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Soquartz
30 abonnés
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1,5
Publiée le 13 septembre 2022
Un film limite d'horreur, thriller psychologique. L'acteur principal ne m'a pas convaincue. La chute est réussie, mais il faut supporter tout le film d'abord. Je ne recommande pas.
Massimo semble avoir plutôt bien réussi sa vie, il est dentiste, il possède une jolie villa avec piscine et a une famille aimante dont deux adorables filles. Pourtant, sa vie va être chamboulée du jour au lendemain lorsqu’il découvre une fillette attachée dans sa cave…
A 34ans, les frères jumeaux D'Innocenzo réalise ici leur troisième long-métrage et nous entraîne en plein cœur d’un thriller psychologique cousu de fils blancs. Très rapidement, on devine les tenants et les aboutissants qui nourrissent America Latina (2022), ce père de famille obligé de se remettre en question et de s’interroger aussi bien sur sa propre identité que sur ses souvenirs qu’il semble avoir oubliés.
Une immersion dans la psyché d’un père de famille tourmentée qui se veut lancinante, magnifiée par quelques plans « horizontaux » soignés (du pré-générique à la scène de la douche), le tout, superbement incarné par Elio Germano. L’ennui, c’est qu’à trop vouloir en faire (dans l’ambiguïté paranoïaque de leur anti-héros), les frères nous ont perdu en cours de route…
"America Latina" appartient à la famille des films qu'on ne laisse pas derrière soi en sortant de la salle de projection. Elio Germano y est bouleversant, presque attachant... et le constant jeu de bascule entre le réalisme et l'onirisme nous intrigue et nous dérange. C'est ce subtil sentiment de malaise qui explique, à mon sens, les critiques extrêmement dures formulées par d'autres spectateurs : c'est la preuve que ce film dérange, dans la lignée de certaines oeuvres de Damiano Damiani ou de Pupi Avati. Vive les films qui dérangent !
Prétentieux et creux. Point de vue interne d'un dentiste tourmenté et cachetonné en Italie avec l'inévitable bascule du récit quand le point de vue devient objectif et le mystère s'éclaircit. Long et affecté. On peut vraiment éviter.
Le plus réussi, dans America Latina, c'est son affiche, un crâne d’œuf fissuré qui représente parfaitement le fonctionnement bizarre de la tête du héros du film des frères d'Innocenzo, un simple dentiste de province, jusqu'alors heureux avec sa femme, ses deux filles et son chien. Quelque chose s'est brisé en lui avec la découverte d'une jeune femme dans sa cave et dès lors tout va dérailler, au fil d'un récit qui se veut surprenant en son dénouement mais qui ne l'est pas tant que cela, tant les indices menant à la conclusion existent bel et bien. C'est sans nul doute le moins bon film des deux frères, non seulement par sa laborieuse progression dramatique mais aussi par ses effets de style, un temps séduisants, mais finalement gratuits, avec des gros plans incessants et de jolies images plus ou moins enténébrées. Peut-être aurait-il fallu un contrepoint à une narration exclusivement organisée autour des faits et gestes du dentiste, en proie aux doutes, par exemple en offrant davantage d'espace aux personnages bien trop secondaires, dont l'ami de bringue du praticien. Elio Germano ne démérite pas, bien au contraire, c'est un comédien talentueux, aucun doute n'est permis. Mais il ne peut à lui seul donner chair à un sujet qui n'est pas neuf et rendu peu passionnant par son traitement marqué par les afféteries de la mise en scène. La plus grande énigme du film, en définitive, restera le choix de son titre : America Latina !
La quarantaine, Massimo (Elio Germano) est dentiste. Il habite dans une luxueuse maison de la campagne romaine avec sa femme et ses deux filles. Sa vie sans histoire, rythmée par ses sorties hebdomadaires avec Simone, son ami de toujours, est brutalement rompue par une découverte macabre : dans sa cave, Massimo découvre une jeune fille brutalisée et attachée. Comment est-elle arrivée là ?
Les frères D’Innocenzo ont fait une entrée remarquée sur la scène cinématographique italienne en 2018 avec "Frères de sang", qui peignait sans concession la dérive de deux adolescents affranchis de leurs parents. On les retrouvait l’an dernier avec "Storia di Vacanze" qui, sous des dehors anodins, cachait une violence sourde qui éclatait à sa dernière image. "America Latina" est construit sur le même principe : celui d’une énigme qui ne se résoudra qu’à la toute fin du film.
Son affiche nous met sur la piste : il y a quelque chose qui ne va pas dans la tête de Massimo. Oui…. mais quoi ? C’est la question qui nous taraudera pendant tout le film. Bien malin celui qui y aura répondu avant sa résolution. En tout cas, bien plus malin que moi qui ne l’avait pas vu venir !
"America Latina" (dont la signification du titre m’est resté obscur jusqu’à présent) repose tout entier sur la prestation de son acteur principal, de chaque plan. Depuis une vingtaine d’années, Elio Germano s’est fait une place parmi les plus grands acteurs italiens. Il a déjà obtenu quatre fois le David du meilleur acteur, l’équivalent de nos Césars (Vittorio Gassman et Alberto Sordi l’ont obtenu sept fois, Mastroianni cinq). Ses prestations dans Alaska, dans Suburra, dans Je voulais me cacher étaient impressionnantes. Pourtant, faute d’avoir inscrit son nom au sommet de l’affiche d’un succès mondial, Elio Germano n’a pas encore accédé au statut de star qu’il mérite amplement.
Ce film est un excellent thriller psychologique. Tout le long le suspense est intense, on se pose beaucoup de questions et on se demande vraiment la raison de cette histoire. Et donc et surtout la fin est vraiment surprenante. Ce film est hautement captivant,
Un film brillamment mis en scène et magnifiquement interprété par Elio Germano. Ambigu, fascinant mais surtout très émouvant Un mélange de noirceur absolue et d'espoir A voir en salle absolument !!!
Si l'adage dit que l'union fait la force, ce ne semble pas être le cas des frères d'Innocenzo qui s'y sont mis à deux pour réaliser cet invraisemblable navet. Heureusement, le film ne dure qu'une heure et trente-trois minutes, mais une heure et trente-trois minutes au cours de laquelle on regarde une bonne quinzaine de fois sa montre ! Dès le début, au moment où le "héros" descend dans la cave, on devine la raison de cette sombre affaire et la fin du film est sans surprise. A partir de cette quinzième minute, on sombre dans l'ennui le plus vertigineux : conversations sans intérêt, scènes familiales à bâiller, le tout encore desservi par la manière de filmer ; les visages, souvent de profil, parfois dans le flou, sont présentés en très gros plan (ce qui permet d'en détailler toutes les imperfections, au moins, ça occupe !). De nombreuses scènes se déroulent dans la pénombre et on cherche vainement à s'y retrouver. Je suis resté jusqu'au bout, car il faisait chaud dehors et la climatisation du cinéma était bien agréable.