Margin Call
Note moyenne
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594 critiques spectateurs

5
59 critiques
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252 critiques
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77 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 mai 2012
Difficile de ne pas se laisser captiver par cette immersion détaillée et passionnante dans les bureaux d'une banque d'investissement la nuit précédent le début du krach boursier de l'automne 2008 aux Etats-Unis. Si tout commence par des licenciements presque anodins dans une salle de marché à Wall Street, les évènements vont prendre rapidement une autre tournure lorsque un jeune trader découvre un soir très tard une analyse financière des plus désastreuses laissant présager une chûtes vertigineuse des cours du marché. Les boss sont rapidement prévenus et l'information va vite monter au sommet de la hiérarchie car s'il n'est plus l'heure de travailler, il est l'heure de prendre une décision pour sauver la maison qui a toutes les chances de s'écrouler comme un château de carte le lendemain à l'ouverture des bourses.
Comme pour les films politiques, cette plongée dans l'univers impitoyable de la finance et de la spéculation est tout simplement passionnante. N'ayez pas peur d'aller voir un film trop technique incompréhensible.où il ne serait que question de chiffres et de combat des chefs, au contraire le réalisateur adopte une mise en scène précise, s'en s'éparpiller, dans laquelle chaque mot et chaque parole est pesé, une atmosphère pleine de tension et de suspense comme si la terre se dérobait sous les pieds de ses dirigeants au fil des heures qui passent, les rapprochant du lever du jour synonyme pour eux du début de la fin. La qualité du casting est bien sûr au rendez-vous et suivant son poste hiérarchique, chaque acteur amène la froideur et la hauteur correspondante : c'est un des aspect intéressant de ce film, tout le monde est finalement le chef de quelqu'un et chacun à un chef au dessus de lui : si le personnage de Simon Baker (Le Mentalist) parait cynique et imperturbable au moment où il rentre en scène, il devient très timide 10 minutes plus tard quand on découvre son patron interprété parfaitement par Jeremy Irons.
Mais peut-être que le point faible du film est justement ce côté trop glacial. Quand la majorité de la presse clame "Margin Call, ce que Wall Street 2 auraît du être", je réponds pas forcément car en ce qui me concerne, j'ai préféré le film d'Oliver Stone qui était tout aussi intéressant. Au delà du personnage charismatique de Gordon Gekko et des manipulations, l'histoire d'amour entre Jake et Winnie apportait beaucoup de chaleur et d'humanité au milieu de ce bal de requin en plus d'une bande son vraiment très réussi. Si dans Margin Call, Demi Moore assure avec brio la touche féminine du film, elle n'égale pas la performance de Carey Mulligan qui était au centre d'une conclusion très positive...
Evelyne75
Evelyne75

18 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2012
On vend uniquement quand ils ont tous cornaqué le bon peuple. Film magistral sur la finance, ennemi juré de notre nouveau président vite qu'il coure visionner ce petit bijou ciselé de réalité. Ah aussi ce contrat de génération qui passe par un clé USB le vieux est viré bien avant la cata trop dans le business le jeun' de 28 ans brillant a tout compris est encore docile et serviable, celui de 23 ans est encore tendre. Les fusibles sont bien placés seul la mort de ce chien nous touche dans sa réalité. La finance ton univers impitoyable où les dirigeants puissants connaissent tout de son jeu et ne sont pas prêts de lâcher leurs avantages financiers
Christèle G
Christèle G

5 abonnés 60 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2012
C'est très intéressant de voir comment fonctionne ce milieu, à des années lumières des préoccupations du commun des mortels. C'est assez flippant du reste. Un peu technique parfois, mais le but n'est pas de comprendre ce qu'il se passe, mais plutôt de sentir l'ambiance qui se crée.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2012
Premier (et bluffant) long-métrage de la part de J. C. Chandor qui retrace heure par heure (se déroulant intégralement le temps d’une journée) ce qui a précédé le krach boursier de 2008, devenant par la même occasion, la crise mondiale que l’on connaît tous. L’intrigue se déroule dans un building d’une importante compagnie financière (est-il nécessaire de souligner les similitudes avec la banque d'affaire "Lehman Brothers Investissements" qui avait fait faillite en 2008 ?). Alors que le matin même se prépare un important plan social, les dirigeants ne vont pas être au bout de leur surprise lorsqu’ils apprendront le soir-même que la compagnie menace de sombrer si les traders ne liquident pas en un temps record (et à perte), toutes leurs "liquidités". J. C. Chandor nous plonge de plein fouet au coeur de l’univers de Wall Street, de son ambiance feutré et jalousement gardé où tout se compte en millions voir en milliards de dollars, entre pourcentages et algorithmes, coups de chance ou coups de bluff. Extrêmement bien documenté (peut-être trop, prévoyez un décodeur pour réellement bien saisir tout le vocabulaire des traders). J. C. Chandor nous fait revivre de l’intérieur les prémisses de cette crise où l’on découvre les faux-semblants et autres manipulations des dirigeants qui ne reculent devant rien pour sauver leur intégrité (et leur argent) quitte à mettre en danger les autres compagnies, voir la bourse toute entière. Palpitant de bout en bout et ce, en grande partie grâce à un casting quatre étoiles (Kevin Spacey, Paul Bettany, Jeremy Irons, Zachary Quinto qui est également producteur du film, Simon Baker, Demi Moore & Stanley Tucci). A noter enfin que le film fut nominé aux Oscars (Meilleur Scénario Original), mais il repartit bredouille.
Jean-Pierre H
Jean-Pierre H

14 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mai 2012
Le rythme ne tombe jamais. On est effrayé par ce système qui broie les hommes et où on joue avec les millions de dollars comme au Monopoly. Pas de place pour les états d'âme dans ce système pourri!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 mai 2012
Margin Call se présente sous la forme d'un thriller "économique" mené par un casting au top de sa forme et de première classe. Zachary Quinto peut soulever le film à lui seul. Le principal problème vient de la volonté de rendre le métrage grand public alors qu'il traite d'un sujet particulièrement complexe pour les néophytes du monde de la finance. A chaque tentative de clarification de l'action, le lambda sera laissé sur la route. L'écriture fine et la mise en scène subtile le sauvera toujours de l'ennui, on ne peut que regretter quelques poussées d'adrénaline même s'il s'agit là de, malgré tout, un très bon film.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2012
Marvin Call est un film ambigu. La photo est magnifique, les vues sur New York sont enchanteresses, les personnages sont beaux, paisibles et dignes. Et pourtant derrière ce semblant de carte postale se cache un monde froid, cruel, indifférent. Personne ne dénonce, tout le monde cautionne en dépit du gouffre financier mondial qui s'annonce. Ça rappelle quelques histoires récentes du côté des traders ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mai 2012
Huis-clos captivant mettant en scène 8 personnages clés magistralement joués. Au delà du sujet, fascinant, complexe, parfois lassant, ce film est un véritable exercice de style. Vous pouvez investir dans votre ticket
sans risques...
-Vinz-
-Vinz-

44 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2012
Un cruel plongeon à la fois instructif, intéressant et ecoeurant dans les coulisses d'une société ressemblant étrangement à Lehman Brother... Et si le fond du film me remue, la forme m'a séduit avec ce huit clos entouré d'une "vue sur les lumières du monde"
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 mai 2012
Un film d'apparence lent, sans action et technique, mais sans doute très bien réussi. C'est l'un des rares films de ce rythme là qui m'a plu. L'intrigue est originale, rien de comparable à Wall Street (1 et 2) qui mêlent économie et histoires sentimentales.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 mai 2012
La crise de Wall Street de 2010 aura au moins servi à une chose : Aviver le sens artistique des uns et des autres pour pondre des films sur le sujet. Après un The Company Men raté, qui s'intéressait maladroitement au côté social, voici Margin Call. Beaucoup plus froid, mais beaucoup plus réussi. L'action se déroule dans l'un de ses buildings de Manhattan qui surplombe le sol new-yorkais, où pendant toute une nuit cette tour va se transformer en véritable calvaire pour ses occupants. Comme le montre si bien le premier plan du film (un grand angle inquiétant et oppressant sur le quartier des affaires), les jours ont beau passer, les immeubles restent, vestiges d'un système capitaliste qui régit notre société depuis des décennies. C'est dans cette institution sûre de sa force, entre bal costumé et ordinateurs agités, que pendant une journée les choses vont se mettre à chavirer, à tanguer d'un côté et de l'autre, jusqu'à la chute inévitable.

Pendant toute une nuit le siège d'une société bancaire se transforme en un Titanic, voué à couler. C'est dans ce climat de destruction imminente que sept membres de la société vont se lancer dans une course contre la montre. Un seul objectif : Éviter le pire, quitte à créer un tsunami financier sans précédent. Une histoire de morale entre donc en jeu, bien mise en valeur par deux jeunes traders. Seth Bregman (Penn Badgley) d'un côté, le gamin de 23 ans, davantage intéressé par les plaisirs épicuriens que permettent un tel métier et seulement soucieux de connaître les revenus de ses supérieurs. Peter Sullivan (Zachary Quinto) de l'autre, génie des chiffres, à l'origine de la découverte du mal qui ronge la société et personnage très empathique compte tenu de son rôle dans l'intrigue et de son humanisme malgré la place qu'il occupe. Et c'est à travers ces deux visions du monde, l'une égoïste, l'autre beaucoup moins, que s'organise toute l'histoire puisque l'on retrouve chez les autres personnages, plus haut placés, les mêmes contrastes. Mais ce qui est intéressant, c'est que finalement, on réalise que lorsque l'heure des décisions arrive, peu importe qui on est, ce qu'on pense, au plus profond de soi, on agit de la même manière que son voisin, en pensant à ces billets verts avant de penser à autre chose.

Cette nuit se révèle donc comme un immense cauchemar, ou comme la fin d'un rêve, où une réalité cauchemardesque prend place. Plus les minutes passent et plus nous avons l'impression de gravir les étages de ce building. Le supérieur a toujours un supérieur qui a lui-même un supérieur, et plus de monde est informé de la situation plus nous prenons conscience de la gravité des choses. On part du rez-de-chaussée, de ces deux petits traders sans importance, et on remonte jusqu'au boss des boss, enfermé dans sa tour d'ivoire tout en haut, en train de déguster un repas exquis pendant qu'il cause la perte loin sous ses pieds. Déconnecté de la réalité, dans les étages qui se situent au dessus des nuages, il prend la décision de faire tout s'effondrer, et les nuages explosent avec rage sur le sol ici-bas. J'insiste vraiment sur ce building car il apparaît comme un personnage à part entière. Le film s'y déroule presque comme dans un huit-clos, l'oppression et la froideur qui s'en dégagent sont terrifiantes, et il y a toujours ce rapport étrange à l'extérieur. Que ce soit par des regards aux fenêtres ou par des cigarettes fumées sur les toits. Les personnages regardent au-dehors comme s'ils ne savaient plus ce qu'est la réalité, prisonniers d'un monde fictif qui régit pourtant tant de choses palpables. J'apprécie par ailleurs la toute dernière scène du film, qui, après avoir montré pendant tant de minutes ce côté faux, fictif et déconnecté, nous ramène à quelque chose de très terre-à-terre, de réellement humain, pour dresser pour la première fois du film une ébauche de sentiment.

Quoiqu'il en soit, cette oppression et cette sensation de malaise constant n'auraient pas aussi bien fonctionné sans ce travail minutieux de J. C. Chandor à la réalisation, qui retranscrit habilement le sentiment d'aliénation qui habite les personnages. Ambiance chaotique dans un monde diabolique qui se veut pourtant si propre et raffiné, pour un résultat qui dérange autant qu'il fascine. Les acteurs sont là pour rendre l'effet encore plus percutant, puisque nous avons droit à un casting de premier choix. Kevin Spacey, Paul Bettany, Demi Moore et les autres, ils sont tous au top pour transmettre cette puissance impassible.

Bref, vous l'aurez deviné, expert ou non d'économie, ce film est à voir. Ambiance glaciale et oppression constante sont les maîtres mots, figures d'un casting de premier choix. Dans un château de cartes sur le point de s'effondrer, tout le monde jette ses cartes avec égoïsme, triste représentation d'un immense bluff où il y a toujours des vainqueurs et des perdants... Et les perdants se trouvent toujours en bas.
lost 4/8/15/16/23/42
lost 4/8/15/16/23/42

20 abonnés 338 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mai 2012
un trés bon film avec des acteurs tous bon dans leur role ou l'on peut voir le fonctionement de trés grosse société à wall street ainsi que le systéme pouvant lancé une crise financiére mondiale ( on peut pensé que le film parle de la notre ) . A voir
JotaB
JotaB

5 abonnés 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2013
Ce n'est pas le fillm inoubliable et coup de poing que j'attendais. C'est bien joué, bien tourné, l'univers est glaciale, le ton cynique comme prévu mais tout cela fait partie du cahier des charges attendu pour un film de ce thème.
JULIUS69
JULIUS69

81 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2012
Un casting impressionnant pour un film passionnant sur l'univers de la bourse et surtout sur le comment de la crise
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 mai 2012
J.C. Chandor, pour son premier film, fait très fort ; il réunit une distribution de très haute volée autour de Zachary Quinto (Peter Sullivan), Kevin Spacey (Sam Rogers) et Jeremy Irons (John Tuld), leur offre un scénario intelligent, adulte et nuancé, à la David Mamet, et les filme comme si Michael Mann voulait faire un huis-clos. Sans effets de manche particuliers – il n’y aura ni explosions de colère jupiterienne, ni filles dénudées, ni coups de feu – Chandor brosse le tableau rigoureux du marigot de la finance mondiale. S’inspirant de la chute de Lehman Brothers, le réalisateur retrace froidement les débuts de la crise des subprimes et les décisions immorales prises par son PDG, Richard Fuld (Tuld dans le film) et son conseil de direction.

Refusant toute diabolisation, Chandor décortique les rapports de pouvoirs, les ambitions, la cruauté, l’avidité et la tension qui fait le quotidien des requins de la finance. Et ça marche terriblement bien.
La suite ...
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