Viol en premiere page
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 octobre 2010
Une rèplique pourrait à elle seule rèsumer ce film de Marco Bellocchio: "La police rèprime, le juge condamne, la presse dirige l'opinion! Chacun au fond fait son devoir! Ce sont les ouvriers qui ne jouent pas le jeu! ils ne travaillent pas assez, s'en fichent et son exigeants! Et nous ne pouvons èlever le niveau de production! En face de ce problème, qu'importe l'innocence ou la culpabilitè d'un Mario Boni..." C'est en 1972 que Bellocchio tourne "Viol en première page". A l'origine, le film devait être rèalisè par l'auteur de son scènario: Sergio Donati! La maladie de ce dernier permit à Bellocchio de le remplacer! Le rôle principal est interprètè ici par le remarquable (comme souvent) Gian Maria Volontè, alors le comèdien par excellence du cinèma politique italien! Une dènonciation rageuse (ça hurle souvent!) et èdifiante des collusions entre mèdias et monde politique...
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2010
Une oeuvre bien caractéristique du cinéma politique italien des années 70, et comme un très grand nombre d'entre elles on ne peut pas dire que celle-ci fait dans la dentelle. Elle nous montre les agissements ignobles de personnages pour contrôler l'opinion publique. Et s'ils se prétendent aussi anti-fascistes qu'anti-communistes, ils emploient des méthodes dignes de Mussolini. Dans la peau d'un journaliste qui ne s'embarrasse pas de scrupules, Gian Maria Volonte, l'acteur-phare de ce type de cinéma, donne une de ses prestations admirables dont lui seul avait le secret. Il manque peut-être une réalisation percutante à la Elio Petri pour bien enrober le tout mais «Viol en première page» reste un film du genre qui possède une certaine puissance.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2010
A une époque les Italiens étaient très fort dans ces films politiques sensés interrogés le spectateur, il faut dire que la période des années 70 étaient propices à la chose et Viol en première page fait partie du genre. Sans être le plus réussi ce film est bien mené, l'intrigue prenante et Gian Maria Volonte toujours excellent dans la peau d'un rédacteur en chef d'un journal populaire manipulant l'opinion publique sans vergogne.
EaalXamar
EaalXamar

5 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mai 2020
1972, dans un contexte social troublé en Italie, voyant les communistes et la jeunesse contre-culturelle affronter notamment dans la rue la démocratie-chrétienne encore toute puissante mais secouée par les scandales de corruption, le Giornale, journal milanais proche du pouvoir, décide d'instrumentaliser la mort d'une étudiante, fille d'un professeur d'université respecté, apparemment assassinée par un jeune gauchiste.
Le film fait partie de la vague italienne de cinéma politique, voyant des réalisateurs comme Bertolluci ou Petri (voir Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon, 1970) ou encore ici Marco Bellochio, s'interroger sur la question du pouvoir et de la contestation, reflet de leur époque marquée par les "années de plomb" et la "stratégie de la tension".
Le film s'attache ainsi particulièrement à montrer une direction de journal sans scrupules, prête à instrumentaliser une affaire pour le compte du pouvoir, prompte à intervenir dans le travail de ses journalistes pour orienter tout article dans le sens du respect de l'ordre (voir la scène où le rédacteur en chef transforme un article "Désespéré, il se suicide après son licenciement, laissant une veuve et deux enfants" en "Un immigré sans emploi se tue").
Tout en présentant finalement assez grossièrement (un média qui oriente l'information avec des ficelles très épaisses, une affaire de meurtre avec viol qui n'est pas ce qu'elle paraissait...), le film réussit cependant à être très pertinent, avec une critique des médias dans leur rapport au pouvoir (on est ici très loin des films américains exaltant le 4ème pouvoir, voyant une rédaction courageuse s'opposant aux autorités pour faire éclater une vérité) et avec de manière général un tableau de l'Italie des années 70 très convaincant, tout en étant très concentré sur son histoire (et assez court : 1h22). En ajoutant à cela des acteurs tous très bons, une réalisation efficace, c'est vraiment un film très appréciable, peut-être la meilleure porte d'entrée pour ce type de cinéma italien politique.
Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2014
Après les noyaux familiaux traditionnels dans Les poings contre les murs ou encore l’influence de l’église dans Au nom du père, Marco Bellocchio, le plus enragé des réalisateurs de la grande époque du cinéma politique italien des années 70 profite d’un scénario de Sergio Donati (le principal auteur du western spaghetti qui a signé la trame des plus grands films de Sergio Leone) pour s’attaquer tout aussi frontalement au pouvoir médiatique. L’intrigue atour d’un journaliste, idéaliste mais un peu naïf, découvrant que son journal est à la solde du parti démocrate-chrétien pour faire accuser un militant communiste innocent, et à travers lui son parti, d’un crime sordide est une magnifique dénonciation de l’influence que peut avoir la presse sur l’opinion publique. A la tête de ce complot politico-médiatique, le rédacteur en chef de ce journal de droite est incarné par un Gian Maria Volonte qui se montre une nouvelle fois exceptionnel dans un rôle de patron manipulateur et cynique dont le regard sur le pays fait froid dans le dos. La réalisation brutale de Bellochio et la force évocatrice du scénario de Danati font de Viol à la première un des films les plus percutants jamais signé sur le sujet sensible de la connivence entre liberté de la presse et propagande idéologique.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 novembre 2024
Le rédacteur en chef d'un journal de droite exploite à des fins électorales un crime dont il désigne le coupable: un jeune gauchiste aux cheveux longs.
Le film de Marco Bellocchio, crédibilisé par la présence de l'acteur et militant Gian Maria Volonte dans le rôle du patron de presse cynique- s'inscrit dans la tradition politique du cinéma italien de l'époque. Il stigmatise dans un style direct et sans manière -c'est-à-dire jusqu'à manquer d'élégance- la collusion entre le pouvoir, la haute finance et un journal d'opinion puissant et partisan dont le rédacteur en chef et capable (coupable aussi) de manipulation et de mensonge pour discréditer le camp adverse.
Partisan, Bellocchio l'est aussi, mais peut-être moins pour des raisons politiques que morales, jugeant inégal le combat entre les activistes de gauche et l'Etat policier. On jugera cependant, malgré l'estime qu'on peut porter à ce cinéma engagé, l'intrigue et la dialectique trop simples, trop explicites. Est-ce parce que le spectateur est mieux informé, a plus de maturité en la matière, que le film parait si évident et commun? A moins que ce ne soit la mise en scène qui n'est simplement pas à la hauteur du sujet.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mai 2025
L'Italie, les années 70, les années de plomb... La majeure partie des grands cinéastes italiens de l'époque avaient le coeur à gauche. Bellochio lui, a un tout autre message à faire passer puisqu'il met tout ça dans la même cuvette. La gauche en prend pour son grade puisque son film laisse passer une détestation du communisme. Léninistes, maoïstes, trotskystes ? Pour lui, c'est du pareil au même. Usant même d'une phrase bien précise ("des fils à papa qui n'ont rien à perdre) pour les décrire. Quant à la droite, elle n'est pas épargnée non plus, puisqu'au pouvoir et approchant des élections, elle use d'un crime pour discréditer la gauche. Tu inverses le rapport de forces et tu as exactement les mêmes méthodes de récupération et de propagande. Blanc-bonnet, bonnet-blanc, comme dit le poète. Au milieu de tout ça, le toujours impeccable Gian Maria Volonte pour mener le bal. On aurait simplement aimé un peu plus de finesse pour tailler un costard à tout ce joli petit monde.
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