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Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mai 2013
Ce film met en scène les coulisses des débuts de la crise financière, on se rend compte un peu plus du lien qu'il y a entre le monde réel et le monde virtuel où tous ces chiffres incompréhensibles font le yoyo. Tout le monde lutte pour garder sa place quoi qu'il arrive. Kevin Spacey est à la hauteur de nos espérances.
Ça vous tente une plongée au cœur des entrailles d'un système boursier la veille de la crise en 2008? Non? Effectivement, ça peut être compréhensible vu qu'on en paye le prix encore aujourd'hui. Mais quand on voit l'équipe que le jeune réalisateur (également scénariste) J.C. Chandor a été capable de réunir pour réaliser ce quasi huit-clos implacable...pourquoi résister? Le cinéaste impressionne par la rigueur et la précision avec lesquelles il décompose cette fameuse nuit où tout a basculé, et pendant laquelle les premiers informés vont devoir se préparer au pire avec humanité...ou parachute doré. Conscient du caractère potentiellement dangereux d'un film à la ligne d'horizon biaisé par des considérations primaires, Chandor prend le parti de traiter son sujet de la manière la plus froide qui est paradoxalement la plus humaine. Car dans les couloirs de cet étage de building, symbolisant le capitalisme à lui-seul, se croisent des traders dont les visions et motivations divergent grandement. L'occasion pour Chandor d'alimenter encore sa côte en se montrant excellent directeur d'acteurs. Absolument tous sont prodigieux. De Kevin Spacey - comme toujours- à Stanley Tucci, en passant par Zachary Quinto, Paul Bettany, Simon Baker et Demi Moore. Et n'oublions surtout pas Jeremy Irons, qui est sûrement la grosse surprise de ce film, avec son personnage à la force (diabolique)tranquille. Et autre point fort, le réalisateur ne fait pas l'erreur de simplifier à l'extrême la situation, ce qui n'aurait conduit qu'à la dilution substantielle du matériau. On peut tout aussi bien se révéler incapable de traduire le jargon boursier que les acteurs manient (avec brio) et pour autant réaliser la complexité de ce krach. Une belle surprise.
2008, à New-York, un jeune employé de banque au service gestion des risques, découvre que les investissements à risques engrangés par son entreprise ont été sous-estimés. La banque décide alors de vendre tous les actifs toxiques avant qu'il ne soit trop tard.
La crise expliquée aux nuls. C'est limpide, bien écrit, bien joué, bien filmé. Efficace.
Peut-être j'en attendais trop, mais j'ai été assez déçu par Margin Call. Bon, l'idée de filmer la crise, ou plutôt les débuts de la crise sous l'angle du thriller c'est sympa, mais ça marche à moitié. Alors je sais pas, tout le monde dit qu'on comprend super bien tout grâce à Margin Call etc etc. Sauf que perso je suis pas sûr d'avoir tout compris sur la crise grâce à Margin Call, et en plus de ça si je voulais tout comprendre j'aurais regardé un documentaire (déjà fait ceci dit) et pas un film de fiction. C'est dommage car on voit que le mec est pas malhabile de ses mains avec la caméra, il y a des bonnes scènes dans Margin Call, ça me donne envie de voir son prochain film, All is lost qui est en hors compétition à Cannes cette année, car là j'ai trouvé qu'au final ce qu'il essayait de faire décoller retombait à plat.
Certains parlent de "Thriller"! A bon j'ai raté une scène, un plan. C'est qui qui est mort? le chien, ou bien serait-ce le big boss en réalité qu'il enterre dans le jardin. J'aurais aimé dire du bien de ce film car la double quinte flush, genre de panoplie extrêmement rare sauf dans Expendable. Alors s'en doute y a t-il un lien entre ces deux films! Oui Demi et Bruce partage l'affiche de deux gros films sans intérêt sauf celui de réunir autant de Star enfin plutôt des étoiles filantes voir des trous noirs surtout dans Margin Call. Ce qui est sur c'est que ce sont les deux extrêmes: un bourrin explosif et l'autre plat à mourir. Nébuleux script que de faire l'apologie de gens médiocres qui comme 99% des gens sur terre ne pensent qu'à eux et à leurs portes monnaies. Oui les Traders sont des gens comme les autres, déshumanisés au service de machine que tout le monde connait bien aujourd'hui, étant nous même avalé puis recraché comme de simple pantin. Car finalement ne sommes nous pas comme disait Freud, juste de la merde et du sang. J'aurais aimé voir moins d'empathie, mais les sources venant d'un trader lui même "du père du réalisateur", j'imagine qu'il y trouvera de l’intérêt de nous faire croire, au final qu'ils ni sont pour rien. Alors soit ce film nous prend pour des cons soit nous sommes bien cons d'aller le voir. Car vendre à perte comme ils le font pour sauver leurs peaux. C'est à dire partir avec une cagnotte et non pas la queue entre les jambes tout en ruinant des millions de gens qui leurs ont confié leurs argents. Alors lorsque l'on ne sait pas dire non on n'a encore sans doute 15 ans. Imaginer que toutes nos banques soient dirigées par des enfants de 15 ans qui ne voient que des chiffres avec des virgules et rien d'autres. Non merci j'y crois pas ce film ne me laissera pas un bon souvenir et ce sera sans doute le premier à défendre des escrocs en pointant l'invisible; "- ils arrivent" en regardant vers le ciel" comme si le coupable était ailleurs. Ou bien de ne pas montrer cette réunion avec les big's. Et de nous servir un dinosaure "Irons.J" machiavel tout la haut, tout là haut, tout la haut, comme si dieux lui même s'amusait de nous tous, tout là haut.
Sujet méga sensible que ce film traite de la meilleure façon possible et d'un point vue vraiment intéressant... et je ne parle même pas du casting époustouflant... bon le rythme est lent et malgré un discours parfaitement clair pour être compris de tous, certains termes peuvent tout de même en effrayer certain...
Bien que le vocabulaire technique est été grandement simplifié dans ce film sur le monde de la finance, les amateurs de Wall Street peuvent faire des recherches sur le lexique un peu obscur disséminé tout le long de cette histoire aussi humaine que financière : autant se coucher moins bête le soir. Sinon, l’interaction entre les personnages est très bien mise en relief, les caractères superbement travaillés et affirmés (d’ailleurs, les acteurs sont formidables dans leur rôle respectif), les hautes-sphères de la bourse parfaitement rendu (ou comment cette communauté très fermée dirige à merveille nos sociétés capitalistes au nom de l’argent à tout prix) et tout ceci dans une tension qui ne fait que croître. Une merveille à voir si l’on veut comprendre la crise financière de l’intérieur.
Film au casting 3 étoiles où les acteurs apportent une plus-value indéniable. Scénario solide et maîtrisé par le réalisateur qui nous met en perspective la future crise des subprimes...
Avis très mitigé, car le film s'écroule au fûr et à mesure de son avancement (alors qu'il devrait monter en puissance!). L'histoire n'est pas si bien traitée, mais le traitement de la hiérarchie dans le monde de l'entreprise, et les personnalités en présence font de ce Margin Call un film qui passe tout juste.
Un chef-d’œuvre signé par un débutant ! Tour de force d’un thriller financier, palpitant, intelligent, instructif sans didactisme (et pourtant le sujet… !), remarquablement dirigé et interprété. Faits réels interprétés du début du crash de 2008, où la dérive et le cynisme odieux du capitalisme éclatent sobrement, sans effets de manche mais avec toute la vérité sur ce grand-guignol qui nous bouffe la vie. Tout cela à travers des traders suivis avec habileté, sans prééminence d’aucun, et avec une grande acuité psychologique. Du grand art, vivant, authentique, accompagné d’une mise en scène au cordeau et d’interprétations sobres et éblouissantes. Captivant et donnant à réfléchir. Un chef-d’œuvre, je vous dis !
La crise financière pour les nuls ? Il y a un peu de ça dans le 1er long de J.C Chandor qui réunit un casting solide grâce à son scénario intelligent et qui ne juge pas certes mais qui nous montre un monde bien éloigné de celui du travailleur moyen, où l'argent est roi et que la cupidité est vu comme une vertu. Pas non plus un pamphlet mais plutôt une radioscopie clinique de ce qui a pu se passer. Quelques notions du monde de la finance sont nécessaires pour tout comprendre mais le scénario, malin, est assez didactique grâce à une sympathique trouvaille scénaristique (qui est sans doute vraie qui plus est) : quand les p'tits jeunes racontent leurs découvertes à leurs supérieurs, ils le font avec des termes simples car leurs chefs ne pigent rien eux-mêmes aux règles du jeu et se contentent d'encaisser les dividendes. La mise en scène est clinique et les acteurs sortent des performances assez incroyables, notamment le duo K. Spacey-P. Bettany (ce dernier rappelant à ceux qui l'auraient oublié, en même temps il tourne trop souvent dans des films indignes, qu'il est un acteur de génie) et surtout J. Irons, parfait en requin roi du monde. Glaçant, irritant, fort et troublant, le film est une plongée dans l'horreur terrifiante et mérite largement l'attention. D'autres critiques sur
Le casting est bon et les acteurs connaissent leur métier mais ce film abuse des ellipses. À tel point que c’en est fatiguant. La mise en scène tourne tellement autour du sujet sans en parler franchement que les discussions entre les personnages deviennent ubuesques : trop de « Tu ne vas pas faire ça. » et de « Ne me fait pas le même coup que la dernière fois » ; sans qu’on sache ce qu’est « ça » ou ce qui s’est passé « la dernière fois ». Si cet artifice dramatique marche pour vous alors ça peut être un bon film sinon passez votre chemin.