La mise en scène de Wes Anderson est assez particulière, ce n'est pas très impressionnant, il y a beaucoup de symétrie dans les (nombreux ) plans et la caméra évolue en 2D durant toutes les scènes. Enfin de compte, c'est une mise en scène très "géométrique" si je puis dire mais à cela s'ajoute une réelle recherche du détail, c'est très minutieux et tout, absolument tout à l'air d'avoir été pensé, tant au niveau des décors que des costumes. Cette mise en scène se met alors au service d'une poésie enfantine de l'image véritablement envoûtante avec cette photographie qui vieillit et jaunit les plans du films, il y a aussi quelques très beaux passages notamment lorsque la chanson Le Temps de l'amour de Françoise Hardy intervient. L'histoire, un amour de vacance contribue également à cette mélancolie qui parcourt le film tout du long, d'ailleurs on a l'impression que l'amour, la détresse et le conflit sont réservés uniquement aux enfants, les adultes apparaissent plutôt comme des personnages bêtes, pathétiques et finalement assez transparents ( je pense surtout à Bruce Willis et à Edward Norton). C'est cependant une belle histoire, cruelle par moment mais mignonne bien qu'un peu délirante dans sa dernière demi-heure et le film possède un cachet unique, une originalité indéniable qui nous rappelle à nous spectateurs, le parfum bucolique et poétique de nos vieilles vacances.
Un film haut en couleur ! Ces mômes rejetés car différents sont émouvants. Ils ne rentrent malheureusement pas dans le moule d'une société aseptisée qui nie la singularité. Cette histoire romanesque d'une fugue à la sauce scout est fraîche, revigorante, poétique, touchante. Et voir ces mioches brisés par la vie découvrir l'amour, les sentiments, qu'ils puissent être aimés, c'est poignant et raconté tout en sobriété (spoiler: cf la scène du baiser sur la plage où tout devient dur...) . En trame, le drame des désadoptions américaines. Les deux jeunes acteurs, Kara Hayward et Jared Gilman, sont promis à un grand avenir. Très émouvante cette histoire, à voir !
Wes Anderson a su progressivement installer son style, et "Moonrise Kingdom" a sans aucun doute contribué à la notoriété du talentueux cinéaste. Toujours armé de travellings, plans fixes, gros plans sur les personnages, la mise en scène du réalisateur est toujours aussi reconnaissable, créant ainsi progressivement un univers très coloré, à mi-chemin entre réalité et fiction. L'histoire narre astucieusement les aventures d'un jeune scout amoureux, qui quitte le camp pour retrouver la fille qu'il aime, alors qu'une tempête approche. Comme toujours dans les films d'Anderson, il y a une forme de comique absurde, avec des personnages complètement dénués d'émotions apparentes. On appréciera particulièrement les rôles de Bruce Willis, Edward Norton et Bill Murray, même si leurs personnages passent malheureusement un peu trop au second plan derrière les enfants. "Moonrise Kingdom" nous embarque dans son univers, si ce n'est probablement pas un film qui nous marquera longtemps, il ne brille pas son originalité et on passe vraiment un bon moment plein de gourmandise.
Dans Moonrise Kingdom, sorti en 2012, Wes Anderson et Roman Coppola (le fils de qui vous savez) nous racontent l’histoire d’un p’tit gars, orphelin et excentrique qui décide de quitter son camp de scouts pour vivre l’amour avec une jeune demoiselle avec qui il correspond depuis quelques temps. On retrouve des thèmes liés au scoutisme : L’autorité et la hiérarchie par exemple. Chez les scouts on déconne pas avec l’ordre et la figure du chef, supposé légitime par son expérience. Les valeurs également puisque les scouts sont supposés incarner une certaine droiture morale. D’ailleurs, les deux films laissent à penser que tout ça n’est que façade et que c’est bien l’hypocrisie qui l’emporte. Dans Moonrise Kingdom, il se trouve que la rigueur martiale du scoutisme colle assez bien avec le style extrêmement minutieux voire maniaque d’Anderson. En fait, par contraste, le moindre grain de sable dans la mécanique bien huilée d’une vieille institution paraît être une révolution. Et si dans la société, les adultes sont garants de la sécurité des gosses, chez Anderson, ce sont les mômes rêveurs qui paraissent incarner la raison : En gros, la vie est une aventure et il faut la vivre pleinement sous peine de vieillir malheureux. Bon en tout cas, on ne peut que conseiller ce petit chef d’œuvre d’Anderson qui est pour moi sa plus belle réussite : une vraie comédie touchante et un vrai travail d’esthète.
Cela commence comme beaucoup d'autres films de Wes Anderson : une démonstration de virtuosité en forme de revue de toutes les sortes de travellings et de panoramiques (horizontal, vertical, avant, circulaire...).
Mais il apparaît en quelques instants que cette virtuosité ne sera pas gratuite : elle est mise au service de l'histoire et des personnages. On est immédiatement happé par la narration très alerte et inventive.
Le film suit deux enfants qui tombent amoureux l'un de l'autre et fuguent ensemble, sur une île d'opérette, au cours de l'année 1965. Lui est orphelin, binoclard et scout. Elle est un peu folle, incomprise et violente. Leur amour est pur, calme, adulte.
Wes Anderson filme magnifiquement ces deux enfants, dont la composition est saisissante. Par un art consommé de l'effet comique et du contrepoint, les adultes semblent enfantins, perdus dans leur déprime et leur mesquinerie. Il est donc question d'abandon, de famille dysfonctionnelle, mais aussi d'espoir, de courage et de rédemption.
Cette très belle aventure est traversée d'une douce nostalgie (de la nature, de l'enfance, du passé, de cinéma) qui fait baigner l'ensemble dans une teinte ocre et une athmosphère brumeuse, parfaitement adaptées au propos du film. Il faut noter tous les détails qui contribuent sa parfaite réussite, comme la bande-son ou les multiples artifices et effets (ralentis, split screens) toujours utilisés exactement au bon moment. Anderson offre en passant des scènes d'anthologie comme la danse sur la plage au son de Françoise Hardy : je m'en souviendrai longtemps.
Un plaisir acidulé et craquant, pour tous les âges - parfaite ouverture, optimiste sans être frivole, du Festival de Cannes 2012. Suivez le festival sur Christoblog : http://www.christoblog.net/
Moonrise Kingdom est un film qui restera dans l'histoire du cinéma, un conte magique qui nous fait retourner en enfance, à travers le voyage initiatique du jeune couple d'enfant.
Un réalisation parfaite, un jeu d'acteur juste génial, (on a rarement vu au cinéma des enfants aussi juste dans leur rôle), rien à repprocher au film de Wes Anderson, sans doute son meilleur.
Musique incroyable,scénario surprenant et réalisation fantasque du célèbre génie Wes Anderson. A voir en famille pour passer un moment drôle mais aussi touchant. Mon deuxième film préféré de Wes Anderson après The Grand Budapest Hotel. Il manque un petit Willem Dafoe mais le film reste quand même une petite pépite et une œuvre majeure du cinéma indépendant.
Et encore une perle cinématographique signée Wes Anderson. Avec son style bien à lui, il nous livre une belle aventure et filme les débuts d'une histoire d'amour : la fugue, le premier baiser, le couple ensemble envers et contre tous le tout entremêlé d'histoires d'adultes comme la solitude ou la fin d'un couple. Toujours avec une certaine poésie et une certaine mélancolie, le cinéaste aime filmer les petites choses de la vie, arrosées d'humour pour couronner le tout. Et même si on a un peu du mal à s'attacher aux personnages, le charme n'en est pas moins là, les deux jeunes acteurs étant bourrés de charme et de talent. Et puis parmi les adultes Edward Norton est excellent en chef scout, Bill Murray toujours aussi blasé en père de famille désabusé, Harvey Keitel fait une réjouissante apparition mais celui qu'on retient c'est Bruce Willis, loin de ses rôles de bourrin qui est touchant en policier qui se sent seul. Cannes 2012 s'ouvre sur un grand cru.
Après La vie aquatique & A bord du Darjeeling Limited, le très atypique Wes Anderson fait son retour. Le film a fait l’ouverture du Festival de Cannes et fait également partie de la compétition.
Si l’on connaît l’œuvre de Wes Anderson, on ne sera pas surpris. Tous les ingrédients de sa renommée sont présents. Un côté atypique très séduisant comme d’habitude ainsi que son humour très subtil.
Ce nouvel Wes Anderson s’apparente comme être son meilleur à ce jour. Pourquoi ? Parce qu’il gagne en charme et en efficacité. Le charme il n’en manqua pas lors de ses précédentes œuvres, mais avec ce Moonrise Kingdom il nous ravit vraiment et totalement.
Une œuvre sous forme de conte, fraiche et légère. Moonrise Kingdom est un poème rempli de romantisme ainsi que d'une belle maîtrise de sa mise en scène.
Moonrise Kingdom réunit un casting adulte assez fort dont quelques habitués de ses œuvres (Bill Murray, Jason Schwartzman) et des nouveaux qui s’ancrent bien dans le style si spécial d’Anderson, on pense notamment à Bruce Willis & Edward Norton, qui campent des personnages hauts en couleur, tournés en dérision, attachants et terriblement drôles.
Et puis il y a ce coté enfantin qui fait toute la différence, qui fait le truc en plus et qui donne un charme fou à cette œuvre. La présence des enfants au premier plan est réellement bien pensée. Les jeunes acteurs sont géniaux, bourrés d’humour. On pense notamment au petit Jared Gilman.
Un retour séduisant et frais que l'on déguste avec saveur. On attend le prochain avec impatience. Ma critique sur http://make-your-own-movies.over-blog.com/
Excellent dans la ligné de ces précédents films, le casting est impeccable on retrouve ces acteurs fétiches (Bill Murray et Jason Schwartzman) ainsi que quelques nouveaux assez inattendues (Edward Norton et Bruce Willis). Les gamins sont top aussi.
Encore un excellent film du très talentueux Wes Anderson ! Je passe rapidement sur la technique qui reste, comme toujours excellente, avec un panel d'idées géniales (travellings, zoom, couleur rétro...). L'histoire se concentre comme souvent chez Anderson sur la figure du père, ici interprété finalement par Bruce Willis (cela fait d'ailleurs un bien fou de le voir pour une fois dans un rôle doux et calme). Les acteurs sont très talentueux, la musique est pleine d'idées. A noter aussi que, un peu comme The Grand Budapest Hotel, Moonrise Kingdom est un film qui peut être vu par des enfants mais qui n'est pas un film pour enfants. Derrière une atmosphère rétro, proche des contes,n se profile une fine analyse des rapports humains. Mais le film n'en reste pas moins très joyeux, très beau et qui redonne franchement le sourire.
Une astucieuse méthode et plaisante que celle du dérapage contrôlé ! Je m'explique : Moonrise Kingdom reste sans doute le plus original de sa catégorie de l'année passée, son intrigue, passionnant entraîne le succès à tout prix sous un angles renversant. Magique, certain affirmeront, or cela dépasse l'entendement commune à tous. Un amour, improbable mais possible, une quête de liberté, un soutien moral et physique derrière, cela ne reste que plus charmant. On passe ainsi de l'improbable à l'affirmation radicale qu'impose le scénario te le réalisateur. Une effroyable mise en scène maîtrisée. Bien que cela aurait pu rendre un aspect plus spectaculaire de la chose, il s'est fixé la barrière entre comédie et drame. Un point atteint qui ne figurait que très rarement autrefois. Cela dit, ce fut une aventure plein d'entrain où jeunes acteurs ne laisse pas leur volonté derrière leur réplique. La compétitivité dans une camp de scouts rend la passion plus intrigante et plus divertissante, surtout si l'on met Edward Norton aux commandes. Par ailleurs, Bruce Willis a pu montré bien plus de patience, qui le rapproche ainsi d'une rôle unique qu'il peut en faire tout un mérite personnel, après une longue période chargée d'actions continues. Tout cela pour dire que la porte de ce film est grande ouverte, et que ceux qui auront la prouesse d'accomplir le premier pas, d'une fermeté absolue non sans conviction, sauront où la vie les mènera !
Film atypique, Monnrise Kingdom nous plonge durant 1 heure 30 dans une aventure douce et décalé. Décalé en effet grâce à son univers qui ne se prend pas au sérieux, en atteste les décors, la réalisation et les personnages. Wes Anderson surprend avec une réalisation verticale et horizontale uniquement, la photographie elle, est magnifique tout comme les décors et les costumes des années 60. Pour ce qui est du casting de rêve j'ai été déçu car j'ai trouvé B. Willis et E. Norton sous-exploités même s'ils sont bons, B. Murray et F. McDormand sont supers surtout dans la scène ou ils sont dans le lit qui est une des meilleurs scène du film je trouve. Et pour finir les deux jeunes prometteurs que sont J. Gilman et K. Hayward sont tout simplement géniaux. Ils sont touchant, mignons, adorables, sincère et drôle à la fois. Leur histoire nous intéresse et on la suit avec plaisir surtout quand la superbe chanson de Françoise Hardy «Le temps de l'amour» accompagne ce petit couple. Original avec deux acteurs très prometteurs, drôle et attendrissant, Moonrise Kingdom mérite d'être vu même si j'ai été un peut déçu mais j'en attendais tellement de ce film.
Décalé,ce film nous apporte une grande bouffée d'air frais et beaucoup de poésie.Formidablement mis en scéne et trés bien réalisé,on se laisse transporter par son coté conte pour enfant , plein de gentillesse.Les repliques sont toutes bien pesées et font une bonne partie du charme de cette oeuvre,tout comme la bande son qui est parfaite (un vrai plaisir!).Les acteurs Willis et Norton jouent trés bien et tiennent leur role.E.Norton est exellent dands le role du chef des scouts! un régale! L'histoire d'amour des enfants réussit à nous transporter,on plane et on se souvient des notres , au tout début...bravo!