Sorti pendant les sinistres années 90, L’arme fatale « the fourth » allait consacrer un nouveau genre cinématographique : Le film bande-annonce.
A cette époque, les blockbusters d’action hollywoodiens cartonnent, la recette est simple et peu rapporter gros : présenter des personnages récurrents (exemple : Die hard, Under Siege etc.) donc familiers et les placer dans des situations inextricables en mettant suffisamment de rythme pour que le spectateur ne repère pas les incohérences, avec une réalisation correcte et de bonnes cascades, ça passait.
En 98, l’industrie du blockbuster d’action est a son apogée et tout naturellement vint l’idée de produire un nouvel «Arme Fatale », trilogie commercialement très rentable et toujours bien ancrée dans le public à la rubrique film d’action sympathisant. Un trésor laissé à portée de millions de dollars de marketing, la seule chose au monde qui aurait put empêcher cela aurait été les acteurs, en effet Gibson et Glover tentaient alors de percer dans d’autres registres mais les conditions parfaites allaient se réunir :
Mel Gibson adore l’argent, Dany Glover était dans le besoin, Jet Li ne comprend pas l’américain, Jo Pesci a des frais, Chris Rock était à la mode... Et le film fût tourné, puis il fut vendu mais dés la première séance, un cri retentit dans la salle : « Mon dieu, on a oublié d’écrire un scénario ! » Le producteur de rétorquer, « Bah c’est mieux comme ça et puis un scénario c’est segmentant, il faut suivre ». Et subitement la créature maléfique prit vie. Les producteurs les plus cyniques de la Warner prouvèrent à la face du monde qu’avec des personnages vu et revus, des situations ubuesques de non-interet, une réalisation pachydermique et l’absence totale de la moindre forme d’intrigue, de la plus petite bride de scénario, du moindre échantillon de phrase pouvant induire une chose qui se passe… Bref, avec QUE DALLE ! On faisait des millions. Le cinéma ne s’en relèverait jamais pour des siècles et des siècles...