Margin Call
Note moyenne
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594 critiques spectateurs

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nestor13
nestor13

75 abonnés 1 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2012
La finance folle : parlons-en. Notamment avec ce quasi huis clos sans action mais fort palpitant qui se déroule dans une salle de marché avec tous ses fameux écrans plats à foison en guise de décor. Il nous montre en effet de manière mordante les dérives de la spéculation boursière déconnectée de la sphère réelle. Et souligne le cynisme de dirigeants qui sont d'ailleurs incapables de lire les courbes sur les écrans dont on parle plus haut mais qui néanmoins pérorent et ne font aucun cas de leur petit personnel qu'ils licencient aveuglément ou de leurs clients à qui ils refourguent des actifs pourris. Ca paraît austère dit comme ça, mais ce film est vraiment passionnant, notamment grâce à son unité de temps et de lieu, et terriblement d'époque avec cette crise qui depuis 2008 n'en finit plus de nous empoisonner. "Margin call" ? J'achète !
SansCrierArt
SansCrierArt

60 abonnés 434 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2013
2008, à New-York, un jeune employé de banque au service gestion des risques, découvre que les investissements à risques engrangés par son entreprise ont été sous-estimés. La banque décide alors de vendre tous les actifs toxiques avant qu'il ne soit trop tard.

La crise expliquée aux nuls. C'est limpide, bien écrit, bien joué, bien filmé. Efficace.
bobbyfun
bobbyfun

56 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2020
Les coulisses de Wall Street dépeintes avec talent mais croulant sur un manque de rythme flagrant.
jeremie747
jeremie747

48 abonnés 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2012
Un soir, travaillant tard, un jeune trader se rend compte que l’algorithme de calcul des risques sur les produits financiers que vend la banque pour laquelle il travaille est incorrect et qu’elle est au bord de la faillite. Il prévient son boss, qui prévient son boss, qui prévient son boss, et ainsi de suite.
Unité de lieu, unité de temps, unité d’action, « Margin call » est un huis clos tendu dans lequel les pontes de cette banque vont en une nuit tenter de remédier à cette situation dramatique. Entre un suspense rondement mené, un casting assez brillant (Kevin Spacey et Jeremy Irons en tête) et une réalisation propre, le film est en soi un objet cinématographique tout à fait réussi.
Mais son intérêt va plus loin qu’une énième fiction sur la finance car J. C. Chandor parvient à traiter un sujet très propice au cliché avec une vraie finesse. « Margin call » est moins la critique des individus qui évoluent dans ce monde que celle d’un système tout entier où les masses d’argent qui sont brassées rendent le libre arbitre anecdotique.
Confrontés à de réels cas de conscience, les personnages finissent tous par poser la même question fatidique : « Do I really have a choice ? ». Le choix en question est généralement de cet ordre : préférez-vous faire des vagues et vous faire virer sans aucune indemnité ou juste vous taire pendant 24h et toucher un bonus de plusieurs millions de dollars ?
On se rend compte que l’argent appelle l’argent et que ce n’est pas parce qu’on a gagné 2,5 millions de dollars en un an qu’on peut se permettre d’arrêter du jour au lendemain. Que ce soit pour payer les traites d’une maison, pour entretenir une ex-femme ou pour flamber dans les bars, chacun a toujours une bonne raison d’en vouloir plus.
Le film montre la finance telle qu’elle est, à savoir une industrie qui s’est bâtie sur la nature cupide des hommes ; tant ceux qui y travaillent et qui renoncent à des métiers plus épanouissants par appât du gain que le reste de la société civile qui peut se permettre de vivre au-dessus de ses moyens grâce aux produits financiers que les banques commercialisent.
Le film n’excuse pas ces financiers cyniques, il met en lumière leurs motivations et pose une question morale assez intéressante : « Que feriez-vous à leur place ? »
-Vinz-
-Vinz-

44 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2012
Un cruel plongeon à la fois instructif, intéressant et ecoeurant dans les coulisses d'une société ressemblant étrangement à Lehman Brother... Et si le fond du film me remue, la forme m'a séduit avec ce huit clos entouré d'une "vue sur les lumières du monde"
Kev T
Kev T

43 abonnés 659 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2020
C'est une plongée dans le monde de wall street la veille où tout a basculé. Le rythme et l'atmosphère tiennent en haleine même si on est pas familier avec cette univers redoutable où la loi du Talion gouverne.
Charles G
Charles G

35 abonnés 627 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2013
Margin Call est le premier film de J.C. Chandor. Et le réalisateur a usé de toute son ingéniosité pour livrer un film propre, sobre, et honnête sur les dérives financières dont nous connaissons tous les conséquences quatre ans pus tard. Ce qu'on nous donne à voir durant ces deux heures où la tension monte de façon palpable minute après minute, ce n'est pas exactement LA naissance de la crise économique de 2008, mais plutôt son ascension pour atteindre l'envergure qu'on lui connait. Tout démarre par la prise de conscience du problème, élément déclencheur qui lance véritablement le film. Dans ce contexte difficile, les requins se bouffent entre eux et l'on se délecte des jeux d'acteurs parfaitement imbriqués dans leurs personnages, qui doivent user de stratégie politique pour s'en sortir, à petite comme à grande échelle. A l'aube de la seconde guerre mondiale, Churchill avait lancé à Chamberlain, représentant français venu signer des accords de non agression avec une Allemagne conquérante "Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur, et vous aurez la guerre". Cette phrase est largement applicable aux dirigeants de cette société d'holdings qui, plutôt que de couler seuls, ont voulu s'en sortir en disséminant leur produits partout au risque de contaminer le marché ; ce qu'ils ont fait, en plus de faire mettre la clé sous la porte à leur entreprise. C'est tout ceci que montre le film, avec un rythme et une vulgarisation du propos parfaitement adaptés. La réalisation est juste comme il faut, et les acteurs sont formidables. Un film à voir !
philhag
philhag

33 abonnés 400 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2012
Très bien. Convaincant. Le suspens est tenu de bout en bout. Très bon jeu d'acteur, très bonne bande son. Même si comme le patron dans le film on a du mal à comprendre, on sent l'atmosphère probable de certains centres financiers. le cynisme fait peur, vraiment peur.
Axis.fr
Axis.fr

28 abonnés 148 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2012
Très intéressant d'un point de vue documentaire mais l'intérêt se trouve noyé, dilué dans cette réalisation volontairement extrêmement lente, lénifiante.
Tant d'autres choses auraient pu être dites, expliquées, montrée. Là on se retrouve plus avec un exercice de style cinématographique sur léger fond de chute de Lehman-Brothers (right !?) et de subprimes.
Une petite déception.
darknat
darknat

24 abonnés 248 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2012
A la sortie du film je me suis dit qu'il fallait que j'aille me renseigner sur les autres films de ce réalisateur J. C. Chandor tant il y a une maitrise dans la mise en scène aidé par un casting de rêve à la hauteur de ce film où l'avenir du monde se joue dans cette tour. Il faudra que je patiente ! Réussite totale sur l'approche. Pour une fois les financiers ne passent pas que pour des flambeurs et des "méchants" et l'aspect humain l'emporte sur le langage technique et les chiffres. Beaucoup de métaphores qui sonnent justes. Du très bon.
Uptownblues
Uptownblues

24 abonnés 179 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 novembre 2018
Probablement le meilleur thriller financier à ce jour. Acteurs, scénario (inspiré de la chute de LB donc en plus utile), image, bande-son, bref, une pépite.
liamsi
liamsi

26 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2018
Un film qui fait dans la sobriété et l'efficacité, le résultat final est assez bon même si le sujet traité est plutôt déprimant.
J-Daniels
J-Daniels

20 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juillet 2021
Le monde de la finance et la crise de 2008 sont une grande source d'inspiration pour le monde du cinéma, que ce soit à travers l'image que véhicule la finance (argent, cynisme, sexe, drogue…) qu'à travers le côté dramatique de la crise de 2008. S'agissant de l'univers de la finance, comment ne pas citer l'incomparable "Le loup de Wall Street" de Scorsese avec un Di Caprio au sommet. S'agissant de la crise de 2008, on peut citer l'excellent "The Big Short" sorti en 2015 avec notamment Christian Bale, Brad Pitt et Ryan Gosling, qui revenait avec un ton décalé sur l'histoire de ceux qui avaient vu venir la crise avant la crise. Quelques années plus tôt, en 2011, et avec un casting tout aussi 5 étoiles, sortait un film pourtant moins connu du grand public mais tout aussi excellent, "Margin Call". Cette fois-ci il est question de s'intéresser au moment précis où la crise financière s'est déclenchée. Si l'on est pas face à un documentaire mais face à une histoire "romancée", on ne peut néanmoins qu'être saisi par le réalisme qui transpire de ce film au niveau de la réalisation mais aussi du sujet qui a manifestement été parfaitement potassé pour retranscrire au mieux la réalité de ce milieu. La performance des acteurs contribue évidemment très largement à cette réussite. Les plus impressionnants sont Simon Baker dans son rôle de dirigeant arriviste et sans scrupules ainsi que Jeremy Irons en grand patron cynique, mais tous excellent réellement. On est donc tout de suite captivé par cette société, dont on ignore le nom mais qui emprunte indiscutablement des traits à la défunte Lehman Brothers et à la toute puissante Goldman Sachs, laquelle découvre presque fortuitement la crise imminente. On suit alors les réflexions et les actions mises en œuvre par les membres de cette société, du simple analyste, jusqu'au sommet de l'interminable pyramide, face à cette catastrophe imminente dont on connait les suites. Faisant toujours preuve d'un grand réalisme, Margin Call appelle alors à une réflexion sur le sens et la valeur de la finance mais sans pour autant devenir moralisateur ni la diaboliser. On retient en effet ici que si ces hommes ont à l'évidence des défauts, au premier titre desquels la cupidité, à l'origine de la crise financière de 2008, il serait trop facile d'en faire des monstres et de reporter sur eux seuls la responsabilité d'un système dont en réalité tout un chacun est plus ou moins responsable. En définitive donc vous l'aurez compris un excellent film, à voir sans hésiter.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 juin 2012
Choix intéressant et intelligent de la part de JC Chandor d'avoir choisi d'orienter son récit sur les prémices de la crise de 2008 du point de vue d'une grande banque (la comparaison avec Lehman Brothers est évident) plutôt que d'essayer d'avoir une approche globale et démonstrative du phénomène, ce qui serait une véritable épreuve.
Chandor s'attaque donc aux causes qui seraient à l'origine de cette crise et s'intéresse à la manière dont les personnages réagissent en découvrant petit à petit l'ampleur de la catastrophe qui s'annonce et les choix (le mauvais et le pire) qui se présentent à eux pour tenter de survivre au tsunami financier qui s'annonce.
La réalisation est sobre mais l'écriture et très pointue, et même si au départ on est un peu perdu par les termes statistico-financiers des protagonistes, on comprend vite le fond de la question. Belle performance de l'ensemble des acteurs, très convaincants dans leurs rôles respectifs. On remarque qu'ils se présentent fatalistes pour la plupart devant la catastrophe qui s'annonce, sans doute blasé en même temps de l'irréalité du monde dans lequel ils interviennent au quotidien et des sommes en jeu. Poutant, la force du film est de ne pas porter de jugement pointant du doigt les traders et banquiers et leur irresponsabilité. Il tente au contraire de ramener les choses à une échelle plus humaine et tentant d'expliquer les rouages complexes au milieu desquels ces acteurs agissent. Leur décision aura cependant un intérêt déterminant pour des millions de gens, et plutôt que de critiquer les hommes qui sont à l'origine de toutça, JC Chandor critique plus le système qui a permis à ces personnes d'avoir autant de pouvoir.
Laurent C.
Laurent C.

296 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2012
Marvin Call est un film ambigu. La photo est magnifique, les vues sur New York sont enchanteresses, les personnages sont beaux, paisibles et dignes. Et pourtant derrière ce semblant de carte postale se cache un monde froid, cruel, indifférent. Personne ne dénonce, tout le monde cautionne en dépit du gouffre financier mondial qui s'annonce. Ça rappelle quelques histoires récentes du côté des traders ...
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