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pandani
43 abonnés
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3,0
Publiée le 8 octobre 2011
Sasson Gabai reprend son rôle de Droopy oriental inauguré dans la Visite de la Fanfare. Le film, bourré de bonnes intentions, parfois simpliste, fait souvent mouche, aussi bien dans le comique que dans la critique politique. On peut regretter tout de même un manque de rythme et une fin ratée.
film surréaliste à l'humour décalé permettant d'aborder les questions difficiles du guêpier israelo-palestinien et du camp de concentration de Gaza. Sasson Gabai est remarquable dans le rôle de Jaafar. Si vous n'avez pas peur de rire à en pleurer allez-y. Bravo à Sylvain Estival
Tout simplement génial.Le personnage principal fait effectivement penser à charlie Chaplin tant il se démene avec son cochon.A voir...Une véritable petite perle...
Ca démarre de manière absurde et totalement délirante et le réalisateur poursuit dans le burlesque durant 1 h 30 en prenant soin d'aborder et de dénoncer le drame des territoires occupés avec légèreté. Sasson Gabay est surprenant et épatant. Il contribue pour beaucoup au fait que l'on soit touché par ce récit naïf et utopique surfant sur l'actualité. J'aurai juste souhaité des seconds rôles plus affirmés et des gags plus nombreux car il y avait matière à faire plus.
Ce film est doté d' un scénario très original , et vraiment séduisant . Déjà , la bande-annonce le laisser présager , et je n' ai pas été déçu en voyant le résultat . Le film est très drôle , spirituel surtout par ses dialogues , et certaines situations dans lesquelles se jette le héros Jaafar , un pauvre pêcheur palestinien , tombé dans une histoire invraisemblable . Cet humour est aussi le prétexte à faire une oeuvre parlant de rapports nouveaux entre Palestiniens et Israéliens , du moins dans l' intention , et plutôt vers la fin du film . Les dernières images dégagent une symbolique forte , même si , il faut bien le reconnaître , tout ceci est quelque peu utopique . J' ai bien aimé le jeu subtil et tout en finesse du comédien jouant le rôle principal . Il m' avait déjà séduit dans un film précédent , " la visite de la fanfare " qui traitait à peu près du même thème , les rapports entre les deux communautés vivant sur cette terre , et dans lequel , il était tout aussi bon . " Le cochon de Gaza " nous interpelle par son profond message de paix , derrière l' humour et les situations à la limite du grotesque dans lesquelles il plonge le héros . Je vous recommande vraiment de voir ce film qui sort de l' ordinaire ; vous passerez un excellent moment , et je suis sûr qu' il vous trottera dans la tête pendant un bon moment .
Film que j'ai adoré car alliance d'humour, de sensibilité et de gravité en abordant la question israléo palestienne et les difficultés au quotidien vécue par les 2 camps. Le bouche à oreilles devrait fonctionner pour attirer un grand nombre de spectateurs.
Une très bonne surprise. Il est très rare, de nos jours, dans le cinéma français (car le film, bien que tourné à Malte et en Allemagne, principalement en arabe, en anglais et en hébreu, est bien français), de voir une oeuvre à la fois foncièrement divertissante tout en faisant preuve d'intelligence. "Le Cochon de Gaza" est un film très drôle : les gags sont nombreux et réussis, et les dialogues souvent sarcastiques, débités par un Sasson Gabay parfait, font mouche. Qui plus est, Sylvain Estibal parvient à faire rire, le temps de quelques scènes, sur un sujet brûlant : le terrorisme, ce qui est remarquable (on se rappellera l'échec de "We are four lions", l'an dernier). Le scénario, bien que parfaitement construit, n'évite pas quelques évidences et quelques solutions un peu faciles, mais ce n'est pas un problème : "Le Cochon de Gaza" est un réjouissant film burlesque et intelligent, probablement une des meilleures comédies de l'année.
Sans prétention et sans grande inventivité de mise en scène, Le cochon de Gaza révèle quelques bons moments : recueillir le sperme du mammifère n’est pas une mince affaire et encore moins dissimuler l’encombrant bestiau aux yeux des soldats. L’histoire a beau paraître légère, sinon farfelue, elle ne s’inscrit pas moins dans un paysage de ruines et de gravats. Ce qui reste de la maison de Jafaar et de sa femme Fatima, trouée d’éclats d’obus, est réquisitionné en partie par Tsahal, en l’occurrence deux militaires dont l’un partage avec Fatima la même passion pour la série télévisée du moment. Il y a là une certaine facilité de la part de Sylvain Estibal à transposer le message naïf, pour ne pas dire niais, de réconciliation contenu dans le feuilleton à la situation bien réelle vécue par ses spectateurs assidus. C’est dans les séquences rocambolesques et kafkaïennes que le film convainc davantage. De plus, on s’attache facilement au personnage de Jafaar, homme banal et effacé, qui essaye de survivre et de tirer profit pour son propre compte de l’infortunée pêche. Jamais manichéen, ne prenant pas parti, sentiment renforcé par le brassage des nationalités des comédiens, Le cochon de Gaza, en optant pour la fantaisie, parvient toutefois à rendre compte d’une réalité dont on mesure bien à la fois l’absurdité et la pérennité. Le bel et onirique épilogue, message de paix mettant en avant les jeunes victimes des attentats, danseurs de hip-hop mutilés ou handicapés, clôt ainsi l’ensemble sur une note d’espérance en évitant angélisme et jugement.
Un très bon moment de divertissement ! A voir absolument ! L'accent est mis sur l'opportunisme des intégristes du Hamas qui profitent de la faiblesse des citoyens lambdas !
Ca alors! c'est la surprise de la semaine. Ce petit film sans prétention, mais plein de vérité, on pense qu'il a été tourné en Europe de l'est, dont on reconnaît l'humour grinçant et décalé; mieux: il m'a fait penser à Hiner Saleem! Ben non, c'est l'oeuvre d'un certain Sylvain Estibal, tout ce qu'il y a de plus français......
Jafaar est un pauvre pêcheur; les israéliens empêchant les Palestiniens d'accéder aux bonnes zônes de pêche, le butin se limite souvent à quelques sardines. A part cela, il possède une maison délabrée (deux soldats israéliens sont installés à demeure sur la terrasse pour surveiller la route qui mène à une colonie) et un olivier, dont sa femme (Baya Belal)gère la récolte. Un jour de tempête, pas mal d'objets tombent de transporteurs, une cargaison de tongs par exemple; mais dans ses filets, Jafaar remonte, tout à fait vivant, la manifestation du diable: un cochon chinois bien noir et bien dodu. Il tente de refiler aux autorités internationales le big (le borc, si vous voulez) -n'ayant jamais imaginé d'avoir à prononcer ce nom maudit, mais ça ne marche pas (bref rôle d'Ulrich Tukur...). Un ami lui prête une kalachnikov: Jafaar, peu belliqueux, n'y arrive pas. Mais il apprend que dans l'implantation israélienne, une jeune femme juive, Yéléna (Myriam Tekaïa) élève des borcs! -en effet, ces petits animaux, en plus d'être très forts pour trouver des truffes, détectent aussi très bien les explosifs. Yelena, justement, n'a plus de mâle, Jafaar lui ramnénera du sperme du cochon dopé au Viagra et entouré de photos de cochonettes excitantes. Puis, le cochon lui même, dûment botté de petites chaussettes pour ne pas souiller le sol israélien. Jafaar, pris à la gorge, bourré de dettes, n'en est plus à un contact impur près.... On est donc parti pour une heure et demi d'aventures picaresques, au terme desquelles Jafaar sera obligé de servir de martyr kamikaze pour le Hamas, alors même que son olivier et sa maison seront détruits par les israéliens.
C'est une comédie, et une des meilleures que j'ai pu voir depuis fort longtemps, mais en même temps cela décrit très justement le sort pathétique des palestiniens harcelés et terrorisés par leurs occupants.
Et puis, se moquer des bigots cela fait toujours du bien: fin géniale où l'on voit armée israélienne et milice palestinienne, pour la première fois de leur vie, non point opposées, mais réunies pour traquer l'animal diabolique, l'être impur... pendant ce temps là, aprés avoir erré sur un bateau, arrive sur une terre d'accueil l'étrange famille recomposée formée de Jafaar et sa femme, de Yéléna et son petit frère, sans oublier, au bout d'une corde, le cochon qui en fait désormais partie...
Jafaar c'est l'extraordinaire Sasson Gabai (la visite de la fanfare), qui arrive à faire passer toutes les émotions du monde sur un visage.... parfaitement impassible.