Un bon divertissement d'action gore, voire trash, au scénario plus que simpliste, parodiant les séries B des années 80-90. Le second degré apparaît dans les personnages et situations. C'est parfois un peu lourd et grossier, mais heureusement le film est court. Un petit film qui vaut le coup d'œil pour les amateurs du genre.
"Hobo with a Shotgun", pour ceux qui ne le savent pas, est le premier film de Jason Eisener, et a été financé parce que le bonhomme a remporté un concours de fausses bandes-annonces de films grindhouse, suite à la sortie du double opus de Tarantino et Rodriguez. Après avoir prouvé qu’il savait tenir une caméra en shootant l’excellent court "Treevenge" (mettant en scène la vengeance des sapins de Noël contre les humais qui les coupent au moment des fêtes), il s’est donc attaqué à son premier long. Et le moins qu’on puisse dire à la vision du résultat final, c’est qu’Eisener est un réalisateur généreux. Il explose tous les quotas, que ce soit en termes de gore, de mauvais goût assumé, et de folie. Car "Hobo with a Shotgun" est un vrai film grindhouse, c’est-à-dire bordélique, hystérique, mais totalement fun.
Dans "Hobo with a Shotgun", le mythique Rutger Hauer shoote du vilain à tour de bras dans des déluges de sang, les pères Noël sont des pédophiles, les bad guys crament des bus scolaires remplis de gosses, et des mercenaires nazis en armure attaquent un hôpital… Eisener cite à tour de bras Carpenter (notamment dans la musique), les glorieuses 80’s, "Street Trash" et "Body Melt" pour la description des communautés de clochards, voire même "Retour vers le Futur", "Les Tortues Ninjas" (pour le look de certains bad guys) et "McGyver". Eisener frôle parfois l’indigestion et le trop plein de mauvais goût, mais il compense par une réalisation assez maîtrisée (et une utilisation réussie des filtres colorés).
En clair, "Hobo with a Shotgun" est un cartoon rigolard mis en scène par un pur enfant des 80’s ne cherchant rien d’autre que son plaisir et celui du spectateur. Pas un coup de maître mais un petit film à déguster entre potes autour d’une pizza.
Infiniment mieux réalisé que l'horrible "Machete" de Robert Rodriguez, "Hobo with a shotgun" n'est pas si mal pour un jeune réalisateur débutant. Sincère et pas trop mal filmé, mais horriblement moche visuellement, ça m'a rappellé "Suspiria" d'Argento. Mais le point fort du film c'est Rutger Hauer, toujours impeccable dans son rôle. Les habitants de la ville son d'une rare violence et les persnages que l'on suit divinement timbré. J'ai pas de souvenirs d'avoir vu des bad guys aussi violent au cinéma lol. Ultra violent et complètement taré, "Hobo with a shotgun" se regarde sans complexe, par la sincérité de la démarche. Cela dit avec un vrai traitement, le film aurait pu être interesant sur les exclus ou les oubliés de la société qui se font justice eux même. Chose de moins en moins rare en France.
Dénué de tout intérêt, un titre comme Hobo copying other films without any extra or a better something aurait été préférable. On assiste à une horreur urbaine Grindhouse avec son vieux ressorti du formol et on trace les traits d'union avec une certaine réalité de faits divers américains, mais le film s'arrête là. La violence et le gore y sont vides de sens, ce qui pourrait convenir pour un "trip vintage" franchement déconnecté de tout neurone, mais avouons qu'on est en droit d'en attendre davantage d'une incursion dans l'hyper-violence histoire de prendre le contre-pied de l'inutilité.
un film imorale insoutenable et definitivement pas a voir a moin de vouloir passer une heure trente avec des nausée et un sentiment de malaise extreme a censurer dans les plus bref delai
Dites moi que ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas un film Grindhouse ! On dirait une pâle imitation faite par un amateur, mauvais amateur de plus. Où est passé le second degré et l'humour d'un "Machete" ou d'un "Planète Terreur" ? C'est moche et on n'y voit que de la violence à outrance, exagérée et complètement inutile. Totalement inintéressant et malsain, quel dommage pour Rutger Hauer qui survole cette production minable de tout son talent mais en vain. À ne jamais voir.
Allez, disons que si on veut être gentil, on peut prétendre que ça passe. C'est gros, le sang sort d'un peu partout, les deux frères sont complétement malade et le père j'en parle même pas. Je serais pas surpris si on me dit que ce film a été fait par un psychopathe, le genre de gars qui prend son pieds en noyant des chats et en cramant des chiens, parce que quand il s'agit d'envoyer du gore, ça y va pas par quatre chemins. Et vas y que je t’éclabousse l'écran d'hémoglobine, que je te crame des gosses dans un bus scolaire, et tiens prends, encore et encore... non sérieux, je veux bien c'est fun mais à la fin t'as quand même juste envi de gerber, non? J'avais bien aimé "Planète Terreur" qui est une caricature immonde et excessif des séries Z alors que Hobo with a Shotgun finit par être juste un énième film du genre. Et bon faut avouer que Rutger Hauer reste énorme, alors pourquoi pas...
Un vrai délire de cinéphile, esprit Grindhouse garanti. Gore, certes, mais un exutoire certain et des scènes choc à la pelle. Et l'excellent Rutger Hauer, monolithique et charismatique à souhait.
L'oeuvre grindhouse récente la plus racoleuse, mais aussi la plus généreuse, la plus folle, la plus crétine et aussi la plus sincère. C'est un troma à la sauce Robert Rodriguez, un mix déjanté de Kick ass et Cobra, où la morale est protégée par l'immoral. Les acteurs ont l'air de s'en donner à coeur joie et le film est en constante surenchère dans le gore et le bricolage, sans oublier ses glorieux aînés. On a droit ainsi à l'un des plus beaux hommages à Predator en la personne des deux tueurs en armure (l'un d'eux ayant un côté R2D2 à mourir de rire). Vraiment, ce film tient ses promesses jusqu'au bout, et a un sens du délire jubilatoire qui n'était jusqu'à lors plus d'actualité. On rajoute à ça un éclairage ultra coloré et saturé qui ferait passer Suspiria pour du noir et blanc, et on obtient un fantasme inavouable et indéfendable de mauvais goût, mais qu'on aime de tout son coeur et de toutes ses couilles. LE film grindhouse, on vous dit !
Film gore et très bien réalisé pour une première réalisation signé Jason Eisener. Hobo with a Shotgun, film Grindhouse jouissif, ambiance 80's et couleur à la Street Trash, Hobo est un très bon film avec des acteurs très bons pour des débutants ( sauf Rutger Hauer qui a déjà une belle carrière ( Blade Runner, Hitcher ... ) ), une histoire plutôt bien construite bien que simpliste. Film pour les fans de films bien gore et bien bourrins .
Ce film a au moins le mérite de ... Merde je trouve pas. Hobo whit a Shotgun ! Déjà le titre est épique. Les bastons sont épiques. Les effets spéciaux sont épiques. L'hémoglobine est épique. Rutger Hauer est épique. Le fusil est épique. Les méchants sont épiques. La qualité est épique, bref c'est épique !
Né d'une bande annonce fictive incluse dans la version américaine du projet Grindhouse de Tarantino et Rodriguez, 'Hobo With a Shotgun' aurait bien fait de rester en tant que tel. On peut être d'autant plus déçu puisque Jason Eisener se révèle être un jeune réalisateur à talent, remarqué dans son court-métrage très drôle (et très violent) 'Treevenge'. Ce slasher rétro façon 70's n'est en effet pas à la hauteur des espérances. Pourtant, on voit que Eisener assume totalement ce statut de série Z, additionnant les références et les caractéristiques de ce sous-genre cinématographique - situations meurtrières des plus surréalistes et kitsch, sur-jeu abusif des acteurs, etc. On voit bien que les scénarii qui tiennent 1 heure et demie ne sont pas pour lui. Par ailleurs, au lieu d'utiliser des effets vieillissants à son film pour aller jusqu'au bout du trip (comme son homologue Robert Rodriguez dans le très réussi 'Machete'), il abuse lui de couleurs très flashy totalement inappropriées à l'environnement, donnant l'impression que toutes les scènes ont lieu dans une discothèque. Même la fin - qui adjoint du pathos au sadisme, comme si le spectateur n'en avait pas eu encore sa dose - est totalement ratée.