Le postulat de départ du documentaire Intérimaire en détresse (2009) s’avérait passionnant, on suivait les mésaventures d’un jeune Japonais intérimaire dans une usine Canon et dans laquelle il se filmait jour après jour. Filmer la précarité de près comme si nous y étions, voilà ce à quoi nous réservait Hiroki Iwabuchi, mais hélas, le film ne fait qu’accumuler les mêmes scénettes, toutes plus ou moins inintéressantes. Pourtant le film ne manque pas d’intérêt (la façon dont sont exploités les jeunes au Japon, où seuls des emplois en intérim sont proposés est une vraie honte, car très peu payés et sans couverture sociale). Un thème très intéressant mais mal traité dans son ensemble, car si le documentaire ne dure qu’un peu plus de 60 minutes, il nous paraît interminable car mal structuré.