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Un visiteur
3,0
Publiée le 14 février 2013
Une bonne réalisation de Polanski, même si elle est bien loin de ses oeuvres qui ont fait sa célébrité. Un huit clos sympathique inspiré de la célèbre pièce de théâtre de Yasmina Reza qui plaira sûrement à ceux qui ont apprécié "Le prénom". Le charme de cette comédie vient bien évidemment de ses quatre acteurs, qui nous font passer un délicieux moment. Mention spéciale à Christoph Waltz ( décidément cet homme sait tout jouer! ) On regrettera que cette dispute ne soit pas un véritable carnage comme le laissait supposer le titre.
C'est pas mal, et toutes les attaques aux phrases toutes faîtes et aux moralisateurs, ça fait du bien. Waltz est prodigieux, Foster incroyablement insupportable, les deux autres très bon aussi.
Et laissons les gosses se mettre sur la gueule, for god sake.
Bof ! Si le casting est intéressant, la mise en scène est à pleurer d' ennui, en effet Roman Polanski nous propose ici un huis clos, réaliser à la manière d' une pièce de théâtre. Mais le scenario ne prend pas, il y a ni réalisme ni suréalisme, le fond est gnangnan. Dommage car les acteurs semble vraiment se donner mais un acteur mal diriger ne donne rien de très bon. A voir seulement si aimer les huis-clos.
Pas besoin de gros moyens pour faire un excellent film, la preuve avec "Carnage". Roman Polanski réunit 4 trés grands comédiens dans un appartement pour un film génial, avec des dialogues pétillants.
Des longueurs... Mais bigrement efficace et bien rythmé. Les acteurs sont justes (aucun ne joue mieux que les autres et c'est rare). Une analyse passionnante des comportements humains.
Les quatre acteurs sont excellents tout comme les dialogues mais on attendait plus de rebondissements, c'est assez plat et c'est très dommage. Ajoutons une fin beaucoup trop rapide, on reste sur notre faim. (Conseil: évitez la VF!)
Mouais... Bof... Je ne suis pas convaincu. Un film joué comme une pièce de théâtre, un huis clos qui pouvait promettre de bons moments. Mais au final, pas de gros rebondissements, c'est plutôt plat, linéaire... Et sans conclusion ! Le film finit d'un coup, ah ? Que fait ce générique ? Pas une petite péripétie concluante ? Pas une morale ? Rien ? Dommage. Point positif : les acteurs jouent vraiment très bien, et ça fait plaisir de revoir Christoph Waltz. Bref, bof bof...
Huit clos sympa avec des scenes tres theatrales, qui rappellent bien l'origine du film, piece francaise. Le jeu est bien tenu par les acteurs meme si la fin est un peu etrange.
Superbe film, avec un rythme extrêmement maîtrisé, des plans révélateurs des enjeux de chaque mini-dispute, des acteurs impériaux et un fond d'une profondeur et d'une honnêteté remarquable. Carnage est bel et bien une bombe à retardement jubilatoire. Illustration magistrale de la violence symbolique au début, le film est finalement d'une ironie décapante. Du politiquement correct au nihilisme, du féminisme au machisme, des bons sentiments aux pulsions nerveuses, tout y passe. Tantôt solidarités genrées, tantôt couple contre couple, puis conflit de valeurs et colère à l'état brut, Carnage semble aborder, avec une progressivité que l'on ne discerne même pas tant elle est subtile, toutes les formes de conflit social au sein-même de la classe aisée. L'opposition classe culturelle impliquée VS classe libérale matérialiste du départ se transforme peu à peu en un tas d'autres oppositions, plus subtiles les unes que les autres, et qui reflètent bien l'homme sous toutes ses contradictions. Je n'ai pas beaucoup ri au début, j'étais plutôt sans voix de me manger ainsi l'absurdité de la vie sociale en pleine gueule. Et puis à la fin, quand Kate Winslet et Jodie Foster disjonctent avec une implication magistrale, et que c'est les sentiments qui parlent, ceux qui viennent des tripes et qui oublient de s'attarder du côté du cerveau, sans filtre moral, éthique, ou social, là, mais je vous assure qu'on ri. On jubile. Parce que oui, c'est juste incroyablement jouissif. Le constat final s'arrête quand même beaucoup, je pense, sur une vision assez nihiliste et désabusée. Mais je partage ce constat, et cela n'empêche en rien de donner ponctuellement un sens à sa vie. Un grand chapeau bas à Polanski pour ce film superbement lucide et subtile.
La pièce est de Yasmina Reza. J'avais lu de cet auteur « Arts » et j'avais trouvé que le sujet était très malin. Qu'à partir d'une situation un peu absurde, un personnage achète un tableau blanc, et deux de ses amis et lui-même commentent leur impression que leur fait cette toile mais surtout combien elle a coûté à l'un d'eux. Une nouvelle fois c'est la haute société, ou plutôt deux couples bourgeois de New York, qui est visée : parce que les convenances et les règles sociales sont plus inscrites chez les plus aisés. Il faut voir le film plusieurs fois pour bien comprendre en saisir toute la saveur et l'habileté avec laquelle les personnages finissent par sortir d'eux-mêmes, comme si ils étaient l'otage de leurs habitudes, bien que on soit tous otage de nos habitudes, mais plus encore de leur façon de voir la vie, de leur regard sur le monde, ils semblent qu'aucun n'est réellement sincère avec lui-même. On peut parler d'attachement névrotique. Le dieu du carnage: est ce que l'éthique, la paix, la civilité organisent le monde, ou est ce que tout ça est une immense mensonge et on porte en soi une folie destructrice, qui peut à tout moment se révéler, surgir, comme un nœud qu'on noue et on dénoue, et révèle la vérité des êtres derrière leur façade pièce est un festin d'intelligence.
ENTRE ADULTES CONSENTANTS. Le carnage annoncé n'a pas eu lieu. Polanski filme une piece de theatre mais m'ennuie. Heureusement le casting, mais on s'en doutait, et impeccable et remarquable.
Presque génial, "Carnage" doit certes énormément à ses acteurs, qui livrent une prestation époustoufflante. Mais il jouit d'une écriture sensationnelle de la part de Polanski, qui nous livre des dialogues acérés et grandioses. L'intensité de la situation va crescendo, atteint une apogée, mais le soufflet retombe hélas trop vite. Il manque un rien de folie, notamment à partir du moment où les cartes sont redistribuées entre les quatre personnages.
Bon film. Tout d'abord, il est à souligner que les acteurs sont excellents, et notamment Jodie Foster, qui excelle comme toujours dans les huis-clos (panic room, flight plan...). Les personnalités sont bien psychologisées et le scénario est intéressant. Beaucoup de sujet de fond sont abordés, pas forcément développés mais une réflexion s'élabore tout de même autour de la morale. Il est cependant regrettable que l'évolution, trop abrupte et peu nuancée des caractères des personnages soient si radicale et peu cohérente ; car cela gâche tout le réalisme dont le film aurait pu faire preuve. Mais cette effet "absurde" rappelle davantage la pièce de théâtre, ce qui pourrait être intéressant, mais on finit par se lasser de ce manque de cohérence. En effet, on n'arrive jamais à vraiment comprendre les positions des personnages, hormis celles de celui joué par Jodie Foster ; et même si cela est volontairement nuancé, on a tout de même l'impression que les personnages changent trop souvent d'avis. spoiler: Par exemple, il est improbable que le mari n'agisse pas lorsque Foster balance le sac à main de sa femme contre le mur. Et cela ne sert pas forcément la comédie, mais au contraire pourrait agacer. Sinon l'action est assez rapide et dynamique, les dialogues sont bien construits et par dessus tout, l'idée est bonne. Au final, il est intéressant d'observer comment les choses évoluent, comment les personnalités hypocrites se défont et se désinhibent ; comment les adultes peuvent se montrer plus puériles que les enfants, en tentant de grands discours moralisateurs et tout à fait hypocrite. Un film qui fait méditer, très bien pensé et parfaitement interprété, malgré des incohérences regrettables, 4/5.