Jonathan Liebesman avait déclaré vouloir réaliser un "Gladiator avec des créatures". Si l'on peut souligner le coté présomptueux de ses dires, il est facile de constater ô combien le metteur en scéne s'est fourvoyé. Les studios warner, conscients du mécontentement général par rapport au premier opus (qui n'était, de mon point de vue, pas désagréable), ont voulu reitérer l'experience et conduire une suite qui, en plus de ne pas anihiler les défauts du précédent, en rajoute une petite couche. Aussi, pour continuer sur les promesses non tenues, Sam Worthington affirmait être meilleur : ce n'est pas le cas. Sans jamais prendre conscience de l'ampleur de son personnage, il ne communique aucune émotion. Entre son rôle de demi-Dieu, de pére et de veuf, il n'arrive pas à transcrire la moindre etincelle emotionnelle. Pire, il ne semble jamais investi dans le périple qui annonce la destruction de l'humanité. D'ailleurs, soit dit en passant, l'intrigue est d'une rare stupidité. Si les priéres ne se tournent plus vers les Dieux, alors c'en sera fini de leur régne. En paralléle, des fourbes haineux et égocentriques trahissent les leurs et se vouent à un destin funeste. Pourquoi seul Percée peut empêcher le cataclysme ? On en sait rien. Lui non plus, c'est dire. Le casting est loin de faire des prouesses. Chaque acteur se cache dérriere son costume. Seule la complicité Neeson/Fiennes capte de temps à autre l'attention, mais rien de plus. Restent les décors qui sont trés beaux, des effets spéciaux assez stylisés (avec des clins d'oeil a God of War), une belle photographie et une musique passe-partout de Javier Navarette qui s'écoute avec satsfaction. Au delà de ça, rien de bien concluant. Pire que son prédécesseur, beaucoup moins interessant et trop simpliste. L'épilogue classique ne reléve malheureusement pas le niveau. Définitivement, on se serait bien passés de cette morne suite.