Je sais pas ce que vaut le livre, il à connu un grand succès, par contre le film lui, je suis pas parti bien loin dans cette histoire ou Omar Sharif trouve de l'uranium et disparait. Derrière tout ça il y à une intrigue ayant peu d'intérêt. Je retiens juste l'agréable distribution féminine comme l'actrice italienne Gianna Maria Canale et Juliette Gréco.
Jean-Claude Pascal et Omar Sharif (Cherif au générique) sont deux amis qui prospectent du pétrole au Liban, sur les terres de la comtesse Orlof. Ils sont harcelés par des bédouins. C'est la troisième adaptation du roman de Pierre Benoit. Sans doute que l'histoire est drôlement bien. Mais ça ne se voit pas du tout dans le film de Richard Pottier. L'utilisation du Cinémascope et la couleur rendent justice aux paysages et vestiges du Liban. C'est toujours ça. Mais le film n'est pas vraiment le film d'action qu'on pouvait attendre à la suite d'un long et sinueux préambule. Il devient vite une romance entre deux gravures de mode, Jean-Claude Pascal et Gianna Maria Canale, la chatelaine du Liban pas farouche, arbitrée par Juliette Gréco, l'impavide chanteuse de cabaret Maroussia, et par le fourbe Jean Servais en major anglais qui n'a strictement rien de britannique. Après tout, Robert Dalban fait bien une pige en militaire libanais. L'histoire amoureuse au cœur du récit, où la découverte d'uranium avive la cupidité du major anglais, semble suivre les mêmes circonvolutions que l'intrigue. C'est bavard et ennuyeux. Jean-Claude Pascal, héros désinvolte, et Gianna Maria Canale, comme figée par son maquillage, sont deux amants dérisoires dans un film d'aventures somnolent et sans souffle, une coquille vide. La passion trouble qu'ils sont censés incarner est purement théorique.
Ce joli technicolor est tellement mal raconté et confus qu'on n'y comprend pas grand-chose, d'autant que Juliette Greco et Gianna Maria Canale se confondent, tellement elles se ressemblent. Le jeu d'acteur de Jean-Claude Pascal est amusant sinon ça n'a pas grand intérêt.