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Un visiteur
5,0
Publiée le 6 novembre 2016
LE film sur la finance. On nous plonge ici dans une ambiance tendu, rapide, alimenter par un casting incroyable, dont une remarquable performance de Spacey qui est un de mes acteurs préférés. J'ai également apprécié le parralèlle entre la mort du chien et la mort du capitalisme, et les monologue qui, pour moi, était exactement ce que je pense ( Notamment la scène sur l'immeuble: on a pas peur de tomber, mais de l'éventualité qu'on puisse sauter).En bref, du grand cinéma
Une plongée dans le monde de la finance la veille de la crise de 2008. Sans la citer, on devine que la banque en question dans le film est la Lehman Brothers qui a fait faillite et projeté le monde dans le chaos. L histoire, très prenante, se déroule sur 24h, de la découverte de la crise à venir jusqu'à la décision cruciale entre éthique ou argent, entre égocentrisme ou le bien de tous. Le film n est pas moralisateur, ce qui est rare avec ce type de sujet mais décrit plutôt comment on en est arrivé là et pourquoi certains banquiers agissent ainsi même s ils n ont pas toujours le choix. On sent que le réalisateur maîtrise son sujet et il est également appuyé par un casting solide avec Kevin Spacey, Zaquary Quinto ou encore Simon Baker. La fin par contre aurait pu être un peu plus travaillée...
C'est une incursion dans le monde de la finance, on y comprend très simplement, sans mise en scène compliquée ou débauche d'images comme pour d'autres films traitant du sujet, les étapes du mécanisme froid qui peut pousser une personne qui risque sa place et son train de vie à évincer celles qui pourraient lui nuire.
Cette personne n'est pourtant pas forcément un monstre, elle a des choix personnels à faire pour être en accord avec sa conscience: profiter du système pour en tirer profit au maximum (ou simplement rester dedans sans trop perdre) ou bien faire passer ses valeurs altruistes en premier. spoiler: Je ne sais à quel point je pourrais agir pour l'une ou l'autre solution à la place du personnage joué par Kevin Spacey. On peut se dire que les joueurs en bourse jouent et peuvent perdre si ils ne sont pas assez malins (ou intelligents quelle nuance utilisée?). Dans ce cas, spoiler: la scène où le trader appelle tous ses clients habituels tels des "potes" nous rappelle que non seulement tu seras grillé toute ta vie professionnelle envers ces partenaires car tu étais dans la mauvaise boite au mauvais moment, mais qu'humainement parlant c'est aussi très compliqué à assumer. Le film est aussi très réaliste quand il décrit la volatilité des prix d'un actif, l'information circulant très rapidement dans la sphère boursièrespoiler: , comme dans la scène où le trader vend à un instant son titre à $83 puis à son client suivant le même à $0,65 .
Les premiers défaillants de cette réaction en chaine sont ceux qui paieront le moins les pots cassés. Ceux plus crédules, moins renseignés ou moins réactifs seront susceptibles d'en payer les conséquences.
Même si ce genre de scène a déjà été vu dans « In The Air » (Up In The Air, 2010), la scène d’ouverture du film sur le licenciement-express à l’américaine fait toujours froid dans le dos : comment virer quelqu’un qui a travaillé 19 ans pour votre société en moins de 3 minutes avec une plaquette publicitaire pour tout réconfort ! Cette scène d’ouverture lance merveilleusement le film mais ensuite la réalisation est plus sommaire et l’idée brillante du film (les dernières heures avant le krach boursier de 2008 vues de l’intérieur) est sous-exploitée. On a un film bavard et pas très clair dans ses explications, non pas qu’il emploie un vocabulaire trop technique pour moi mais plutôt qu’il reste sans arrêt vague dans ses dialogues (pas de vision des fameux tableaux ou graphiques qui sont censés tout expliquer) et dans l’exposition de ses personnages. Ce n’est certainement pas le film qui mettra la banque d’investissement à la portée de tous et qui réhabilitera les traders pour lesquels, j’ai, comme tout un chacun, peu de sympathie à priori. Heureusement, il y a quelques bons acteurs qui tirent, dans quelques scènes, leur épingle du jeu mais je suis globalement déçu d’un film dont j’attendais beaucoup mieux.
Un casting de folie Une histoire vraie spoiler: Dans la défaite, on sauve les meubles, ici ils sauvent leur peau sur le dos des autres.
Tout les acteurs sont bons, les dialogues sont minimalistes mais efficaces
Le rythme du film nous oblige à faire nuit blanche avec eux.
c'est certainement le film qui m'a le plus fasciné ces 10 dernières années; la réalisation est un bijou de précision et de justesse; les acteurs sont tous à un niveau incroyable (bravo donc également à Chandor pour sa direction d'acteurs). le scénario est subtil avec un enchaînement systémique, comme la crise du même nom. C'est le récit d'une journée presque ordinaire de la vie de traders d'une entreprise que l'on imagine pouvoir nommer Goldman sachs; le récit du cheminement d'une information qui se révèle par hasard ou par la curiosité d'un presque novice qui, lui, veut savoir, information qui va enclencher un geste féroce de survie dont les conséquences vont se propager par déflagration à la planète entière. tout est filmé avec un réalisme qui met en exergue l'antagonisme du personnage de Kevin Spacey et de Jeremy Irons (admirables tous les 2), l'un tourmenté par le mal qui va être causé à "l'intérêt général", l'autre uniquement soucieux de sa survie. Narration, dialogue, réalisation, jeu des acteurs, bande-son, photographie, intrigue, tout est admirablement géré et maîtrisé pour accomplir un authentique chef d'oeuvre de cinéma.
JC Chandor débarquait en 2012 avec ce Martin call, film sur le krach boursier de 2008, doté d'un casting 5 étoiles (Kevin Spacey, Jeremy Irons ou Zachary Quinto entre autres), et filmé comme un thriller. Le film devient vite captivant une fois lancé (d'ailleurs il est un peu lent à démarrer), car la tension est palpable, et le plus important : il ne juge pas ces gens, il montre Wall Street à travers différents points de vue : celui du viré, de l'ambitieux, du cynique ou du désabusé, et la fin pour cela est parfaite. La mise en scène est également maitrisée, peut-être manque-t-il une BO (mais bon, je chipotte). Un thriller boursier lent à démarrer, mais efficace une fois lancé.
[Le genre : glaçant] Il n'est pas âme qui vive dans ce huit clos kafkaien empreint de dépersonnalisation : en un bureau proprement ciré, les mêmes dossiers, le même télephone portable à côté du dossier, les mêmes tenues s'exposent. Les mêmes hommes se côtoient. Depuis les hauts d'un gratte ciel, loin au dessus des lumières de la ville, de la civilisation, l'entreprise dévore l'humanisme. Un monde d'une terrible froideur, sans décor, sinon des murs nus, entre lesquels tout se joue. Un monde au dessus du monde. Un monde anxiogène, virtuel, en noir et blanc ; noir et blanc auquel ressemble l'image, noir et blanc des costumes, noir et blanc où pointe, de ci de là, une unique couleur, celle d'un écran d'ordinateur ou d'un abat-jour, d'un jardinet. Noir et blanc comme se joue leur monde : on gagne ou on perd. Un film construit en différentes scènes, fixes, où la caméra parle autant que le texte, texte qui se trouverait aussi à l'aise adapté au théâtre. Il y a dans cette finance le net et le flou. Tels les plans de la caméra, qui prend son temps pour mieux décomposer les arcanes de la finance. Quel terrible monde que ce monde là ! Jeremy Irons Impérial.
Encore un très bon thriller boursier traitant de la crise des subprimes. Margin Call, c'est l'effet domino suite à une découverte alarmiste dans une grande société de trading. On est en plein Wall Street, et l'action se situe en une seule nuit dans les murs de l'entreprise en dépilant la hiérarchie au fur et à mesure que l'action se déroule. Là ou on s'attend à avoir une intrigue prise de tête, c'est en réalité très prenant, et on a à la place un huit clos ultra réaliste et à l'ambiance préoccupante. De simples notions d'éco suffiront amplement (de toutes façons la compréhension totale du problème sera réservée à un public d'élite en matière financière). Un rendez-vous difficile à digérer avec la réalité, dans le milieu c'est pas "marche ou crève", mais plutôt "écrase les autres ou crève". La dimension irréaliste de l'argent et de la gestion des ressources humaines présentés peuvent facilement alimenter un débat. Intéressant par sa mise en forme, et ludique dans son contenu, Margin Call avec sa généreuse pléiade d'acteurs parvint à faire date malgré un sujet à priori plus déprimant et barbant qu'autre chose.
Un film exceptionnel dans sa densité, son interprétation, la qualité des dialogues. Un film sur le management dans les banques, sur le cynisme financier. C'est un régal de réalisation. A ne pas manquer !
On reste accroché jusqu'au bout et on reste désabusé par ce monde de la finance.
Semble assez réaliste en ce qui concerne l'état d'esprit des patrons de banques impliqués dans les produits sophistiqués. En décembre 2008 j'ai un ami banquier qui m'a décrit ce monde comme s'il me racontait ce film sortie en 2012. Le système est ce qu'il est et chacun joue pour gagner, pas pour perdre (ce qui semble logique) mais personne ne songe à changer quoi que ce soit. Même après un crash... Ce n'est pas leur job.
Peu importe le degré de moralité de chacun des personnages au début, ils finissent tous par céder à l'appât du gain. C'est insupportable, cynique, monstrueux mais c'est réel et notre incapacité à y changer quoi que ce soit génère une frustration permanente pendant tout le film. Margin Call est un excellent thriller mais paradoxalement il est tout sauf agréable à regarder.
Sur le plan technique, Margin Call est réussi. Le casting impressionnant ne laisse pas de glace car chacun est à la hauteur de sa réputation. Les décors eux aussi (qui n'ont du reste pas plu a tout le monde je crois...) m'ont permis de bien m'immerger dans le milieu. J'étais clairement à Wall Street où les bâtiments et les traders ont la tête dans les nuages. Les bureaux, la dure loi du licenciement etc... Bref tout était bon pour l'immersion. Mais par la suite j'attendais un élément vraiment perturbateur, quelque chose de solide pas une explication foireuse d'un chiffre qui va pas dans une ligne d'ordinateur. Peut être n'avais je pas toutes les notions de finances pour comprendre les enjeux de Margin Call mais des lors que tout le monde s’inquiète sans que je comprenne la cause réelle de cette frayeur moi je suis largué et çà m'énerve. 2.5 pour le réalisation et le jeu d'acteur... Moyen est vraiment le mot qui m'ait venu à la fin du visionnage. Cependant j'attends avec impatience les prochains choix du réalisateur, qui s'il se tourne vers d'autres domaines pourrait vraiment me toucher et m'intéresser!
Surfant sur les films de crises financières émergeant ces derniers années (The Company Men, Inside Job…) Margin Call , tout premier film de J.C Chandor , figure parmi les meilleurs films de cette année 2012. Et, pour cause, élu meilleur film sur l’économie par les membres cinéphile de SensCritique , Margin Call relate avec brio la crise financière de 2008 mais surtout la faillite de la banque d’investissement Lehman Brothers .
Margin Call nous montre comment, en l’espace de 24heures, l’engrenage de la faillite d’une banque internationale a pris place, point par point. Avec un très bon scénario (nominé aux Oscars) , Margin Call ne tient pas à diaboliser ces banquiers assoiffés d’argent mais s’attèle plutôt à montrer comment ces hommes ont été pris dans un engrenage fatal transformant le complexe financier de 2008 en un vrai drame stimulant.
Et, cet excellent scénario est appuyé par de très bonne interprétations des protagonistes que ce soit de Kevin Spacey , de Simon Baker, Paul Bettany ou de Jeremy Irons.
Soulignons aussi, que J.C Chandor présente un réel travail de réalisation avec le lien entre la vie du chien de Kevin Spacey et la banque elle-même. Au début du film, le chien est malade et Kevin Spacey investit dans des frais de santé couteux démontrant alors une entreprise malade qui essaime une partie de ses employés pour survivre. Et, à la fin de Margin Call, l’entreprise solde tant bien que mal ses positions et le chien s’éteint.
Bref, Margin Call explique de manière assez simple l’engrenage de la crise financière en la dynamisant et captivant le spectateur. Un film à recommander.
Film avec peu d'intérêt si ce n'est de voir Kevin Spacey a l'écran. On s'ennuie, le rythme est plat, et au final le film ne fait que de déballer des salaires astronomique afin de montrer qu'ils sont très mechants a Wall Street. A éviter !