C'est un film à vues érotiques, appelons un chat, un chat (tout jeu de mot avec le féminin de "chat" est totalement indépendant de notre volonté). Le premier film avec Kevin Costner (où il doit apparaître cinq minutes, maximum) est un film de la Troma, donc n'a aucun scénario (le concours de chant ? On se rappelle qu'il existe dans les cinq dernières minutes de film), un jeu d'acteurs aux fraises (mention au gars sur le lit qui mime de dire quelque chose à sa copine au téléphone : on est à peu près sûr que même l'acteur ne sait pas ce qu'il dit), un doublage en conséquence (que c'est niais dans les répliques, et aucune syllabe ne colle aux lèvres), et beaucoup, beaucoup, beaucoup de filles nues gratuitement. Il y a des plans où l'on cadre sur une des actrices totalement nue, alors que c'est un autre personnage (en hors-champ) qui parle... On sait ce qui intéresse le film, et "indice, chez vous, à la maison" : ce n'est pas le concours de chant. On enchaîne les parties de jambes en l'air où seule Madame est filmée sous toutes les coutures (avec une poitrine tellement refaite qu'elle doit craindre la moindre aiguille), ou bien des sous-entendus explicites (la scène de la plomberie où l'amie cachée derrière la porte interprète mal les paroles du binôme de héros : en même temps, personne ne dit des phrases pareilles quand on visse un cumulus... C'est là où le film n'a aucune inventivité : il fonce à ce qu'il veut produire comme scène sans se préoccuper de sa vraisemblance, ici le malentendu pseudo-comique, mais qui ne marche pas car les dialogues sont totalement irréalistes, on n'y croit pas). N'imaginez pas non plus voir le cher Kevin Costner en petite tenue, premièrement il passe en coup de vent pour dire "Bonjour, je suis le voisin, et je ne suis pas vilain.", et secondement c'est un homme, ce qui veut dire qu'il n'est pas compté dans les objets de lèche-vitrine destiné à un certain public-cible. Que le temps est long, le film a beau ne faire qu'1h26, on a cru crever d'ennui face à ce scénario inexistant, ces dialogues tous plus irréalistes les uns que les autres, des doublages qui ne collent jamais, un rythme soporifique, et une chanson finale qu'on se coltine en entier (il faut faire du remplissage), le tout n'étant obnubilé que par les scènes érotiques pour un public-cible qui aime les ballons de baudruche (n'approchez pas cette aiguille, ou c'est le drame...). Quoique, à la mer, pas besoin de brassards, au moins.