Voilà un film de sens fiction qui parvient à proposer quelque chose d'assez original et sympathique que se soit pour ce qui concerne le scénario dans sa généralité ou encore du côté visuel. Bien sur que l'idée de base reste tout de même assez basique avec cette division entre pauvre et riche même lorsque la situation nécessite de se serrer les coudes, pourtant ce film réussi a être convaincant puisqu'il parvient a développer des éléments de l'intrigue de manière changeante et assez singulière. Cela réside essentiellement dans la vision que le réalisateur porte sur l'univers de l'anticipation des temps prochains, sachant détourner les cotés ultra-technologiques proches de l'imaginaire à la faveur d'un cadre plus réaliste dans lequel l'avancée technique joue un rôle plus crédible et surtout liée à l'Humanité telle que nous la connaissant et non en changeant sa nature, même si cela reste du domaine de la science fiction par l’utilisation de droïdes ou encore de navettes spatiales. Néanmoins ce réalisateur possède une patte dans ce genre de cinéma qui repose sur un élément essentielle du scénario, l'alliance entre l'être humain et une technologie ultra-futuriste, qui ici repose sur l’exosquelette du héros, mais n'apportant que très peu d’intérêt au film dut à sa faible utilité et surtout sous exploité à l'image. Cette façon d'établir le futur est assez unique dans le genre puisque ici les équipements sur-développés ou encore cette station orbitale luxueuse ne sont que des éléments superflus pour l'intrigue et servent surtout à mettre en évidence les faces sombres des êtres humains, mais la qualité des films de ce réalisateurs est aussi grandement due à une utilisation de la caméra plaisante aux vues de certains plans qui permettent de s'insérer totalement dans la peau du personnage, que ce soit par des plans à la première personne archi bien rendue ou encore des plans d'ensemble dans lesquels on jurait que les décors futuristes sont réels, cela grâce à une utilisation intelligente et non exhaustive d'effets spéciaux. Pourtant la qualité visuelle de ce film est indéniable, rien que par le rendu à l'écran du cadre de science fiction sachant offrir son lot de spectacle, et sa force réside dans sa capacité à adapter l'utilisation des technologies futuristes de manière dissocié selon s'il s'agit du monde sur la Terre ou celui dans l'Elysium, qui représente l’élément visuelle le plus abouti du film. Et même lors des scènes d'affrontement, l'image reste un élément clé puisque que le réalisateur n'hésite pas à rendre les moments de violence sanglants, et ne lésine pas sur les mutilations, même si cela n'est qu'un faire valoir pour le déroulement de l'intrigue. Au moins, la science fiction prend un tout autre visage à travers ce film puisque les effets spéciaux ne sont à aucuns moments de trop et donne son sens au cadre, et sont au service d'un scénario bien construit, correctement exploité en ce qui concerne les différentes facettes du monde établi et qui possède une force morale qui se tient tout autant que le message de dénonciation largement développé, parvenant à toucher la sensibilité, mais après tout cette vision de l'Humanité n'est pas nouvelle et surtout se termine toujours de la même façon, ce film ne faisant pas exception à la règle bien que ce genre de dénouement soit le plus approprié ici, et n'en reste pas moins appréciable. Un style particulier pour le genre et une vision singulière, il faut tout de même être sensible aux films d'anticipations pour adhérer totalement à ce type d'univers.
N'ayant pas encore vu District 9, mais n'ayant entendu que du bien de ce film, j'attendais Elysium avec impatience. Malgré une bonne idée de base, le film devient un vulgaire film d'action, simple et basique. Alors peut être que c'est moi qui ai mal interprété les infos que j'avais eu sur le film, et donc je l'ai mal perçu. Mais si je devais le conseillais à un ami, je ne le conseillerai pas, car je trouve qu'il y a mieux, même pour un film d'action.
La bande-annonce d' "Elysium" était vraiment alléchante, le film l’est beaucoup moins. Ce n’est pas un mauvais film, c'est même visuellement maîtrisé, mais sa trame manque de singularité et son dénouement est des plus banals. Dommage que Neil Blomkamp n’ait pas été aussi inspiré que pour «District 9» alors que son budget était largement supérieur pour sa seconde réalisation. Encore un personnage physique pour le très bon Matt Damon alors que Jodie Foster, dans un rôle à contre-emploi, n’est pas très convaincante.
J'ai été très déçu par ce film de SF qui avait un bon potentiel. Dans un futur proche la terre est un bidonville où vie les prolétaires exploités par de très méchants riches qui vivent de privilèges dans un superbe environnement, un satellite en orbite autour de la terre. Après un début de récit laborieux et lent qui décrit les conditions de vie médiocre des ouvriers on a droit à une deuxième partie un peu plus explosive mais qui est loin des standards d'action que l'on peut voir aujourd'hui sur ce genre de film. Ajouter à cela une scénario caricatural et peu élaboré (principal défaut du film), cette critique sociale futuriste, nous offre un récit quelque peu poussif et pataud!
Les effets spéciaux sont vraiment magnifiques dans ce film de SF ou Matt Damon est encore très bon, tout semble naturel. Cependant, je n'ai pas accroché plus que ça à l'histoire, qui ressemble à du déjà vu, Jodie Foster n'est pas convaincante dans son rôle de politicienne.
Une déception incontestable,alors qu'"Elysium" s'annonçait(par le biais d'une bande-annonce très prometteuse) comme un futur classique de la SF apocalyptique. Au lieu de cela,le Néo-zélandais au talent insolent,Neill Blomkamp,semble avoir été bridé par l'important budget accordé et l'influence hollywoodienne. Sa deuxième réalisation est un décalque de la première("District 9") à travers les thèmes abordés(ségrégation,fusion de l'homme et la machine...),mais en perdant au passage l'esprit subversif,anticonformiste et même émouvant. Pourtant,tous les éléments de départ étaient là,bien en place avec d'un côté une Terre dévastée,transformée en bidonville géant et régie par les agents robotiques et de l'autre,la station spatiale en forme d'hélice où se réfugient les nantis dans une sorte de cocon verdoyant et aseptisé. Matt Damon incarne un ouvrier laissé pour mort après une charge de radiations,qui accepte une mission-suicide pour guérir,et endosse un exosquelette puissant. La mise en scène impressionne,notamment lors de l'attaque de l'héliport avec des effets de ralenti ou de cadrages immersifs du plus bel effet. Mais l'éblouissement ne dure qu'un temps,surtout lorsque l'on constate que les promesses de SF intelligente et engagée,ont laissé place à de l'action pure,versant série B,sans autre but que d'épater la galerie et de multiplier les incohérences. Blasant.
Certes, on retrouve ce qui nous avait séduit dans "District 9", le 1er film de Neill Blomkamp, l'aliénation de l'homme face à la technique et face aux clivages sociaux, mais "Elysium" qui part très bien fait de plus en plus la part belle aux scènes d'action au détriment du scénario qui s'avérait prometteur. Reste que Neill Bompkamp reste un cinéaste à suivre et que la prestation de Matt Damon est une nouvelle fois réussie.
Après un premier film (District 9) qui avait marqué les esprits et créé la surprise au box office, Neil Blomkamp se devait de confirmer les espoirs qui avaient été placés en lui. Et sa deuxième réalisation, Elysium, dépasse largement les attentes les plus folles. Porté par un correct Matt Damon, le film reprend ce qui semblent être les thèmes de prédilection du réalisateur : répartition des richesses, égalité entre les peuples, accès à l’éducation et aux soins, reconnaissance au travail, solidarité… Mais la force, nouvelle, de Blomkamp est de mélanger l’ensemble de ces thèmes dans un film d’action de grande envergure. Car Elysium mixe avec brio les passages numériques (habilement reconstruit), les scènes de combat ainsi que celles de poursuite. L’ensemble, s’il n’est pas parfait (de nombreuses facilités scénaristiques, ainsi que quelques impasses, un montage parfois un peu rapide) donne 2h d’un long métrage puissant mais laissant aussi à réfléchir, de grand spectacle imprégnant durablement le spectateur. Bref, il aura suffit de deux films pour que Blomkamp réussisse là où de nombreuses productions américaines se cassent les dents : en mettre plein la vue, et rester dans les mémoires. Brillant
Je dois dire qu'avant de regarder ce film, je ne m'attendais pas à voir un chef d'oeuvre. Hélas, je n'ai pas été agréablement surpris. Cela fut même en dessous de mes espérances. Neill Blomkamp nous offre un ersatz de film d'action, mixé à un drame politique et le mélange ne fonctionne pas du tout. Le film nous offre un Matt Damon bodybuildé qui ne sert que de faire-valoir au film et Jodie Foster est aussi crédible en dictateur sans scrupules que le serait Omar Sy. Parlons maintenant du contenu : comme tout ce qui se fait maintenant, le film reprend le même thème que bien d'autres avant lui (citons par exemple After Earth ou Oblivion) c'est-à-dire celui d'une planète Terre ravagée et de ceux (riches) qui ont réussi à s'en sortir. Un héros surgit et s'apprête à changer cela. Parfois ce thème peut être exploité correctement mais ici le travail est bâclé. L'intrigue peine à démarrer et la quête sur la fameuse station Elysium ne tient que les 10 dernières minutes du film alors qu'elle aurait gagné à être plus développée. Les détails techniques encombrent les spectateur qui cherchent encore à comprendre comment le mécanisme fonctionne alors que le film est terminé. En bref, un film sans consistance ni saveur qui cherche à tout prix à rentrer dans la case "Blockbuster américain" mais qui finit dans celle juste à côté : "navet". Seulement pour les amateurs de gros bras et de castagne sur fond de délit informatique.
Un "remake" de District 9, sous sa version hollywoodienne, mais dans l'esprit fidèle à l'originale puisque Blomkamp on est lui même l'auteur. Si dans District 9, c'était l'originalité, la réflexion et la subversivité qui se démarquaient, ici c'est surtout l'action et la technique de mise en scène qu'il faut retenir (pour le reste c'est pas forcément ici qu'il faut espérer trouver quelque chose). D'un point de vue interprétation si Matt Damon est crédible, c'est surtout Sharlto Copley, aux antipodes de son rôle dans District 9, qui est carrément génial. (j'invite ceux qui ne partagent pas cet avis à revisionner le film en VO). Ayant franchit la porte d'Hollywood, on espère de Blomkamp, pour son prochain film, le meilleur d'Elysium et de District 9.