L'Arme fatale 4 : Quand la retraite attend encore un peu
Riggs et Murtaugh sont de retour, et cette fois, c’est pas pour faire du tricot. Sauf que bon, la machine commence à rouiller. Les mecs traînent plus la patte qu’un coureur du Tour de France sans dopage. Ça sent la sciatique et les genoux qui grincent à chaque baston. Mais bizarrement, ça passe, parce que les deux restent attachants comme des tontons relous qui racontent les mêmes blagues à chaque Noël.
Déjà que le volet précédent nous envoyait des tartines de "la famille, c’est sacré", ici c’est carrément la messe du dimanche. Chaque dialogue semble écrit par un pasteur sous stéroïdes, et à force de marteler l’importance des liens du sang, t’as envie d’appeler ton oncle que t’as pas vu depuis dix ans juste pour être dans le délire. Manque plus que Vin Diesel en caméo pour enfoncer le clou.
Le gars débarque, place trois coups et rappelle à tout Hollywood comment on fait des scènes de baston qui ont de la gueule. Froid, méthodique, rapide comme un ninja sous caféine, Jet Li est la seule raison pour laquelle tu restes concentré devant l’écran au bout d’une heure. Si la saga voulait se renouveler, fallait lui filer un spin-off direct. Mais non, ils préfèrent nous resservir les vieux cabots.
Le film est un burger fatigué. Trop de gras avec la morale, pas assez de sauce piquante avec le scénario, mais quelques morceaux bien croustillants. La poursuite sur l’autoroute ? Validée. Le combat final ? Trop court, mais efficace. Ça manque juste d’un dernier coup de pied dans les dents pour finir en beauté. Ça fait le taf, mais ça aurait pu être tellement mieux.
Pourquoi il est encore là ? Personne ne sait. Joe Pesci joue son rôle habituel du mec insupportable qui parasite l’écran, et cette fois, c’est la goutte d’eau. Il est censé être drôle, mais il est aussi utile qu’une trottinette en plein désert. Si son personnage avait disparu dans le générique, personne n’aurait versé une larme.
L’Arme fatale 4, c’est comme un dernier verre après une soirée trop longue : t’es déjà fatigué, mais tu te dis pourquoi pas. Le film n’est pas une catastrophe, mais il montre clairement que la saga commence à sentir le sapin. Riggs et Murtaugh restent sympas, Jet Li sauve la baraque, mais la morale dégoulinante et le manque de vraie intensité font que ce quatrième opus arrive à court d’essence. Un au revoir qui aurait mérité un peu plus de nitro.
Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr