10997 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
787 critiques spectateurs
5
102 critiques
4
352 critiques
3
225 critiques
2
75 critiques
1
22 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
CH1218
283 abonnés
3 285 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 2 mars 2019
A part celle d’Alain Chabat, les versions live d’Asterix et Obélix m’ont guère enthousiasmé. Ayant recours à une animation 3D, Louis Clichy et Alexandre Astier ont inversé cette tendance en adaptant de la sorte « Le Domaine des Dieux ». Un ouvrage proche du matériel original qui m’a bien fait rigolé et passé un bon moment. Le doublage est excellent (quel plaisir de réentendre Roger Carel), les dialogues sont savoureux, saupoudrés ici et là de clins d’œil et d’une petite pincée de «Kaamelott» que j’aurais toutefois aimé plus présente.
J'appelle tous les fans d'Astérix de la première heure et de Kaamelott !! Astier est décidément un génie. On oublie toutes les catastrophes cinématographiques qu'on a eues dernièrement (et purement commercial) et on reprend les rênes avec la puissance de l'animation 3D. Septique au départ, me voilà désormais totalement conquis ! Drôle, enfantin avec une seconde lecture mature, bourré de clin d’œil sur la licence d'origine et sur la série Kaamelott encore une fois, je ne peux que recommander celui-ci. Peu de défauts seront au rendez-vous, à la place nous avons un film dynamique et visuellement magnifique, avec un certain Louis Clichy au côté d'Astier, dernièrement aux commandes de Là-haut et Wall-E (chef-d'oeuvre des Pixar). L'alchimie de cette équipe fonctionne avec brio, et j'ai vu toute la passion du travail donné sur ce film. Astérix - Le Domaine des Dieux est une énorme surprise !!
Un Astérix, c’est à chaque fois un pari risqué, à mi chemin entre désillusion mercantile (Jeux Olympiques, Vikings), et franche réussite (les 2 missions Cléopâtre). Miracle, le domaine des dieux se situe du bon côté de la balance, en grande partie grâce à son tandem de réalisateur. L’un, Louis Clichy (ex-Pixar) apporte un graphisme brillant, hommage à la BD originelle, avec une palette de 3D fournissant un vrai plus dans l’immersion et dans l’environnement du gaulois. L’autre, Astier, est à l’origine d’un scénario au rythme soutenu, à l’humour qui fait souvent mouche, à mi-chemin entre la BD originelle et les Kaamelott. Les nombreux ajouts scénaristiques servent l’histoire, le casting de voix (Forresti, Semoun, Carel, Deutsch,…) est de qualité… Bref, l’ensemble est une petite pépite.
Coréalisé par Alexandre Astier, le génial créateur de Kaamelott et Louis Clichy, animateur ayant travaillé sur Là-haut ou encore Wall-E, Astérix : Le domaine des dieux est adapté de la bande dessinée du même nom publié en 1971 par Goscinny et Uderzo dans les pages du magazine Pilote. Alliance de la modernité et de la tradition, le long-métrage d’animation fait entrer la saga dans l’ère de l’animation numérique mais invite Roger Carel, âgé de 86 ans pour prêter à nouveau sa voix à notre héros national. Le passage à la 3D s’effectue sans accrocs et bénéficie de la qualité d’écriture d’Astier qui n’hésite pas à alimenter son récit de référence geek sans jamais le congestionner.
En 50 avant Jésus-Christ, toute la gaule est devenue romaine. Sauf un petit village d’Armorique que nous connaissons bien, celui d’Astérix (Roger Carel) et d’Obélix (Guillaume Briat), les guerriers gaulois qui résiste grâce à la potion magique du druide Panoramix (Bernard Alane). Sur ordre de Jules César (Philippe Morier-Genoud), un grand projet d’urbanisme est mis en œuvre aux alentours du village par l’architecte Anglaigus (Lorànt Deutsch) : Le domaine des Dieux. L’idée est de vaincre les gaulois par assimilation culturelle. Peu à peu, les nouveaux habitants romains envahissent le village dont les habitants commence à mesurer la valeur marchande. Même Ordralfabétix (François Morel, n’hésitez pas à suivre ses chroniques sur France Inter), le chef du village se laisse corrompre par l’appât du gain.
Quand on a grandi avec les versions animées d’Astérix à chaque Noël durant toute son enfance, on a forcément une certaine appréhension lorsque l’on apprend que le prochain épisode sera réalisé en numérique. Un peu la même qui nous avais envahi avant de voir les versions en prise de vue réelle réalisées par Claude Zidi et Alain Chabat. Cette dernière restant d’ailleurs la meilleure. De la même manière que ces deux noms de réalisateurs appréciés et réputés nous rassuraient, celui d’Astier a fait de même. Et effectivement, Alexandre Astier traite son sujet avec respect, le faisant résolument entrer dans le 21ème siècle sans le dénaturer. Véritable plaisir pour son public attitré, Astier multiplie les références à la culture geek ou à certain personnages historiques. Au détour des dialogues surgissent le Général de Gaulle, Gandalf ou encore Superman. Les citations sont amenées l’air de rien et seul un esprit attentif les débusquera. Évidemment, Astier fait aussi dans l’auto-référencement en laissant planer l’ombre de Kaamelott. Comment ne pas sourire avec le personnage d’Oursenplus (Alexandre Astier) qui semble aussi désabusé et dépassé que le Roi Arthur ? Ou celui de Cubitus (Elie Semoun), un chef de cohorte revendicatif qui lui donne autant de fil à retordre que le duo Karadoc/Perceval à Arthur ?
Astier a eu l’intelligence de choisir l’album qui résonne certainement le plus aujourd’hui face à une mondialisation débridée. Les parallèles avec notre société sont légions. Le chef des esclaves, Travaillerpluspourgagnerplus (Florian Gazan), référence direct à l’ineptie sarkozienne, fait office de conseiller syndical. Astier, sous couvert d’humour, met en lumière l’étrange similarité entre l’assimilation gallo-romaine et l’aliénation des travailleurs. Alors qu’Astérix met à disposition des esclaves de la potion magique et que ceux-ci pourraient briser leurs chaînes, voilà que ces derniers, ayant intériorisés le rapport de domination qui les lient aux romains, ne s’en servent pas pour fonder un nouvel ordre plus juste mais s’applique alors à s’en servir pour obtenir une meilleure place dans l’ordre existant. C’est que le rêve de l’affranchissement pour un esclave romain était aussi illusoire que celui d’une ascension sociale pour un fils d’ouvrier de nos jours mais que pourtant la plupart des opprimés préfèrent se rêver en oppresseurs que de se rebeller. Magnifique moment de rhétorique politicienne lorsque, pour illustrer ces propos, le sénateur Prospectus (Alain Chabat) rend leur liberté aux esclaves, augmente immédiatement leurs loyers et les embauchent en tant qu’ouvriers libres. Éclat de rires jaunes lorsque Travaillerpluspourgagnerplus lance : « Mais c’est de l’esclavage ! ». Tout est dit.
Ouvert sur l’altérité, accueillant et hospitalier, les gaulois d’Astérix : le domaine des Dieux ne luttent pas contre une invasion fantasmée d’émigrés mais contre une assimilation culturelle pernicieuse et policée. Partis sur le sentier de la guerre, les gaulois stoppent leur offensive dès qu’ils comprennent qu’ils s’en prennent à des civils. Comme on a pu faire miroiter aux indésirables européens que la terre promise pouvait se situer outre-atlantique ou dans les colonies méditerranéennes, César agit de la même manière avec les citoyens romains qu’il charge d’une orgueilleuse mission civilisatrice, illusoire et hors de propos. C’est bel et bien le message qu’Astier perpétue, à la suite de Goscinny et Uderzo, en accueillant dans le village romain, une famille de citoyens romains désargentés. Astérix et Obélix cherchent à sauvegarder leur culture, non pas dans un délire de supériorité, mais dans un désir de partage. Le lit de tous les racismes est le même, on ne peut pas apprécier les cultures étrangères si on ne se connaît pas soi-même. Le domaine des Dieux n’enseigne qu’un chose : nous sommes riches de nos différences et nous devons résister à l’uniformisation du monde.
Agréable surprise pour les yeux, Astérix : Le domaine des Dieux allie le choix de mettre en scène l’épisode le plus intimiste de la série, le premier où les gaulois font face à une menace directe qui sape les fondements de leur identité, et de ne pas écarter les problématiques sous-jacente, tout en réalisant une comédie de bonne facture, dont les références sont si nombreuses qu’il faudra certainement le revoir pour les saisir toutes. Alexandre Astier se réaffirme comme un esprit brillant et un humoriste hors-pair.
Retrouvez nos autres critiques sur Une Graine dans un Pot :
J’ai beau m’être habituer aux adaptations d’Alain Chabat, un autre nom de la comédie française s’y est mis et autant dire qu’Alexandre Astier y impose son style, qui fonctionne vraiment bien. La BD originale est respectée avec certaines cases directement calquées et certaines scènes inédites. Avec du recul, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer un certain réalisme dans l’exploitation forestière et touristique. Cependant, il y a pas mal de scènes inédites que je ne trouve pas maligne : il y a certaines ruses des personnages qui sont cramées et dont ils tombent facilement dans le panneau. Nos chers Gaulois font bien évoluer évidemment de la partie avec en prime la dernière apparition de Roger Carel en Astérix. Plusieurs voix sont identifiables et autant dire qu’Astier les a écrit pour eux (Alain Chabat en Prospectus lui va tellement bien). Mais celui qui mérite le plus d’intérêt, c’est Petiminus et sa famille : il passe d’un froussard dans la BD à courageux dans le film. Par contre, le Numide se complique inutilement la vie : si Laurent Laffite joue bien son rôle, je trouve ses réflexions hors de propos. L’animation est très réussie et on retrouve plusieurs gestes digne d’une BD avec en prime une fluidité dans l’action. On se divertit au fil du métrage, l’humour est réussi et digne du style d’Astier. Et quand il y a de l’action ou des combats, ça me rappelle tellement ce que j’ai connu dans les BDs. La musique participe aussi au divertissement général : les compositions originales offrent un style de combat et d’aventure et les chansons externes sont très bien choisies et offrent un décalage fort bienvenu.
Sans surpasser A. Chabat, "le Domaine des Dieux" est une adaptation fidèle par A. Astier qui offre un style digne de "Kaamelott" à l’univers du petit Gaulois, que ce soit dans les répliques et les personnages, même si tout n’est pas parfait à ce niveau-là. Quoi qu’il en soit, le casting est très bien choisi, c’est drôle et c’est divertissant jusqu’au bout avec pas mal de retournements inédits, des références à foison et un humour sympa à suivre.
Dans ce film tout est bon : Alexandre Astier aux scénario & dialogues respecte l’œuvre originale tout en laissant sa patte si reconnaissable et si agréable et Louis Clichy à l'animation pour un rendu qui rivalise avec les plus grands studios. Le film est porté également par le très judicieux choix des acteurs/doubleurs, tous excellents. Un réussite totale.
Alors là je suis heureux... et oui car je connaissais très mal Astérix & ses amis et hier soir, en famille, j'ai découvert l'histoire du Domaine des Dieux et j'ai adoré ça... et oui ma Lily l'avait déjà vu avec son grand frère et pour moi, elle a redéballé ce film là et je me suis amusé comme un petit fou devant les péripéties immobilières de nos Gaulois favoris... et oui car c'est original, c'est drôle, c'est plein d'action et vraiment.. rien à redire ! Vive Obélix et ses acolytes ! Vivement le prochain long métrage !
Adapter Astérix est toujours une gageure à laquelle bon nombre de réalisateurs se sont heurtés par le passé. Cette fois-ci, le tandem Astier-Clichy a fait le choix de revenir au traditionnel film d'animation. C'est un bon choix car cela laisse plus de liberté créative au réalisateur et rend nos personnages préférés plus crédibles. Le choix de l'album est parfait car le domaine des dieux est surement un des meilleurs albums écrit par Goscinny. Par contre, pour les fins connaisseurs des aventures du petit gaulois, le film sera sans grandes surprises, puisque le scénario colle très largement à celui de la BD, loin donc des fantaisies à la Chabat. Le casting voix est vraiment remarquable avec des personnages qui collent bien à la personnalité des acteurs. On peut citer surtout Lorant Deutsch, Elie Semoun ou encore Florence Foresti pour les plus drôles. Malgré tout, le traitement des personnages d'Astérix et d'Obélix laisse un peu sur sa faim. En effet Astérix manque un poil de courage et de combativité alors qu'Obélix est présenté sous des traits assez peu reluisants. Au final, on sourit pas mal, on rit assez peu et on passe un bon moment dans un film très (trop) familial.
Un film d'animation très réussi et une adaptation fidèle à la BD avec le charme du casting vocal (quel plaisir que d'entendre à nouveau Roger Carel pour Astérix!)
J’ai adoré ce film d’animation qui est l’adaptation d’un tome que j’aime beaucoup. C’est la neuvième fois qu’une des œuvres de René Goscinny et Albert Uderzo était adaptée en dessin animé, et c’est encore une réussite. L’histoire est bien tournée. Comme à chacune, c’est vraiment magnifique. Cette fois cependant, on est passé à de l’animation 3D. Ça n’empêche pas les graphismes d’être fin et surtout fidèle à l’œuvre originale. On se replonge avec plaisir dans cet univers qui a bercé notre enfance. Grâce à la touche Alexandre Astier, l’humour est très présent. J’ai beaucoup rigolé que ce soit par le comique de situation mais aussi les jeux de mots. Sans surprise, l’ambiance est fun et agréable. Il est aussi très appréciable de voir des petites références glissées à droite et à gauche comme par exemple King Kong ou l’incontournable Kaamelott. L’équipe de la série d’Alexandre Astier qui est beaucoup présente sur le film avec le doublage. On aura Lionnel Astier, Joëlle Sevilla, Serge Papagalli, Guillaume Briat ou encore Brice Fournier, sans oublier Alexandre Astier lui-même qui est au four et au moulin. On aura le plaisir de retrouver Roger Carel pour faire Astérix. Cela fait depuis 1967 qu’il est sa voix officielle. C’est d’ailleurs la dernière fois qu’on l’entendait.
Un bon film d'animation, avec quelques répliques qui font mouche. Les doublages sont très bien faits également, on passe un agréable moment. Ca manque peut-être un peu de drôlerie, mais c'est quand même très honorable comme film.
C'est pas mal mais sans plus. Je m'attendais à quelquechose de plus percutant, de plus drôle. Par moments c'est un peu ennuyeux. Aussi la 3D est tout à fait inutile.
Une rareté dans les adaptations du célèbre Gaulois: l'esprit de l'album d'origine s'y retrouve, évidemment quelque peu actualisé et ripoliné à la sauce Astier, mais l'on commençait à désespérer au vu des essais les plus récents. La 3D permet un travail qui met en valeur la bonhomie et le côté enfantin des personnages, même si l'on est loin de l'utilisation qui peut en être faite chez Pixar par exemple. La réalisation de Louis Clichy vaut quand même le détour, et les finesses d'écriture d'Alexandre Astier servent bien le sujet, entre clins d’œil et gags bien amenés. Du beau boulot.
Contrairement au domaine de la BD, les gaulois et le cinéma ça fait deux, je ne parle pas de "Vercingétorix" avec Christophe Lambert mais des nombreuses adaptations que le 7ème art a offert au village des irréductibles gaulois et les personnages cultes créés par Uderzo et Goscinny. D'abord les séries animés, "Astérix et les Bretons", "Astérix et les Indiens"… ça allait et puis vient les films tournés avec des vrais acteurs ou l'animation n'a plus rien à voir. À part "Astérix : Mission Cléopatre" il n'y a rien de notable, surtout "Astérix aux jeux Olympiques" sur lequel je ne vais pas revenir. Mais pile un an après "Astérix chez les bretons" ou Catherine Deneuve prenait un accent anglais pas possible, Alexandre Astier et Louis Clichy reprennent le héros pour l'animation … mais en numérique. Un budget délirant, casting réunissant à peu près toutes les stars françaises, sanglier en image de synthèse… même un film en pâte à modelée aurait été plus intrigant, faut dire après tous les doigts qu'on s'est prit en pleine face on y croyait pas trop. Mais le coup de réussite de Alexandre Astier et Louis Clichy (ancien animateur chez Pixar) c'est de nous faire comprendre dès le premier plan qu'on regarde une adaptation d'Astérix et pas une soupe avariée juste digne d'être diffusée entre deux clap chez Cyril Hanouna. Ici après un générique très créatif on reconnait l'âme du petit village de notre enfance, l'atmosphère provinciale et pop-antique, le design des personnages réglés en profondeur … les deux meilleurs des gaulois sont enfin de retour ! Fini le Gérard Depardieu involontairement drôle, place à un Obélix déjà plus reconnaissable et respectueux. Ce qui est dommage c'est qu'il aura fallu attendre 2014 pour qu'un type ait l'idée de nous offrir ce fantasme de cinéma. Le meilleur c'est que l'humour Goscinnien reste intacte et très présent, les répliques comme "Ou ça le gros", les chants d'Assurancetourix, le poissonnier et l'antiquaire qui se disputent sans arrêt… Le tout observé par les yeux d'un enfant faisant office de métaphore du public qui est autant fasciné qu'il s'amuse. "Astérix : le domaine des Dieux" a surtout une pastille comique géniale à mi chemin entre le film écolo et zigzag hilarant jusqu'au génial climax. C'est à la fois un bon gros film d'auteur et du cinéma populaire pur et dure virevoltant, soufflant avec joie la nostalgie que retrouver le super héros de notre enfance.
Bilan : Astier et Clichy ont donc trouvé la recette de la potion magique, et ils nous le prouvent nous faisant vivre un grand moment de bonheur à la nostalgie vibrante.
Bon film d'animation drôle et qui s' appui bien sur la bande dessinée, les voix sont parfaites (déception sur celle d'Obélix! ), mais j'ai passé un super moment divertissant et amusant