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Un visiteur
3,0
Publiée le 16 février 2013
Adaptation de l’œuvre culte de Jaques Kerouac, un film long, qui possède quelques longueurs, qui tranche dans le vif certains passages du livre mais qui arrive malgré tout à garder la teneur du récit original. Très compliqué à adapter, ce road-movie est une semi-réussite, car il manque de teneur cinématographique. Salles adapte le récit au cinéma, arrive à retranscrire l'aspect libertaire du voyage de Kerouac, mais a du mal à en faire ressortir la teneur profonde, ce qui a fait que Kerouac a accouché de ce rouleau tapé à la machine. Une certaine mise en abyme est faite, et permet de recentrer le récit. On se demande au final si pour ne pas froisser les fans du manuscrit, Salles n'a pas transformé son film en "publicité" pour le livre. Formulation dure qui ne rend pas honneur au film, mais dans l'idée c'est un peu ça. Parfait pour découvrir l'histoire, la jeunesse d'une époque et le début de la contre-culture américaine.
Pourquoi diable, le livre culte de Kerouac n'a t-il pas été adapté dans les années 70 ? C'était la bonne période, au temps des Macadam Cowboy, Profession reporter, Alice dans les villes, etc, pour illustrer la philosophie libertaire de Sur la route. Depuis, les Road movies ont coulé sur les écrans et le film de Walter Salles fait l'effet d'un pétard mouillé. Dommage, parce que le cinéaste brésilien essaie de transposer l'esprit du roman autobiographique du grand Jack en lui donnant l'aspect d'un long morceau de free jazz, avec ses lignes de fuite, jusqu'au bout de l'horizon. L'interprétation n'est pas en cause, le charisme de Garrett Hedlund et Sam Riley crève l'écran, alors que les personnages féminins, défendues par Kristen Stewart et Kisrsten Dunst, sont largement sacrifiés. On retient l'amitié entre les deux personnages principaux mais l'hymne à la liberté, au vagabondage, au refus des conventions n'est pas suffisamment incarné. Il ne suffit pas de filmer des kilomètres de route pour nous embarquer pleinement dans le voyage. Il y manque sans doute un élément dramatique fort qui aurait pu survolter cette oeuvre somme toute redondante et dont les scènes "scandaleuses" ne sont plus en mesure de choquer. Tout n'est pas à jeter, évidemment, et quelques belles scènes pimentent l'ensemble mais le film est trop long, lourd dans son utilisation de la voix off et souvent plus littéraire que cinématographique (pourquoi "citer" Proust aussi souvent ?). Bref, une déception relative eu égard à l'ambition affichée.
Cela fait bien longtemps que le cinéma s'intéressait au roman emblématique de Jack Kerouac et le voilà enfin sur grand écran mais quelle déception ! Il est vrai que ce n'était pas facile de construire un récit comme l'a fait Kerouac, tant son style est particulier et la fascination du personnage de Sal pour Dean Moriarty peut être difficilement reconstituée dans un film. Le principal intérêt du roman et donc du film est loupé, Garrett Hedlund tentant tant bien que mal de faire exister son personnage face à Sam Riley, le seul acteur à pouvoir tirer son épingle du jeu avec le surprenant Tom Sturridge. Le reste du casting repose sur des personnages bien trop flous même si l'on ne peut nier le charme de Kristen Stewart et le charisme de Viggo Mortensen, bien trop peu présents. On gardera un bon souvenir de l'apparition de Steve Buscemi mais face à une mise en scène oubliable et aux ratés du scénario, on ne peut que laisser ce film au bord de la route. Dommage.
A priori Walter Selles s'y connaît en "road movies" (voir "Carnets de voyage", sur le voyage du "Che" et d'Alberto Granado effectué en 1952 à travers l'Amérique du Sud - rappel d'ailleurs sur l'affiche du présent opus), et "Sur la route", ouvrage-culte, n'avait jamais été porté à l'écran - alors, rencontre magique entre un réalisateur et un livre ? Je n'ai pas lu la bible de la "Beat Generation", ni vu le plus célèbre film du Brésilien, et partai donc sans idées préconçues. 2 h 20 absolument interminables m'attendaient (et je suis pourtant d'une nature patiente, voire opiniâtre !) : ce "On the road" est un monument d'ennui (un comble, quand on vous propose un - en réalité plusieurs - périples circulaires embrassant une bonne partie des E-U, avec même une escapade au Mexique), nombriliste et bégayant (toujours des beuveries, de la drogue, du sexe - souvent glauque, accompagnant une amitié à 2, 3, voire 4, plus affinités de rencontre - sous-exploitées, enfin surtout à 2 - cela tourne à vide, jusqu'à la nausée). Pour épicer un peu ce brouet rudimentaire, il y a une vague caution « littéraire », à base d’auteurs français lus (Proust, Rimbaud, Céline) et de narrateur s’échinant à trouver un fil conducteur pour relier ses notes de voyages (d’errance, plutôt) et en faire un tout cohérent – « Sur la route » est autobiographique. C’est bien mis en images (bonne équipe technique), et les acteurs sont bons…mais cela reste inintéressant (en tout cas, cela faisait longtemps que je ne m’étais autant morfondue au cinéma !). Etait-il utile de sortir de vieux cartons ce livre si daté, et Selles était-il le bon cinéaste (Coppola qui avait les droits depuis 1968 n’en avait rien fait – et se retrouve ici un des producteurs exécutifs) ?
Des paysages fascinants, de beaux cadrages et des couleurs délicieuses, rien de tel pour s'évader d'un quotidien morose. Un peu long? peut-être. Je n'ai pas lu le livre de Kerouac mais je doute que le fim soit à la hauteur. A noter le casting d'enfer.
J'ai longtemps attendu de pouvoir voir ce film, que j'avais raté en salles, et finalement c'est une déception. Si les acteurs sont bons, l'histoire est d'un ennui mortel. La faute à un manque de rythme complet, et à un cruel manque d'émotion et de force tout au long du film. Il n'y a rien de marquant, rien de mémorable, et au final cela ne semble être qu'une histoire banale, qui se laisse regarder facilement certes, mais qu'on aura oubliée à peine elle sera terminée. Les personnages n'ont rien d'attachants, on ne prend pas de réel plaisir à les suivre, et la réalisation semble s'ancrer dans une facilité qui n'est pas à la hauteur de ce qu'à pu faire Walter Salles par le passé. Dans le genre, on lui préférera l'excellent "Carnets de Voyage". Un film moyen donc.
Faire un film à partir d’un grand roman autobiographique, comme « La recherche du temps perdu », « Voyage au bout de la nuit »… ou « Sur la route » paraît une gageure à peu près impossible à priori, quand l’art de l’écriture se fait très personnel, se mêle intimement à celui de la narration et de la remémoration. Ce constat fait, W. Salles s’en tire plutôt bien, sans jamais tomber dans le ridicule ou l’insignifiance, et en trouvant par moment des équivalences cinématographiques à l’espèce de transe que communique le récit de Kerouac. Le film restitue l’époque de l’action, l’Amérique de la fin des années quarante et du début des années cinquante, dont on ne se fait guère une idée quand on a lu le roman très jeune, dans les années soixante dix ou quatre vingt. La jeunesse, la suspension des choses dans les grands espaces et sur les routes sont là aussi, bien évoquées et font l’intérêt du film.
Fantasmée depuis belle lurette par la planète entière, l'adaptation du classique de Jack Kerouac voit enfin le jour sous l'impulsion de Francis Ford Coppola (qui devait le mettre en scène il y a quelques années), confiant la réalisation à Walter Salles. Fraîchement accueilli à Cannes, le film de Salles ne retrouve qu'épisodiquement la fureur jazzy, le sentiment d'immédiateté, de folle course vers la liberté qui émanait du bouquin de Kerouac. Certes visuellement abouti, "Sur la route" paraît effectivement trop appliqué, trop carré, trop soigné pour vraiment convaincre, pour toucher notre coeur qui ne demandait qu'à battre à l'unisson des folles aventures du duo mythique Paradise / Moriarty. Il manque clairement la petite étincelle pour embraser le tout, pour rendre incandescent ce trip générationnel au coeur de l'Amérique d'après-guerre. "Sur la route" n'est pas un mauvais film pour autant, se suivant avec un certain plaisir et offrant tout de même quelques beaux moments (en général quand Salles se lâche un peu, dès que la musique prend le pouvoir en fait), dont on retiendra surtout de belles images et un casting excellent, porté par le charisme animal de Garret Hedlund, parfaite incarnation de notre désir d'ailleurs enfoui en chacun de nous.
unpeu déçue le talentueux Walter salles m'avait habitué à mieux avec le sublime "carnets de voyages" ce film est unpeu trop long et trop bavard quelques beaux paysages ne suffises pas à mon goût pour faire un film même si les acteurs ne sont pas mauvais
Un bon "road movie" servit par de très bon acteurs. Certaines longueurs rendent par moment le film un peu monotone. Le livre est nettement mieux que l'adaptation cinématographique . Je vous le conseille (le livre). Je regrette que le côté loufoque et "Junkie" du livre ne soit pas aussi bien ressentie à l'écran.
Après avoir notamment réalisé le très réussi Carnets de voyage, Walter Salles revient avec cette adaptation du roman (jugé inadaptable) de Jack Kerouac.
L’avis dépendra de la lecture du livre. Le côté cinématographique est très bon. Une mise en scène très réussi, une trame de road-movie assez classique. Mais le résultat est beau, vraiment très beau. Une caméra proche des personnages, des émotions émergeant sur les visages, une lumière magnifique contribue à ce voyage enivrant. Salles nous montre un paysage américain filmé d’une belle manière, dont les protagonistes en arpentent tout les recoins.
Sur la route est aussi un road movie sur la drogue, alcool, jazz se succédant à un rythme effréné, limite jubilatoire.
Les acteurs sont très bons. Un Sam Riley à la filmographie assez courte est très convaincant, sa voix à l’allure cassée donne tout le charme à sa prestation. Kristen Stewart réalise une prestation vraiment intéressante, loin de l’image de Bella dans Twilight, on sent la volonté de casser avec cette image qui lui colle malheureusement à la peau. Mais la surprise vient de Garrett Hedlund, déjà vu dans Troie ou encore Tron l’héritage, il livre une prestation de haute volée. Des prestations donc qui présagent du bon pour l’avenir des trois acteurs.
Il est évident que le parallèle entre spectateurs ayant lu le livre et les autres divergera au niveau des impressions.
Ceux qui sont familiers avec l’œuvre de Kerouac y verront une œuvre un peu trop conventionnelle, ne tentant pas assez de choses, respectant trop l’œuvre de Kerouac à la lettre sans se l’approprier au final.
Les autres y verront certainement un voyage envoutant, enivrant sur un air jazzy des années 50 et avec une fureur de vivre transmissible. Un voyage où l’on ne veut jamais voir la fin. On serait bien resté encore un peu plus sur la route avec Walter Salles. Ma critique sur http://make-your-own-movies.over-blog.com/
Basé sur la relation entre un groupe de jeunes sur un fond de révolution culturelle, « Sur la route » nous balade le long d'un morceau de vie pas aussi passionnant qu'espéré. Pourtant, grâce à un bon casting, un bon jeu et la belle ambiance des 50's, le film a le mérite de nous séduire et de nous faire passer un bon moment.
Avant de commencer, je tiens à précisé que que je n'ai jamais lu le livre de Kerouac donc cette critique se basera uniquement sur le film. Partant de ce postulat, le film s’avère assez décevant pour plusieurs raisons : Sa longueur bien trop importante, son coté répétitif et sa réalisation assez fade. En effet, le film dure 2h17 et durant tout ce temps on assiste aux mêmes situation, aux mêmes relations entre les personnage et (quasiment) aux mêmes dialogue. Cela donne peut être bien en livre mais ne convient pas du tout à l'écran.
Quel est le but de cette fuite en avant destructrice ? Ok, il prend des notes pour son livre et après. ils se retrouvent, ils se détruisent, ils vont un peu plus loin et ils se séparent, puis se retrouvent etc ... pour au final, finir par s'ignorer mutuellement. Il me manque quelque chose pour pouvoir apprécier ce film, un scénario moins confus et mieux construit peut-être !