Une comédie dramatique familiale où effectivement l'on se déchire, livre ses secrets… L'humour est parfois bien badass, autant que le personnage interprété par la brillante Meryl Streep ! Presque méconnaissable en maman à la fois méchante, lunatique et consciente des actes des unes et des autres. Pas mauvais même si on n'a pas très envie de le revoir pour rester de bonne humeur !
une brochette d'acteurs impressionnante. L'histoire peine à prendre mais une fois dedans, on se rend compte que les personnages nous semblent totalement connus. Belle performance de chacun des acteurs.PLV : pas un film d'action mais une vraie histoire et des dialogues.
La famille n'est jamais qu'un assemblage de gens ennuyeux, qui n'ont pas la moindre idée de la façon dont il faut vivre. ”. Ce n’est pas Tracy Letts auteur du scénario (tiré de sa propre pièce) qui viendra contredire cet aphorisme d’Oscar Wilde ! La teneur de son texte, d’une violence rare va même bien au delà… “ Un été à Osage County ” est un film éprouvant. Malgré une accumulation de griefs et de situations alambiquées au sein de cette famille, on ne sombre pas un instant dans la caricature ou l’exagération. Les sentiments sont y abrupts et tranchants, en alternance, dans la haine comme dans l’affection. C’est cette force employée dans les mots qui fait qu’un film n’a jamais touché d’aussi près le réalisme. Cette rivalité exacerbée entre la mère et le fille ainée, de même que la concurrence entre les sœurs sont autant de portraits de femmes meurtries, reproduits avec dextérité et beaucoup de compassion. Des femmes qui semblent aussi se transmettre, comme une étrange malédiction génétique, le flambeau d’un état de solitude forcée où les hommes (tous fuyants dans le film) sont absents.
Mais le verbe ou les mots restent vides de sens s’ils ne sont incarnés… C’est l’autre extraordinaire qualité de “ Un été à Osage County ” ; l’interprétation. Ce n’est pas tant la notoriété du casting qui fait qu’on la remarque, mais plutôt ce qu’il offre. Tous les acteurs, quelque soit le rang, sont inouïs ! A commencer par Julia Roberts qui se sépare enfin de son aura glacial à la Grace Kelly et qui se lâche enfin ! Elle fait de Barbara son plus beau, son plus grand, son meilleur rôle ! Meryl Streep évidemment, mais qui nous surprend une fois encore… elle n’a plus rien à envier à l'immense Bette Davis… elle la dépasse largement ! Enfin une mention toute particulière à Margo Martindale qui depuis 25 ans, au gré de seconds ou troisièmes rôles ne cesse de nous étonner par la justesse de son jeu. Un texte fort, de brillants acteurs… l’ombre de Pinter plane sur Osage County !
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1,0
Publiée le 20 septembre 2019
Une histoire digne du mauvais cinèma hollywoodien pour un rèsultat à la limite du pitoyable! Avec ses tensions et ses non-dits, ses secrets de famille et ses drames passès sous silence, le film ne nous fait grâce d'aucun des poncifs du genre! Durant 2h et dans un contexte souvent houleux, "August: Osage County" raconte pèniblement l'histoire de la famille Weston! La mort du patriarche durant une chaude nuit d'août donne l'occasion à l'ensemble du clan de se rassembler dans la maison familiale! C'est autour de cette disparition, de cette absence que s'articule l'action mais aussi de l'èpouse, femme acerbe et vieillissante, rongèe par la drogue et la maladie! Prestation calamiteuse de Meryl Streep qui, une fois de plus, en fait trop en cabotinant à fond les ballons! spoiler: On ne s'ètonnera donc pas que toute la famille se barre à la fin du film, laissant Streep plus seule que jamais, avec sa rancoeur et son cancer de la bouche! Julia Roberts ne peut faire grand chose! Abigail Breslin est mauvaise et Ewan McGregor, absent! Quand à Juliette Lewis, elle parte trop! Seul Benedict Cumberbatch tire son èpingle du jeu! Ici, c'est les plaines, c'est toute une mentalitè, une souffrance spirituelle comme le blues! On se dispute, on s'excuse, on pleure, on regrette, on se redispute etc. Mieux vaut quand même se rabattre sur l'excellent "Festen" de Thomas Vinterberg...
Trop c’est trop : trop de bavardage, trop d’histoires, de secrets, de tabous, d’engueulades, de coups de théâtre... dans cette famille (trop) dysfonctionnelle, réunie pour le décès spoiler: du patriarche . Deux heures comme ça, c’est fatiguant, a minima. L’histoire n’est pas bonne et tout le talent du metteur en scène et/ou des acteurs n’y changeront rien. A trop vouloir en faire côté émotion et sensation(s), c'est l'inverse qui se produit : on reste en dehors de tout ça. Mention spéciale aux acteurs, cependant, et surtout à Benedict Cumberbatch... Ce garçon va refaire parler de lui ou c'est à n'y rien comprendre.
Drame familial au coeur de l'Amérique profonde et sous la chaleur caniculaire de l'été. J'ai été impressionné par le jeu de Julia Roberts et de Meryl Streep. Le scénario réserve quelques belles surprises et la photographie est plutôt pas mal. Je déplore quelques longueurs mais dans l'ensemble j'ai bien aimé cet "été à Osage County".
Je l'ai vu hier soir et j'ai vraiment apprécié. Des performances d'actrices, meryl streep notamment, mais aussi tous les autres, tous les acteurs sont attachants. Les quelques paysages sont bien filmés. je trouve qu'il n'y a pas de mauvais seconds rôles, ça n'est pas surjoué. J'aime l'atmosphère, les personnages aux vies opposées. Bien sûr, le thème de la famille qui se dispute en se réunissant, n'est pas nouveau, mais avec une mère cancéreuse, qui règle des comptes, des histoires de famille, des soeurs que tout oppose, de leurs vies à leurs conjoints, et cet oncle plein d'empathie à l'inverse de sa femme. J'ai passé un bon moment, on rit sur certains dialogues, le film ne m'a pas paru trop long. Allez le voir !!
Au début, je n'étais pas du tout inspiré de voir le film, craignant soit un énième règlement de comptes familial, soit une accumulation de scènes surjoués. J'avais tout faux et la claque que j'attendais depuis le début d'année arrive avec ce film.
En effet, sitôt passé la scène introductive certes longue mais oh combien nécessaire, nous entrons de plein fouet dans la dramaturgie. A priori, cela parait banal, sauf que : - le montage de même que l'adaptation (dixit un critique américain) sont prodigieux avec, tel au théâtre, des instants de pause entre chaque scène sous la forme de prises de vue de l'Oklahoma magnifiques (on est gâtés sur ce point en ce début d'année). - la bande son, douce, colle parfaitement au décor et à l'ambiance du film. - et surtout, un casting 5* qui répond sans exception présent. La palme aux 2 nominées : Meryl Streep sort pour moi sa plus belle prestation depuis "sur la route de Madison" et je ne crierais pas scandale à un oscar supplémentaire; Julia Roberts est phénoménale et j'ai eu un gros coup de cœur pour Benedikt Cumberbatch et Julianne Nicholson. - pour son final, d'une incroyable contradiction avec le contenu, qui m'a rendu heureux de ne pas avoir vécu pareils conflits. A voir absolument sauf si vous seriez en conflit familial ou que vous ne supporteriez pas un langage trop châtié (notamment sur une jubilatoire scène de "baston"). Chef-d’œuvre et coup de cœur de ce début d'année...
Lors des 86e Oscars, le film de John Wells concourait dans deux catégories. Meryl Streep était nommée dans la catégorie "Meilleure actrice" et Julia Robert dans celle de la "Meilleure actrice dans un second rôle". L’Académie a été très inspirée au vu de la prestation des deux comédiennes qui surpasse tout le long-métrage. Le texte est plutôt prenant et efficace à l'écran. Son adaptation, faite par l'auteur lui même (Tracy Letts), n'aurait pas démérité elle aussi d'être honorée aux nominations. Quoique peut-être pas seyant au format cinéma tant la forme est théâtrale. La performance de Julia Roberts a beau être excellente, sa nomination aux Oscars n'a en fin de compte aucune logique. Son personnage n'a absolument rien de secondaire. Tout le récit tourne autour de sa relation avec sa mère. Le duo fait des merveilles dans ce qu'il dévoile peu à peu. A la fois conflictuelle et d'une grande réciprocité, leur relation est au centre du récit. Meryl Streep arrive immédiatement à nous faire ressentir l'affection qu'elle a pour sa fille. Le personnage de Barbara fait d'entrée figure de fille modèle. Violet voit en sa fille la force qu'elle cultive en elle même. Même si cette dernière croit masquer ses faiblesses en cachant son récent divorce. La vision que le personnage de Julia Roberts a de la séparation est assez éloquente dans la place qui est faite à la mère de famille. Sur le premier repas qui réunit cette famille, Meryl Streep commence délicatement à dévoiler les failles de la veuve. Par un discours musclé elle se place en patronne d'une smala peut-être matriarcale. Puis délègue le bénédicité à la fille prodigue, pour finalement se raviser sur le patriarche par forfait, l'oncle. Comme pour se cacher des attentes qu'elle placent en sa fille. Bien qu'elle ne cesse, par la voix de son défunt mari une fois de plus, d’exprimer la désolation face aux distances prise par la fille. Dans l'escalade de la folie elles se livrent à de belles confidences. Leur relation exclusive éclipse tout les second rôles pourtant bien campés. Juliette Lewis (Une nuit en enfer) méconnaissable et Julianne Nicholson apportent ce qu'il faut aux sœurs imparfaites. Ivy ne prête aucune attention à son allure, même si elle est bien plus jolie que ne le prétend sa mère, et finie même par afficher aucune importance au paraître. Dans sa tenue ou ses relations, l'apparence ne compte pas du tout pour celle qui semble être la fille du milieu. Au contraire de la plus jeune des sœurs. Karen incarne le mot superficiel. Alors qu'Ivy se bat pour que son amant ne soit pas traité comme un raté, le fiancé de la cadette Karen s'avère être un gros naze. Steve ressemble au gendre idéal. Belle voiture, bonne manière et bon job. Les apparences sont évidemment trompeuses. L'autre beau-fils est moins beauf mais pas vraiment attachant. Ewan McGregor est trop circonspect, un peu vide et parfois pas tout à fait juste. La scène de l'engueulade avec Julia Roberts qui est écrite pour son personnage et pour être assez forte sonne faux et creux. Les répliques lyriques s’enchaînent trop ça ne dégage ni émotion ni crédibilité. Un géant s’efface à l'écran. Le troisième fils par alliance est sacrément particuliers. Cela relate de la folie de cette histoire de famille. Ça surprend, indigne et c'est voulu et normal. Ivy en ressort encore plus écornée. C'est en tout cas un réel plaisir de voir, le très en vogue, Benedict Cumberbatch dans un rôle tout en finesse. La jeune Abigail Breslin reste prometteuse. L'adaptation du texte garde une forme très théâtrale. Les dialogues apportent crescendo les éléments importants à l'histoire, les comédiens battissent leur personnages au fur et à mesure de leurs paroles et de leurs gestes. On est très proche du huit-clos dramatique à la Roman Polanski. Le carnage qui envahit peu à peu cette famille fait même penser à son adaptation de la pièce de Yasmina Reza. Les vérités s’enchaînent comme les scènes et se répondent dans l'horreur. A force de ne plus se mentir, la famille sème en elle un chaos incommensurable. Cette écriture très dramatique est traduite dans la mise en image. Les comédiens entrent à l'écran comme ils le feraient sur scène. Julia Roberts en fausse retenue s'arrête au pas de la porte pour écouter un conversation, vaudevillesque. Cet écoute de récit conversé garde tout de même un certain naturel, dans la forme. L'intrigue en revanche monte en puissance dans l'extravagance et le burlesque. Mais c'est ce qui fonctionne et en fait une tragédie efficace. Les nerfs d'une famille décomposée après la perte de son père. Le recueillement expose des révélations éclatantes. Déflagration blessante qui touchera chacun des membres. Trop fougueux, brusque et hâtif, "Un été à Osage County" n’exploite pas tout son potentiel émotionnel. Et ce malgré un casting plutôt juste dans l'ensemble, Julia Roberts et Meryl Streep au sommet de leur art.
Les premiers mots qui me viennent à l'esprit après avoir été voir "Un été à Osage County" : émouvant, drôle, surprenant et une belle surprise. Pour commencer, la première chose qui m'a vraiment surpris après être sorti de la salle, c'était l'interprétation des protagonistes et quel jeu d'acteur. A commencer par le personnage de "Violet Weston" par Meryl Streep qui lui donnait toute une dimension, celle d'une grande mère vieille, drogué, calculatrice et détestable du début à la fin. Chapeau bas aussi pour Julia Robert dans le rôle de Barbara Weston qui était aussi sublime, Ewan McGregor que l'on voit moins que prévu en fin de compte était aussi excellent dans le rôle du mari divorcé manquant à ses responsabilités, sans oublier les autres acteurs interprétant chacun un membre de la famille, tout les seconds rôles sont importants et tiennent une place primordiale dans le récit (Julianna Nicholson, Chris Cooper, Sam Shepard, Margo Mattindale, etc...), le jeu d'acteur est splendide. Ce film est, selon moi, un drame avec une petite pointe de comique quand il en faut et qui détend un peu au fil du récit, qui tourne sur la perte du père de la famille Weston ainsi que sur les retrouvailles des 3 soeurs, et c'est lors du repas de famille et après les retrouvailles que les "emmerdes" et les rancoeurs resurgissent, à cause d'histoire banale dont la tournure vire très souvent au drame et l'apothéose c'est que ça monte en force pendant tout le film, et que ça affecte tout le monde que ce soit la grand mère, l'oncle, les soeurs, les cousins et même Jean Fordham joué par Abigail Breslin qui était aussi superbe. La violence familial ici passe par les sentiments, les cris et même la violence physique, tout cela contribue à détruire petit à petit la famille. J'ais dit un peu plus haut que l'humour était présent même si le rire est un peu nerveux en raison de la tension qui règne entre les membres de la famille pendant tout le film, surtout durant le repas ou on enchaîne les surprises, les rebondissements et les coups de gueules entre membres de la famille, même le fiancé d'une des soeurs y est mêlé tôt ou tard. Les musiques à la sauce culture américaine et les plans de caméras sur les paysages estivale de Osage county apporte aussi un plus à ce film que je recommande beaucoup.
Il faut remonter au film de S. Soderbergh : "Erin Brockovich en 2000, pour revoir J. Roberts dans un rôle à la (dé)mesure de son immense talent. M. Streep, plus coutumière de ce genre de rôle ose ( un peu trop) dans son personnage, la démesure et l'outrance. Les autres acteurs, tous parfaits, s'ébrouent dans cette intrigue familiale du plus cruel effet. Pourtant à y regarder d'un peu plus près, les ressorts, les ficelles de cette histoire dramatique sont simples et prévisibles. spoiler: Nous sentons bien la pièce de théâtre derrière tous ces rebondissements qui font sortir, progressivement et violemment, du jeu tous les protagonistes pour aboutir dans la douleur à la solitude spectrale de la marâtre . Enfin on ne boude pas un film avec tant de talents. Alors allez y, ne serait ce que pour l'interprétation.
Ça en fait des caisses, pour rien. C'est à qui laissera la pique la plus méchante, à qui aura le dernier mot, à qui finira en pleur, à qui gagnera cette bataille infernale et, en soit, plutôt inutile. L'inutilité est ressentie par le fait que les personnages ne sont absolument pas attachants, et que la plupart sont sur-joués au possible, Streep en tête. Elle en est insupportable en mère hystérique et droguée ; on a également le droit à une Roberts fade et insipide. Le casting est beau pourtant, mais mal utilisé, tout comme le sujet du film.
Bien que le film tourne trop souvent en rond et forme donc des longueurs qui ennuient le spectateur, l'authenticité du propos fait mouche. Le travail sur la profondeur de chaque personnage a été très important. Chaque personnage a ses propres secrets, rancoeurs et ses souvenirs d'enfances enfouis. Certes le film se veut dramatique mais les quelques scènes d'humour sont très bien réussis, le rire venant naturellement et non à cause d'artifices. Les personnages sont merveilleusement interprétés par des acteurs 5 étoiles, autant les merveilleuses Meryl Streep et Julia Roberts (toujours pretty woman) que les seconds rôles, tous très convaincants. C'est clair, le casting du film constitue la principale force du film. La différence des points de vue des personnages brisés est très intéressante. La famille croyait se réunir après des années de solitude mais sous nos yeux de témoin, elle va finalement se déchirer avec des confrontations et des révélations de la part de chaque personnage. Cet hymne à l'amour et à la fraternité est très captivante, bien qu'ennuyeuse sur certaines scènes. Critique et analyse sans spoiler en lien.
Oh, si l'on s'abstient de se rapporter au scénario des plus banals, par contre, l'interprétation magistrale de la Super Star Meryl Streep, mais en exergue les autres stars du film qui eux aussi jouent admirablement bien leurs rôles respectifs, tellement elle joue bien son rôle d'une mère de famille acariâtre de par sa vie passée et amère de son avenir maudit d'un cancer, elle se drogue à mort aux médocs qui ceux-ci la rendent complètement accrocs et de très nombreux moments de folie la font complètement tomber dans des moments terribles pour son entourage, mais certains moments sont empreints quand même d'une vérité tellement refoulée qu'elle fait imploser sa famille. Tout ce que j'écris ici n'est que du blabla, il faut voir ce film, pour son interprétation, et non ressortir tous les déjà vu dans d'autres films. Rien que pour tout cela la grande classe du cinéma d'interprétation est omniprésente dans ce film, que je note de 5 belles étoiles sur 5. Rien que pour l'interprétation de ce film.