Note moyenne
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Margin Call est un film qui gagnerait à être un peu plus connu.
Rares sont les films qui abordent le sujet de la haute finance (sujet très technique et assez peu séduisant), mais ceux qui le font bien valent le coup d'être vus.
Ici, même si le sujet abordé n'est pas forcément abordable par tout le monde, le film arrive à le rendre à peu près compréhensible sans que ça devienne un cours de finance (sans être capable de restituer parfaitement ce qui s'y passe, on comprend aisément les tenants et aboutissants).
Les acteurs (très bon casting avec notamment Jeremy Irons et Stanley Tucci au top) jouent très sobrement.
Je recommande.
Rares sont les films qui abordent le sujet de la haute finance (sujet très technique et assez peu séduisant), mais ceux qui le font bien valent le coup d'être vus.
Ici, même si le sujet abordé n'est pas forcément abordable par tout le monde, le film arrive à le rendre à peu près compréhensible sans que ça devienne un cours de finance (sans être capable de restituer parfaitement ce qui s'y passe, on comprend aisément les tenants et aboutissants).
Les acteurs (très bon casting avec notamment Jeremy Irons et Stanley Tucci au top) jouent très sobrement.
Je recommande.
Que se passe-t-il quand la musique s'est arrêtée et qu'il faut faire face à l'inévitable? Ou comment passer d'une crise nationale à une crise mondiale.
Excellent film porté par des grands acteurs qui jouent de manière très juste . L'ambiance à la huit clos est très anxiogène , et nous transporte dans ce milieu sans loi ni foi, inspiré largement de la crise financière mondiale des subprimes.
Un thriller financier qui se distingue notamment par son formidable travail d’écriture avec entre autre des dialogues parfaitement ciselés. L’histoire de plusieurs traders qui à la veille de l’éclatement de la bulle immobilière et de la crise des subprimes se déchirent pour ne pas perde d’argent. Le film aborde la logique capitaliste poussée à son paroxysme, une dématérialisation des biens, une sacralisation de l’argent qui pousse à une déshumanisation de la société ou toute notion de moralité a perdu sa place. Malgré un côté économique qui peut dérouter, l’ensemble est suffisamment didactique pour rester facilement compréhensible. Le tout auréolé d’un prestigieux casting d’une excellente qualité. Un sujet fort passionnant pour un film maitrisé à la perfection.
Tirer d’une histoire vraie, un casting 10 étoiles, tu connais rien à la bourse, ne t’inquiètes pas tu seras vite dans le film. Grandiose, stressant, parfait.
Écrit et réalisé par J C Chandor, "Margin Call" (2011) est l'un des meilleurs films traitant du monde de la finance. Lorsqu'on a pour ambition de dénoncer un tel milieu régi par "les eaux froides du calcul égoïste", deux écueils sont à éviter : tomber dans la démagogie, si fréquente dans le cinéma contemporain, et montrer des personnages caricaturaux. Chandor y parvient très bien et nous offre une œuvre aussi subtile et intelligente que captivante. Les personnages ne sont ni des héros ni des monstres, à l'exception peut-être de John Tuld (Jeremy Irons) et Jared Cohen (Simon Baker dans un rôle aux antipodes de celui de la série Mentalist) tous deux dépourvus de scrupules. La plupart sont des gens ordinaires, totalement dépassés par un système immoral contre lequel ils ne peuvent rien. Ils contribuent certes à le perpétuer, mais pas plus que ne le font d'autres professions que la société honore voire adule. Les consommateurs que nous sommes y contribuent également, mais avons-nous la possibilité de faire autrement ? Quant aux démagogues bien-pensants (c'est-à-dire non-pensants) qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes, ne sont-ils pas pires ? Le film pose le problème de manière pertinente et percutante. Les performances remarquables des acteurs (Kevin Spacey et Jeremy Irons en tête) comptent pour beaucoup dans cette réussite. On ne s'ennuie pas une seconde, l'atmosphère est prenante et l'on peut le revoir plusieurs fois en éprouvant toujours le même plaisir. Une œuvre magistrale, à voir absolument.
Plongée quasi documentaire dans le milieu de la finance au moment de la crise de 2008. Cupidité, égoïsme, cynisme… La liste des qualificatifs serait longue pour décrire tous ces personnages indécents. On aurait voulu sauver le vieux Rogers/Spacey et le jeune Sullivan/Quinto, mais non, ils retournent à la soupe finalement. Voilà la morale de l’histoire : il n’y a pas de morale dans la finance…
24 heures avant la nuit.....
Quand une equipe très réduite (pour cause de plan sociaux successifs) d'analystes en risques financiers réalise que la banque dans laquelle ils travaillent va s'effondrer a cause de placements toxiques, on est aux premières loges pour assister à ce qu'il s'est probablement passé avec Goldmann-Sachs en 2008. Le monde sans pitié de la finance, pression, carriérisme et vénalité , Chandor dépeint d'une main de maitre l'effondrement d'un système et l'attitude des rapaces qui espèrent perdre le moins de plumes possibles dans l'opération suicide qu'ils vont lancer.
Une film choral assez court donc très rythmé, il faut ne pas être rebuté par le jargon financier pour tenir, mais si c'est le cas, on passe un vrai bon moment de cinéma.
Quand une equipe très réduite (pour cause de plan sociaux successifs) d'analystes en risques financiers réalise que la banque dans laquelle ils travaillent va s'effondrer a cause de placements toxiques, on est aux premières loges pour assister à ce qu'il s'est probablement passé avec Goldmann-Sachs en 2008. Le monde sans pitié de la finance, pression, carriérisme et vénalité , Chandor dépeint d'une main de maitre l'effondrement d'un système et l'attitude des rapaces qui espèrent perdre le moins de plumes possibles dans l'opération suicide qu'ils vont lancer.
Une film choral assez court donc très rythmé, il faut ne pas être rebuté par le jargon financier pour tenir, mais si c'est le cas, on passe un vrai bon moment de cinéma.
La prouesse de ce film est de bâtir un suspense haletant autour du monde du travail dans les banques d'affaires.
Même si nous sommes profanes en la matière, nous sommes happés par l'histoire.
Le scénario est subtil, les enjeux sont intelligemment révélés et expliqués.
Il ne faut vraiment pas être rebuté par le sujet, le film sait le rendre attrayant par sa pédagogie.
Les acteurs sont tous exceptionnels, ils rendent la tension croissante tangible, et le ton est sérieux et professionnel.
Un film qui respecte son auditoire, et son intelligence.
Même si nous sommes profanes en la matière, nous sommes happés par l'histoire.
Le scénario est subtil, les enjeux sont intelligemment révélés et expliqués.
Il ne faut vraiment pas être rebuté par le sujet, le film sait le rendre attrayant par sa pédagogie.
Les acteurs sont tous exceptionnels, ils rendent la tension croissante tangible, et le ton est sérieux et professionnel.
Un film qui respecte son auditoire, et son intelligence.
On aimerait que ce film dure plus longtemps ! Voir à l'œuvre les escrocs de la bourse, leur jeu du dernier requin de l'océan, pour d'autres le peu de conscience qui leur reste et le tout pour l'argent. C'est un côté si triste de l'humain ici bien représenté.
3,6/5
3,6/5
Ce film intéressera peut-être les traders, brokers et cie...pour moi, ce fut un film long, long, très long (pourtant seulement d'une durée d'1h40) et d'un ennui mortel jusqu'aux 10 dernières minutes qui ne sont pas pour autant exceptionnelles.
La tension qu'on devrait ressentir n'est pas là, il y a quelques courts dialogues ou prises de position intéressants mais ils ne sont pas légion.
Le casting 5 étoiles sauve peut-être le film de la médiocrité absolue.
La tension qu'on devrait ressentir n'est pas là, il y a quelques courts dialogues ou prises de position intéressants mais ils ne sont pas légion.
Le casting 5 étoiles sauve peut-être le film de la médiocrité absolue.
Le casting était l'un des gros points marketings du films avec pour ne citer qu'eux Kevin Spacey, Jeremy Irons, Stanley Tucci, Simon Baker ou Demi Moore. Le sujet m'intéressait en revanche un peu moins. Se plonger dans le monde de la bourse avant 2008, avant la grosse crise financière de Lehmann Brothers et se plonger dans un mastodonte avant sa chute. L'idée est bonne mais je craignais de m'ennuyer et/ou de n'y pas comprendre grand-chose. Si l'ennui n'était pas là, il faut bien avouer que c'est plus difficile de saisir tous les éléments de l'histoire où tout n'est pas forcément expliqué "comme à un enfant" pour reprendre le personne de Jeremy Irons. Le "huis clos" est pourtant efficace et l'idée bonne mais je n'ai jamais vraiment accroché et malgré le casting, cela n'a pas suffi à me garder concentré tout du long.
Chef-d’œuvre.
Le monde de la finance subtilement décrit. Il ne s’agit que d’argent. Ce n’est pas grave.
Magnifique scènes des fin, un Kevin Spacey magistral.
Le monde de la finance subtilement décrit. Il ne s’agit que d’argent. Ce n’est pas grave.
Magnifique scènes des fin, un Kevin Spacey magistral.
Une nuit dans une grande banque d'investissement, la veille d'un crash monumental. Une quasi unité de temps,de lieu, et d'action. On peut donc s'attendre à une construction classique, et de ce point de vue, ce film est, sans surprise.
L'intrigue tourne autour de ce que la profession appelle un margin call, qui désigne des sommes à bloquer pour se couvrir contre les mouvements violents du marché. Pour les néophytes, et en simplifiant énormément, ces sommes sont appelées quotidiennement et si un établissement est incapable de les avancer, il est failli et tous ses actifs sont dépréciés au prix de leur poids de papier. C'est suite à ce constat, dû à une suite d'erreurs de calculs ou un excès d'optimisme, que s'enclenche la mécanique infernale, et la tragédie. Donc quoi qu'en aient dit les ignares, à peu près rien à voir avec la faillite de Lehman. Ce sujet en apparence austère, entraine le spectateur dans un univers de mensonges et de faux-semblants, dont le traitement est magnifié par le jeu de Kevin Spacey, mélange de lassitude, de cynisme, et de tristesse. Sans vraiment parler de suspens, il faut plus y voir un voyage sociologique, presque ethnologique, très loin des délires oniriques - ou plutôt cauchemardesques - d'American Psycho par exemple.
Au total, un bon moment, qu'on a du mal à situer dans la cartographie traditionnelle du cinéma.
L'intrigue tourne autour de ce que la profession appelle un margin call, qui désigne des sommes à bloquer pour se couvrir contre les mouvements violents du marché. Pour les néophytes, et en simplifiant énormément, ces sommes sont appelées quotidiennement et si un établissement est incapable de les avancer, il est failli et tous ses actifs sont dépréciés au prix de leur poids de papier. C'est suite à ce constat, dû à une suite d'erreurs de calculs ou un excès d'optimisme, que s'enclenche la mécanique infernale, et la tragédie. Donc quoi qu'en aient dit les ignares, à peu près rien à voir avec la faillite de Lehman. Ce sujet en apparence austère, entraine le spectateur dans un univers de mensonges et de faux-semblants, dont le traitement est magnifié par le jeu de Kevin Spacey, mélange de lassitude, de cynisme, et de tristesse. Sans vraiment parler de suspens, il faut plus y voir un voyage sociologique, presque ethnologique, très loin des délires oniriques - ou plutôt cauchemardesques - d'American Psycho par exemple.
Au total, un bon moment, qu'on a du mal à situer dans la cartographie traditionnelle du cinéma.
Je me rends compte que je n’avais pas fait la critique de Margin Call que j’ai pourtant vu plusieurs fois pour la bonne raison que c’est un authentique chef-d’œuvre. Tout est présent dans ce film, mais je dois dire que le point qui fait la différence par rapport à la concurrence dans ce genre, c’est l’étrange poésie que Chandor insuffle à son film. Il dégage en effet une étrange mélancolie, un sentiment de douce tristesse qui l’emporte rapidement sur le côté technocratique du sujet. La raison, je pense, en vient bien sûr du côté technique. Visuellement superbe, Chandor arrive à créer des atmosphères enveloppantes, usant de la nuit, des lumières des ordinateurs, des ambiances feutrées, il se balade avec une aisance rare dans ces hauts lieux de trading et conscient du côté abstrait de son sujet, il s’attache à ses personnages avec lesquels il jongle, là encore avec une maîtrise totale. J’y reviendrai. Margin Call a une superbe photographie, une mise en scène fluide et tirée au cordeau, des décors qui transpirent le soin du petit détail (d’ailleurs on appréciera les promenades hors de l’immeuble également), et le tout accompagné par une bande son discrète mais qui lorsqu’elle arrive est toujours appropriée (le morceau Wolves, si je ne m’abuse, rend particulièrement bien l’atmosphère mélancolique du film et sa poésie un peu triste). Le film est esthétique, mais son esthétique n’est pas que froideur, et j’en viens à l’autre aspect attractif du film et sans doute l’autre raison qui en fait pour moins un film incarné et poétique : sa subtilité. Bien sûr le métrage critique le trading, la haute finance, les comportements détestables du milieu, mais il ne fait pas que cela, et échappe à la caricature. L’ambiguité du personnage de Kevin Spacey par exemple apporte beaucoup de chair au film, de même pour le personnage de Zachary Quinto. Le film est vivant et on se retrouve par moment avec des figures dignes d’une tragédie grecque, confronté à des évènements qui les dépassent et tentant de faire face tout en gérant aussi leurs petits problèmes. Margin Call est un film technique mais d’abord humain, et Chandor, en s’attachant à ses personnages, mais en avant leurs émotions, leur ressenti, leurs contrastes, leurs défauts, et tout cela, plus encore que l’image je pense, donne au film un lyrisme puissant et hyper appréciable ! On ne voit pas le temps filé tant il y a du contenu, de la matière, de la vie et tant tout cela est intelligemment imbriqué. Evidemment, c’est d’autant plus sensible que le casting est énorme, et que tous les acteurs ont été judicieusement choisis. Spacey, Irons, Tucci, notamment, étaient tout trouvés pour leurs rôles, mais même des acteurs que j’apprécie moins, comme Paul Bettany sont parfaitement employés. Ce n’est d’ailleurs pas qu’une simple galerie de célébrités, le film donne à tous ses personnages, même un peu secondaires, un vrai rôle et une vraie place, avec de l’épaisseur et une dimension humaine. Ca fait extrêmement plaisir de voir un film si bien écrit et si bien interprété.
En définitive, si vous avez peur de l’aspect technique du film, du côté verbeux, pas d’inquiétude, ce n’est pas l’essence du film. D’ailleurs, c’est finalement qu’une petite partie du film. L’essentiel tient dans ce portrait du monde de la finance que fait Chandor, critique mais pas manichéen, incisif mais toujours humain. Rigoureusement écrit, le film est tout aussi rigoureusement réalisé, et d’une esthétique irréprochable, c’est aussi un catalogue d’images superbes et iconiques. C’était pas simple de rendre beau ces open space froid et sans âme, mais Chandor y arrive ! Bravo à lui. Bref, un chef-d’œuvre à découvrir. 5
En définitive, si vous avez peur de l’aspect technique du film, du côté verbeux, pas d’inquiétude, ce n’est pas l’essence du film. D’ailleurs, c’est finalement qu’une petite partie du film. L’essentiel tient dans ce portrait du monde de la finance que fait Chandor, critique mais pas manichéen, incisif mais toujours humain. Rigoureusement écrit, le film est tout aussi rigoureusement réalisé, et d’une esthétique irréprochable, c’est aussi un catalogue d’images superbes et iconiques. C’était pas simple de rendre beau ces open space froid et sans âme, mais Chandor y arrive ! Bravo à lui. Bref, un chef-d’œuvre à découvrir. 5
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