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Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mars 2015
Une comédie romantique à l'américaine qui malgré tout arrive à sortir des sentiers battus du genre avec un parfum de mélancolie assez inhabituel. Une bonne surprise en somme pour ce film qui n'a pas pris une ride et qui parle de l'homosexualité avec réalisme et tendresse. Les seconds rôles sont particulièrement soignés (mention spéciale au vieux critique de théâtre qui donne les scènes les plus profondes et touchantes de ce film à mon avis). Les comédies actuelles qui se croient autorisées à traiter de l'homosexualité devraient en prendre de la graine... Seul bémol : le jeu de Jennifer Aniston qui n'est clairement pas à la hauteur de son partenaire. Aniston n'est définitivement pas une bonne actrice à tel point que ça en devient presque gênant par moments.
Un film rafraichissant. Jennifer Aniston, dans un premier rôle à la mesure de son talent et qui lui convient parfaitement, est touchante et naturelle. Une profondeur inattendue et des personnages secondaires qui sonnent justes.
Ce film est ultra-touchant, très émouvant ! C'est une perle ! Les acteurs sont sensationnels et l'intrigue très bien menée ! C'est un magnifique film !
Film à voire deux fois dans sa vie, la première sera avant la "parentalite" la vous trouverez un bon film divertissant extrêmement bien joué. La seconde fois, après la naissance de vos enfants, le scénario perdra en crédibilité ne restera que le jeux des acteurs. L'intérêt résidera donc en l'évolution de votre propre vision de vous même sur l'éducation et les implications qu'engendre LA grande nouvelles... Essayer vous comprendrez mieux!
Un film sur l'amour, les choix de vie, les schémas dans lesquels on s'enferme. Nina, spoiler: qui rejette le père de son enfant parce que leur relation est déséquilibrée (lui l'aime et veut construire quelque chose, elle sait que ça n'ira pas loin car elle n'en est pas amoureuse) se fait prendre à son propre piège en aimant un homme qui ne sera jamais pour elle. Elle se croit heureuse, mais ce n'est qu'une facade, spoiler: jusqu'à ce qu'elle réalise qu'il ne sert à rien de s'accrocher à du vide. Aussi douloureux que cela puisse être, il faut se détacher et rendre la liberté à l'autre pour comprendre que la vie continue. Le bonheur est tout près, mais il faut parfois faire des erreurs pour ne plus être aveugle et le voir. Un film plutôt mélancolique, un peu irréaliste (pour appuyer le propos) mais qui finit sur une belle conclusion : tous les styles de vie sont possibles, du moment que ça nous rend heureux.
Je vois passer beaucoup de critiques pointant du doigt un manque de réalisme, un aspect guimauve, un produit hollywoodien calibré, un aspect prévisible alors que j'ai de mon côté ressenti tout l'inverse ! On est ici à fond dans les années 90, dans le genre de cinéma indépendant, s'éloignant justement des codes de la rom com classique hollywoodienne pour nous présenter des personnages marginaux faisait des choix de vie qui le sont tout autant. Le genre de film dans lesquels Jennifer Aniston excellait d'ailleurs puisqu'on la retrouvera également quelques années plus tard dans le sous-estimé "The Good Girl" ; dommage qu'elle ne soit aujourd'hui principalement reconnue justement que pour des comédies romantiques calibrées et oubliables (évidemment, hors "Friends"). Ici, le film est adapté du roman éponyme de Stephen McCauley, sorti en 1987, et je trouve qu'il représente toute une sous-culture queer new-yorkaise émergente dans les années 80 et qui se poursuit dans les années 90. Ainsi, si la décennie est plus ouverte, elle n'en reste pas moins rétrograde sur certains points et ainsi, voir un film alliant air du temps tout en sortant des sentiers battus en fait un objet assez singulier. spoiler: D'autant plus qu'il joue constamment avec les attentes du spectateurs, par exemple, alors que l'on s'attend à ce que les deux personnages tombent amoureux et que l'homosexualité ne soit ainsi résumé qu'à une lubie passagère (notamment avec la scène dans laquelle les deux s'apprêtent à faire l'amour), l'aspect marginal reprend subitement le dessus, inversant alors les rapports de force entre cette dernière et ce qui est considéré comme la norme. Plus clairement, alors que l'hétérosexualité gagne le personnage principal et que les deux s'apprêtent à former un couple pour élever le futur enfant, l'ex-petit ami appelle et ramène soudainement le héros à sa réalité ou plutôt sa normalité. Et, encore une fois, en 1998, c'est quand même assez surprenant.
D'autant plus que ce n'est jamais tourné en drame ; certes, les personnages souffrent de leurs désillusions (et c'est d'ailleurs souvent poignant sans avoir besoin d'en faire des caisses) mais ce mode de vie marginal reste sain et n'impacte en rien l'équilibre de l'enfant. Soulignons également que les acteurs ne donnent jamais de représentation clichée de l'homosexualité dans leur jeu, aucun n'est dans l'exagération en adoptant au contraire un jeu très naturel. Bref, il y aurait encore pas mal de choses à dire sur "L'Objet de mon affection" mais toujours est-il qu'on est loin d'être devant une rom com banale et formatée.