L’amour version ennemis publics : prévisible, mais plutôt charmant
Tout sauf toi coche toutes les cases de la comédie romantique classique : un duo qui se déteste avant de craquer, des rebondissements légers, un décor paradisiaque, des quiproquos à répétition… Bref, rien de révolutionnaire. Mais le film sait ce qu’il est, et le fait plutôt bien.
La force principale, c’est son duo. Sydney Sweeney et Glen Powell jouent sur leur alchimie avec une énergie communicative. Ça joue parfois sur des clichés — la fille stressée, le mec détendu — mais les deux acteurs s’amusent et ça se sent. Leur jeu repose beaucoup sur les regards, les piques, les sous-entendus, et ils réussissent à rendre leur dynamique crédible malgré un scénario très balisé.
Visuellement, le film est très “vacances de luxe” : soleil, robes fluides, mariages bohèmes et ralentis au coucher du soleil. C’est esthétiquement soigné, clairement pensé pour plaire à un public jeune, TikTok-compatible, mais sans basculer dans l’excès. La bande-son fait le job, et les scènes “virales” (celles qu’on devine pensées pour les réseaux sociaux) sont efficaces, même si parfois un peu artificielles.
Là où le film pêche un peu, c’est dans l’écriture : les dialogues sont souvent convenus, les situations trop prévisibles, et le rythme se relâche dans la deuxième moitié. L’humour marche par à-coups, mais le tout manque de moments vraiment marquants ou originaux. Le film se repose sur son charisme plus que sur sa plume.
Tout sauf toi n’est pas une romcom inoubliable, mais c’est un divertissement honnête, rythmé, sympathique, qui ne cherche pas plus qu’à faire passer un bon moment. Et ça, parfois, ça suffit.