Le Faucon maltais
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Matthieu “Yhakrkw” Mouillon
Matthieu “Yhakrkw” Mouillon

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juin 2026
J'ai aimé les jeux de regards, les "mouvements" réalisés par les acteurs dans une atmosphère de suspens un peu étouffante, de traquenards de trahisons. Chaque muscle est maitrisé.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 avril 2026
Acte de naissance du film noir classique, Le Faucon maltais impose d’emblée une atmosphère de duplicité et de désir vénéneux. Avec une sécheresse élégante, John Huston orchestre un jeu de faux-semblants où chaque mot peut être une arme. La présence magnétique de Humphrey Bogart donne à Sam Spade une ambiguïté morale fascinante, entre cynisme et code d’honneur. Autour de lui gravite une galerie de personnages insaisissables, tous mus par une obsession qui les dépasse. De cette mécanique implacable naît un classique d’une noirceur raffinée, où la vérité importe moins que le désir qui la corrompt.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2026
C'est une première incursion dans le film noir, avec les bases de tous les codes qui feront de ce genre.
On suit ce détective désabusé, jouant un jeu dangereux sur la corde raide, avec les flics, les truands, et les femmes fatales, il se laisse manipuler, il se laisse trahir, il se laisse aller au jeu du chat et de la souris, un jeu dangereux qui pousse le spectateur à suivre cette enquête, ce demandant où tout cela va mener.
Ce n'est pas un héros, lisse, il est cynique, intéressé dans un premier temps par l'argent, séduit par la belle inconnu, puis, se prête au jeu des gangsters, et nous, pauvre spectateurs, on se demande ce qu'il cherche à faire, ou est-ce qu'il veut nous emmener. Et tout cela est possible, parce que c'est Bogart qui s'y colle.
Avec un visage qui peut montrer le dégoût avec une aisance rare, un visage sympathique lorsqu'il se met à rire face au petit truand interprété par Peter Lorre, une attitude dédaigneuse face à la femme fatale, un peu lâche face à la veuve épeurée de son coéquipier, dont on comprends qu'il a été l'amant. Rien ne nous ferait nous attacher à ce personnage, et voilà le tour de force de John Huston, nous présenter un héros antipathique, et arriver à nous le rendre attachant et même séduisant.
C'est toute la force de ce polar magnifiquement photographié, qui nous plonge dans l'univers des films noirs avec une jubilation incroyable, car, ce film ouvre la porte à beaucoup d'autres qui vont suivre, pour notre plus grand plaisir.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
John Huston met en scène Humphrey Bogart dans un de ses emplois les plus emblématiques, celui du détective privé Sam Spade. Ce dernier tente de démêler les fils d'un intrigue d'autant plus compliquée que sa cliente lui ment en permanence sur le sens de son enquête. D'abord criminelle, l'énigme se fixe sur la recherche d'une statuette inestimable, le Faucon maltais, et prend un tour plus ludique, sinon cocasse, lorsque des acquéreurs entrent en scène : le commanditaire Sidney Greenstreet et son factotum Peter Lorre, duo fameux et récurrent de l'époque.
Ludique ? En effet, au sens où c'est un véritable jeu de dupes qui se met en place et c'est à celui qui sera le plus roublard et le plus déloyal que reviendra peut-être la statuette.
Le film d'Huston, animé mais tout en intérieurs, du bureau de Spade à l'hôtel de ses rivaux, répond au style et au rythme de la série noire de ces années, à ceci près que l'humour et l'ironie des personnages, les multiples rebondissements et revirements de fortune qui donnent à ce scénario réaliste un caractère extravagant, introduisent de la fantaisie.
Au cœur des débats, Bogart en impose dans un rôle de privé très pro, jamais pris longtemps au dépourvu, un type qui ne fait pas de sentiments mais qui a des valeurs (comme on le verra dans un dénouement, à cet égard, assez étonnant). "Le Faucon maltais" est un bel exercice de style sur la forme, de duplicité sur le fond. Souvent imité, rarement égalé.
Denis Dambrain
Denis Dambrain

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2026
Excellent film.

Humphrey Bogart porte à nouveau tout le film avec une classe incroyable. (Un acteur à voir en VO absolument! )

Intrigue prenante. Fluidité dans le scénario. Des petites touches d'humour par ci par là. Dans l'ensemble, les acteurs sont très bons.
Bref, j'ai vraiment passer un très bon moment de cinéma!
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2025
Après une prolifique carrière de scénariste, John Huston passe à la réalisation avec Le Faucon maltais. Avec cette adaptation du roman éponyme de Dashiell Hammett, il réussit à la fois à offrir les codes de ce qu’on appellera peu après le Film noir et à instaurer Humphrey Bogart comme l’archétype du détective privé de ce genre et comme star tout court. Il est donc évident que la photographie est magnifique, que l’interprétation est de tout premier ordre (même si, vu d’aujourd’hui, celle de Peter Lorre peut, comme souvent, apparaitre un peu excessive) et l’intrigue est remplie de mystères et de rebondissements. On pourra cependant trouver le film excessivement bavard et un peu avare en action. Cela peut, malgré son statut de classique, faire que Le Faucon maltais puisse paraitre parfois un peu long et confus tout en restant agréable à suivre et lui faire préférer d’autres œuvres majeures du genre comme Laura ou Assurance sur la mort.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2025
Premier film de John Huston, "Le faucon maltais" est un grand classique du film noir hollywoodien qui gère parfaitement ses rebondissements et ses retournements de situation. Mais les personnages archétypaux peinent à créer de l’empathie.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2025
Souvent cité comme le premier film noir, il n’en est pas un archétype à mon avis, car si le style est bien là, le contexte social ou sociétal en est tout à fait absent. C’est plutôt un film de gangsters, dans lequel John Huston donne plus d’importance à l’atmosphère et aux personnages qu’à l’intrigue proprement dite (ce qui était déjà le cas dans le roman de Dashiell Hammett). Et encore plus d’importance au rythme et aux dialogues, avec une verve, un humour et une distanciation des plus savoureux dans cette mise en scène de la cupidité, de l’avidité et de l’illusion.
selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2024
La mission pour laquelle il est d'abord commandité est en fait un macguffin (Hitchcock adore !), soit un prétexte pour une histoire dont l'intérêt est tout autre. Ici le macguffin est donc le Faucon Maltais, objet de toutes les convoitises, mais ça pourrait être aussi bien un bijou ou un tableau de maître. Le vrai intérêt repose sur le personnage principal, qui se doit d'être de surcroît incarné par un acteur au charisme certain, et de comment il va se sortir du guêpier avec des faces à faces forcément savoureux avec des personnages hauts en couleur, plus ou moins ambigus. John Huston réunis pour son film un trio mythique avec Bogart-Lorre-Greenstreet, seule Mary Astor paraît un peu effacée face à ses trois monstres de partenaires, elle paraît un peu trop fragile alors que son personnage aurait dû être plus forte et/ou plus vénéneuse, ce qui s'avérera encore plus évident quand arrivera une certaine Lauren Bacall. Le scénario est alambiqué, mais juste ce qu'il faut pour rester à l'affût du prochain rebondissement, avec en prime des joutes verbales à couteaux tirés, les coups bas avec une des répliques les plus cultes du cinéma. Un grand film, maître étalon du genre à voir, revoir et à conseiller.
Site : Selenie.fr
Gablivildo62
Gablivildo62

8 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2024
Très bon film noir réalisé par John Huston en 1941, avec Humphrey Bogart et Mary Astor dans les rôles principaux. Le détective privé Sam Spade, interprété merveilleusement par Humphrey Bogart, accepte de retrouver une statuette, le Faucon Maltais, à la demande de sa cliente, Brigid O'Shaughnessy jouée par Mary Astor. Il veut aussi retrouver l’assassin de son partenaire, tué au cours d’une enquête en lien avec cette statuette également très convoitée par plusieurs brigands dont le personnage joué par Peter Lorre, très bon dans ce rôle de crapule assez déséquilibré et colérique.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2023
Intrigue aussi absconce que Le Grand Sommeil, mais ce qui l'emporte sont les numéros de Bogart (cynique et sardonique), Lorre (mielleux) et Greenstreet (Wellesien).
Le reste importe peu. Un classique.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2023
Le Faucon maltais s'avère parfaitement emblématique d'une des catégories de Film Noir, ou l'intrigue demeure non seulement secondaire mais ou l'inextricable et l'indéchiffrable semblent des ingrédients revendiqués comme pour tirer le film vers une manière d'abstraction . C'est justement ce qui rends le film séduisant , qui transforme ce quasi huis clos en un dialogue de sourds entre des personnages fascinants de désincarnation.
jooker
jooker

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2023
Chef d'œuvre du film noir ! Humphrey Bogart incarne à la perfection le détective Sam Spade et le scénario est un modèle du genre.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2023
En 1941, immense succès en librairie en 1930, « Le faucon Maltais » du grand Dashiell Hammett connaît sa troisième adaptation cinématographique après celle de 1931 (que je n’ai pas vu) et celle de William Dieterle «Satan Met a Lady » essentiellement comique, par moment plutôt risible que drôle. Ce furent deux flops. George Raft était pressenti, mais à la suite de ces deux échecs commerciaux, d’un budget réduit à 300 000 $ (environ 7 millions de nos jours soit un budget de série B), d’un réalisateur inconnu (John Huston, certes encouragé par Howard Hawks) et une partenaire, Marie Astor, ex star du muet, dont la notoriété à cette époque tenait plus de la presse à scandale que des réussites dans le parlant. C’est ainsi que débarqua un des acteurs montants, Humprey Bogart. « The Maltese Falcon » est un des rares exemples de théâtre filmé (excepté la meurtre du début) qui justifie parfaitement une adaptation cinématographique. En premier, le rythme impressionnant des dialogues (la plupart sont ceux du roman) pour lesquels il parait impensable de tenir la cadence sur scène plusieurs soirs de suite, sauf à changer les acteurs une fois sur deux, et encore. En second une mise en image qui capte sans cesse regards et sourires amusés de Bogart après chaque stratagème réussi. C’est avec la parole et une économie de geste parfaite que nait ici la légende du privé à la Boggy. Ce sont aussi les contre plongés qui rendent Sidney Greenstreet encore plus impressionnant, les gros plans sur Peter Lorre à la limite de la folie et appuie sur le côté sexy assumé de la menteuse pathologique, interprétée par une Mary Astor au physique plutôt éloigné des standards de la « bombe fatale ». Scénario compliqué, mais fidèle au livre, découpé en séquences et filmé ainsi, le déroulé de 100’ ne laisse aucun répit au spectateur, ni même de plan reposant. Pas une image, pas un mot inutiles, densité sans faille, illustrées par un noir et blanc d’anthologie d’Arthur Edeson, accompagné par une partition toujours juste d’Adolph Deutsch. Il est possible de ne pas voir dans “Le faucon maltais” un chef d’oeuvre, néanmoins très peu de films ont réussit à apporter une plus value par l’image, tout en restant d’une fidélité au texte. Historiquement, il reste LE fondateur d’un style de film noir, celui du privé. Premier film nominé aux Oscars, face à un autre premier film : le “Citizen Kane” d’Orson Welles. Le vainqueur fut “Qu’elle était verte ma vallée” de John Ford qui avait perdu coup sur coup les années précédents avec “Stagecoach” puis “Grape of Wrath”.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 janvier 2023
Un grand classique de la vieille école dirigé de main de maître par John Huston dont la direction d'acteurs fait merveille. Même si ce polar n'a pas trop mal vieilli, j'ai été passablement déçu par la forme de ce film pratiquement tourné en huis clos, tant les scènes extérieures sont rares.
J'ai été également frustré par le manque d'action de ce Thriller avec trop de dialogues et un scénario trop embrouillé. L'histoire frise parfois le ridicule avec des incohérences rendant certaines scènes irréalistes. Heureusement le film est sauvé par les belles prestations de Peter Lorre (Joel Cairo) et le charisme du légendaire Humphrey Bogart.
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