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Un visiteur
1,0
Publiée le 5 mars 2013
Un film assez détestable car complètement inutile : aucune situation n’apporte quelque chose et la voix-off est juste insupportable. Quelques acteurs et actrices sauvent le tout du naufrage complet…
Dans le même style que "Les Infidèles" mais d'un seul et même réalisateur, "L'Art d'aimer" se révèle être divertissant à défaut d'être captivant. Emmanuel Mouret ne va pas au bout de son sujet et on peut regretter un certain manque de profondeur chez certains personnages. La complexité du propos ne facilite certes pas la tâche, pourtant l'originalité de certains scenarii font que l'on passe un bon moment.
Je viens de visionner cette autre comédie sentimentale d'Emmanuel Mouret. Ce n'est pas celle que je vais garder en mémoire et que je vais vite oublier. La première demi-heure est plaisante mais la suite, avec un méli-mélo de sentiments et de quiproquos, m'a fait perdre pied et la comédie devient moins captivante.
On reconnaît tout de suite la touche « Emmanuel Mouret », comme dans « un baiser s’il vous plaît » ; le thème du marivaudage au XXIème siècle avec l’enchevêtrement de situations bien amenées et la bonne interprétation de valeurs sûres (Cluzet, Julie Depardieu remarquable, Frédérique Bel…) Le film coule bien, profite d’un bel enchaînement sans temps mort et on en sort content et optimiste
La comédie romantique chorale dans toute sa légèreté, avec l’écriture joliment maniérée de Mouret et les situations gênées et cocasses qu’il affectionne tant. Il dilue cependant son intrigue et la portée morale de son étude. Le résultat est plaisant mais inégal. Ma critique : http://tedsifflera3fois.com/2011/12/07/lart-daimer-critique/
L'aspect film choral est la meilleure idée du film, qui ne dévoile ses intentions que tard dans le récit. Le film se focalise finalement sur un couple en particulier, que je ferai pas la maladresse de dévoiler. On pourrait alors se dire que tous les couples que Mouret s'acharne à nous présenter, n'auront servi à rien. C'est au contraire ces couples à qui on s'attache qui servent à définir précisément l'amour, ses différentes phases, ses hauts comme ses bas. Courte est cette leçon de vie mais elle n'en devient que plus modeste et donc touchante.
Le problème de ce type de film c'est qu'il faut qu'il soit rythmé , et dans celui là ce n'est pas le cas . Autre problème il faut que touts les "minis situations" soient toutes égales au niveau de l'interprétation du scénario et ce n'est pas le cas malheureusement . Donc pour parler positif , je retiendrai l'echange Cluzet/Frederique Bel vraiment intéressant et le passage avec Ariane Ascaride mais le reste est trop faible .
Sous ce titre pompeux se cache un marivaudage à deux sous, agrémenté des musiques de Mozart, Gluck, Schubert ou Rossini pour paraître cultivé et non pour structurer le film, comme le fait si bien Michel DEVILLE. Outre des citations de provenance inconnue précédant chaque historiette, nous avons droit à un narrateur, comme chez KUBRICK (Barry Lindon) ou TAVERNIER (Un dimanche à la campagne), mais comme il s’agit là de deux réalisateurs de talent, la similitude ne va pas plus loin. Une brochette d’actrices et d’acteurs connus ne contribue même pas à donner un peu de consistance au film. François CLUZET ne semble pas concerné, Gaspard ULLIEL est toujours aussi satisfait et égal à lui-même, c'est-à-dire nul, tandis que Julie DEPARDIEU et Judith GODRECHE valent bien mieux que ces rôles de figuration. Au total, un film prétentieux, maniéré et faussement intello, idéal pour plaire aux bobos qui se retrouveront avec délectation dans ce néant cinématographique.
Enfin une comédie intelligente portée par des comédiens qui s'amusent et surtout mise en scène avec grâce. L'art d'aimer selon Mouret se décline en 5 histoires, qui se répondent ou pas avec à chaque fois une situation cocasse comme point de départ. Frédérique Bel (encore une fois parfaite en chieuse à girouette) joue au chat et à la souris avec François Cluzet. Pascalle Arbillot propose de partager son mec avec Julie Depardieu qui n'en a pas et voudrait faire l'amour (Elles sont toutes deux hilarantes). Gaspard Ulliel et Elodie Navarre expérimentent (ou pas?) l'adultère alors qu'ils sont ensemble. Judith Godrèche (magistrale, elle prouve encore avec ce film qu'elle est une des comédiennes les plus brillantes de sa génération) aimerait être plus généreuse et ne peut se résoudre à tromper son mari avec son meilleur ami (Laurent Stocker). Elle trouvera une solution qui risque de faire mal. Si on ajoute à ça, un prologue avec Stanislas Merhar absolument charmant et une Ariane Ascaride folle du cul, ça nous donne une jolie carte des sentiments qui n'est pas sans rappeler Ophuls ou Woody Allen. Les dialogues sont écrits avec finesse et intelligence. L'image magnifie les acteurs et les plans séquences sont autant de petites inventions de mise en scène. Comme à son habitude, la musique tient un rôle important. Vous serez cueilli par le film qui vous fera passer du rire à un pincement au coeur. Bref, courez-y. C'est rare de voir une comédie si réussie.
Film léger et distrayant. Cela ressemble à un brouillon qui donnera naissance aux trois brillantes dernières copies de Mouret qui se bonifie de film en film.
un régal subtil! emmanuel mouret signe un film à sketches où la sexualité suggérée n'est jamais montrée.il parle de l'amour avec finesse usant de comique de situations irrésitibles.il a vraiment sa griffe.on pense à rohmer pour le marivaudage avec une touche d'humour en plus.bon choix des acteurs.j'aime!
Film trop bancal et inégal pour être véritablement convaincant dans lequel on s'attache à certaines intrigues (le trio Godrèche, Stocker et J. Depardieu) mais pas du tout à d'autres (le cople Navarre/Ulliel et leurs vraies fausses infidélités); malheureusement, pour les 2 plus intéréssantes : la première n'a pas de fin (le couple Bel/Cluzet) et l'autre est réduite à peau de chagrin (le couple Ascaride/Magnan). Heureusement, le réalisateur Emmanuel Mouret a su s'entourer d'un très bon casting de comédiens.
Le film est traité d'une façon sympathique, de différents courts-métrages, portant chacun sur une facette du sentiments amoureux, et chacun est ponctué par une phrase qui définit les prochaines minutes. Ces courts-métrages deviennent de plus en plus absurdes, de plus en plus long, se croisent, pour donner une longue phase finale. On ne s’ennuie pas, on s’amuse, on passe un bon moment, bien que la fin soit moins satisfaisante que le début du film, qui nous scotche dès le début grâce à la méthode de voix-off marquant un contraste et un rythme, reprise du chef d'oeuvre "Amélie Poulain" (oui c'est un peu copié d'ailleurs).