Depuis Laissons Lucie Faire, je n'ai pas raté un seul film d'Emmanuel Mouret...Je ne m'en plains pas ...Il y a une telle écriture qu'on croit à de la spontanéité...Depuis quelques films Mouret analyse les sentiments et plus particulièrement les sentiments amoureux...Il le fait avec une énorme fraicheur, des situations alambiqués et une ironie à la Woody allen...Ce film témoigne encore de son savoir faire...Merveilleuse distribution qui s'étoffe au fil de ses films (on trouve ici des ingénues, des amoureuses , de fausses écervelées, des timides et des angoissés)....Théatre vivant auquel participent pêle mêle ( Cluzet, Julie Depardieu,Frédérique Bel, Ariane Eascaride, Judith Godrèche, Philippe Magnan, Pascale Arbillot (excellente cette année dans UNE PURE AFFAIRE)) le film est fait d'esprit et d'analyse qui fait découvrir et rire...Ce n'est pas à mon avis son meilleur film mais il vaut bien pour ceux qui connaissent ce réalisateur (ou pas) le prix d'un billet, bonne humeur asurée. Je conseille...
Ce film est raté malgré de bons acteurs , rien ne tient la route et c'est extrèmement mal joué pour ne pas dire ininteressant. Heureusement les jeux de l'amour dans la vraie vie sont plus intéressants.
J'ai pas la largesse d'esprit d'un gay du 4e arrondissement en ce qui concerne le papillonnage, mais ces histoires de bourgeois se demandant si c'est bien ou pas bien de coucher avec un tel, en 2012, franchement...ça en serait presque mignon si ce n'était aussi tarte. Et c'est pas comme si Marivaux, Goethe et Rohmer, entre autres, étaient déjà passés par là hein...On sauve - volontiers - les scènes très réussies avec François Cluzet/Frédérique Bel, adorable en tête à claque pétillante.
Même si ce n'est pas le meilleur Mouret, il ya toujours chez ce réalisateur ce bonheur cantagieux à faire partager les affres et questionnements sur l'amour. La forme un peu réductrice des scénettes nuit à la dramaturgie, mais il n'en reste pas moins que l'on jubile sous l'intelligence des dialogues, entre Rohmer et Allen, le marivaudage est bien chez ce formidable réalisateur une spécialité dont je ne me lasse pas depuis son premier film. une bulle de champagne qui fait toujours autant de bien....
La bonne nouvelle de " L'Art D'Aimer ", c'est sa courte durée ! 1h25 c'est bien suffisant pour un tel résultat. Ce film choral nous propose un large choix de personnages. Nous avons François Cluzet en célibataire à la recherche de l'amour, Julie Depardieu souffrante d'une timidité maladive, Judith Godrèche cherchant à donner un sens à sa vie ou bien encore Frédérique Bel en célibataire indécise. Toutes les personnalités ( ou presque ) sont présentes, il était logiquement facile pour le spectateur de s'attacher à au moins un seul personnage. Malheureusement, ce n'est pas le cas car tout est absolument superficiel dans ce film. Cela va des péripéties en passant par le scénario pour finir jusqu'aux dialogues. Le film se divise en plusieurs vignettes dont chacune est découpée par des petits proverbes qui conduisent un à un à la vie d'un des personnages. Certaines se montrent plus intéressantes que d'autres sans être pour autant jouissives et croustillantes. En plus de son manque de rythme, le film souffre d'une bande originale jolie au départ mais diffusée à l'excès, ce qui lasse le spectateur, sans parler de cette voix-off insupportable ( qui est la voix de Philippe Torreton ) . " L'Art D'Aimer " est un film qui avait toutes les qualités à son actif, de bonnes idées mais qui n'en fait rien et se montre sans cesse maladroit au point de faire mal jouer ses comédiens. Le film n'est jamais drôle et l'écriture laisse franchement à désirer. Mauvais en tout point !
L’Art d’aimer ressemble à une sorte d’analyse encyclopédique du sentiment amoureux à travers divers exemples de relations. Le problème c’est qu’avec cette manière d’appréhender les choses, Mouret finit par oublier l’une des caractéristiques principales de l’amour : l’émotion. Ainsi il est presque impossible de s’attacher aux personnage,s dont les histoires sont souvent trop courtes et s’enchainent sans rapport évident les unes avec les autres. La mise en scène, assez travaillée certes, mais dans un style un tantinet vieillot et surtout trop théâtrale, n’arrange pas les choses.
Pourtant, sur le papier L’Art d’aimer avait surement de quoi séduire. La plume de Mouret est effectivement très fine et les histoires assez originales, même si cela dépend des segments (le dernier est le meilleur). On ne peut alors que regretter qu’il n’est pas choisi la voie littéraire plutôt que cinématographique pour son entreprise. Ses dialogues sont souvent savoureux, mais sonnent faux sur grand écran car trop écrits. Une impression qui plus est renforcée par la volonté d’un jeu théâtral, qui vient encore un peu plus limiter l’émotion, et ce malgré l’impressionnant casting réunit pour l’occasion.
En ces temps de fêtes, restez donc tranquillement chez vous, bien au chaud sous la couette, et faites-vous une petite séance privée de Love actually. Plus conventionnel certes, mais tellement plus habile et touchant dans sa façon d’appréhender la complexité des sentiments amoureux.
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Une petite comédie simple, a l'arrière goût de Woody Allen de part ces différents personnages qui se croisent, de par le sujet traiter : l'amour a travers toutes ses représentations, et grâce a cette voie off omniprésente et par fois terriblement fatigante! Malheureusement même si le réalisateur reprend le schéma de films de Woody, il n'a pas le talent pour que son long métrage dégage la flegme anglaise, la classe américaine, les dialogues français et l'humour de Allen qui caractérisent si bien les films de ce dernier! En fin de compte le film n'apparaît que comme un amoncèlement de petites fables autour de l'amour, sans réel enjeux, et sans qu'on soit réellement attaché aux personnages!
Construit comme une succession de sketchs, le film est,comme souvent pour ce type de métrages omnibus, très inégal. La faute à des scénettes inintéressantes de par leur scénario ou bien des acteurs plats. On aurait aimé que certaines scènes n'existent pas et que d'autres soient rallongées, comme, par exemple, celle mettant aux prises François Cluzet et Frédérique Bel. Pas mal mais sans plus, ce n'est pas le meilleur métrage de Mouret.
Une série d'histoires de couples qui s'entremêlent (les histoires, mais les couples aussi). Avec Emmanuel Mouret on passe toujours un moment agréable, c'est léger, une sorte de croisement entre Woody Allen et Francois Truffaut. Les comparaisons sont élogieuses, mais il manque un petit quelque chose. On y voit des personnages qui ne travaillent pas, qui ont des appartements sublimes, voire du personnel de maison et qui ont des "Gros" soucis de coeur. Se serait attendrissant si cela n'était pas aussi bobo, qui peut s'identifier vraiment ? Bon je m'énerve un peu, mais j'aime bien quand même. Qui a dit que le cinéma devrait être un documentaire sociologique pointu uniquement ?
Quel (heureux) hasard de voir un titre de film parler de ce que je ressens en ce moment (concernant plus l'art que d'aimer). De ce qu'il m'est arrivé. Signe du destin quand le cinéma nous appelle de ses bras gigantesques et de sa bouche infernale. Imaginez un énorme M&M's au bras mouvant et à la bouche qui ouvre sur la porte d'entrée. Le Gaumont en vend à des prix exorbitant, tentez l'aventure. On se pose des questions et on aimerait des réponses. Le film commence par le générique, sobre et subtil. « Il n'y a pas d'amour sans musique » ouvre sur un personnage compositeur qui cherche une mélodie, cette mélodie que l'on entend quand on tomberait amoureux. Je n'ai jamais rien entendu pour ma part, ni vu. L'effet est ancrée dans la poitrine, un peu comme l'effet d'une enclume au fond des intestins et des noeuds au coeur. Dur de s'en dégager. « Je me dis qu'il doit y avoir du bonheur dans chaque malheur » en effet cette réplique optimiste de Frédéric Bel doit faire écho. Le film introduit un personnage compositeur qui meurt après avoir entendu une musique dans la nature. Il ne sait d'où vient pourtant cette mélodie. Tel le réalisateur qui présente son oeuvre et s'efface pour laisser place à la fiction. La voix off nous accompagnant dans cette narration. Elle a pourtant bien commencer. Belle manoeuvre de mise en abyme. « On ne peut refuser ce qui nous ai proposé ». Julie Depardieu, tête en l'air et tellement risible, refuse les propositions de son amie qu'est de coucher avec son compagnon. Elle est pour le partage des richesses et des biens. La veine communiste ne sera pas sans rappeler des élans de Nouvelle Vague quand à la moitié du film, le regard caméra sur fond mi-rouge, mi-blanc à La Chinoise de Godard ou ces dorures et appartements stylisés tellement branchés rappellent l'élitisme de ses pourfendeurs de tradition. On commence à réfléchir, mettre en lien les images et les sons. La voix off et l'action. D'une utilité remarquable, le cadre est pensé, le hors-champ symbolique et les mouvements des corps spatialisés dans un ensemble harmonieux. Les acteurs récitent leur vie, déclament leurs pensées et l'amour est décliné par des situations imbriquées qui rappellent la comédie théâtrale, du Musset ou Marivaux ou des quiproquos sentimentaux qui résonnent au creux de notre dénie. L'irréalité de l'action tient dans un discours théorisé et pensé. Qui ose avouer à son voisin, le désir frustré et refoulé de l'embrasser? Les métaphores éclatent et les bulles ne savon ne sont que plus rafraichissantes. On rigole de se voir projeté sur cette écran, de se voir penser les mêmes questionnements. On s'en amuse pour mieux l'évacuer.
Etant un inconditionel de julie Depardieu j'avoue que je n'ai pas été emballé ni par cette comédie bas de gamme ni par elle.Pour en rajouter une couche il faut bien avouer que Godrèche assome ce film vu sa prestation hyper négative...ça ne change pas !!!!
Les films qui entremêlent les personnages et les croisent sont de véritables chef-d'œuvre lorsqu'ils sont maîtrisés. Celui-ci a tout raté, les histoires sont inintéressantes, les va et vient répétitifs créent une sensation de brouillon et pour finir, on reste sur sa faim en se demandant si la fin est bien la fin.
Plaisir. Plaisir est le mot qui vient à l’esprit pour qualifier le nouveau (et le meilleur à ce jour selon moi) film d’Emmanuel Mouret. Le plaisir d’écouter une belle langue, de savourer cette combinaison d’histoires ayant pour thème unique l’amour, le plaisir d’apprécier des acteurs parfaitement choisis qui épousent à merveille l’univers de ce cinéaste pas comme les autres. On compare souvent l’univers de Rohmer à celui des films d’Emmanuel Mouret ; c’est plus vers le cinéma de Michel Deville que j’y trouve personnellement une filiation, mais plus pudique. Mise en scène, photographie et choix musical complètent cet éloge. Certains spectateurs reprocheront peut-être à l’œuvre sa superficialité et son élitisme. Pour ma part, je me suis laissé totalement séduire par cet « Art d’Aimer ».
Si "un baiser SVP" était enthousiasmant de bout en bout.. cet "Art d'aimer" est un peu déroutant par le côté sketchs que l'on ressent au début du film. Après , la tournure genre "la Ronde" fait son effet et on suit le "marvaudage" Amélie Borris Isabelle" avec délectation.
Plein de livres partout dans les décors et au moins deux personnages libraires, quoi de plus normal pour un film tout en écriture où même la voix off ( Torreton himself ) est bienvenue. De longueurs inégales, les 6 saynètes se laissent voir sans baisse d'intérêt, défaut souvent inhérent aux films du genre et, à condition de ne pas être allé le voir en espérant un mode d'emploi genre " Comment réussir en amour", on passe plutôt un bon moment.