Fantômas - Le mort qui tue
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AMCHI

6 980 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2014
Le Mort qui tue malgré un titre alléchant (dont la 6ème partie se nomme Les gants de peau humaine) est certainement des 5 Fantômas de Feuillade le moins réussi, techniquement il n'est pas inférieur aux autres mais Feuillade ne semble pas profiter de sa demi-heure supplémentaire (cet épisode dure 1h30) pour mieux exploiter son intrigue mais seulement trop allonger les différentes péripéties. Pour ceux qui aiment le genre Le Mort qui tue reste tout de même plaisant à suivre.
tomPSGcinema

887 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2014
Même si je le trouve très légèrement inférieur aux deux précédents opus, ce troisième volet intitulé "Fantômas : le mort qui tue" qui est toujours réalisé par Louis Feuillade se suit avec beaucoup d'entrain grâce à une réalisation toujours aussi minutieuse au niveau des prises de vues. L'enquête est quant à elle un petit peu moins aguichante comparé aux deux précédents opus, mais elle s'avère tout de même suffisamment mystérieuse et énigmatique pour interpeller le spectateur. Un excellent long-métrage qui se trouve donc tout à fait recommandable.
Redzing

1 469 abonnés 5 008 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 août 2022
« Le Mort qui Tue » : derrière ce titre un peu grotesque vu d’aujourd’hui se cache la troisième aventure de Fantômas signée Louis Feuillade. Après la fin explosive du deuxième volet, Fandor se remet et enquête sur une nouvelle série de crimes mystérieux, en apparence sans l’aide de Juve… Ce troisième volet met un peu plus de temps à démarrer et s’avère moins prenant. La faute peut-être à 30 minutes supplémentaire par rapport aux deux précédents ? Il est néanmoins riche en crimes et conspirations en tous genre. Fantomas adorant se tapir cagoulé derrière des rideaux pour étrangler ou détrousser ses proies. Avec ici, l’idée très originale de voir Fantômas voler la peau de l’une de ses victimes, et utiliser ses empreintes pour le faire accuser de ses méfaits. Et oui, au tout début de 20ème siècle, la police française utilisait déjà la reconnaissance digitale, grâce au système Bertillon, d’ailleurs explicitement mentionné ! Une idée qui sera reprise dans les films d’André Hunebelle des 60’s. Et qui témoigne aussi de l’aspect involontairement documentaire de cette série, dont la restauration en HD offre quelques jolies vue du Paris de l’époque.
Ricco92
Ricco92

297 abonnés 2 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2018
Après le cliffhanger de Juve contre Fantômas, Louis Feuillade signe un troisième épisode décrivant les méfaits du célèbre criminel. Cet épisode central se caractérise par sa longueur (1h37 alors que les autres épisodes font environ 1h), par l’absence de la séquence d’introduction montrant les différents visages que Fantômas aura durant l’épisode, par sa description des débuts de l’utilisation de l’anthropométrie dans les enquêtes criminelles (notamment les prises d’empreintes) spoiler: , par la disparition de Juve (laissant Fandor seul de son côté)
et par la diversité des personnages présents spoiler: (Fandor est au final peu présent dans cet épisode)
. Pour le reste, Le Mort qui tue est un volet dans la droite ligne des précédents (même si sa longueur se fait parfois ressentir).
benoitparis
benoitparis

143 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2010
De l’énigme, du mystère, de l’enquête, dans le troisième épisode du feuilleton où l’aspect proprement policier est très mis en valeur. Fandor y fait beaucoup penser à Rouletabille et Fantômas prend l’allure d’un Arsène Lupin maléfique. Le pittoresque parisien est aussi très exploité. Il est intéressant de noter que le mauvais coup diabolique de Fantômas est, en l’occurrence, un coup financier… l’odeur de souffre de la finance ne date pas d’aujourd’hui. Où l’on pressent enfin que la forme feuilletonesque permet d’explorer les différentes facettes de la fiction dramatique.
BlindTheseus

349 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 avril 2010
As Alain Resnais has said, "Feuillade's cinema is very close to dreams — therefore it's perhaps the most realistic!" Not only has Feuillade's pregnant view of grey streets become an accepted normality; his expectation of conspiracy, violence, and disaster spring at us every day. Feuillade managed this alertness despite all the impediments of the age: he was the son of a civil servant, educated at a Catholic seminary, four years in the cavalry. He worked as a journalist and ran a magazine before he began to submit scripts to Gaumont [Studios]. His energy was prodigious and when Alice Guy left Gaumont for New York he took her place as artistic director. He plunged into his serials and in a directing life of less than twenty years produced more than seven hundred films, despite service in the French army in 1915 and a wound sufficient for a discharge. Fantômas and the Vampires were criminal gangs intent on gaining material and psychological power over a decadent bourgeoisie. Their names show how far they are destructive angels, dreaded and craved by their victims. And Feuillade's inventiveness (of plot, action, and visual revelation) has exactly the same inspiration as the gang's plans, a cheerful contempt for society that gains as much from Anarchism as it looks forward to Dada and Surrealism: So, in fact a wonderful step across France following the post war.
CloakBack
CloakBack

15 abonnés 477 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2026
Fantômas : Le Mort qui tue, réalisé par Louis Feuillade en 1913, est le troisième volet de la série consacrée au criminel imaginé par Souvestre et Allain. Plus long et plus complexe que les précédents, le film pousse encore davantage la logique du feuilleton en multipliant les personnages, les identités et les fausses pistes.

L’un de ses aspects les plus intéressants vient de la manière dont Feuillade développe l’obsession de l’identité. Fantômas ne se contente plus de changer d’apparence : il parvient désormais à détourner jusqu’aux outils modernes de la police scientifique, notamment les empreintes digitales, pour brouiller les certitudes de ses poursuivants. Le criminel devient ainsi de moins en moins une figure identifiable et de plus en plus une présence capable de se cacher derrière n’importe quelle apparence.

Le film accentue également la dimension macabre et presque fantastique de la série, tout en donnant finalement des explications matérielles à ce qui semble impossible. Feuillade continue ainsi à faire surgir l’étrange dans des lieux parfaitement ordinaires, avec cette opposition très particulière entre réalisme des décors et extravagance des situations qui donne à Fantômas une identité de plus en plus forte.

J’ai trouvé ce troisième volet intéressant, notamment pour les nouvelles idées qu’il apporte, mais j’ai aussi trouvé le récit assez labyrinthique. Il y a énormément d’intrigues et de détours, parfois au point de compliquer inutilement le plan général et de donner l’impression que le film part un peu dans tous les sens. Certains raccourcis auraient sans doute pu rendre l’ensemble plus fluide. En revanche, le retournement final m’a vraiment surpris : je ne l’avais absolument pas vu venir, et rien que pour cette révélation, le film gagne beaucoup à mes yeux.

Un épisode plus sombre et plus ambitieux dans ses jeux d’identité, parfois trop encombré par son propre feuilleton, mais capable de réserver une véritable surprise jusqu’au bout.
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