Traqué par des usuriers un jeune paumé (Emile Hirs) décide de faire tuer sa mère pour l'assurance vie, il engage McConaughey (crapuleux au possible) . Le père et ex-mari fait partie de la combine , Thomas Haden Church joue l'abruti avec talent
Voilà un excellent film, ceci dit Friedkin nous a déjà bluffé et depuis longtemps avec French Connection. La Chasse...l'Exorciste) c'est trash mais Joe le Killer est époustouflant !!!
Cette famille de bras cassés...chaque portrait est parfait et les personnages jouent tous, merveilleusement, leurs rôles , un bonus pour la petite Dottie (Juno Temple) : limitée,, naïve et tendre jusqu'à la folie... McConaughey est implacable et totalement dingue c'est acteur génial et depuis plusieurs films déjà. La fin est explosive...j'adore !!!!
Avec Killer Joe, Friedkin nous rappelle avec nostalgie ces films, de plus en plus rares, ou l'intrigue est mise en place, se deroule et est boucle en 1h40. En resume, simple, rapide et efficace.
L'ensemble du film est domine par une ambiance sombre, malsaine et perverse, plongeant le long-metrage dans un genre tragi-comique brillament maitrise. Tout semblant de moral est laisse de cote, et le realisateur prend des risques en choisissant de montrer des situations derangeantes, parfois violentes et toujours sans detours (la scene finale, incluant le poulet et la crise, sont bien explicites et refletent assez bien cette idee). Malgre tout le film fonctionne a merveille, nous embarquant d'emblee dans cette histoire glauque et dramatique sans jamais tomber dans le sentimental. Au contraire, peu d'emotions presentes dans ce film, cependant les acteurs parviennent quand meme a nous donner une belle claque.
Nous avons tout d'abord Matthew McConaughey, qui tient peut-etre ici l'un des roles phares de sa carriere. En enfilant la veste en cuir et le chapeau de Joe, il livre une performance a la fois dejantee et tres maitrisee, qui ne peut qu'epater. En face de lui, Juno Temple, jeune recrue des studios Hollywood, egalement saisissante dans la peau de Dottie. Dure a cerner, a la fois fragile et solide comme du fer, elle assure tout du long. Quand a Emile Hirsch, Thomas Haden Church ou encore Gina Gershon, ils s'en sortent egalement tres bien dans leur role respectifs.
Cote decors, Friedkin a depeint une Amerique peu aisee, pour ne pas dire pauvre, afin de plonger le spectateur dans la situation des protagonistes. On se retrouve ainsi plusieurs fois le long de rails desafectes, de hangars en ruines et autres coins paumes de la campagne, qui ancrent d'avantage le film dans l'ambiance. Il boucle son film comme il l'a commence, c'est-a-dire de facon brutale, sombre et un brin chaotique. Je dois avouer que je ne m'attendais pas du tout a ce final, completement barre et malsain, ou l'on ne verra plus les poulets KFC de la meme facon... Treve de plaisanterie, Friedkin a tape dans le mille avec ce final inattendu.
Le real' de l'Exorciste nous livre donc un film dans un tout autre registre, avec ce Killer Joe detonant et surprenant a souhait. McConaughey est irreprochable, Juno Temple bluffante, et le scenario bien tourne. Une oeuvre qui vaut le detour !
Un film complètement fou et malsain. J'avais entendu que quelques scènes étaient assez hard, mais là, j'étais sur le cul. Je trouve la scène de la cuisse de poulet assez ridicule et assez marrante, ce qui est un peu bizarre, puisque cette scène doit il me semble, provoqué un sentiment de malaise, ce qui n'étais pas mon cas à ce moment. D'autre scènes sont assez sanglantes, spoiler: comme celle de Joe qui bat la femme où celle ou Chris se fait tabasser par les hommes de mains . Ce qui m'a frappé aussi, c'est cette famille et surtout le scénario totalement déjanté et complètement con. Tuer sa propre mère, mais putin quoi. spoiler: Et lorsque Joe cogne la femme de l'autre, et ce dernier là regarde sans rien faire. Et enfin le comble, dans le grand final, tout le monde ce met sur le pauvre fils et même le père et la mère avec, pour enfin terminé avec la fille qui abat son propre frère et son père . Pour conclure, un film assez bizarre, mais une belle surprise. C'est son acteur principal, Matthew McCaughey qui impressionne et qui démontre qu'il a tout de même du talent. William Friedkin étonne avec cette oeuvre assez folle et morbide, qui démontre qu'il n'est pas tout à fait fini, après plusieurs échecs. Mais restons raisonnable, ce film n'est pas le meilleur du réalisateur, qu'on a connu plus inspiré.
Film sans fond qui n'a de sens que pour les gens qui ne s'intéressent pas au scenario d'un film. Il mérite 1 étiole pour le role de Joe. C'est tout ce qu'il y a à dire sur ce film avec la scene du manchon de poulet qui ne mérite pas d'attendre l'heure et demi.
Incroyable thriller aux personnages charismatiques. L'atmosphère semble étrange et vénéneuse à souhait. A chaque séquence, les dialogues déglingués ou les non-dits troublants font peser la menace sur le spectateur sous tension. On s'attend au cataclysme à chaque réaction de MacConaughey. Cerise sur le gâteau du cinéphile : la satire de la famille white trash est féroce et l'humour est souvent grinçant et absurde. Et le meilleur pour le dirty end : Tarentino va être jaloux de se prendre une raclée par ce bon vieux Friedkin ! A déguster...
Il rassurant de voir qu’à 77 ans Friedkin, réalisateur entre autres de « L’exorciste » ou de « La french connection », n’a pas perdu la main. Il nous revient avec un film noir, mêlant thriller, polar et comédie sociale à l’humour très noir. Tiré d’une pièce, dont l’auteur est aussi à l’origine du scénario, « Killer Joe » nous emmène au fin fond du Texas aux milieux des ploucs les plus bas de plafonds de l’état et parmi eux Chris, paumé loser et pas mal stupide, qui à court d’argent et sous la menace de finir entre quatre planches planifie avec sa sœur et son père le meurtre de sa mère pour récupérer l’assurance-vie ; malheureusement les choses vont sérieusement déraper avec l’intervention de Joe, flic et tueur à gage sur son temps libre. L’intrigue et assez ramassée sur le plan spatial et temporel, mais elle permet de se focaliser sur les personnages et les relations plus ou moins tordues qu’ils entretiennent entre eux. Au milieu de cette ambiance lourde de stupidité et de violence contenue, l’humour n’est jamais très loin même s’il est vraiment acide. Impossible de passer à côté de la performance de Matthew McConaughey qui, durant ces une heure quarante-deux, campe avec panache ce flic ultra-rigide dans ces principes et à la morale nauséabonde. Il abandonne avec raison ces rôles de play-boys bodybuildés dans les comédies pour montrer un vrai talent jusque là insuffisamment exploité. Juno Temple, elle aussi formidable, campe avec beaucoup de retenue cette jeune fille perturbée qui entre innocence et froid machiavélisme décide à l’insu de tout le monde de quitter ce panier de crabes où elle vit. Un film noir s’il en est, mais qui ménage suffisamment de place à l’humour pour rendre la violence relationnelle qui l’habite supportable. À voir pour la performance de McConaughey et l’expertise d’un réalisateur, géant de cinéma américain.
Film assez paradoxal je trouve. La mise en scène est efficace, Matthew McConaughey intéressant en tueur, certaines scènes sont excellentes puis d'autres moments dans le film où je me suis ennuyé car film victime de lenteur assez insupportable sans oublier une fin qui me laisse un peu sur ma faim justement même si elle est intéressante et sanglante.
Le vieux Friedkin nous montre qu’on peut faire facilement du Tarantino et même mieux (que les derniers opus de ce réalisateur adulé) : violence, humour, sophistication, tempo à 2 vitesses, sang, spectacle … et je le répète, ce film est bien fait -même s’il n’a rien à dire non plus !
Ce film est très mauvais, je regrette d'avoir payé une place de cinéma pour aller le voir. Pourtant, les films de Matthew McConaughey sont en général "regardables", mais celui-ci ne vaut pas le coup. Des scènes obscènes, une histoire qui ne tient pas la route et une fin tout aussi absurde.
Friedkin adapte à nouveau son auteur fétiche, et nous replonge dans la white trash. Je pense avoir déjà vu histoire pareille mille fois, tellement cela obsède les auteurs contemporains, les petits blancs stupides du sud, cons et fiers de l’être, ça les branche, les cinéastes. Évidemment, en grand cinéaste c’est la mise en scène de toute cette idiotie qui intéresse Friedkin. Le sujet l’intéresse peu, et ce qui aurait pu se transformer en drame psychologique surréel, reste un thriller coup de pied au cul. Ce qui l’intéresse c’est son cadre, et dedans il met tout : Viol, meurtre, trahisons, huis clos, direction d’acteurs. Friedkin, s’amuse, on peut voir ce film comme un jeu mental. On peut comparer la blonde et « pure» héroïne à Blanche neige qui a perdue son âme. Killer Joe c’est le grand méchant loup, flic rippoux, et tueur à gages, Gena Gherson la méchante marâtre, (une Gina magnifique, elle vieillit bien, il suffit de voir le premier plan où elle apparaît !).C’est entre humour décalé et mauvais goût, une création, presque abstraite, où on a du mal parfois à trouver ses moutons. Mais ça reste du grand Friedkin, c’est du bon. Sinon, tout le monde va le dire, un Mc Conaughgay complètement transformé, en acteur majeur, puissant, superbe composition, malsain et génial, mais où il a appris à jouer comme ça ? avant il était nul ! William j’avais dit que je voulais un chef-d’œuvre, et si je n’avais pas « Bug » dans ma vidéothèque, j’aurais pu mettre un petit 5. Mais je trouve que les deux films se ressemblent beaucoup dans l’esprit, donc... Continue comme ça, t’es comme le bon vin, tu te bonifies avec l’âge.
Minable, nul j'ai perdu 1h30 de ma vie pour ce navet que g regardé en 4 fois tellement il est ennuyant. Un essai de film a la Tarantino mais pervers et sans intérêt. A vite oublier.
"Killer Joe" est dérangeant, cynique et pervers au plus haut point, mais que quelle plaisir coupable. On reste médusé la moitié du film et on prend son film dans l'autre moitié. Matthew McConaughey est assez exceptionnel dans le rôle de Killer Joe, un tueur à gages pervers et rélaise une performance magique. La scène du pilon de poulet est assez troublant pour se demander comment il a pu tourner cette scène, sans oublier les autres comme Emile Hirsch ou Juno Temple qui n'est pas si douce et victime dans cette famille assez typique de l’Amérique profonde et conservatrice. Bousculant les codes du thriller classique et des idées pré-conçues du monde propret et mystérieux du tueur à gages. Une vrai performance des acteurs qui rend ce film encore plus dérangeant qu'il était déjà. Friedkin doit avoir vraiment un souci neuronal pour pondre un scénario d'une telle perversité et la scène du pilon de poulet au mon Dieu !! Elle me restera graver longtemps celle-là !! Mais j'adore !! A conseiller vivement !!