'action notamment.
Palme d'or à Cannes en 2010, c'est la récompense d'un autre cinéma.
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