Le Cheik blanc
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Martine R.
Martine R.

15 abonnés 65 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 mars 2024
Un film à conseiller seulement si vous souffrez d'insomnie.
Heureusement, la musique de Nino Rota, celle-là même utilisée plus tard dans "Huit et Demi", tire parfois le spectateur mis à rude épreuve de l'engourdissement dans lequel il a sombré dès les premières images d'un film qui séduira bien sûr qielques snobs ou inconditionnels de Fellini.
Wanda est une jeune épouse totalement niaise à laquelle on ne s'attache pas, son mari, qui ressemble à Groucho Marx, roule constamment des yeux ppur exprier ses sentiments et le grand Sordi n'est dans ce film, où il incarne le héros bon marché de romans-photos "exotiques", qu'un séducteur mollasson affublé d'un sarouel, d'un keffieh blanc et de boucles d'oreilles tape à l'oeil.
Je n'ai pas "tenu le coup" pour voir entièrement ce film et ma seconde tentative de le regarder sur OCS a confirmé le profond ennui suscité par ce "Cheik Blanc" de bien mauvaise facture.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 février 2021
Le film, en noir et blanc, a mal vieilli et raconte une histoire digne du théâtre de boulevard et qui ne préfigure pas la carrière du réalisateur : Ivan Cavalli et son épouse Wanda née Giardino, sont en voyage de noces à Rome le 24 mai 1952 ; il en profite pour présenter sa femme à sa famille (son oncle travaille au Vatican) et être reçu, en audience publique, par le pape (Pie XII). Rien ne se passe comme prévu : spoiler: Wanda décide de s’éclipser (le temps d’un bain chaud à 200 lires) pour rencontrer, à 10 mn de l’hôtel, son idole, Fernando Rivoli (Alberto SORDI) qui joue le cheik blanc dans les romans photos qu’elle lit assidument et qui l’avait invitée, par courrier, le 13 septembre 1951, à le rencontrer à Rome. L’absence de Wanda étant plus longue que prévue (1 jour et 1 nuit !), le mari prétexte qu’elle est souffrante pour justifier son absence auprès de sa famille
. Aucun personnage n’est intéressant : Wanda est niaise, son mari aliéné par les conventions sociales et Alberto Sordi campe un bellâtre, veule et ridicule. On a même droit à une courte scène nocturne où une prostituée au grand cœur, Cabiria [Giuletta MASINA, épouse du cinéaste depuis l’âge de 23 ans, dont c’est le 2e film avec lui (sur un total de 7) et qui reprendra ce personnage dans « Les nuits de Cabiria » (1957)]. Un court métrage aurait suffi ou en se focalisant sur le tournage du roman-photo en bord de mer. La musique de Nino ROTA (dont c’est la 1ère collaboration avec Fellini) évite de sombrer dans l’ennui.
leo leo
leo leo

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2023
c'est très drôle, à voir absolument, c'est à la fois une comédie et un cinéma exigeant. C'est une œuvre cinématographique peu connue, mais elle mérite attention.
Hannawson
Hannawson

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2024
Un film molto bello! Le génie italien. Qui a inspiré Woody Allen dans Brodway Danny rose et la Rose pourpre du Caire et azussi Stardust memories.
RenardDesSteppes
RenardDesSteppes

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4,0
Publiée le 4 octobre 2025
"Le Cheik Blanc" est le premier film réalisé en solo par Federico Fellini. Il raconte l'histoire de Wanda, fraichement arrivée à Rome en compagnie de son mari Ivan pour y fêter leur lune de miel. Mais alors que celui ci attend avec impatience de présenter sa femme à sa famille elle disparaît subitement, partie à la rencontre de son idole : un héros de roman-photo à l'eau de rose surnommé le "Cheik blanc".
Ainsi Fellini se sert d'une tendance très criticable de l'époque pour réaliser une comédie à la structure plutôt classique. Celle-ci alterne les sequences d'Ivan à Rome, cherchant désespérement à sauver la face auprès de sa famille, et celles de Wanda au bord de la mer, en tournée photo avec la troupe du Cheik Blanc.
Les scènes du mari s'avèrent être de loin les moins intéressantes, la faute à un humour très convenu et aux mimiques ridicules de l'acteur principal qui finissent inévitablement par lasser (sa seule expression est un visage ahuri). Malheureusement on n'y retrouve pas la patte du réalisateur si ce n'est dans le choix de tourner a Rome, qui apparaît dans la plupart de ses œuvres postérieures . Cela est d'autant plus dommage que ces séquences interrompent l'arc narratif de Wanda, bien plus passionnant, dans lequel on retrouve tous les autres ingrédients des futurs chefs d'œuvre du cinéaste : Une jeune femme innocente et naïve dont le rêve est confronté à la réalité d'un monde hypocrite, l'amour du cirque et des ses saltimbanques déjà mis en musique par le génial Nino Rota, un goût prononcé pour le grotesque, l'envie de dévoiler les coulisses de l'univers du spectacle, l'onirisme qui se dégage de certains passages comme la rencontre de Wanda avec le Cheik blanc dans une forêt de pin, leur danse sur la terrasse d'un café ou le shooting photo en bord de mer. La mise en contraste du monde noble et romantique de Wanda avec l'univers burlesque et mensonger qu'elle découvre est particulièrement efficace et offre un meilleur potentiel comique que le reste du film. De plus Fellini n'hésite pas à tourner en ridicule la totalité de ses personnages, à commencer par son héroïne dont la naïveté sidérante donne lieu à des répliques merveilleusement drôles, bien que cela la rende aussi moins attachante que ses futurs personnages féminins.
Cependant si le film prend l'apparence d'une comédie légère et un peu naïve à l'image de ses personnages, et essaie de conclure sur une note positive, il porte néanmoins un regard assez pessimiste sur la société qu'il décrit. En effet Ivan est plus inquiété par son égo, sa réputation, et l'honneur de sa famille que par la disparition de sa femme. C'est peut être son manque d'amour mais aussi la personnalité romantique de Wanda qui la pousse à fuir sa vie banale dans une idylle . Mais une fois dans le rêve celui ci se révèle bien plus décevant que la réalité elle même, son innocence est trompée et son amour propre blessé par un vulgaire charlatan. En fin de compte Fellini critique certes ces romans-photos très en vogue à l'époque, mais encore plus les personnes qui y portent un intérêt, et l'hypocrisie de la société qui les y motive. A la fin du film la situation initiale n'a pas changé : Ivan parvient certes à sauver l'honneur familial mais n'a pas reconnu ses torts, Wanda a perdu son rêve et ne lui reste que la banalité de son couple.
En conclusion "Le Cheik blanc" est un très bon film de Federico Fellini. Une comédie divertissante qui au pire nous sert un humour convenu, au mieux nous laisse percevoir l'immensité d'un potentiel qui s'exprimera pleinement dans les films suivants du réalisateur. Sont déjà là les thèmes chers à Fellini et son univers poétique, ainsi que sa vision douce amère de l'humanité.
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