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Un visiteur
4,5
Publiée le 21 mai 2012
Margin Call propose une immersion passionnante dans le monde de la finance : de la découverte d'une faille dans les modeles économiques par un technicien lambda, a la remontée de l'information dans les hautes spheres de sa société de trading : 48h qui vont changer le monde. Des protagonistes qui, a différents niveaux, sentent le vent tourner et mettent le sens moral a rude épreuve face a l'inexorable, entre cynisme absolu et culpabilité lancinante. Charismatiques et judicieusement choisis, les acteurs incarnent remarquablement la face (in)humaine de la finance, indispensable pour pouvoir s'intéresser a cet univers quelque peu austere : une véritable authenticité est atteinte dans le portrait brossé par le réalisateur. Une franche réussite.
Décevant. Un numéro d'acteurs au milieu de la crise financière de 2008 dans le huis clos d'une tour de Wall Street. Les personnages prennent des poses très affectées, déclament beaucoup en regardant Manhattan par la fenêtre, les caractères sont convenus (les grands secs méchants, les jeunes et les ronds gentils). Pas grand chose à retenir de ce film à part Paul Bettany, le seul peut-être à ne pas avoir le physique (avantageux) du personnage qu'il joue. La pauvre Demi Moore traverse laborieusement le film sans l'ombre d'une étincelle.
Très bon film servi par une pleiade d'acteurs de grand talent, quelques longueurs mais justifiées pour la compréhension ! Quel monde impitoyable que celui de la finance, à se demander par moment si il s'agit d'un film ou d'un docu...
Ce film retransmet le jour avant le crack boursier.Il met le doigt sur la folie des tradeurs,l'argent colossal qui sont enjeux ou plutôt qui est jouer.L'histoire est très bien retranscrit et il est a la limite du documentaire historique mais la lenteur et les dialogues peuvent en rebuté plus d'un.a réservé uniquement a ceux qui s'intéresse au sujet.
Bon alors il faut le dire ce sujet ne me paraissait pas ultra bandant, mais au vu de critiques j'ai été tenté d'aller le voir. Alors qu'est-ce qu'il en ressort ? Une impression assez mitigée. Si le film réussit sur ce pas mal de points, il se vautre également sur d'autres. Sur la façon de traiter le sujet, et le côté "moraliste" (ou non d'ailleurs) du film, le réalisateur s'y prend très bien, on est loin du cliché "olol l'argent c mal", enfin bon très réaliste, sur ce point-là il n'y a pas à dire. De plus très belle photo, cette façon de filmer de New York me satisfera toujours, les plans dessus la nuit, le jour, sur cette ville qui ne s'arrête jamais, surtout avec le contexte, c'est génial (enfin ça fallait s'y attendre, vu le sujet et le décor). Belle brochette d'acteurs également, Spacey en tête, bien qu'il ait vieilli son talent n'en demeure pas moins intact.
Pour commencer par ce qui m'a gêné je citerai aussi les acteurs, ou plutôt les personnages, bien trop froids à mon goût. A part peut-être Spacey donc qui est attachant, de Baker à Moore en passant par le chef ils sont tellement froids que le film veut, presque inconsciemment, se montrer manichéen. Puis il faudra arrêter un jour le cliché du jeune, ici Seth, celui qui boit trop, celui qui chiale parce qu'il sait qu'il va perdre son job... D'ailleurs pour prolonger sur les défauts il y a bien quelques scènes qui sont inutiles, d'autres trop longues, et des raccords vraiment pas terribles. L'écriture pêche parfois un peu, et le rythme du film est assez inégal, en témoignent je trouve les trop nombreux silences de la 2nde partie du film, qui font perdre l'élan imposé par l'histoire. Aussi le côté "anecdote" quand t'en as 1 dans un film ça va, 2 bon ok, 3 ça devient chiant, et là ça m'a gonflé à la fin, bien que certaines soient intéressantes (l'histoire du pont est bien).
Oui il y a aussi des bonnes choses comme des scènes très réussies, je citerai en particulier celle où les actions se vendent, les dialogues au téléphone tranchant avec les vues de New-York et des bureaux, j'ai vraiment apprécié cette scène, et puis la fin est bien stylée aussi.
Donc bon voilà qualités défauts ça donne un truc assez moyen malheureusement, je reste sceptique, mais c'est pas trop trop mal quand même, au moins sur le ton donné du film.
Super huis-clos dans le monde de la finance, j'ai beaucoup aimé, c'est intéressant si on se prend au jeu dans ce monde de requins, les acteurs sont excellents, bon casting, on a évité le trop de technicité pour s'attacher à l'émotionnel, on entre même pas dans les détails, inutiles, c'est un bon moment de cinéma, mise en scène sobre, efficace, dépouillée.
margin call j'aimerais bien connaitre la traduction du titre :p Ce film me laise une impression positive sans plus l'interet ici c'est que le film est une dénonvcation des dérives de la finance ( phrase paresseuse mais ca résume bien le film qui est lui meme pareseux ) Pas de démonstration, les mécaniques financières abordées sont surement vraies ( j'espère bien ! ) mais elles sont globalement survolés le film préfère s'attarder sur l'amoralité des protagonistes. C'est le cas de le dire y'en a pas un pour racheter certains ont des scrupules mais au fond they need money en résumé. C'est la démonstration parfaite que la recherche perpétuelle du profit ne sert a rien et se fait au détriment du plus grand nombre et quand on voit l'état de délabrement des personnages a la fin on se dit qu'une autre société est a inventer
C'est le casting qui m'a attiré vers ce "Margin Call" car franchement je n'en savais pas grand-chose. Je trouve les sorties de cette année tellement insipides que voir une simple pléiade d'acteurs qui ont la classe à l'écran peut suffire à me motiver. Et je dois avouer que pour le coup, je trouve qu'il y avait bien longtemps qu'un film n'avait pas su aussi bien gérer un casting pléthorique de stars. Les figures de séries télé que sont Zachary Quinto et Simon Baker ne m'ont pas particulièrement marqué mais tiennent leur rôle malgré tout, par contre les vieux briscards que sont Paul Bettany, Kevin Spacey et surtout Jeremy Irons donnent clairement du mordant à ce « presque huis-clos » assez oppressant. Car oui, bien que ce soit les performances d'acteurs que le film met clairement en avant, je trouve que malgré tout, la vraie clef du succès de ce "Margin Call" repose avant tout sur sa mise en scène et sur sa capacité à créer une atmosphère prenante. La première victoire du film d'ailleurs me semble-t-il, c'est celle qui a consisté à poser les jalons de ce "Margin Call" dès sa première minute. Open space, une accumulation de chemises blanches et de cravates qui prennent tout de suite une image d'uniforme totalitaire ; l'ambiance pressante d'une purge qui se fait sentir, sans les cris mais avec la plus glaçante des froideurs... Quand j'ai vu cette violence immédiate dans laquelle le film nous plongeait, ainsi que l'abasourdissement des personnages qui ne savent pas comment réagir, j’ai tout de suite eu l'impression que j'étais plongé en plein cœur d'un film d'action des années 1990 ; un de ces films à l'action immédiate et au rythme effreiné. Certes, il n'y a pas de Bruce Willis pour tout faire péter ni de musiques pompières à tout va, mais pour moi l'effet est le même. C'est froid, on reste assis calmement autour d'une table, on ne hausse jamais la voix, mais les règlements de comptes ont pourtant bien lieu et on sait très rapidement que tout le monde ne restera pas vivant – professionnellement parlant – au cours prochaines 24 heures. Au final, c'est ça que je trouve le plus fort dans ce film. C'est ciselé comme un film catastrophe, mais la catastrophe est pour le coup une catastrophe boursière. L'image a beau être différente à l’écran, le style a beau être sobre et maîtrisé, le rythme est là et la sècheresse des mots et des actions aussi. Et rien que pour cela je dis « Merci Margin Call ». Aux vues du nombre de films qui, sous prétexte de faire des plaidoyers, abandonnent toute envie de prendre des parties pris cinématographiques, je ne peux que m'enthousiasmer devant une démarche comme celle-ci. D'ailleurs, si des démarches comme celle-ci existait un petit peu plus au cinéma, pour sûr que j'irais un peu plus spontanément et je m'y ennuierais sûrement moins souvent.
Probablement le meilleur film sur la crise actuelle et la finance que j'ai vu. Là pas de parti pris mais plutôt une plongée au coeur du désastre. Le tout porté par un casting superbe. Une petite baisse de régime sur la fin mais qui n'enlève rien à la qualité globale du film. A découvrir.
Ce film est un subprime... Noté 4 a 5 etoiles par la presse alors qu'il n'en vaut pas une. Une fin de chien... Psychologie du film reserve probablement au connaisseur.
tres bon film du genre, un bon huit clos dans le monde de la finance pré crise de sub-primes. je l'ai trouver néanmoins un peu court, ( je le voit bien en série) à voir absolument pour comprendre les causes de la crise et les vrais responsables peu scrupuleux, préférant la ruine du monde plutôt que de perdre de l'argent.
Un film qui a coûté 2,5 millions de dollars et qui devrait être montré en exemple. On est tenu en haleine par ce huis-clos sur fond d'implosion imminente de bulle financière (toute ressemblance...) et ce sans artifice, ni fioriture d'aucune sorte. Quasi unité de lieu et de temps, dialogues au couteau, interprétation souvent de haut vol. Parallèle en fil rouge qui fait mouche. Le sujet est rendu miraculeusement compréhensible malgré sa complexité... Bref, c'est très réussi, et par certains aspects ça rappelle (sans bien sûr l'atteindre) le chef d'oeuvre de Sydney Lumet "Douze hommes en colère". Une belle surprise.
Un soir, travaillant tard, un jeune trader se rend compte que l’algorithme de calcul des risques sur les produits financiers que vend la banque pour laquelle il travaille est incorrect et qu’elle est au bord de la faillite. Il prévient son boss, qui prévient son boss, qui prévient son boss, et ainsi de suite. Unité de lieu, unité de temps, unité d’action, « Margin call » est un huis clos tendu dans lequel les pontes de cette banque vont en une nuit tenter de remédier à cette situation dramatique. Entre un suspense rondement mené, un casting assez brillant (Kevin Spacey et Jeremy Irons en tête) et une réalisation propre, le film est en soi un objet cinématographique tout à fait réussi. Mais son intérêt va plus loin qu’une énième fiction sur la finance car J. C. Chandor parvient à traiter un sujet très propice au cliché avec une vraie finesse. « Margin call » est moins la critique des individus qui évoluent dans ce monde que celle d’un système tout entier où les masses d’argent qui sont brassées rendent le libre arbitre anecdotique. Confrontés à de réels cas de conscience, les personnages finissent tous par poser la même question fatidique : « Do I really have a choice ? ». Le choix en question est généralement de cet ordre : préférez-vous faire des vagues et vous faire virer sans aucune indemnité ou juste vous taire pendant 24h et toucher un bonus de plusieurs millions de dollars ? On se rend compte que l’argent appelle l’argent et que ce n’est pas parce qu’on a gagné 2,5 millions de dollars en un an qu’on peut se permettre d’arrêter du jour au lendemain. Que ce soit pour payer les traites d’une maison, pour entretenir une ex-femme ou pour flamber dans les bars, chacun a toujours une bonne raison d’en vouloir plus. Le film montre la finance telle qu’elle est, à savoir une industrie qui s’est bâtie sur la nature cupide des hommes ; tant ceux qui y travaillent et qui renoncent à des métiers plus épanouissants par appât du gain que le reste de la société civile qui peut se permettre de vivre au-dessus de ses moyens grâce aux produits financiers que les banques commercialisent. Le film n’excuse pas ces financiers cyniques, il met en lumière leurs motivations et pose une question morale assez intéressante : « Que feriez-vous à leur place ? »