un film assez long et linéaire sur une réalisation sage et sobre. on voit cette famille s'effilocher par petites touches sans que l'émotion ne soit vraiment, totalement au rendez-vous. reste une belle brochette d'acteurs dont M. Streep en tête, la BO de Clapton notamment...
J'ai beaucoup aimé l'intrigue et le déroulement du film qui peint le portrait d'une famille américaine mais aussi de 5 femmes. Parfois un peu lent et vide mais sinon il se regarde bien.
Un été à Osage County est une histoire de famille. Après plusieurs années de séparation et suite au suicide de leur père, les 3 soeurs Weston se retrouvent réunies avec leur mère. La réunion va donner lieu à des discussions houleuses suite aux secrets enfouis et les rancœurs de chacun. Leur mère est accro aux médicaments, atteinte d'un cancer, et sombre dans la folie incapable de se prendre en charge . La scène principale du film se passe autour de la table. Un repas ou les rancoeurs, les règlements de compte, les aigreurs fusent. Le réalisateur nous place au bon endroit, spectateur sans vraiment s'immiscer, nous laisse une certaine distance avec cette famille abimée. Cela peut paraitre frustrant mais nous sommes à notre place. Les personnages sont haut en couleurs. Malgré le tragique de la situation, il y a assez d'humour noir pour pouvoir rire et relacher un peu la pression. Les dialogues sont affutés. Heureusement car l'ensemble est bien lourd à observer. Et le réalisateur nous a évité un happy end qui aurait ete bien décevant.
Un drame finalement violent un peu lourd à observer
Quelle histoire... quel jeu d'actrice... on est pas deçu par ce recit autant pour ses secrets de famille que par ce derapage familial. Jusqu'ou nous iront ils ?spoiler: Seul le final nous laisse sur notre faim. ..
Film qui n'a rien d'innovant mais qui a quand même un certain intérêt. Le casting est de qualité dans sa globalité. Toutefois, le film comporte trop de temps mort et cela rend sa qualité inégale. Autre point: la durée du film est un peu longue au finale.
un film de famille qui se déchire, dont la plupart ne s'apprecie que moderement. encore une fois, le casting est impeccable mais l'histoire ne tient pas la route. les secrets que détient cette famille ne sont pas assez interessants et mis en avant pour nous faire tenir presque 2 heures. les dialogues sont bien écrits, les acteurs jouent bien ( bravo a meryl streep ) mais un été a osage county ne se résume hélas qu'à cela.
Ce film nous plonge dans l'Amerique profonde , rude , désertique , chaude ....dans une famille , dans une famille peu ordinaire aussi rustre que son pays . je n'ai pas réussi à me plonger dans cette atmosphère lourde , violente par moment . et personnellement j'ai trouvé que Meryl Streep en faisait un peu trop , sur jouait son rôle pour le dénaturer . Julia Roberts est nettement plus naturelle , et il est rare de la voir aussi peu à son avantage dans un film ....c'est agréable de voir qu'elle n'est pas qu'une pińup à la pretty Woman . En résume ce film fut une déception pour moi ....
un bon film dramatique et familial sur les secrets, vérités et déchirement sur la famille qui sont portés par de bon acteurs avec une préférence à méryl streep malade et lunatique mais qui est sublime dans son rôle de mère malheureuse , le trio des soeurs est très bien jouées par des actrices convaincantes avec un plus pour l'aîné (julia roberts) qui est forte courageuse et sensible à la fois mais super attachante dans son rôle. le côté masculin est moindre que les féminins mais pas si mal que cela. film sympa qui fait réfléchir à pas mal d'entre nous car à certains moments de la projection on se sent tous plus ou moins concernés par ses bouleversements familiaux.
Une bonne note pour commencer: Pierre Murat ("Télérama") n'a pas aimé... Il a même massacré Merryl Streep. Là encore, une bonne note pour ce film, certes boursouflé, mais qui offre une vision de la famille américaine outrancière mais attachante...
Adapté de la pièce de Tracy Letts, qui dure trois heures, ce film assez long, mais rythmé, pèse quand même une tonne. On sent que le film a été conçu pour les prestations d'acteurs, plus que pour l'aspect technique en lui même. Mais à force de vouloir délivrer "la prestation" qui restera dans les annales, on risque l'indigestion... et pourtant Meryl Streep en fait vraiment trop et devient sa propre caricature. En revanche, Julia Roberts met tout le monde d'accord et porte le film sur ses épaules; ses autres partenaires, malgré leur talent, en sont réduits à des figurations et aux portions congrues, hormis la surprenante Juilane Nicholson. Bref, dans ce règlement de compte familial où tous les mauvais coups sont permis, il faut s'attendre à tout... il faut bien des rebondissements pour ne pas sombrer dans l'ennui
Ce film m'évoque une pièce de théâtre. Meryl Streep surjoue par moments, Julia Roberts est parfaite Mais cette violence existe dans certaines familles. Isńt it...
Une intro pré-générique aux couleurs d’un automne maquillé en été, c’est pile ce qu’il faut pour confondre le spectateur sur l’art qu’il regarde : film, pièce, roman ? Réécrivant son œuvre théâtrale sur les notes d’Eric Clapton et Bon Iver, Tracy Letts profite des extérieurs simples mais esthétiques de John Wells pour « aérer sa pièce », une visite comme aléatoirement choisie de l’Oklahoma profond dont on aura tout lieu de s’émerveiller de l’agilité des langues à produire l’accent et les « howdy » malgré le cassage weinsteinien du casting qui importe des Britanniques ; bah, les Cumberbatch et autres McGregor ne déméritent pas.
C’est une ligne de crête astucieuse qui est tenue entre la cohésion familiale et les tourments tout autant familiaux qui agitent le grand cercle. Une serre d’humanité où toutes les valeurs sont bonnes à prendre, n’en déplaise à l’autrice qui tapisse l’histoire entière d’un drame épais et dispensable. Il manque du contexte à ces humains qui se dressent comme des jack-in-the-box depuis leur boîte de 2×2 (deux jours et deux nuits) et deviennent d’un coup livides, honnêtes, gentils, méchants ; tous n’ont pas l’excuse facile d’un cancer réservé à Meryl Streep, plus fantastique à elle seule que le reste du casting réuni (elle éveille même Roberts).
Les pièces modestement filmées qui compriment esthétisme et horreur familiale en gradation jusqu’à une catharsis modératrice, cela s’est déjà fait. Osage County se découpe aussi bien dans les Plaines que les mots de Letts dans des scènes énormes, gonflées de centaines de lignes et qui sont à vous faire demander comment on a pu ne pas filmer le film en une prise, comme au théâtre. L’entreprise manque clairement de fraîcheur, mais on ne peut pas bouder son plaisir à l’écoute ni au regard.
Des superstars dans ce drame familial qui jouent très biens, ce sont des professionnels, l’intrigue de réunion de proches aux discussions houleuses de vie sentimentale, divorce et ennuis de tout genre, la figure parentale, vieille génération symbole du passé nostalgique de l’idéal, en opposition à une jeunesse rebelle, le poids de la charge des enfants, des révélations de lourds secrets de famille qui finiront par éclater et se désintégrer.