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Jean-françois Passé
137 abonnés
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2,5
Publiée le 8 juin 2012
le thriller- trader psychologique ! c'est lent , long mais ça se laisse bien voir , avec une galerie de personnages assez intéressante avec en haut un Jeremy Irons , détestable et cynique dans sa tour de verre ...c'est recommandable
Choix intéressant et intelligent de la part de JC Chandor d'avoir choisi d'orienter son récit sur les prémices de la crise de 2008 du point de vue d'une grande banque (la comparaison avec Lehman Brothers est évident) plutôt que d'essayer d'avoir une approche globale et démonstrative du phénomène, ce qui serait une véritable épreuve. Chandor s'attaque donc aux causes qui seraient à l'origine de cette crise et s'intéresse à la manière dont les personnages réagissent en découvrant petit à petit l'ampleur de la catastrophe qui s'annonce et les choix (le mauvais et le pire) qui se présentent à eux pour tenter de survivre au tsunami financier qui s'annonce. La réalisation est sobre mais l'écriture et très pointue, et même si au départ on est un peu perdu par les termes statistico-financiers des protagonistes, on comprend vite le fond de la question. Belle performance de l'ensemble des acteurs, très convaincants dans leurs rôles respectifs. On remarque qu'ils se présentent fatalistes pour la plupart devant la catastrophe qui s'annonce, sans doute blasé en même temps de l'irréalité du monde dans lequel ils interviennent au quotidien et des sommes en jeu. Poutant, la force du film est de ne pas porter de jugement pointant du doigt les traders et banquiers et leur irresponsabilité. Il tente au contraire de ramener les choses à une échelle plus humaine et tentant d'expliquer les rouages complexes au milieu desquels ces acteurs agissent. Leur décision aura cependant un intérêt déterminant pour des millions de gens, et plutôt que de critiquer les hommes qui sont à l'origine de toutça, JC Chandor critique plus le système qui a permis à ces personnes d'avoir autant de pouvoir.
Très malin sur le choix du huit-clos et des acteurs. Le sujet est traité de manière très efficace. La scène de dialogue en voiture sur le pont et le monologue du boss pendant son repas sont remarquables de lucidité. Nous savons tous que le système va mal et qu'il nous mène droit dans le mur, mais nous y allons quand même par nature...
Pas mal, "Margin Call", même si ce film fait souvent le grand écart entre ses intentions et ce qu'il montre à l'écran. Pas facile, en effet, de vouloir représenter une activité où l'abstraction et le virtuel règnent en maîtres mais dont les retombées sont bien réelles, cruellement pour certains, agréablement pour d'autres. D'un côté, beaucoup de non-dits dans les dialogues entre les différents personnages, comme pour donner une aura mystérieuse voire quasi mystique au monde de la finance. De l'autre, une vulgarisation à outrance des mécanismes boursiers pour que les béotiens de spectateurs que nous sommes puissent entraver un minimum ce qui se passe devant leurs yeux (alors qu'il faut bien l'avouer, dans la réalité, tout le monde s'est retrouvé dans la merde mais personne n'a rien compris...). L'autre gros problème, c'est la caractérisation des personnages. Il faut dire que vouloir donner de l'empathie à des types considérés depuis 2008 comme l'incarnation ultime du Mal (après les terroristes islamistes, bien sûr...), c'était un gros défi. Au point de vue du look, c'est raté : les traders en costard façon "American Psycho" et Demi Moore avec les cheveux tirés et les expressions d'une maîtresse sado-maso, ça le fait moyen. Au niveau du scénario, c'est tellement gros et artificiel que c'en est presque à vomir : Sam (Kevin Spacey) qui pleure sur son chien malade, Eric (Stanley Tucci) qui se remémore son ancien "vrai" travail qui a compté dans la "vraie" vie, John (Jeremy Irons), le seul vrai salaud du film qui, en comparaison, fait passer tous les autres personnages pour de doux petits agneaux... Bon, cela dit, tous ces acteurs (auxquels il faut ajouter Zachary Quinto, également producteur, d'où sans doute son rôle de gentil idéaliste) sont excellents. Niveau réalisation, le premier film de J. C. Chandor s'apparente autant à du théâtre (bien) filmé (on pense au "Glengarry" de James Foley) qu'à un épisode (réussi) d'une (bonne) série TV actuellement en vogue, alternant intelligemment situations nerveuses et phases de décompression. Il faut donc savoir apprécier ce film pour ce qu'il est, une chronique réussie des 24 heures précédant une crise financière majeure, et ne pas trop s'attarder sur sa morale mollement défendue et un poil ambiguë, du genre on-est-des-fumiers-mais-faut-bien-qu'on-mange.
Tres bon film. un scénario réaliste en accord a l'actualité financiére depuis 2008. Casting tres bien choisis chacun a sa place. Le retour de Kevin Spacey, dans un rôle de leader, imposant, convainquant ! un bon suspense. Juste une fin un peu rapide.
Somptueux. Je ne comprends RIEN à la finance, et j'ai été captivé de la première à la dernière image. On devine juste assez des mécanismes de la Bourse pour comprendre les affrontements, les conflits moraux qui opposent les personnages. "Bien se comporter, ou sauver sa peau ?" Si vous comprenez cette question, foncez voir ce bijou ! Non seulement vous serez bouleversés, mais en plus vous aurez l'impression de comprendre un peu mieux le monde dans lequel vous vivez.
Intelligent et accessible même si on est une buse en économie. Une mise en abymes intéressante. J'aurais aimée un attachement affectif possible avec un des personnage qui a être déçu. Mais l'attention du spectateur aurait été plus accrochée.
Sans jugement de valeur, un film qui explique avec une grande finesse les rouages de la finance. On y (re)découvre notamment les fondements d'un métier décrié mais mal connu: les traders, qui ne sont au fond que des commerciaux vendant au porte à porte des produits financiers obscurs auxquels plus personne ne comprend rien.
Un bon casting et un point de vue intéressant sur cette crise financière. Le bémol : sans un minimum de connaissance sur le domaine de la finance, le problème dee fond est difficilement abordable.
Le jeu des acteurs est très bon. Le film est très bien tourné, sur un rythme lent et solennel qui convient parfaitement au sujet évoqué. Il permet de plonger crescendo dans l'univers impitoyable de Wall Street. On n'oubliera pas d'oublier la façon dont est tournée la ville qui est un des personnages principaux du film.
Margin Call interprète parfaite les événements qui ont touché le monde financier très récemment. Avec un jeu d'acteurs incontestables, mélangeant peur et professionnalisme, le spectateur ressent parfaitement l'intensité mais aussi la lenteur des événements pendant 24h. S'il y a un reproche à faire, je soulignerais peut être que la lenteur et la constance du film frappent violemment l'attente du spectateur après avoir vu la BA. Dans la même ambiance que Wall Street, les fans du monde des tradeurs auront de quoi se mettre sous la dent.
Excellent thriller financier. Bons acteurs et impact formidable de cette histoire réelle. Petit bémol : très peu d explication technique ou de rappel du contexte de la crise de 2008 pouvant nuire à la compréhension.
Un peu caricatural. Des lecons de philosophie un peu grossieres. Neanmoins, cela ne doit pas etre loin de la realite. Attention spoiler! Les personnages ne me semblent pas toujours coherents. Il y a des crises de conscience qui ne vont pas jusqu au bout. Le geek qui finit l analyse ne semble meme pas humain. Neanmoins un tres bon film. Dans l esprit de 2012...