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Ciné2909
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2,0
Publiée le 24 août 2014
Entre la réalisatrice Anne Fontaine et Benoit Poelvoorde, le courant semble merveilleusement bien passer puisque Mon pire cauchemar marque leur 3ème collaboration. Le belge forme cette fois un duo avec Isabelle Huppert qui se glisse avec une aisance considérable dans la peau de cette bourgeoise coincée. Reste ensuite à la comédie de dérouler son histoire et aux personnages de dévoiler leurs caractères malheureusement on ne se marre pas beaucoup, le couple Poelvoorde / Huppert est sympathique mais l’alchimie n’est pas là. Quant à celui formé par Efira / Dussolier, il ne réussit pas plus à rattraper le coup pour ce film au final assez mièvre.
"Mon pire cauchemar" est une comédie dramatique comme il en existe tant mais, heureusement, Benoît Poelvoorde y apporte son bonne humeur et son énergie. On rigole un peu malgré la prévisibilité de certaines scènes et traits humoristiques mais le film s'essouffle dans la deuxième partie lorsque la comédie laisse sa place à une trame plus dramatique. Pas désagréable mais pas indispensable.
Mais comment Isabelle Huppert a-t-elle pu accepter de jouer dans un navet pareil? Une soudaine envie de devenir populaire? Des arriérés d'impôts a payer rapidement? Surtout qu'elle avait déjà interprété ce rôle de bourgeoise coïncée dans le réussi "Les soeurs fâchées" avec Catherine Frot. Mais là, elle se répète, avec un Benoït Poolvorde bien grossier à ses côtés. Si au moins les gags étaient drôles... Et que dire de cette fin convenue que l'on devine par avance? On avait connu Anne Fontaine bien mieux inspirée, notamment dans "Nettoyage à sec". Mais là, c'est un ratage total, un nanard de première à oublier très vite!
Une fois passé les attirantes premières minutes, la suite est cousue de fil blanc, caricaturale et sans aucune surprise. On passe néanmoins un joli moment de détente grâce au face-à-face improbable entre Isabelle Huppert et Benoit Poelvoorde, sans oublier André Dussollier et la drôlerie de certaines répliques.
une comédie qui tarde à monter en puissance tant les deux acteurs principaux campent leurs rôles habituels. PLV : on peut passer néanmoins un bon moment.
Même si tout semble couru d avance j ai par moment ri de bon cœur devant le numéro taillé sur mesure d un exubérant Benoît Poelvoorde face à Isabelle Hupert en bourge coincée.
Petite critique : Un film fort sympathique, jouez par des acteurs connu et reconnu. Un filme comme on en à déjà vu. Une histoire qui va réunir deux personnes que tout oppose, spoiler: un film qui montre qu'en amour, l'on ne choisie pas, cela peut arrivé aujourd'hui comme demains, un beau jour.
Sans Poolvoerde j'aurai noté encore plus bas. Mais malgré sa vulgarité, il permet au film de commencer rapidement. Mais c'est ensuite que le bas blaise. Le film est poussif, plat et long. Pour tant il ne dure qu' 1h30. Mais on se fais chier et la fin se voit arriver comme le nez au milieu de la figure.
" Mon pire cauchemar ", s'il peut s'avérer par moments amusant (notamment grâce à l'interprétation convaincante de Poelvoorde, seul élément totalement convaincant du film), ne s'empêche tout de même pas d'accumuler des clichés éculés inhérents à la bourgeoisie française. On sait, c'est toujours la bourgeoise coincée, (f)rigide et hypocrite avec ses semblables ; et c'est forcément moins chouette que le franc-parler, le laisser-aller et la bonne humeur que la " populace "... Bref on l'avait bien compris avant d'entrer dans la salle, alors rien de bien novateur dans l'ensemble. Cinéphiles adeptes de cinéma vraiment original et innovant, veuillez passer votre chemin, ce sera préférable...
Anne Fontaine revisite « Boudu sauvé des eaux » en confiant le rôle de Boudu tenu chez Renoir par le grand Michel Simon au belge Benoît Poelvoorde déjà vu chez la réalisatrice pour le très inquiétant « Entre ses mains » (2005). Il est vrai que le talent protéiforme et baroque de Poelvoorde est parfois assimilable au génie de l’acteur de « Drôle de Drame ». Pour le reste Anne Fontaine qui n’est pas sans savoir qu’un remake a été proposé en 2005 par Gérard Jugnot bouleverse un peu la donne en opposant au marginal magnifique une petite bourgeoise coincée interprétée par une Isabelle Huppert ravie de montrer de temps à autre comme elle l’a déjà fait chez Blier, Chabrol , Balasko ou plus récemment chez Fitoussi que son jeu souvent jugé comme trop cérébral peut s’accommoder des personnages les plus farfelus. Une respiration entre deux Haneke ne peut qu’être salutaire pour l’actrice stakhanoviste qui a déjà à son compteur près de cent films . La réunion de ces deux pôles extrêmes a sans doute été une gourmandise trop copieuse pour Anne Fontaine et il ne fallait pas moins que le flegmatique André Dussolier au milieu pour adoucir cette association du feu et de l’eau. Beaucoup ont reproché au film son côté prévisible dû justement à cette réunion de deux acteurs que tout semble opposer. Il est vrai que les choses ont un peu de mal à se mettre en place comme si les deux acteurs redoutaient que leur collaboration tourne à la confrontation . Le scénario comique classique de la cohabitation forcée est ici assez mal exploité car on ne comprend pas très bien comment Patrick (Poelvoorde) parvient à s'immiscer dans l'intimité de ce couple ultra bourgeois formé par Agathe (Huppert) et François (Dussolier). Cette incohérence initiale nuit à la fluidité du récit et il faut dès lors se satisfaire de petites saynètes tantôt drolatiques tantôt émouvantes portées par des acteurs montrant leur faculté à venir au secours d'une trame brinquebalante. Anne Fontaine s'est certainement perdue dans cette association improbable qu'elle pensait à elle seule capable de transcender les difficultés rencontrées à l'écriture. Reste la prestation de Huppert qui une fois de plus intrigue. Cette actrice constitue décidement un mystère avec sa capacité apparemment innée à passer sans effort et avec la même crédibilité de la distance la plus éthérée à la grivoiserie la plus salée, faisant sans problème jeu égal avec Poelvoorde dans son domaine de prédilection. Rarement on aura vu actrice au registre aussi étendu comme si rien des émotions humaines ne lui était étranger. Le problème de cette perfection presque insolente est qu'elle peut fasciner pour elle-même et finir par phagocyter tout l'écran quand l'intrigue n'est pas suffisamment puissante pour dissiper ce vertige. Ce n'est pas pour rien que souvent Isabelle Huppert occupe la tête d'affiche de ses films. Dans sa longue filmographie qui se souvient de ses partenaires ? Hormis Depardieu à ses débuts, lequel de ses compagnons de jeu est parvenu à se mettre en valeur à ses côtés ? Catherine Deneuve et Nathalie Baye ses deux alter ego n'ont pas rencontré cette difficulté qui place désormais bien seule la belle Isabelle sur son olympe où rares sont ceux qui osent l'approcher. Même Poelvoorde, acteur un peu casse-cou, semble quelquefois paralysé devant une telle assimilation à son personnage. Michel Serrault à son firmament s'est lui aussi un peu isolé des autres acteurs par trop de présence. Chabrol avait réuni les deux monstres pour une pochade fort réjouissante en 1997 ("Rien ne va plus") où ils formaient un couple d'escrocs de haut vol. On dit souvent que le génie isole, Madame Huppert en mesure aujourd'hui le prix qui officie désormais le plus souvent sous la houlette de réalisateurs étrangers.
Comme d’habitude les films français sont misérable. Ce film en est une des multiples preuvres. Bref ce film est tout a fait moyen, je ne le conseille pas.