La Chevauchée fantastique
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117 critiques spectateurs

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Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2017
Mise à part qu'il est toujours gênant de voir ces vieux westerns ou des gentils blancs sont traqués par de méchants indiens, cette chevauchée se suit avec un immense plaisir malgré le temps passant. Le film n'a pas mal vieilli, il a des personnages plutôt bien écrits auxquels on s'attache ou on déteste rapidement mais qui ne laissent pas indifférent. Du coup cela fonctionne encore presque 80 ans après signe d'un bel ouvrage.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2017
John Ford est un géant du septième art. De ceux qui ont non seulement un style inimitable, mais aussi de quoi dire, et surtout de belles choses à dire. C'est, en somme, un artiste complet. « La Chevauchée fantastique » est un grand film par sa perfection formelle : cadrages magnifiques (que l'on parle de gros plans sur des visages ou de plans larges sur les paysages de Monument Valley), rythme (et montage) tantôt trépidant, tantôt calme et serein, bref maîtrisé à la perfection, merveilleux usage du son et de la musique, et bien sûr, mise en scène impressionnante de grandeur et d'évidence (cette rencontre, le soir, entre Dallas et Ringo, tous les passages dans et au dehors de la diligence, ou encore cette scène inoubliable à la fin du long métrage, qui clôt l'intrigue avec force mais retenue – scène que l'on ne risquerait pas de trouver dans un film actuel, surtout dit d'« action »). Oui, esthétiquement parlant, « La Chevauchée fantastique » est génial. Mais plus encore, ce qui est incroyable chez John Ford, c'est la richesse de ses scénarios et de ses personnages. Chacun d'entre eux est profondément fouillé, même s'il est assez archétypique (le bandit, le shérif, le banquier, le joueur, la prostituée, le médecin alcoolique,...), et surtout, brillamment (et le mot est faible) interprété ! Tous, je dis bien tous les acteurs sont ici excellents, des premiers aux seconds rôles. Mais ce qui frappe le plus, c'est la compassion qu'a Ford pour ses personnages, voire l'amour qu'il leur porte. Malgré leur passé trouble ou leurs défauts, les personnages de « La Chevauchée fantastique » ont toujours un bon fond (exceptés peut-être ce banquier égoïste ou ces dames de la bonne société un peu (beaucoup) trop hautaines pour sembler vraiment humaines...). On comprend rapidement qu'outre la joliesse picturale, ce qui intéresse John Ford c'est la mise en situation de ses personnages face aux aléas de la vie et aux exigences morales qui leur incombent. Notons aussi que Ford est tout aussi à l'aise dans le registre épique que dans le registre intimiste et l'intériorité de ses personnages. Si les scènes de batailles sont exceptionnelles, que dire de ces jeux de regards qui disent tout des relations entre les protagonistes ! Et le résultat est plus que réussi : on passe un fort agréable moment en la compagnie de ces femmes et de ces hommes réfugiés dans leur diligence brinquebalante. Un grand classique, qui réserve un moment de cinéma particulièrement rare et appréciable.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 avril 2016
C'est un film qui a vieilli, les dialogues et les scènes d'action sont fades, les personnages ont quelque chose mais nous intéressent, finalement, assez peu. C'est joué avec sérieux mais trop neutre à mon goût. Aujourd'hui, un film qui appartient à son époque et à ne pas ressortir à moins d'être un amoureux des vieux films américains.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 février 2016
Grand classique du western, La chevauchée fantastique de John Ford nous fait suivre plusieurs personnages poursuivis par des Apaches. Tous ces personnages sont généralement attachants, bien écrits et bien interprétés. La mise en scène parvient à être dynamique et à rendre plusieurs scènes épiques, même si la très bonne BO aide pas mal également.
Je n'ai pas grand chose de plus à en dire : c'est un bon film, bien fichu et plaisant à suivre.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2015
Ce film est le premier à avoir été tourné dans le majestueux décor naturel, devenu instantanément emblématique, de Monument Valley. « La Chevauchée Fantastique » aspirait au renouveau d’un genre, qui ne trouvait plus grâce aux yeux du public à la fin des années 30. L’histoire, rondement menée, de l’épopée d’une diligence et de ses passagers au cœur d’un environnement propice aux agressions indiennes, bénéficie d’une mise en scène qui en impose et qui insuffle un enrichissement psychologique en se servant adroitement des rapports entre les différents personnages, aspect quasiment inexistant jusqu’alors. Un grand classique qui inaugure la fertile collaboration entre John Ford et John Wayne, qui, à eux deux, symbolisent le western et une partie de l’histoire du cinéma américain.
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

75 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 septembre 2015
Cela a beau être un classique du western, il n'en reste pas moins que "La Chevauchée fantastique" est vraiment décevant. Trop d'attentes de ma part ? Peut-être. Une réputation surfaite ? Sans aucun doute. Comment élever ce film sans saveur au rang de film culte, quand celui-ci, sensé durer environ 90 minutes, en paraît bien plus ? La faute n'est pas à rejeter sur une seule personne, tout le monde est fautif dans l'histoire : le script est plat, ennuyeux pendant les deux premiers tiers du long-métrage, et les dialogues sont creux et sans substance, bref les scénaristes se sont plantés. John Ford n'a pas arrangé les choses avec sa mise en scène passive et trop sobre pour compenser la vacuité du fond. Et les acteurs, que puis-je en dire ? Ils sont mous, mauvais et peu charismatiques, excepté Claire Trevor et Thomas Mitchell, qui sont les deux seuls à tirer leur épingle du jeu et à faire montre d'un véritable talent. Heureusement que le dernier tiers, plus généreux en action et plus avare en dialogues, sauve le film du naufrage complet grâce à une attaque de diligence bien menée. Toutefois c'est trop peu pour un film qui se prétend être un classique. Mauvais.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2015
En terme de chevauchée, on peut être déçu.....sauf à attendre la dernière demi-heure. L'essentiel du film se situe dans les auberges ou les huis-clos se succèdent. C'est ce qui fait la force du film. C'est assez théâtral, très typé au niveau des personnages et l'histoire (tirée d'une nouvelle de Maupassant, mais arrangée) est assez dense et intéressante psychologiquement. On ne peut pas dire que c'est un western classique car les séquences cow-boys et indiens sont rares mais c'est davantage une analyse des comportements humains au sein de lieux emblématiques du western et des codes qu'on aime y retrouver: le sens du sacrifice, la droiture, l'aventure évidemment, les grands espaces et l'amour toujours...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 juin 2015
Un bon western qui est peut être un peu long au début mais qui tient en haleine. John Wayne est très bon et le scénario est bien mené de bout en bout et comme les anciens films de John Ford sont rares on ne peut pas rater celui ci.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2015
Alors que les indiens sont prêts à la guerre, une diligence, où se trouve notamment une femme enceinte, un shérif, un joueur, un médecin alcoolique ou encore une prostitué, bientôt rejoint par Ringo, un hors la loi, s'apprête à traverser un dangereux territoire...

Quel film et quelle maîtrise de John Ford ! Alors si je devais reprocher une chose à ce western, ce serait que certains personnages soient légèrement trop enfermé dans une caricature, à tel point d'en devenir légèrement énervant par moments (notamment le médecin alcoolique ou celui qui accompagne la diligence). Mais excepté cela, "Stagecoach", inspiré d'une nouvelle de Maupassant, m'a conquis de bout en bout et permet à John Ford de marquer une étape importante dans son genre de prédilection.

Braquant sa caméra sur cette diligence, Ford montre tout son talent pour ce qui est de filmer des personnages et, en très peu de temps, les rendre attachant, notamment la prostitué et Ringo, dont il traite les rapports avec finesse, sensibilité et mélancolie. Il donne une importance à chacun, que ce soit ce joueur (symbolisé par la carrure de John Carradine) ou les rôles féminins, et c'est avec talent et un minimum d'ambiguïté qu'il va étudier les rapports qu'ils auront entre eux. Un vrai souffle traverse l'oeuvre et il bénéficie d'une excellente écriture, tant au niveau des dialogues que des personnages ou de l'avancement de l'histoire. Et puis, John Ford filme Monument Valley comme personne, il met très bien en valeur les paysages et l'immensité de l'Ouest, c'est un régal.

Il met en scène un groupe de personnages représentatifs de l'ensemble de la société et étudie leur réaction face aux dangers mais aussi à la vie. Sur un rythme plutôt lent et une action minimaliste, il préfère se concentrer sur la psychologie des personnages et leur façon de voir, et ça marche à merveille. Il retranscrit toute la peur et les intentions des personnages et l'intensité monte plus le danger approche jusqu'à une magnifique scène d'attaque où Ford montre (à nouveau) tout son talent derrière la caméra et plusieurs séquences sont mémorables. "Stagecoach" c'est aussi la première rencontre entre John Ford et John Wayne. On le découvre lorsqu'il attend la diligence, avec charisme et présence et il impose tout de suite sa stature pour un rôle qui lui va si bien.

Film fondateur pour le western, "Stagecoach" n'a rien perdu de sa puissance au fil des années. Ford regroupe un échantillon de la société qu'il met face à la peur, aux dangers et à la vie et filme ça avec sensibilité et talent...Brillant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 octobre 2014
"Chef d'oeuvre", dans la mesure où ce film combine maints ingrédients savoureux qui concourent à sa réussite en tant que - grand - spectacle de divertissement et parabole filmique de l'épopée américaine, épique et opiniâtre. Je ne vais pas ajouter aux éloges, mérités mais qu'il faudrait toutefois nuancer par la béatitude du cinéaste - et/ou de ses producteurs, les fameux "studios" - face à la suprématie de l'Armée US, des cow-boys sur les indiens (heureusement, Ford se fera plus subtil, critique et empathique quelques années après cela, avec notamment "Les Cheyennes" et "La Prisonnière du désert"). Mais ne soyons pas chichiteux : ce film est remarquable en tous points, jusque dans ce paradoxe inouï : il s'agit en effet d'un huit-clos atypique puisqu'en mouvement. Et quel mouvement ! Une diligence inquiète avale durant deux jours les kilomètres qui la séparent de son terminus, le temps d'un périple haletant et anxiogène. L'attaque indienne, menace omniprésente et tant redoutée, signera-t-elle logiquement la fin de ce voyage fiévreux réunissant neuf stéréotypes ricains ? Ford n'était pas homme à s'embarrasser de vraisemblance, qu'il prétendait sacrifier sur l'autel de la beauté : "Si la légende est plus belle que la vérité, imprimez la légende !" disait-il. Reste la morale, sauve : l'unique victime à déplorer lors de cette cavalcade symbolique (c'est la destinée américaine toute entière qui semble se jouer là, métaphoriquement) sera le seul vrai "méchant" - Ringo étant, lui, l'archétype du "good bad guy" -, celui qui menaçait la famille nucléaire traditionnelle. Une fable moralisatrice qui s'inspire librement de "Boule de Suif" de Maupassant pour offrir un rôle digne et audacieux à une prostituée, ainsi légitimée dans son droit au bonheur. Le western moderne naissait alors.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 octobre 2014
Je n'aime pas John Ford, son admiration pour l'armée et le port de l'uniforme me donne des boutons, aussi me demandais-je comment il allait s'en sortir en adaptant Maupassant (puisque ce film est inspiré de Boule de Suif) et que ce dernier porte quand même des valeurs autrement plus intéressantes. Et bien, et c'est une excellente surprise, ça fonctionne très bien. Ford dans ce quasi huis-clos prend nettement le parti de la prostituée incarnée brillamment par la très belle Claire Trevor, bravant ainsi la morale puritaine. On regrettera néanmoins quelques clichés spoiler: (l'alcoolique de service, la conclusion inévitable de l'attaque indienne et le duel final),
mais que voulez-vous, c'est un western et l'important comme ici c'est qu'il soit bon, passionnant et intelligent !
MGM-ranger
MGM-ranger

182 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juillet 2014
Après ce film, il faut vraiment placer John Ford, narrateur et psychologue née, parmi les plus grands metteurs en scènes contemporains. Mais ce dont on devrait parler longtemps, c'est le style avec lequel Ford a rendu tout cela. Ford est revenu à la forme ancienne, au muet, mais à un muet qui contient toute la richesse des autres expériences, y compris la bande son. Cette dernière, dans la chevauchée fantastique, joue un rôle admirable : le motif qui revient avec la vision de la diligence, les cris du cocher et toutes les autres sons et voix sont d'une précision absolue; la précision, d'ailleurs, signifie surtout politique, choix concis des éléments de la narration et de l'enchaînement rythmique.
Léa H.
Léa H.

38 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2014
En 1939, le western est moribond, la plupart du temps réduit à de poussives Série B. Avec « Stagecoach », Ford va non seulement le revitaliser, lui rendre ses lettres de noblesses, mais aussi réaliser le modèle classique du genre. Plus que jamais avec lui, le western raconte l’Amérique, à savoir la naissance d’une communauté à partir de l’individualisme. Tout au long de sa carrière, il ne cessera d’interroger et de complexifier les rapports entre ces deux mouvements conflictuels à l’origine du processus de civilisation américain. Mais Stagecoat marquera aussi par sa perfection et son audace formelle. A-t-on filmé depuis une attaque de diligence avec autant de virtuosité ? A-t-on retrouvé depuis une telle force dans l’ancrage d’une communauté dans un territoire ? A-t-on depuis retrouvé une telle dialectique entre intérieur (l’habitacle étouffant de la diligence, le repli du foyer, le cadre structurant de la communauté) et extérieur (les grands espaces de l’Ouest, l’appel de l’aventure, les dangers du monde) ? Sans oublier une puissance visuelle inégalée dans la gestion de l’espace et du découpage et une stylisation puissante, fortement influencée par l’expressionisme (le magnifique duel nocturne de la fin, les nombreuses séquences de nuit). Et si les personnages paraissent aujourd’hui un peu caricaturaux (la seule réserve qu’on pourrait avoir sur le film), c’est que le cinéaste fonde ici une véritable mythologie du genre, qui lui sert à étudier les liens complexes et ambigus de l’homme et du corps social. Jamais le terme de « classique » n’aura été si peu galvaudé.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2014
La chevauchée fantastique c'est "Boule de suif" au Far-West. La galerie de portraits est assez bien vue, la palme revenant à Claire Trevor, une prostituée chassée de la ville par un comité de dames patronnesses auxquelles Ford ne fait pas de cadeaux. Thomas Mitchell dans le rôle du docteur alcoolo est très bien. Carradine est odieux à souhait et le banquier exaspérant. En revanche John Wayne ne m'a pas paru extraordinaire. Le clou du spectacle reste l'attaque indienne d'une réalisation magistrale (bon évidemment la cavalerie arrive toujours à temps et ce ne sera pas la dernière fois, mais bon). Le duel final n'était peut-être pas nécessaire, mais comme il est réussi, on ne va pas s'en plaindre. On se serait toutefois bien passé de l'admiration béate du réalisateur pour les "beaux militaires" mais ce film rester un classique qui mérite sa réputation.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 4 décembre 2013
Un chef d'œuvre ? mmouai... pour moi c'est surtout vachement désuet, aucune péripéties trépidantes, sa ne décolle jamais, sa m'a l'air fortement dépassé depuis ces 70 années déjà au compteur, pas la référence du genre à mon gout....
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