Derniers Avis : La Chevauchée fantastique - Page 7
La Chevauchée fantastique
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benoitparis
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5,0
Publiée le 28 septembre 2009
Le classique des classiques du westerns bien sur. Une micro-société en danger, un territoire hostile, de la vengeance, un périple et une légalité à transgresser, de nouvelles chances pour des proscrits, des honorabilités ignobles (belle satire du conservatisme américain)… La grande œuvre du western est aussi issue de la grande fiction littéraire naturaliste française : « La chevauchée fantastique » est inspirée de « Boule de suif » de Maupassant et de sa prostituée sublime. Pas grand-chose à ajouter. Dommage que les apaches restent purement et simplement un élément du décor bien sur.
C’est grâce à La Chevauchée fantastique (1939) que John Wayne est véritablement devenu LA vedette que l’on connaît tous. Bien habitué du cinéaste pour avoir fait bon nombre d’apparitions dans ses films, notamment dans Rio Grande (1950) où il tient le rôle principal. John Ford ne tarda pas à lui confier d’autres rôles plus ou moins importants et ce, dans une dizaine d’autres films. La Chevauchée fantastique est un road-movie en diligence qui a l’intelligence de réunir au sein du même endroit, un médecin alcoolique, un représentant en whisky, une prostituée, l’épouse enceinte d’un officier, un banquier, un shérif et enfin, un hors-la-loi. Tout ce beau monde réuni dans la même diligence, avec laquelle ils doivent parcourir un long voyage vers l’Arizona, ce trajet qui devait être sans encombre va finalement s’avérer dangereux avec les Indiens aux alentours. De nombreux rebondissements, où les scènes d’action s’accumulent tout au long, le film de John Ford nous réserve bien des surprises. Nominé à sept reprises aux Oscars de 1940, le film n’en remporta finalement que deux (Meilleur Second Rôle & Meilleur Musique). A noter enfin qu’il existe un remake, réalisé par Gordon Douglas et intitulé La Diligence vers l'Ouest (1966).
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4,0
Publiée le 22 août 2013
il faut attendre 1939 pour voir paraître l'archètype du western, le classique par excellence! Le "Stagecoach" de John Ford est inspirè d'une nouvelle de Guy de Maupassant, « Boule de suif » , adaptèe à la rèalitè de l'Ouest amèricain! Plusieurs personnes d'origines sociales diverses se trouvent rèunies par le hasard à l'occasion d'un voyage mouvementè en diligence! Les diffèrents èvènements qui èmailleront ce voyage (dont l’accouchement d'une des voyageuses ou la prise en charge d'un hors-la-loi qui se retrouve ainsi face à face avec le shèrif qui le poursuit) seront l'occasion pour Ford de prèsenter une ètude particulièrement fouillèe des ressorts du comportement humains et des rapports sociaux! Ce film bènèficie de l'interprètation remarquable de Claire Trevor en fille de joie, de John Wayne alias Ringo Kid (c’est le rôle qui le rèvèla au grand public avec une entrèe fracassante dans le film), de Thomas Mitchell (Oscar du meilleur second rôle) en vieux mèdecin ivrogne et de toute une plèiade d'acteurs de qualitè qui apparaissent dans des seconds rôles solidement campès tels que Donald Meek qui place du whisky dans les saloons ou Andy Devine en conducteur de diligence! Un western passionnant par la richesse de ses personnages mais aussi par la qualitè de la rèalisation dont certaines scènes sont entrèes dans l'histoire du cinèma comme l'attaque de la diligence par les Indiens; la camèra est situèe au sommet d'une colline; elle englobe en plan gènèral tout le paysage, en l'occurrence un canyon dans lequel avance, minuscule la diligence tirèe par des chevaux au galop; la camèra effectue alors un rapide panoramique et dècouvre, au premier plan, un groupe d'Apaches: tels des aigles, les Indiens contemplent leur future proies du sommet d'une colline! Le paysage est alors l'èlèment essentiel, qui fait apparaitre toute la tension dramatique de l'action! Avec cerise sur le gâteau, le mythique Monument Valley, cadre splendide dont toute la beautè et la grandeur apparaissent dans ce grand western du cinèma amèricain avec la musique non moins cèlèbre de Gerard Carbonara! Incontournable...
La Chevauchée Fantastique est un film datant de 1939 et réalisé par le grand John Ford. A cette époque, le réalisateur n’en est pas à son premier film, puisque sa carrière s’étend de 1917 à 1965. Mais La Chevauchée Fantastique fait partie de ses premiers très grands, à l’image d’Hitchcok qui, la même année, quittait l’Angleterre pour Hollywood et tournait Rebecca. Dans La Chevauchée Fantastique, le cinéaste des grands espaces filme Monument Valley dans un noir et blanc sublime ; la mise en scène est effectivement très belle, pour exemple la meilleure scène : la superbe apparition de John Wayne filmé en travelling avant - tout un symbole puisque c’est sa première collaboration avec John Ford et son premier grand rôle. Autre grande scène, celle de l'attaque des Indiens, aux cascades impressionantes. Comme toujours, John Ford dépeint une communauté dans son film ; dans La Chevauchée Fantastique, elle part d’une situation de départ, subit des actions mouvementées (toute la partie dans la diligence, c’est-à-dire les ¾ du film), pour finalement arriver à une situation finale différente. Entre les deux, John Ford aura pris plaisir à dépeindre des personnages le plus humainement possible (le docteur alcoolique, le banquier voleur, l’homme galant mais joueur), chacun symbolisant une Amérique différente (le banquier qui souhaite le libéralisme pour son pays... afin de mieux voler le coffre), pour montrer au final que personne ne devrait être exclu de la société. En effet, les personnages les plus honnêtes sont ceux jugés hors-la-loi (Ringo) ou de mauvaise vie (Dallas). Pour conclure, La Chevauchée Fantastique est un film très réussi ; l’image est sublime, les acteurs très bons, le scénario oscille entre comédie, drame et aventure et l’intrigue est entraînante ainsi que la musique. Néanmoins, c’est une œuvre plus modeste et sympathique que les œuvres futures de Ford, au souffle épique et majestueux, comme La Prisonnière du désert. Ma note : 8.5/10
Diantre que cela a mal vieilli, ce film n'a rien de fantastique on s'ennuie de la 1ère à la dernière minute. Durant la 1ère heure ce n'est que du blabla puis vient enfin une fusillade qui n'a rien d'exaltante. Certains classiques souffrent du passage du temps.
Avec ce film, John Ford met John Wayne au niveau de mythe du cinémas et du western. Superbe film s'attardant énormément sur les personnages plustôt que sur des combats inutiles comme souvent dans de nombreux western.
Premier long-métrage parlant de la nombreuse et légendaire collaboration entre John Wayne et John Ford, "La Chevauchée Fantastique" est une œuvre remarquable avant tout pour l’équilibre instauré par le grand Ford. Equilibre parfait entre scènes intimistes, passages d’un sens comique exquis et batailles spectaculaires. Sur un rythme effréné ou l’on ne s’ennuie pas une seule seconde, on y suit la singulière traversée du désert d’une diligence faisant route sous la menace d’une tribu Apache. Le cinéaste construit son "huis clos" de la manière la plus cohérente qui soit ; grâce à une grande maîtrise de son espace alternant à la fois les paysages amples et les scènes intérieures (on peut dire que les beaux plans ne manquent pas !). Le metteur en scène maîtrise aussi son sujet d’un point de vue scénaristique compte tenu de la belle brochette de personnages qu’il offre à son spectateur, tous mémorables et décalés ; on pensera surtout au médecin alcoolique absolument irrésistible de bout en bout. Donc même si il s’agit là d’un classique du western "La Chevauchée Fantastique" est avant tout un vrai bon film bien interprété (John Wayne alors à l’aube de sa carrière possède déjà un visage marquant) et confectionné avec tout ce qu’il faut d’humour et de grand spectacle.
Un superbe western, sans doute le premier western moderne bien qu'en noir et blanc et le film qui a fait connaître John Wayne, jusqu'alors vedette de films de série B. Il n'est pas qu'une simple suite de batailles et poursuites mais détaille aussi la psychologie des personnages.
grand fan du west-ern spaghetti Léonien , je ne connaissais pas encore le maître du west-ern classique : John Ford , et l'incarantion du cow boy légendaire : John Wayne . Je les découvre enfin avec l'une de leurs plus célèbres collaborations, "la chevauchée fantastique". Il s'agit clairement d'un film de qualité mais je l'ai trouvé loin d'être parfait. Ce qui est intéressant, c'est que Ford veut se démarquer assez vite des poncifs du genre en créant au début une sorte de film-choral où sont présentés plusieurs personnages, tous des incarantions emblématiques des problèmes de la société. A noter une grande qualité d'écriture: l'équilibre entre tous ces personnages sans que l'un soit plus dévellopé que l'autre. Ils sont tous réunis dans le cadre d'un "huis-clos" via la diligence : bonne idée mais qui s'essoufle vite. A signaler aussi, une bone dose d'humour satirique qui fait souvent sourire. La mise en scène de John Ford se montre très intéressante, entre autre dans les gros plans de personnages charismatiques ou dans l'esthétisme des décors naturels, représentés par le mythique site de Monument Valley. J'ai également apprécié la romance entre John Wayne et Claire Trevor, tous les deux convaincants. Mais je me suis néanmoins souvent ennuyé vers la moitié du film, lassé par un film assez bavard. Vient alors la scène de la poursuite finale, qui est elle réussie sur la forme mais absolument pas réaliste sur le fond. Heureusement le final original sauve un peu le film. Il faut remarquer aussi un problème de manichéisme assez ennuyeux, beaucoup trop classique. Ford adopte un rythme qui évolue et varie selon les séquences, ce que j'ai trouvé assez... inégal ! Mais ces réserves mises à part, on passe un très bon moment devant ce west-ern épique qui a ouvert la voie à tant d'autres , et sans qui beaucoup de grands films n'auraient pas existés...
Film qui est un des plus grands westerns d'avant les années 40, certes il n'y a pas énormément d'actions et de surprises mais un charme indéniable ce dégage de cette histoire.
John Ford et les westerns, éternel relation tantôt fructueuse («Cheyenne Autumn» (USA, 1964)) tantôt inféconde («WagonMaster» (USA, 1950)). Au sein des années 30 où le western est dévalorisé, où Ford lui-même se consacre davantage à des films noirs, Dudley Nichols, scénariste du film, et Ford décident de réhabiliter le genre en adaptant, très librement donc officieusement, une nouvelle de Maupassant : «Boule de suif». «Stagecoach» (USA, 1939) illustre la renaissance du western par une dynamisation de ses codes. Finis les décors froids de studios et les réalisation plan-plan qui n'élevaient le western pas plus haut que le fantasme puéril du sherif et du cow-boy, «Stagecoach» et sa photographie brumeuse et incandescente plonge l'oeuvre dans le bronze et se donne des airs de gravure. Se sont surtout les gros-plans qui auréolent les visages et les nimbes d'une grâce photogénique charmante. Mélancolie que celle d'un cinéma en noir et blanc dont la seule limpidité des traits nous font rêver. Il s'agit de cinéma de divertissement sans nul doute, encore qu'en cinéaste-historien des Etats-Unis, Ford consigne la révolte de Geronimo. La structure du film possède d'ailleurs une intéressante imbrication entre la lutte national et la lutte individuelle. Deux dangers menacent le film : celui de l'attaque des Apaches et celui de Luke Plummer, ennemi du jeune Rinog Kid (John Wayne). Elles seront mentionnés en parallèle mais résolues indépendamment. Western renouvelé, harmonie des lumières, conflits doubles, les ingrédients devenus classiques du film de divertissement semblent réunis dans ce «road-movie». C'est sans compter son étrange singularité contextuelle. Le film est un voyage (à l'instar de bons nombres de films fordiens), un voyage où se côtoient différentes classes sociales et différents sexes. Le film n'a jamais la prétention d'offrir l'échantillon de la société américaine mais la poignée qui est saisis là suffit à fournir les traits esquissés d'une Amérique adolescente.