Une idée géniale, un début prometteur et puis l'ennui ... Ce mariage entre théâtre et cinéma est très difficile d'accès et ce malgré des acteurs remarquables et une mise en scène intelligente. Personnellement je n'ai ressenti aucune émotion si ce n'est l'envie que ça s'arrête, Resnais ne s'est sans doute pas trompé, le résultat obtenu est certainement celui qu'il escomptait, d'ailleurs il n'y a pas grand chose à lui reprocher, c'est une véritable expérience mais ça paraît durer une éternité et une fois la surprise de l'introduction passée, on comprend le système et on comprend surtout que ça va être dur d'aller au bout. Les fans de théâtre seront sans doute ravis mais pour les autres, passez votre chemin.
Après un début prometteur, le film s’enlise rapidement et irrémédiablement suscitant torpeur chez le spectateur qui aura le courage et la révérence envers Alain Resnais de rester jusqu’au terme de ce jeu de rôles qui ne nous émeut jamais malgré l’implication et la sincérité évidente de l’ensemble des acteurs présents (y compris l’horripilante Anne Consigny). Les qualités de mise en scène et artistiques dans leur ensemble sont indéniables mais révèlent sans appel l’hermétisme d’un scénario dont les thèmes nous renvoient vers d’autres films du réalisateur (j’ai beaucoup pensé à « Marienbad » et à « Je t’aime Je t’aime ») nettement plus réussis. Moins catastrophique que ses insupportables « Herbes Folles », la nouvelle œuvre de ce cinéaste majeur confirme cependant son enfermement dans une création sclérosée et définitivement peu communicative.
A 90 ans, Alain Resnais est un monument en France. Le réalisateur de "Nuit et brouillard", "Hiroshima mon amour", "Mon oncle d’Amérique" ou encore de "On connaît la chanson" n’a cessé d’expérimenter de nouvelles façons de raconter une histoire au cinéma. Son parcours de cinéaste est tellement impressionnant que l’ensemble de la critique semble tétanisée et crie presque toujours au chef-d’œuvre à chacun de ses nouveaux films.
"Vous n’avez encore rien vu" se base, comme souvent chez Resnais, sur une pièce de théâtre. Ici, même deux : "Eurydice" et "Cher Antoine" de Jean Anouilh. Ses scénaristes Laurent Herbiet et Alex Réval ont imaginé un scénario en forme de mise en abyme. Antoine d’Anthac, célèbre auteur dramatique, a réussi par testament à réunir après sa mort tous ses amis comédiens qui ont interprété par le passé sa pièce "Eurydice". Ceux-ci sont chargés de visionner une captation de la même pièce, mais jouée cette fois par de tous jeunes comédiens d’une nouvelle compagnie… Plusieurs générations d’acteurs, plusieurs sensibilités de jeu vont dès lors se retrouver autour d’un même texte qui parle d’amour et de mort.
On aimerait partager l’enthousiasme de la presse parisienne devant l’"audace formelle" de Resnais, mais hélas, on est resté de marbre devant ce théâtre filmé, véritable pièce de musée qui ne vibre jamais, interprété par les vieux complices du cinéaste – Arditi, Azéma, Wilson…- en pilotage automatique.
Hiératique, compassé, artificiel, "Vous n’avez encore rien vu" est un bloc d’ennui compact. Et ce n’est pas faire injure à Resnais de l’écrire : aucun grand cinéaste n’est infaillible. Et le traiter comme un dieu vivant n’est pas forcément rendre service au spectateur, pris alors en otage par ce qu’il est convenu d’appeler du "terrorisme intellectuel ".
Impressionnant, les premières minutes m’ont bluffé, de la fraicheur, une très bonne idée. C’est également un film expérimental, un exercice de style assez bancal. On assiste à une démonstration que je n’ai pas eu envie de suivre. Cet ovni m’a largué assez vite. Fascinant mais pas entrainant.
"mouvement divers....." des éléments très réussis: On pense inévitablement à un film "testament". - mise en scène brillante, décors réels et poétiques - hommage aux acteurs - hommage au théâtre éternel, d'hier, aujourd'hui et demain ... d'autres disent "à l'amour" bémols: - on se sent souvent "extérieur", mis à distance respectable....= - on ne se sent pas toujours concerné par les différentes interprétations des 3 couples de comédiens. - - on peut trouver certains jeux d'acteurs "appuyés"= Azema - les meilleurs (pour moi) les nouveaux: Amalric, Consigny, Girardot - exercice de style: faire "jouer" les mêmes scènes par 3 couples de comédiens différents (des + et des moins) Question ? Pourquoi avoir choisi le théâtre d'Anouilh ? un peu cynique, misogyne, désabusé ce qu'on ne ressent pas, dans l'oeuvre de Resnais.... Affaire à suivre.... bien sûr, ça reste un film intéressant,
Adapté de deux pièces de théâtre, ce film-testament d'Alain Resnais possède une très bonne idée de départ et la présence à l'écran d'un exceptionnel casting. Cependant, la lenteur du rythme et la platitude de l'histoire suscite rapidement l'ennui. Dommage...
Vous n'avez encore rien vu.... Ben si justement on a déjà vu ça. Je sais, c'est un bon mot digne des plus beaux articles de libération. Pardon, je cède à la même facilité que nos amis journalistes. Bref, j'ai pas trop accroché, pour cette raison (déjà vu).
L'idée est séduisante : filmer simultanément plusieurs versions d'une pièce de théâtre. Et on a une belle brochette d'acteurs, qui tous nous font un numéro formidable. Mais, bon dieu, pourquoi être allé déterrer cette pièce vieillotte et démodée d'Anouilh? Vu que la pièce est terriblement ennuyeuse, le film ne peut que l'être lui aussi, aussi bien tourné soit-il, aussi bons les acteurs soient-ils. Très vite, les longueurs deviennent insurmontables et on décroche. La fin, spoiler: où le metteur en scène ressuscite, pour mourir à nouveau quelques minutes plus tard, est assez ridicule. Mais, la plupart du temps, on n'a pas la patience de tenir jusque là.
Si vous n'avez encore rien vu, normal, il n'y a rien à voir ! Casting complètement boursouflé et mal employé. Le sujet est très intello, très pointu, ça roule des yeux, fait des grands gestes et ça parle avec emphase pendant deux heures. La scène Azema/Arditi est détestable. Enfin, le final est ridicule. L'emballement de la presse est insupportable et peu professionnel : Personne pour dire à Resnais que son film est nul ? (c'est pas grave...) .
L'intrigue et l'idée de faire revivre la pièce "Eurydice" par les anciens acteurs, qui eux même regarde les nouveaux la jouer comme un hommage au défunt auteur est si originale et intelligent que j'en suis séduit.
Mais une fois la surprise de l'idée passé, les actes défilent mais pas assez vite, ou avec un manque d'intensité pour qu'on soit captivé entièrement.
Heureusement le casting a été soigné avec des grands acteurs qui savent nous donner de l'émotion, excepté la façon où la fin est joué, j'ai pas été convaincu.
Des images d'une sobriété élégante, mais pas assez dynamique pour être bluffé, ainsi qu'une déception de réalisation sur le final pas assez réaliste et crédible.
La force du décor, c'est d'être assez monotone, et sombre accompagné de musiques douces classique, assez plaisant l'ensemble.
Ce drame de 2012, réalisé par le français Alain Resnais et nommé aux césars, nous montre une originalité et un concept nouveau inspirant, mais avec des passages à vide et pertes d'intensité décevantes.
Le soir du film d’Alain Resnais, pendant le Festival de Cannes, j’en étais arrivé à un degré de déception particulièrement élevé. J’étais las de toute cette vulgarité et cet ennui. Ce fut un rayon de soleil, une bulle de fraîcheur. Enfin, je retrouvais le bonheur du cinéma. Voici quels en étaient les ingrédients : de vrais acteurs, des acteurs de talents, des acteurs de théâtre, dont on pouvait comprendre chaque mot (ce qui changeait de Marion Cotillard pour ne citer qu’elle…). J’ai retrouvé mes chers Arditi et Wilson, redécouvert le talent de Amalric, excellent dans son rôle de Méphistophélès, le talent de Sabine Azéma…entre autres. Deuxième ingrédient : un texte exceptionnel. On dira ce que l’on voudra mais Anouilh est un génie. Je ne connaissais pas sa pièce Eurydice et l’ai découverte avec bonheur. Troisième ingrédient : une mise en scène extrêmement belle et délicate à laquelle s’ajoutait la touche d’originalité : le même texte dit par plusieurs acteurs différents, qui semblent eux aussi redécouvrir le bonheur de jouer. Ce petit jeunot de 90 ans paraît bien plus vivant que le sinistre Haneke. Resnais est un grand artiste. Il refuse que ce film soit considéré comme son testament. Il a déjà d’autres projets en cours. On ne demande pas mieux !
Resnais rend ici hommage au théatre et surtout aux comédiens, tous ici superbes. Resnais, 50 ans après son premier film parvient encore à étonner et à innover sur la forme. Sur le fond, je suis plus réservé : les pièces d'Anouilh évoquées ici ne me passionnent guère, elles n'abordent pas grand chose de plus au mythe d'Orphée et d'Eurydice, le dernier Resnais m'a surtout donné envie de revoir le chef d'oeuvre de Cocteau "Orphée".
bien que je sois generalement friand de ce genre de films quelque peu 'perchés' mais la je dois avouer que je suis un peu passé a coté... et cela malgre un excelent jeu d'acteur... j'ai trouve cela mou... peu etre n'etais-je pas dans de bonnes conditions...